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Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan

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Sujet: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Jeu 24 Déc - 17:40
Hannah Lise Londubat
feat Kristen Bell
Âge 41
Origines Irlandaise
Maison Ancienne Poufsouffle
Métier Cogérante des Trois Balais, ancienne gérante du Chaudron Baveur
Baguette Bois de frêne, crin de licorne, 25,57 centimètres, fine et souple
Patronus Poule
épouventard Sa famille mourante, recouverte de sang
Physique

Hannah est une jeune femme, pas très grande pour ne pas dire petite, plutôt mince, ayant perdu quelques kilos avec ses problèmes de santé. Elle a le visage doux et rassurant, où se trouve toujours un très grand sourire. Malgré les événements et les petits tracas de la vie, elle a toujours son sourire aux lèvres, car elle pense que sourire permet de mieux combattre les petits problèmes et que c’est plus agréable pour ses interlocuteurs. Ses yeux bleus pétillent souvent de joie. Ses cheveux sont très blonds, plus ou moins longs selon sa lubie du moment, pas encore blancs, et heureusement, même si elle surveille tous les matins, dans son miroir, l’arrivée de potentiels cheveux blancs.

Hannah aime bien porter des vêtements confortables, ce qui est plus agréable quand on passe de nombreuses heures debout derrière les fourneaux ou en salle. Difficile de tenir autant de temps debout avec des talons hauts de quinze centimètres. Ainsi, avec ses vêtements, elle n’a pas à avoir peur de les salir en cuisinant ou de s’asseoir toutes les cinq minutes pour éviter l’apparition d’ampoules. De toute manière, elle passe une très bonne partie de sa journée les cheveux attachés, un tablier autour de la taille, qu’elle oublie parfois, voire souvent, de retirer en sortant du travail.
Quand elle ne travaille pas et qu’elle sort, eh oui parfois ils se font des sorties rien que Neville et elle, elle aime s’habiller un peu plus chic, même si pour elle le confort reste le plus important et que son mari pense qu’elle est magnifique même sans bijoux et beaux vêtements (voire sans vêtements tout court).
Caractère

Rencontrer Neville, ou plutôt le revoir plusieurs années après Poudlard fut peut-être la plus belle chose qui fut arrivée à Hannah, car c’est lui qui amené toutes les autres plus belles choses : le mariage, les deux magnifiques enfants et un foyer calme, cela dépend des jours, mais aimant, et cela, c’était tout le temps. La jeune femme ne regretterait jamais d’avoir dit oui, pour le meilleur et pour le pire.
Ils avaient eu le meilleur : ils avaient les plus beaux enfants de la planète, oui, les plus beaux, chacun avait un travail stable qui leur plaisait, une belle et chaleureuse maison avec un petit jardin, que demander de plus ? A part un troisième enfant, elle ne voyait pas.
Mais ils avaient aussi traversé le pire : les fausses couches, les difficultés pour avoir leur premier enfant, la tumeur au cerveau, la mort de presque toute leur famille, difficile de faire pire, mais si c’est toujours possible, mais nous n’allons pas l’espérer non ? Un peu de drama ne fait pas de mal pense la joueuse.
Mais c’était tout cela qui avait forgé le caractère d’Hannah, le meilleur comme le pire avaient fait de la jeune femme ce qu’elle était aujourd’hui. Chaque épreuve de la vie lui avait donné la force d’aller plus loin, seule ou avec quelques coups de pouce, elle s’est toujours relevée même quand elle était par terre à pleurer, même quand elle n’espérait plus grand-chose et qu’elle attendait le pire. Elle était une femme forte, mais aussi très fragile, un aspect qu’elle cache aux autres et que seul son mari, dans l’intimité de la chambre conjugale connaissait et essayait de rassurer. Evidemment devant les autres et surtout devant les enfants, elle avait toujours un grand sourire sur les lèvres, même quand la tumeur était à son paroxysme, même quand elle était inquiète, même quand elle était énervée contre son mari.
C’était une femme pleine de douceur, que cela soit avec sa famille qu’elle couvrait de baisers et qu’elle prenait souvent dans ses bras ou avec les autres personnes, de joie, toujours prête à rire et à faire sourire les autres, loyale, à sa famille et son travail, travailleuse, elle se donnait toujours totalement à ce qu’elle faisait. Très sociable, elle n'hésitait pas à aller vers les autres, à en apprendre plus sur eux. Elle croquait la vie à pleine dent, toujours à profiter de ce qu’elle a parce que la vie lui a appris que rien n’était éternel. Malgré le désespoir qu’elle a pu connaître lors de ses fausses couches ou de sa tumeur, elle a compris la valeur de l’espoir et a décidé de ne plus baisser les bras même quand c’était difficile. Elle avait eu son fils malgré les fausses couches, elle avait guéri de sa tumeur malgré les prédictions peu optimistes de son médicomage, elle devait croire en ce qu’elle voulait. Elle avait son petit grain de folie, très petit à côté de celui de Louna par contre, n’hésitant pas à faire quelques petites plaisanteries pas bien méchantes, mais elle savait se montrer sérieuse quand elle le devait. Elle savait se montrer réconfortante et n'hésitait pas à ouvrir grand ses bras ou à proposer son épaule pour pleurer.
Mais s’il fallait résumer Hannah à un mot, cela serait au mot « Amour ». C’était une épouse aimante, une femme aimante, une très bonne amie, une serveuse très aimable. Elle était prête à tout pour ses enfants, pour leur bonheur et leur sécurité, même à donner sa vie.
Mais elle avait quand même son petit caractère, qu’elle réfrénait aux Trois Balais, ne voulant pas faire fuir ses clients, et devant ses enfants, mais que son petit mari subissait. Quand le couple n’était pas d’accord, Hannah n’avait aucun remord, au moins sur le moment, à interdire à Neville l’accès à leur chambre voire à leur maison. Il avait déjà passé plus d’un mois et même deux loin de la maison car il n’arrivait pas à se mettre d’accord avec sa femme. Elle n’hésitait pas à se battre pour ce qui lui tient à cœur, que cela soit ses enfants, gare à celui qui toucherait un seul de leurs cheveux ou son travail. Je vous dis juste qu'elle était très douée en potions et cuisine.
Pseudo Chaferva
Âge 20 ans
Avatar Kristen Bell
Avis Je vous aime d'amour  lama01 (j'espère ne pas trop décevoir avec Hannah...)
Notes
BUSE :
Botanique : O
Métamorphose : P
Potions : O
Vol : A
Défense Contre les Forces du Mal : O
Astronomie : EE
Sortilèges et Enchantements : EE
Soins aux Créatures Magiques : EE
Histoire de la magie : D
Etude des Moldus : EE

ASPIC :
Botanique : O
Potions : O
Défense Contre les Forces du Mal : O
Astronomie : EE
Soins aux Créatures Magiques : EE
Etude des Moldus : EE
Sortilèges et Enchantements : EE
Alchimie : EE
Droit Magique : A
Vol : A  


Dernière édition par Hannah Londubat le Lun 28 Déc - 23:55, édité 8 fois
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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Jeu 24 Déc - 17:43
Mon histoire
L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Il était une fois

« Depuis le 26 février 1980 à 16h45, à l’hôpital Sainte-Mangouste, Hannah Lise Abbot c'est...
Une jolie tête ronde à admirer
Des joues roses à caresser
Des petites mains à câliner
Des petits pieds à dévorer de baisers
Une petite fille adorable à cajoler
Pour résumer 2700 grammes et 47,5 centimètres de bonheur et de tendresse !
Adam et Lise Abbot »


Sur la photographie, les gens pouvaient voir une femme allongée dans un lit aux draps blancs, fatiguée, les cheveux tout décoiffés, mais rayonnante de bonheur et de fierté de tenir une aussi belle petite fille dans les bras, sa petite princesse, celle qu’elle aime de tout son cœur, celle qu’elle cajolera, celle qu’elle réconfortera d’un bisou magique quand elle se blessera lors de ses pérégrinations ou de mots de réconfort si un garçon lui brisait le cœur, évidemment, son garçon n’était pas né et ne vivrait pas vieux si cela arrivait. A côté, pas encore tout à fait remis de ses émotions, de l’angoisse et de l’attente des dernières heures, de l’excitation à enfin voir sa petite merveille arriver, se tenait son conjoint, un grand sourire déjà niais sur les lèvres. Et au milieu de la photographie, l’élément le plus important, Hannah, encore bébé, évidemment nettoyée pour le bien de la photographie car un bébé à la naissance, ce n’est pas joli joli. Pour Rabelais, le blanc était la couleur de la joie, Adam et Lise Abbot n’en doutaient pas à ce jour, c’était dans cette pièce d’une blancheur immaculée, au milieu de l’agitation des médicomages et des infirmiers, qu’était née leur petite fille, leur source de joie pour toutes les années à venir, en espérant que ce temps soit le plus long possible.

A partir de ce jour, les parents, complètement amoureux de leur seule et unique bébé d’amour, commencèrent un album photo pour y mettre tous les exploits de leur fille. Le premier Noël par exemple.
« Tu penses que la maison a besoin d’autant de décorations ? demanda incertain Adam.
- Mais évidemment, c’est son premier Noël, il faut qu’il soit magique et que notre maison soit la plus belle, répondit Lise, heureuse et excitée, qui ne comprenait pas que son mari ne le soit pas autant. »
Ou son premier anniversaire, élément toujours très important aux yeux des parents, de Lise surtout.
« Tu es sûr que nous devons voir aussi grand ? demanda, toujours autant incertain et sceptique Adam.
- Mais évidemment, c’est son premier anniversaire, répondit Lise, toujours aussi excitée et heureuse, qui ne comprenait toujours pas que son mari ne le soit pas autant. »
Hannah était sur sa chaise haute, les yeux grands ouverts sur ce qui se passait devant elle, une main dans la part de gâteau devant elle et son bavoir plus très propre désormais. Sa mère avait accroché des banderoles lui fêtant son anniversaire, avait mis des ballons à peu partout et avait préparé ce gâteau que n’importe quel bébé pouvait manger, avec beaucoup de crème, décision qu’elle commença à regretter en voyant les doigts d’Hannah et l’état de son bavoir.
Evidemment, il y avait ses premiers pas et toutes les étapes intermédiaires avant la maîtrise presque totale de la marche. Quand Hannah avait commencé à se hisser, à se tenir debout, pas longtemps au début mais des laps de temps de plus en plus longs, Lise était impatiente de la voir faire ses premiers pas. Elle fut soulagée, son mari aussi, d’être à la maison quand ce jour arriva. Au début, ses parents étaient obligés de lui tenir les deux mains puis une seule, mais la petite fille voulait explorer le monde seul. Son père n’était pas très loin, sa mère elle lisait le journal à côté, elle pouvait le rejoindre seul pour lui faire un câlin, ce n’étaient que quelques petits pas. Elle lui fit un grand sourire et tout en le fixant du regard, elle fit un premier pas, puis un deuxième, puis un troisième, puis un quatrième et puis… oups, juste devant son père, elle tomba au sol et se mit à pleurer. Tout de suite ses parents coururent et la couvrirent de baisers.
« Mais non pleure pas ma petite princesse, tu y étais presque, la réconforta du mieux qu’il put son père.
- C’était génial, la félicita sa mère. »
Bien vite les pleurs furent remplacés par des rires d’enfant et déjà Hannah se relevait pour essayer de nouveau et ce fut cette fois un franc succès.
Les premiers pas étaient accompagnés des premiers mots.
« Papa !
- Elle vient de dire papa,
s’exclama, super heureux, le concerné.
- Tu es sûr ? Je n’ai pas entendu, répondit la mère.
- Papa !
- Elle vient de le redire. Mais oui ma petite princesse, ton papa est là,
la câlina Adam, vite rejoint par sa femme. »
Le « papa » laissa ensuite place à « maman », « doudou » et d’autres mots du même acabit. Fini, les « areuh », les « gaga » et autres bruits de bouche, c’étaient désormais de vrais mots. Les premières phrases arrivèrent bien plus tard par contre.

Quelques pages plus loin de l’album photo commençant déjà à bien se remplir, on pouvait voir une photographie d’Hannah, âgée de cinq ans, un tablier plus très propre autour de la taille, un sourire éclatant avec déjà deux dents de moins, la photographie de la première dent tombée se trouvait quelques pages avant. A côté, il y avait un gâteau, qu’elle avait préparé toute seule, comme une grande. Son père avait dû rajouter quelques aliments comme le sucre ou la farine, sinon sa fille les aurait oubliés. Ses parents se souvenaient très bien de ce premier gâteau, il est immangeable, beaucoup trop dur, ils ne voulaient pas perdre toutes leurs dents dessus.
« Alors, il est comment mon gâteau ?
- Très bon ma petite princesse,
mentit son père.
- Tu es une bonne cuisinière, confirma sa mère, en mentant tout autant. »
Dès que l’attention d’Hannah fut détournée de ses parents, les parents firent disparaître les restes du gâteau, hors de question qu’ils en mangent une bouchée de plus.
« Tu as vu, il était bon ton gâteau, il n’en reste plus une miette. »
A partir de là, la petite fille sut ce qu’elle voulait faire dans sa vie, elle voulait faire des gâteaux et faire plaisir aux autres avec ses petits plats. Bon, heureusement pour ses victimes, pardon proches, elle s’était améliorée pour finalement devenir une très bonne cuisinière plus tard.

Cet album photo illustrait tous les événements plus ou moins importants de la vie d’Hannah, ses parents avaient tendance à un peu y mettre tout et n’importe quoi, ses dessins, ses dents tombées, ses bonhommes de neige, ses colliers de pâtes, ces préparations culinaires plus ou moins réussies, ses sessions de jeux avec ses nombreuses peluches, les câlins qu’elle faisait à son père, les bisous qu’elle faisait à sa mère... Donc c’était évident qu’on allait y trouver l’apparition de ses pouvoirs ou plutôt la démonstration de ses pouvoirs. C’était arrivé par hasard, un petit accident qui fit le bonheur de ses parents. La petite fille avait désormais sept ans et était très gourmande. Sept ans, c’était l’âge de raison normalement, mais ce n’était pas pour autant qu’elle n’était pas gourmande. Et cette boîte de cookies, en hauteur, lui donnait très envie. Elle voulait juste en prendre un, mordre un peu dans le biscuit et ressentir le goût des pépites de chocolat sur sa langue. Ses parents n’étaient pas là, ils étaient occupés dans une autre pièce de la maison, si elle était assez rapide, elle pourrait monter sur une chaise, prendre délicatement la boîte, se saisir d’un cookie, reposer la boîte et ranger la chaise, ni vue ni connue. Aussitôt pensé, aussitôt mis en application. Elle avait pris la chaise, l’avait traînée en faisait le moins de bruit possible pour ne pas alerter les deux adultes, elle escalada la chaise, se mit debout dessus, ouvrit la porte du placard, bava un peu devant la boîte de cookies, tendit la main pour se saisir du fruit de sa convoitise, en ouvrit le couvercle, se saisit du biscuit et remit délicatement la boîte dans le placard… ou plutôt, c’est ce qui était prévu, mais elle lâcha la boîte avant qu’elle ne puisse la reposer. Elle ferma les yeux s’attendant à entendre le bruit du verre s’éclater au sol mais rien de tout cela n’arriva. Elle ouvrit les yeux et fut surprise de voir la boîte flotter devant elle, elle s’extasia. Mauvaise idée, ses parents arrivèrent tout de suite. Ils remarquèrent la position d’Hannah qui indiquait clairement ce qu’elle faisait ainsi que la boîte de cookies volant à ses côtés. Ils s’extasièrent de voir leur fille unique être capable de faire de la magie, sans pour autant oublier de la punir pour sa bêtise, après tout rien de tout cela ne serait arrivé si elle n’avait pas voulu se servir seule de gâteaux sans en demander la permission à ses parents avant.

Je vous épargne quelques pages de l’album photos, sinon nous en serions encore là dans quelques années, les parents d’Hannah avaient vraiment tendance à mettre tout et n’importe quoi dedans. Il faut les comprendre, c’était leur fille unique, ils n’avaient pas spécialement le temps pour en avoir un autre, avec leur boulot respectif, ils travaillaient tous les deux au Ministère de la Magie, sa mère au Département de la Coopération magique Internationale au Bureau international des Lois magiques et son père au Département des Accidents et Catastrophes magiques au Comité d’Invention d’excuses à l’usage des Moldus, mais aussi à cause de tout le travail que leur donnait leur fille, entre ses petits accidents, ses bêtises, sont agitation, ce n’était pas de tout repos de l’élever. Dans le lot, il y avait évidemment les événements les plus importants comme l’arrivée de la fameuse lettre durant l’été 1991.

« COLLÈGE POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE
Directeur : Albus Dumbledore
(Commandeur du Grand-Ordre de Merlin, Docteur ès Sorcellerie, Enchanteur-en-chef,
Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et Sorciers)

Cher Mlle Abbot,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au
Collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au
bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard.
Veuillez croire, cher Mlle Abbot, en l'expression de nos sentiments distingués.

Minerva McGonagall
Directrice adjointe »


Autant Hannah ne se souvenait pas de beaucoup des souvenirs de l’album photos, que cela soit les premiers pas, les premiers mots, son premier gâteau, ses premières dents de lait, autant elle savait qu’elle n’aurait pas besoin de l’album pour se souvenir de cette journée. Alors que la petite famille prenait tranquillement le petit-déjeuner dans la cuisine de leur maison en Irlande, un hibou rentra par la fenêtre ouverte, lâcha sa lettre sur la tête de la jeune fille désormais âgée de onze ans, réclama quelques biscuits et caresses et repartit. Juste en voyant le cachet de cire au dos de l’enveloppe, Hannah savait ce que contenait sa lettre, ses parents n’avaient pas arrêté de lui parler de leurs années à Poudlard, des longs et sinueux couloirs, du plafond étoilé de la Grande Salle, des professeurs sympathiques ou effrayants, cela dépendant, des farces qu’ils avaient parfois faites, mais aussi de leurs premiers rendez-vous, ils avaient commencé à sortir ensemble alors qu’ils n’étaient que des étudiants de cette école. Alors qu’elle n’avait pas encore la lettre, elle s’imagina vêtue de son uniforme aux couleurs de sa maison, baguette à la main, un sac rempli de livres de cours. Elle espérait aussi rencontrer son futur mari à l’école et avoir une histoire d’amour aussi belle que ses parents. Elle finit par ouvrir la fameuse lettre.

Le lendemain même, la petite famille alla sur le Chemin de Traverse acheter toutes les fournitures nécessaires à la scolarité de leur fille : une baguette magique, un chaudron en étain, une boîte de fioles en verre ou cristal, un télescope, une balance en cuivre, les manuels pour l’année à venir, un uniforme, des robes, un chapeau, une paire de gants protecteurs en peau de dragon, une cape pour l’hiver. Après un petit passage par Gringotts, la banque des sorciers, ils firent tous les achats et finirent par le plus important, la baguette.
« Bonjour ! Oh Lise et Adam Abbot, je me souviens de vos baguettes comme si vous les avez achetées hier, commença Ollivander donnant toutes les dimensions et caractéristiques des deux baguettes. Et alors qui avons-nous là ? Votre fille, je me doute, elle vous ressemble. Voyons voir Mlle Abbot. »
Ollivander sortit un mètre pour prendre ses mesures, demanda si elle était droitière ou gauchère, partit prendre quelques boites et au bout d’un moment, ils trouvèrent sa baguette, ou plutôt la baguette l’avait choisie. « Bois de frêne, crin de licorne, 25,57 centimètres, fine et souple. »

Le premier septembre 1991, Hannah attendait sur le quai de la voie 9 ¾, à la fois impatiente et stressée. Accompagnée de ses parents, elle avait traversé le mur et désormais passait tout le temps qui lui restait avant le départ du train à onze heures avec eux, dans leur bras. Elle avait hâte de faire sa rentrée à Poudlard, mais pour être franche avec elle-même, elle était aussi effrayée. Et si le Choixpeau ne l’envoyait dans aucune maison ? Et si elle était trop nulle pour aller à Poudlard ? Et si elle ne se faisait pas d’ami ? Et si… et si… et si… Heureusement, elle pouvait compter sur ses parents pour la rassurer, pour réfuter ses peurs plus ou moins idiotes et pour lui dire des mots réconfortants. Après un dernier câlin, elle monta dans le train et s’assit à un compartiment vide, qui ne le reste pas longtemps, elle fut vite rejointe par Susan Bones et Megan Jones. Pendant tout le trajet, les trois nouvelles élèves parlèrent et purent faire connaissance, en espérant être dans la même maison. Après la traversée du Lac Noir en barque, les élèves de première année entrèrent enfin dans la Grande Salle.
« Quand j’appellerai votre nom, vous mettrez le chapeau sur votre tête et vous vous assiérez sur le tabouret. Je commence : Abbot, Hannah ! »
La concernée sortit du rang, peu assurée et fit ce que le professeur McGonagall avait ordonné. A peine assise, le Choixpeau cria : « POUFSOUFFLE ! » A ces mots, une des tables de la Grande Salle se mit à applaudir alors qu’Hannah se dirigea vers elle pour s’y asseoir. Elle fut heureuse d’être vite rejointe par Susan Bones et Megan Jones, elles étaient toutes les trois dans la même maison. Comme une bonne partie de la Salle, elle fut étonnée de voir que le fameux Harry Potter rejoignait aussi Poudlard cette année, dans la maison Gryffondor, dans la même maison que l’homme qui deviendrait son mari quelques années plus tard.
Sa première année s’écoula aussi normalement qu’une année à Poudlard pouvait se produire. Elle partageait son dortoir avec les deux filles qu’elle avait rencontrées dans le Poudlard Express, elle fit aussi la connaissance Justin Finch-Fletchey et Ernie Macmillan, Poufsouffles comme elle, mais aussi des personnes de d’autres maisons. Elle allait en cours, se démarquant en Botanique surtout mais ayant quelques difficultés en Métamorphose. Elle explorait Poudlard avec ses amis, elle assistait à tous les matchs de Quidditch, soutenant évidemment sa maison, elle étudiait à la bibliothèque, elle recevait de nombreuses lettres de ses parents et en envoyait tout autant. Une première année tout à fait banale en quelques sortes.

Les autres années furent déjà à peu moins banales, chaque année apportant son lot de dangers. En deuxième année, c’était la réouverture de la chambre des secrets. L’ambiance dans les couloirs n’était pas aussi joyeuse, les nés-moldus craignaient que le même sort leur arrive. Hannah, elle, ne s’inquiétait pas pour elle, elle était de sang pur, mais pour ses amis, Justin était une des victimes parfaites, et malheureusement, elle ne s’était pas trompée. Elle ne savait pas vraiment quoi penser de cette histoire, Ernie était persuadé qu’Harry était vraiment à l’origine des différentes attaques mais elle n’en était pas autant convaincue.
« Il a l'air tellement gentil, pourtant. Et puis c'est quand même lui qui a fait disparaître Tu-Sais-Qui. Il ne peut pas être si mauvais que ça... »
Finalement, à la fin de l’année, les attaques cessèrent et l’année se conclut dans la joie. Elle fêta l’annulation des examens avec ses amis Poufsouffles et put même faire un câlin à son ami Justin qui avait été dépétrifié.
En troisième année, c’était la présence des détraqueurs dans Poudlard, ainsi que la fuite de Sirius Black d’Azkaban. A l’école, de nombreuses théories tournaient sur comment le prisonnier avait bien pu s’enfuir d’une prison soi-disant très sécurisée. Chacun avait la sienne et Hannah ne faisait pas exception à la règle. Pour elle, il s’était tout simplement transformé en arbuste pour échapper à la vigilance de ses gardiens, théorie pas très intelligente, si vous voulez mon avis.
En quatrième année, c’était le Tournoi des Trois Sorciers, le fameux, celui qui avait fini si dramatiquement. La jeune Poufsouffle avait été évidemment ravie de voir un élève de sa maison, Cédric Diggory représenter sa maison. Elle déchanta vite quand Harry fut aussi sélectionné. Il était toujours au centre de l’attention celui-là, les Gryffondors étaient suffisamment mis en avant, ils ne pouvaient pas, pour une fois, laisser les Poufsouffles s’exprimer et se mettre en valeur, non, c’était beaucoup trop leur demander. Elle avait soutenu le champion de sa maison, le vrai champion, elle avait porté le badge. Elle avait regardé toutes les épreuves avec attention, avait acclamé Cédric, elle avait participé au bal, accompagnée d’Ernie, bien habillée dans une robe aux couleurs de sa maison, elle avait aussi assisté à la mort de Cédric, impuissante, elle avait pleuré en voyant l’horreur de la scène, en voyant son corps mort au milieu de l’arène. Elle se souvenait encore des pleurs de désespoir de son père. Elle avait cru Harry sur le retour de Voldemort, qui d’autre aurait pu tuer le jeune homme sinon ? Surtout que cet événement survenait après l’apparition de la Marque des Ténèbres lors de la Coupe du Monde de Quidditch, coupe à laquelle elle n’avait heureusement pas pu assister. Pour elle, c’était évidement que le Seigneur des Ténèbres et ses Mangemorts étaient derrière tout ces événements, cela ne pouvait être qu’eux.
En cinquième année, c’était la présence de ce crapaud rose à Poudlard, Dolores Ombrage. Et il y avait les BUSE, Brevet Universel du Stress et de l’Epouvante. Avec Ernie, elle est devenue préfète des Poufsouffles. Sa plus grande angoisse, c’étaient ces foutues BUSE, elle passait une grande partie de son temps libre à réviser, à se préparer pour les examens de fin d’année. Quand elle vit que le professeur Ombrage ne ferait pas de pratique en Défense Contre les Forces du Mal, Hannah s’inscrit à l’Armée de Dumbledore, elle devait bien pratiquer pour les BUSE mais aussi pour se défendre et protéger ses proches de la menace de Voldemort. Malgré tout cela, elle fut la première à céder sous la pression des examens. En plein cours de Botanique, elle éclata en larmes, en affirmant entre deux sanglots qu’elle était trop stupide pour réussir ses BUSE et qu’elle ferait mieux de quitter l’école. Immédiatement, elle fut emmenée à l’infirmerie où Mrs Pomfresh lui administra un philtre calmant. Cependant, ce ne fut pas assez, elle perdit totalement ses moyens en pleine épreuve pratique de métamorphose et en voulant faire disparaître son furet, l’avait transformé en un vol de flamands roses. A cause de sa bêtise, ils avaient dû arrêter l’épreuve pour rattraper tous les oiseaux. Mais ce n’était parce qu’elle était décidément nulle en Métamorphose qu’elle en détestait la professeure, elle fut donc horrifiée de voir le professeur McGonagall se prendre tous ses sorts de Stupéfixation en pleine poitrine lors de l’épreuve pratique d’Astronomie.
Durant l’été, quand Hannah reçut les résultats des BUSE, elle ne fut pas surprise de voir qu’elle n’avait pas réussi la Métamorphose mais soulagée et aussi surprise de voir qu’elle avait réussi, entre autres, la Botanique. Ses parents l’avaient évidemment félicitée, ils étaient fiers de leur petite princesse, désormais grande. Ils lui avaient même offert une petite chatte écaille pour l’occasion, qu’elle avait nommée Vicky. Ils avaient célébré la réussite scolaire de leur fille, ils ne voulaient pas que les événements sombres, comme le retour confirmé de Voldemort et ses Mangemorts, entachent les joies de la vie, il fallait aussi célébrer les beaux moments. Ils avaient fait un beau repas et avaient passé le reste de la journée tranquilles chez eux, à profiter des uns et des autres, à former le beau tableau d’une famille aimante. A ce moment-là, rien ne pouvait prévoir que ce tableau allait disparaître à jamais.

En sixième année, Hannah était retournée à Poudlard, heureuse comme d’habitude de reprendre les cours et d’y revoir ses amis. Mais elle n’y resta pas toute l’année. Alors qu’elle suivit sérieusement son cours de Botanique, au début de l’année scolaire, on était venue la chercher. C’étaient des hommes du ministère, habillés de noir, l’air sérieux et surtout grave.
« Mlle Abbot, suivez-nous.
- C’est grave ? Ça ne peut pas attendre la fin du cours ?
demanda la jeune fille.
- C’est votre mère, avait juste répondit évasement un des deux hommes, ne voulant pas annoncer la funeste nouvelle ici, devant tant de spectateurs, voulant préparer la jeune fille, voulant qu’elle ait la présence de son père, qui l’attendait dans le bureau du directeur, quand elle apprendrait la tragique annonce.
- Qu’est-ce qu’elle a ? C’est grave ? Elle est tombée malade ? Elle a été blessée ? demanda inquiète Hannah, n’osant formuler sa question, ne voulant pas s’imaginer le pire.
- Non, elle a été trouvée morte, répondit simplement le deuxième homme, de manière plus brusque, sans prendre en compte le public ni l’état psychologique de l’élève, il ne voulait pas s’embêter avec de telles banalités. » Son compagnon lui lança un regard de reproche et posa une main réconfortante sur l’orpheline et ne profita pour la guider jusqu’à la sortie des serres.
Toute la route jusqu’au bureau du directeur fut calme, les trois personnes ne disaient mot, seuls les sanglots d’Hannah venaient briser le silence. Une fois dans le bureau, elle s’était jetée dans les bras de son père et l’avait serré de toutes ses forces, il était le dernier membre de sa famille restante, il était tout ce qui lui restait, elle devait s’assurer qu’il ne parte pas lui aussi. Elle n’avait pas pu écouter la conversation que les adultes avaient eu entre eux, celle qui avait décidé qu’elle rentrerait chez elle pour lui laisser le temps de se faire à la perte de sa mère. Elle ne remettra pas les pieds à Poudlard de l’année.

Les mois qui suivirent furent très difficiles pour Hannah. Elle passait son temps à pleurer, à se morfondre, à regarder par la fenêtre de sa chambre sans vraiment regarder ou blottie dans son lit, roulée en boule. Sans son père, elle se serait laissée dépérir, elle quittait rarement sa chambre, seulement quand son père parvenait à l’en déloger pour qu’elle sorte un peu, pour qu’elle se dégourdisse un peu les jambes, pour qu’elle se nourrisse aussi. Parfois, il arrivait à avoir une longue conversation avec sa fille, à parler de tout et surtout de rien, de temps en temps, ils parlaient de sa mère. C’était comme cela que la jeune fille avait appris qu’elle avait sûrement été tuée par des Mangemorts alors qu’elle était seule dans son bureau. Hannah avait été soulagée d’apprendre qu’elle n’avait pas été trop torturée, que la mort avait été plutôt rapide. C’était difficile pour son père de voir sa fille, tantôt plus ou moins vivante, mais le plus souvent en mode zombie, de la voir dépérir sous ses yeux. Heureusement, elle pouvait compter sur lui pour aider à traverser son chagrin, il était une épaule solide sur qui elle avait pu précieusement compter, malgré son chagrin de perdre sa femme et de voir sa fille dans cet état, il avait tout fait pour l’aider, la mère d’Hannah aurait voulu qu’ils soient heureux, même sans elle, qu’ils s’arrêtent de vivre parce qu’elle n’était plus. Au bout de quelques mois, elle allait mieux, elle reprenait petit à petit goût à la vie, plaisir à faire ce qu’elle faisait autrefois. Elle ne se sentait pas encore assez bien pour retrouver une vie normale mais elle allait mieux qu’il y a quelques mois.

Cependant, la Poufsouffle n’eut pas le choix de retourner à Poudlard à la rentrée de septembre prochaine, Voldemort avait ordonné le retour des sorciers au sang pur ou mêlé à la célèbre école de sorcellerie. Hannah ne rentra pas en septième année comme ses autres camarades, mais en sixième année, elle avait seulement suivi les cours pendant deux petits mois et avait donc presque une année entière de retard sur les autres.
Cette année était bien différentes des autres qu’elle avait connues, finies les discussions animées et les rires entre amis dans les couloirs, finies les taquineries entre élèves de maisons différentes, finis les repas animés, ou plutôt très bruyants dans la Grande Salle. Non maintenant, c’étaient les cris, les larmes, les tortures, les Doloris, la méchanceté, la haine et la peur, sous le joug du professeur Rogue et des Carrow. Hannah ne pouvait pas laisser faire, c’est pourquoi, sans hésitation, elle rejoint la nouvelle Armée de Dumbledore, dirigée par l’homme qui deviendrait son mari quelques années plus tard, Neville Londubat mais aussi Ginny Weasley et Luna Lovegood. Cette nouvelle armée formait les élèves au combat et à la défense mais aussi à rendre la vie du directeur usurpateur Rogue et des Carrow difficile.
Cela dura plusieurs mois, presque toute l’année scolaire à vrai dire, jusqu’à l’arrivée d’Harry Potter et de ses amis Ron et Hermione à Poudlard le 1er mai 1998. C’était le retour de l’espoir. Même si elle avait tout fait pour ne pas désespérer durant l’année, c’était difficile de ne pas céder au désespoir quand la torture, les cris et les larmes étaient devenus un banal quotidien. Mais Harry était là pour les débarrasser de Vous-Savez-Qui, cela ne pouvait qu’aller mieux. Evidemment qu’elle avait participé à la bataille, elle voulait la chute du Seigneur des Ténèbres, elle voulait que les générations suivantes grandissent dans la joie et l’insouciance, qu’aucun enfant connaisse le même chagrin qu’elle de perdre un parent de manière aussi brutale du jour au lendemain, que la violence et la haine disparaissent. Elle s’était battue. Elle ne pourrait pas vraiment dire ce qu’elle avait e jour-là, c’était le chaos un peu partout autour d’elle. Elle avait lancé des sorts, elle s’était protégée de d’autres. Et finalement, après un laps de temps qu’elle serait incapable de décrire, Voldemort était tombé, tué par Harry Potter, l’Elu.
La victoire n’avait pas été simple et sans dégâts, elle avait été au prix de nombreux, trop nombreux sacrifices. Beaucoup de familles déploraient la perte d’un être cher, un parent, un enfant, un frère, une sœur, un ami, un mari, une femme… C’était dans une ambiance à la fois de joie à la fois de tristesse que les gens se rassemblaient dans ce qui restait de la Grande Salle, pour célébrer la victoire mais aussi pour pleurer leurs morts.
Hannah ne faisait pas exception à la règle. Elle avait perdu sa mère il y a deux ans, tuée par des Mangemorts et maintenant, c’était désormais le tour de son père, aussi tué par des Mangemorts, pendant la Bataille de Poudlard. Il avait voulu se battre pour améliorer la vie des générations futures mais aussi pour se venger de la mort de sa femme. C’était elle qui avait trouvé le corps sans vie de son père, elle avait pleuré sur le corps encore chaud du dernier membre de sa famille qui lui restait, elle avait enfoui sa tête dans son manteau pour sentir encore et encore son odeur, une manière de se dire qu’il n’était pas vraiment mort, mais elle dut bien se rendre compte de l’évidence, elle n’avait désormais plus personne.

Ce n’était pas parce que Voldemort avait perdu que la vie était redevenue simple et joyeuse pour autant. Il fallait reconstruire désormais, reconstruire les bâtiments qui avaient détruits, guérir les blessures mais aussi se reconstruire, et cette étape était la plus difficile car il ne suffisait pas de mettre un peu de plâtre ou un simple pansement pour réparer. Hannah avait fait sa dernière année à Poudlard, elle était retournée dès l’année suivante à l’école pour passer ses ASPIC, qu’elle avait mieux réussi beaucoup plus facilement que les BUSE. Les événements de l’année précédente l’avaient rendu plus sûre d’elle, plus déterminée, elle avait compris qu’en situation de danger, il n’y avait pas le temps pour s’inquiéter de ses capacités ou pour penser qu’on était qu’une bonne à rien, il fallait agir et c’est tout, avant que cela ne soit trop tard, car si on ne le faisait pas, quelqu’un le ferait à la place, et il n’avait pas forcément de bonnes intentions.
Une fois son diplôme en poche, elle s’était isolée, elle s’était éloignée de Poudlard et de tous ceux qu’elle connaissait, elle avait besoin de temps pour elle et elle seule. En même temps, elle avait commencé à travailler au Chaudron Baveur, comme cuisinière.

Pendant deux ans, ses journées étaient simples : elle travaillait une bonne partie de la journée, parfois en soirée aussi, au Chadron Baveur ; en dehors du travail, elle restait seule chez elle, dans son petit appartement à l’étage du dessus du pub, à lire, à s’occuper de ses plantes et à repenser aux événements de la Bataille de Poudlard. De temps en temps, elle sortait avec des collègues et apprit ainsi à mieux les connaître, sans pour autant beaucoup s’attacher à eux. Mais elle n’avait toujours pas repris contact avec ses amis de Poudlard, elle ne se sentait pas encore prête pour cela.
Tout changea en 2001, alors qu’elle avait décidé d’assister à un séminaire de Botanique dont elle avait vu la publicité dans la Gazette du Sorcier. C’était là qu’elle y avait croisé Neville, lui aussi passionné de Botanique. C’était lui qui était allé la voir. A partir de ce jour, elle vit plusieurs fois le jeune homme, devant un café, sur un banc dans un parc, dans la rue, dans des serres aussi. Les deux anciens élèves se rapprochèrent beaucoup, ils parlaient de tout et de rien, de leur passion commune à ce qui s’était passé à Poudlard, des blessures qu’ils avaient eues, physiques mais surtout psychologiques. Hannah ne s’en rendit pas compte tout de suite mais parler de tout ce qu’elle avait enfermé pendant ces trois dernières années l’avaient beaucoup aidée à aller mieux, à accepter ce qui s’était passé et à en guérir, elle avait l’impression d’aller enfin mieux, de pouvoir de nouveau sourire même quand elle était seule chez elle. Elle avait repris contact avec d’anciens camarades de Poudlard qu’elle avait ignorés jusque-là, elle s’était enfin rapprochée de ses collègues, elle avait enfin retrouvé le contact avec les gens qu’elle avait tendance à éloigner avant, pour ne pas souffrir de leur perte en quelques sortes. Elle ne s’était pas rendu compte tout de suite qu’elle s’était rapprochée de Neville, jusqu’à qu’ils se mettent en couple et qu’il finisse par la demander en mariage.
Mais avant le mariage, elle avait dû rencontrer la grand-mère de Neville. Un événement assez stressant si vous voulez son avis. Mais cela se passa mieux que tout ce qu’elle avait craint. Elle avait eu droit à quelques questions sur ce qu’elle pensait de Neville, ce qu’elle voyait pour son avenir, sur son métier, à quelques doutes mais finalement la vieille femme dut se rendre compte qu’Hannah rendait heureuse son petit-fils car, malgré tous les doutes qu’elle avait exprimés, elle l’avait accueillie dans la famille, sans oublier de la menacer de lui faire passer la pire journée de sa vie si elle blessait Neville. Mais au final, le repas s’était plutôt bien passé dans l’ensemble, si on enlevait le moment gênant de la fin. Car Augusta était loin de perdre le nord, et une fois qu’elle s’était assurée qu’Hannah n’était pas une mauvaise fille, au moment du thé mentionna comme si de rien n’était la descendance prochaine, elle voulait des arrière-petits-enfants. La jeune femme avait dû prendre sur elle pour ne pas cracher tout son thé mais son visage avait pris une jolie teinte rouge. Neville, au passage, n’était pas mieux, il était tout aussi rouge qu’elle. Sa grand-mère avait simplement ajouté, comme cela, comme si ce qu’elle avait dit était tout à fait normal et que les jeunes d’aujourd’hui devenaient embarrassés trop facilement, qu’elle n’était plus très jeune et qu’il fallait songer à ne pas trop tarder. Hannah n’a jamais été aussi contente et soulagée de partir.
Elle avait aussi rencontré la mère de Neville, Alice, toujours hospitalisée à Sainte-Mangouste. Cette rencontre avait été assez difficile, pas la même difficulté qu’avec Augusta Londubat, mais plus triste. Son futur mari lui avait appris ce que ses parents avaient vécu et l’étant dans lequel ils étaient depuis, mais le voir de ses propres yeux avaient été difficiles. Elle s’était présentée à la mère de Neville, pour qu’elle sache au moins qui elle était, elle lui avait parlée doucement, gentiment, mais elle avait l’impression que son interlocutrice ne comprenait pas tout. Le soir même, elle avait couvert de baisers et de câlins son futur époux, comprenant ce qu’il devait vivre. Ce n’était pas facile. Elle était presque soulagée que ses parents soient morts directement, vivre une telle vie n’était plus totalement vivre. Et comme Neville, elle commença à espérer, qu’un jour, l’état de sa mère s’améliore.

Le mariage eut lieu en février 2004. Ce n’était pas la plus grande cérémonie, juste les proches, quelques amis et collègues du côté d’Hannah, Augusta Londubat et quelques amis du côté de Neville. Mais ce n’était pas le plus important aux yeux de la future Madame Londubat, la seule chose qui comptait à ses yeux c’est qu’elle allait épouser l’homme de sa vie, le premier homme qu’elle avait aimée, celui qui, sans le savoir, avait guéri ses blessures de la guerre, celui qui lui avait redonné goût à la vie, celui qui lui avait redonné la force de se rapprocher de nouveau des gens, celui qui lui avait redonné envie de sourire, et tout simplement celui qui avait retrouvé la Hannah d’il y a quelques années, qui avait sommeillé quelque part depuis la mort de sa mère. Cette journée fit partie des meilleurs souvenirs de la jeune mariée, la belle robe blanche, le beau costume de son mari, un peu gêné et maladroit dedans, les félicitations des invités, la joie qui avait envahi tout le monde. Cela avait une très belle journée tout simplement, une des plus belles de sa vie.
Une fois le mariage célébré, Neville emménagea avec Hannah, dans l’appartement qu’elle occupait à l’étage du Chaudon Baveur. Pendant que son époux sillonnait le monde à la recherche de connaissances en Botaniques et de relations dans le domaine, afin de plusieurs rédiger quelques articles et participer à des séminaires, Hannah, elle, resta tranquillement à Londres et gravit les échelons au Chaudron Baveur, elle passa de simple cuisinière à gérante.

Parallèlement à leurs responsabilités professionnelles, le couple essayait de faire un enfant, pas seulement pour faire plaisir à Augusta qui souhaitait plus que tout un arrière-petit-enfant, mais aussi parce qu’ils souhaitaient plus que tout au monde avoir leur enfant, le serrer dans leurs bras et le regarder grandir et s’épanouir. Bon, je ne vais pas vous apprendre comment on fait des enfants, demandez plutôt à vos parents ou ouvrez un livre, cela sera mieux. Un mois, rien, deux mois, rien, trois mois, rien, six mois, ri… Attendez ! A bien y réfléchir, cela faisait un moment qu’elle n’avait pas eu ses règles, cela faisait aussi un moment qu’elle avait des nausées tous les matins. Elle n’y croyait pas vraiment mais décida de faire le test pour être certaine. Et il était positif !
Hannah tomba enceinte une première fois. C’était merveilleux. Tout de suite, un grand sourire aux lèvres, elle avait annoncé la grande nouvelle à Neville.
« Tu vas être papa !
- C’est fou ! »

Depuis ce jour, quand elle n’avait rien à faire, Hannah se surprenait à rêver de son enfant, une main paresseusement posée sur son ventre pas encore gonflé, son pouce le caressant légèrement. Elle se voyait lui faire un bisou sur le front le soir après qu’il se soit enfin endormi pendant qu’un de ses parents lui lisaient un conte, elle se voyait lui essuyer les joues pleines de larmes avant de les embrasser quand il avait un chagrin ou quand il s’était fait mal, elle se voyait faire des têtes bizarres pour lui faire manger le contenu de son assiette, elle se voyait rester patiemment à côté de lui pendant qu’il butait sur des mots durant son apprentissage de la lecture. Elle avait déjà commencé à décorer sa chambre, à y mettre un berceau, des mobiles au-dessus du lit et plein de couleurs partout évidemment.
Mais tout cela était beaucoup trop tôt pour être vrai. Un matin, alors que cela faisait plus de trois mois qu’elle était enceinte, elle s’était réveillée avec des douleurs dans le bas du ventre et le bas du dos, et quand elle était allée aux toilettes, elle avait vu du sang, du sang partout. Paniquée, elle avait appelé son mari qui l’avait emmenée à Sainte-Mangouste. Là-bas, le médicomage, le visage grave, leur apprit qu’elle avait fait une fausse couche et qu’ils n’avaient pas pu sauver le bébé, il s’excusa avant de les laisser seuls. Hannah avait fondu en larmes et s’était jetée dans les bras de son mari. Leur bébé… Parti avant qu’il ne soit arrivé… Disparu… Le couple était rentré le cœur lourd chez eux. Hannah s’était enfermée dans la chambre du bébé pour en pleurer la perte. Ce fut Neville qui l’en éloigna, jugeant sûrement que ce n’était pas bon pour elle. Les jours suivants, elle passa toutes ses journées et toutes ses nuits à pleurer, à se lamenter, dans son lit, elle n’avait ni la force ni l’envie de se lever. Quand elle parlait, c’était seulement pour murmurer « Mon bébé… ».
Au bout d’une semaine, Hannah sortit enfin du lit et s’expliqua auprès de son mari :
« Tout n’est pas perdu. Le médicomage a dit que c’était fréquent, mais que souvent les femmes parvenaient à avoir un enfant après. On va réessayer, je te promets que tu seras papa. »

Alors que leur vie reprenait plus ou moins leur cours normal, Hannah retomba de nouveau enceinte, mais cette fois, elle n’annonça pas la nouvelle tout de suite à Neville, elle préférait rester prudente, on ne savait pas encore comment tout cela finirait. C’était facile de lui cacher son état quand il passait autant de temps loin de la maison à sillonner le monde. Et elle avait bien fait, car à plus de trois mois et demi de grossesse, alors que son ventre commençait tout juste à gonfler, mais ce n’était pas encore perceptible pour les autres, ou peut-être qu’elle se l’imaginait, elle perdit de nouveau son bébé. C’était une collègue qui l’avait trouvée par terre et l’avait emmené directement à l’hôpital où le même médicomage lui apprit qu’elle avait de nouveau perdu le bébé. Sa collègue l’avait directement ramenée chez elle pour la coucher et avait contacté son mari, seulement pour lui dire que sa femme n’allait pas bien. Il était rentré le plus rapidement possible pour trouver sa femme dans le même état que lors de la première fausse couche, il comprit, sans explication, ce qu’il s’était passé.
« Je suis désolée, désolée d’être une mauvaise mère incapable de mettre au monde un enfant. Tu mérites mieux que moi, tu mérites une femme qui peut avoir des enfants sans les perdre au bout de trois mois. »
Heureusement, Neville resta plus sage qu’Hannah et resta avec elle pour la soutenir.
La jeune femme prit plus de temps à s’en remettre, la déception étant plus forte cette fois-ci, elle se posait plusieurs questions qui tourbillonnaient dans son esprit : « Et si je n’étais pas faite pour être mère ? » « Et si je suis stérile ? » « Et si mon corps ne peut pas porter un enfant ? » « Et si tout cela était de ma faute ? » « Et si je m’étais reposée au lieu de continuer à travailler ? ». Pour en être sûre, elle alla passa de nombreux tests pour savoir la cause de ses fausses couches, tous les médicomages étaient unanimes, elle n’était pas stérile, son activité professionnelle n’avait rien à voir avec, c’était seulement de la faute à pas de chance.

Mais pourtant, malgré ces deux fausses couches, le couple souhaitait toujours plus que tout avoir un enfant. Hannah n’y croyait plus trop, elle l’espérait au fond d’elle mais n’osait pas le dire tout haut, ne voulant pas être déçue une troisième fois. Pour elle, elle ne pourrait jamais être maman, en tout pas donner la vie. De son côté, sans en parler à son mari, elle avait commencé des recherches pour adopter, si elle ne pouvait vraiment pas avoir d’enfant, les mettre au monde, rien n’empêchait d’adopter ceux des autres, il y avait tellement d’enfant à rendre heureux en leur donnant un foyer dans le monde.
Alors qu’elle n’y croyait même plus, Hannah retomba de nouveau enceinte, et là encore, elle préféra ne pas en parler immédiatement à son mari, il valait mieux ne pas crier victoire trop vite. Mais cinq mois s’étaient écoulés et le bébé continuait toujours de grossir dans son ventre, ventre qu’elle ne pouvait plus vraiment cacher maintenant de toute manière. Elle annonça donc la grande nouvelle à son mari, espérant au fond d’elle que c’était la bonne. En tout cas c’était mieux parti.
Plus les mois passaient, plus le ventre d’Hannah grossissait et plus elle se surprenait à rêver de son enfant, de manière encore timide au tout début, ayant peur de s’attacher à un enfant qu’elle pourrait de nouveau perdre comme les deux autres, puis de plus en plus. Elle put découvrir ce que cela faisait sentir une vie en elle, de sentir le bébé grandir en même temps que son ventre grossissait. Elle aimait ce petit être alors qu’elle ne le connaissait pas encore. Ce qu’elle préférait plus que tout c’était sentir son bébé s’agiter et elle adorait voir le sourire plus que ravi de son mari lorsqu’il posait sa main sur son ventre et qu’il sentait le bébé lui donner un coup.

Et finalement, en 2006, au bout de neuf mois de grossesse, elle mit enfin au monde leur petit trésor, nommé Frank Junior en l’honneur du père de Neville, malheureusement décédé il y a quelques années. Mais ce ne fut pas aussi simple que cela. Tout avait commencé un matin, alors qu’Hannah avait eu des douleurs dans le dos et dans le ventre qui lui avaient rappelé avec panique ce qu’elle avait ressenti avant ses deux fausses couches. Les contractions avaient commencé ensuite, et la future mère avait seulement dit à son mari entre deux respirations un peu laborieuses :
« Je crois que le bébé arrive ! »
Le bébé arrive était bien vite dit, car entre le moment de la prononciation de la phrase et l’arrivée du bébé, il y avait eu plusieurs heures assez difficiles. Entre temps, il y avait eu la perte des eaux, les contractions de plus en plus fréquentes et douloureuses, les « Poussez » de plus en plus nombreux, et beaucoup d’heures écoulées. L’accouchement avait été assez difficile, trop pour sa santé fragile, c’est pourquoi les médicomages dissuadèrent les parents d’avoir d’autres enfants après, pour la santé de la mère. Mais pour l’instant, ce n’était pas le plus important, leur petit bébé, la plus belle merveille du monde, rien que cela, était enfin là, en très bonne santé, à gazouiller dans les bras de sa mère fatiguée, mais heureuse, tellement heureuse qu’elle en pleurait de joie. Dès que le bébé avait été posé sur sa poitrine, Hannah avait su que l’amour qu’elle avait ressenti pour lui pendant sa grossesse était faible par rapport à l’amour qu’elle lui portait maintenant, un amour qui serait éternel, elle en était certaine. Neville, désormais père, tout fier d’avoir un fils, il s’était approché de sa femme, avait embrassé son front en sueur avant d’embrasser le minuscule front de Frank. Augusta Londubat, à côté, était tout aussi heureuse d’avoir un arrière-petit-fils, elle n’aurait plus à harceler le jeune couple désormais.
Les premiers mois ne furent pas les plus faciles. Les nouveaux parents durent apprendre à s’occuper d’un bébé, ce qui n’est pas toujours choses aisées. Une chose était certaine, ils ne regrettaient absolument pas d’avoir un enfant, bien au contraire, ils adoraient voir ce petit être ouvrir les yeux, leur sourire, faire des gazouillements, et jouer avec les cheveux de sa maman dès qu’il pouvait les attraper avec ses minuscules mains. Ils étaient complètement amoureux de leur fils.

L’année 2006 fut une très belle année, car en plus d’avoir mis au monde le plus beau bébé au monde et d’avoir enfin pu connaître le plaisir, mais aussi les tourments, d’être mère, elle connut la joie et l’honneur d’être la marraine de la toute jolie Joséphine Merryweather. Hannah était là, les larmes coulant sur ses joues, dès le premier jour de ce petit être et se promet d’être encore là pour ceux qui suivraient à la dorloter, à al réconforter quand cela n’allait pas, à la conseiller quand il fallait, à la soutenir dans tous ses projets, en gros être la meilleure marraine pour résumer.

Neville émit le souhait de trouver un travail plus stable avec des horaires fixes pour pouvoir voir plus souvent sa petite famille. Ce fut Hannah, soucieuse d’accompagner et d’aider son mari, qui lui trouva le poste parfait, oui LE poste parfait, Poudlard cherchait un professeur de Botanique. Mais son mari n’était pas sûr, heureusement qu’il pouvait compter sur sa femme pour l’encourager. Il eut, après un entretien, le poste, sans surprise pour la jeune femme, et le professeur McGonagall eut même la gentillesse de mettre en place des arrangements pour que le nouveau professeur puisse voir sa femme et son fils. En même, il acheta un miroir à double face pour faciliter leurs échanges. Il commença son nouveau travail en septembre 2009.
Hannah, elle de son côté, travaillait toujours au Chaudron Baveur et s’occupait de son petit bébé. Comme ses parents l’avaient fait pour elle, elle avait commencé un album photos pour raconter tous les événements plus ou moins importants de sa vie. Il y avait de tout : sa première purée, son premier anniversaire, ses premiers mots, ses premiers pas, son premier Noël, mais aussi Frank en train de dormir, Frank en train de manger, Frank en train de jouer, Frank en train de faire un bisou à sa maman, Frank en train de faire un câlin à son papa. Evidemment, Hannah avait refusé d’y mettre la fois où son mari avait oublié leur fils dans le placard lors d’une partie de cache-cache, mais elle y avait mis, c’était évident, les premières dents de lait perdues de son petit, tombées pendant une chute lors d’une promenade.

Mais Hannah, même si elle adorait son petit bout de chou désormais âgé de huit ans, son travail au Chaudron Baveur et son mari, elle trouvait qu’il n’y avait pas encore assez d’agitation à la maison. Elle ne pouvait pas avoir d’autres enfants, de toutes façons, Neville s’y serait sûrement opposé, mais ils pouvaient très bien adopter. Après une discussion avec son conjoint, une visite à un orphelinat anglais, beaucoup de papiers à remplir, le foyer accueillit Cattleya, en 2014, leur petite princesse désormais, âgée de quatre ans. Les parents étaient tombés sous le charme de ses yeux bleus. Les premiers mois furent un peu difficiles, la petite fille parlait peu et était très renfermée, mais grâce au soin des deux adultes et de Frank, qui prenait son rôle de grand-frère très au sérieux, elle s’ouvrit un peu plus et à sourire, pour le plus grand plaisir de la petite famille.
C’était en jouant avec sa petite sœur, que Frank fit de la magie pour la première fois. Hannah était en train de cuisiner quand elle entendit les cris de Cattleya, elle accourut, paniquée, pour voir son fils à côté de la rambarde et sa fille qui expliquait qu’il avait volé. La mère, comblée de joie, prit ses deux bébés dans les bras et les couvrit de baisers, son fils était un sorcier et sa fille parlait. Une petite fête avait été évidement organisé pour fêter les bonnes nouvelles. Pendant le repas, la jeune mère put remarquer avec un sourire sur les lèvres que ses deux nouvelles de la journée avaient aussi fait du bien à son mari, plus triste depuis la mort de sa grand-mère quelques mois plus tôt, il semblait aller mieux et c’était pour elle une troisième bonne nouvelle de la journée, elle n’aimait pas voir son mari dans cet état même s’il faisait tout pour ne pas flancher devant sa famille ou ses élèves.

Depuis ce jour, tout allait bien pour la famille Londubat. Leur foyer était devenu un peu plus dynamique depuis que Cattleya s’était mis à parler, elle avait encore du mal avec le fait d’arrêter de parler. Les deux enfants jouaient souvent, ce qui faisait plaisir aux deux parents, soulagés de les voir si bien s’entendre. Mais Hannah devait avouer qu’elle était plus souvent fatiguée. Au début, elle pensait simplement que c’était parce qu’il y avait plus d’agitation à la maison, mais sa fatigue fut suivie de nombreux maux de tête et de vomissements. Elle ne s’inquiéta pas plus que cela, se disant que c’était sûrement une mauvaise passe, et ne voulant pas inquiéter son mari pour pas grand-chose, elle ne lui en parla pas. Cependant, ce n’était pas juste une mauvaise passe, elle s’en rendit compte quand son état continua de se détériorer, il lui arrivait de plus en plus souvent d’avoir des trous de mémoire, elle allait quelque part et en cours de route, elle se demandait où elle avait l’intention d’aller, elle était moins rapide dans ses mouvements et moins précise et elle avait perdu l’appétit. Mais là encore, pour ne pas inquiéter sa famille, elle décida de ne pas leur parler, ce n’était sûrement pas grand-chose. Mais plus le temps s’écoulait et son état s’empirait, elle commençait désormais à avoir des difficultés à parler, elle avait tendance à bégayer un peu plus souvent. Il lui était désormais impossible de cacher ses symptômes, et quand elle avoua à un Neville très inquiet que cela faisait plusieurs mois qu’elle se sentait bizarre, il l’emmena le plus rapidement possible à Sainte-Mangouste où un médicomage leur apprit qu’elle avait une tumeur au cerveau et qu’il n’était pas vraiment positif pour la suite.
Ce fut un coup dur pour le couple. Ne voulant pas inquiéter leurs enfants, ils se montrèrent plus confiants avec eux, mais, pour être franche, Hannah n’était pas la plus rassurée. Le médicomage leur avait dit que le temps était leur seul allié désormais, c’est pourquoi elle commença les différents traitements le plus rapidement possible. Elle essaya un peu de tout, des techniques magiques mais aussi des techniques moldues, elle fit des radiothérapies et des chirurgies. Tout cela était très fatigant pour la jeune femme, heureusement qu’elle pouvait compter sur son mari, plus souvent à la maison, et ses deux adorables enfants.
Finalement, au bout d’un an de traitement, alors qu’Hannah n’y croyait plus du tout, qu’elle commençait déjà à faire de l’ordre dans ses affaires et à profiter le plus possible de sa famille avant qu’il ne soit trop tard, le médicomage qui la suivit lui annonça enfin une bonne nouvelle : les traitements avaient fait effet, la tumeur avait diminué, elle était hors de danger, pour le moment en tout cas. Il ajouta qu’il faudrait quand même faire des tests de temps en temps pour s’assurer qu’elle ne revienne pas mais ses jours n’étaient plus comptés pour l’instant. Un immense sourire, elle avait annoncé la très bonne nouvelle à sa famille qui put respirer un peu.
Hannah allait beaucoup mieux mais restait quand même affaiblie par ses traitements d’un an. Mais elle pouvait compter sur ses adorables enfants qui faisaient tout pour l’aider à la maison, Frank amenant cela comme un jeu pour motiver la plus petite. La jeune femme put enfin reprendre le travail, ce qui lui avait manqué pendant cette dernière année, et Neville reprit des horaires normaux, et fut même nommé directeur adjoint, fonction qui s’ajoutait à ses postes de professeur de Botanique et directeur de la maison Gryffondor. Elle était évidemment fière de son mari.

Après une année 2016 difficile, l’année 2018 se déroula mieux pour la petite famille Londubat. La magie de Cattleya se manifeste et Frank reçoit sa lettre pour Poudlard, à sa plus grande joie. Il fit sa rentrée en septembre 2018. Sur le quai de la voie 9 ¾, accompagnée de Cattleya, qui voulait absolument monter dans le Poudlard Express avec son grand frère et son papa pour aller à Poudlard, Hannah regarda le train partir, le cœur lourd. Son bébé quittait la maison. Pas pour de bon, heureusement, mais il ne serait plus tout le temps là, il rentrerait seulement pour les vacances, elle ne le verrait plus aussi souvent. Sans Frank à la maison, c’était beaucoup plus calme, même si Cattleya faisait assez d’agitation pour deux. La jeune mère envoya de très nombreuses lettres à son grand fils et Neville lui en donnait des nouvelles, il lui parlait de sa répartition dans sa maison mais aussi tout ce que lui voyait.

Cet éloignement avec les deux hommes de sa vie fit beaucoup réfléchir Hannah et après de nombreuses discussions avec son mari, elle cède la gérance du Chaudron Baveur pour récupérer les rennes des Trois Balais, tout en laissant l’appartement de dessous à Rosmerta, la famille préférant emménager dans une petite maison toute chaleureuse (avec jardin siouplait), pas très loin de son nouveau lieu de travail. Ainsi, elle se trouvait dans un coin plus calme, où la petite Cattleya pouvait se dégourdir les jambes, tout en étant plus proches de son mari et de son fils, qu’elle pouvait désormais voir le week-end quand ils venaient passer du temps à la maison.
Mais Cattleya, même si elle n’était pas la plus calme des enfants, ne parvenait pas à combler d’agitation la nouvelle maison, Hannah, habituée à plus de bruit, trouvait que c’était devenu beaucoup trop silencieux, c’est pour cela, qu’en 2020, elle exprima son envie d’adopter de nouveau à son mari. Elle expliqua qu’avec la future rentrée de leur petite fille, Frank toujours à Poudlard, leur nouvelle mansion plus grande, ils pouvaient accueillir un nouvel enfant, elle souhaitait aider un autre enfant, lui donner la chance de s’épanouir dans une famille aimante et heureuse, elle voulait qu’il ait une belle vie et de bons souvenirs, mais Neville refusa, s’inquiétant pour la santé de sa femme. Ce sujet fut la source de nombreuses disputes et Hannah interdit à plusieurs reprises à son mari de mettre les pieds à la maison.

Après le déménagement de Rosmerta, l’appartement au-dessus des Trois Balais était vide et Hannah savait exactement à qui le proposer, à Louna, une jeune femme qu’elle avait rencontrée quand celle-ci était serveuse au Chaudron Baveur, et qui était devenue une très bonne amie depuis. La gérante des Trois Balais lui en proposa la cogérance, ainsi que l’appartement au-dessus, ce que Louna accepta sans hésitation. Dès début septembre, après une réécriture de la carte et une refonte de l’organisation, les deux femmes étaient prêtes à accueillir leur clientèle plus nombreuse dès la rentrée avec Poudlard pas loin.
N’étant plus la seule gérante, Hannah avait désormais plus de temps, assez pour s’occuper d’un troisième enfant.


Dernière édition par Hannah Londubat le Sam 26 Déc - 20:46, édité 1 fois
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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Jeu 24 Déc - 17:45
Voilà c'est mon petit cadeau de Noël pour Neville, Frank et Louna, en espérant que cela leur plaira grouphug01
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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Jeu 24 Déc - 18:12
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Par ailleurs n'oublie pas de passer par la boutique et demander une capacité spéciale, si tu en souhaite une.

Bon courage à toi yihaa

Le Staff.


J'ai hâte de tout lire et re-bienvenue Very Happy

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Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan Kit_ro12
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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Jeu 24 Déc - 18:23
Bienvenue et bon courage pour ta fiche.
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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Jeu 24 Déc - 18:33
Bienvenue à ton personnage.
Pitié
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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Jeu 24 Déc - 19:17
Re-Bienvenue !  love01
Amuse-toi bien avec ce personnage ! C'est un beau cadeau de Noël pour Neville, Franck et Louna !
Bon courage pour ta fiche ! kissing01
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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Jeu 24 Déc - 20:16
@Rose Weasley Merci ! je te rassure, il y aura de la lecture... n'a pas fait une bio de 12 pages, non non

@Alma de Clermont @"Enola Pearson" Merciiiiiiiiiii Very Happy

@Molly Weasley II Merci Very Happy je l'espère, sauf si ces trois-là trouvent Hannah trop écrasante (d'amour) ^^
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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Jeu 24 Déc - 21:37
Re welcome ! Pitié
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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Ven 25 Déc - 2:00
@Scorpius H. Malefoy Merci beaucoup Very Happy
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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Ven 25 Déc - 20:07
Bienvenue à ton nouveau perso !!!

Very Happy
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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Sam 26 Déc - 0:13
@Adrian R. Lestrange Merciiiii
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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Sam 26 Déc - 20:24
La meilleure des mamans et la plus magique des femmes love01  (objectivité maxima selon Neville)

J'adore en tout cas ce que tu as écris et je valide totalement ton appropriation d'Hannah, c'est juste magnifique. muchlove01

Vivement te voir validée et de faire des rps en ta compagnie. gnihi01

Merci d'avoir choisi de jouer Hannah ! HUG


Parcequ'Hannah est un cadeau de Noël :red:
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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Sam 26 Déc - 20:51
@Neville Londubat Merci beaucoup mon petit mari, et si tu es très objectif. J'ai même mis en don et particularité que c'était la meilleure maman du monde. Pas vrai @Frank Londubat II ? Razz
Ca me rassure que tu apprécies mon Hannah *va pouvoir mourir en paix maintenant*
Je suis heureuse en tout cas de faire des heureux en espérant ne pas les décevoir après Very Happy
(*et je déteste Noël, donc je ne cliquerai pas sur la vidéo Razz *)
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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Sam 26 Déc - 22:51
Bienvenue Hannah ! j'adore ton avatar, faut dire que j'adore Kristen Bell Wink
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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Dim 27 Déc - 0:50
@Roxanne Weasley Merci Very Happy Moi aussi je l'adore ^^
Le Choixpeau Magique
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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Mar 29 Déc - 16:13
Répartition de Hannah Londubat

Bienvenue @Hannah Londubat sur Impedimenta.

Tu viens tout juste d’être validé et de rejoindre la noble maison des sorciers. Je suis persuadé que tu as vraiment hâte de débuter l’aventure parmi nous, que dis-je tu ne dois pas avoir hâte, tu dois sûrement être impatient de venir RP avec nous.

Patience mon petit chou. Avant de pouvoir débuter pleinement l’aventure, il te faut en amont passer sur la section « Recensement » du forum, là-bas, tu pourras recenser ton avatar, ton personnage, ton métier (si tu es adulte), ton patronus (si tu n’es pas trop jeune pour en faire un), ton épouvantard et faire intégrer ou non ton personnage à l’équipe de Quidditch de l’école. Tu pourras également t'inscrire à l'un des Clubs si tu le souhaites.

Cette étape est obligatoire, tout comme ton passage dans le Registre des familles de sangs-purs ou celui des familles de sang-mêlés/moldus.

Nous te conseillons vivement ensuite d’ouvrir ta fiche de lien et ta fiche de rp sur le forum. En parlant de gringotts, sache que tu viens d’être crédité de 250 gallions correspondant à notre « pack de départ » (pour en savoir plus, n’hésite pas à interroger le staff si nécessaire). Il te faudra égalementposter dans cette section Carnet pour l’ouverture de ton carnet de joueur sur le forum (il te servira à présenter brièvement ton personnage, à insérer ton niveau et tes différentes notes et il aura encore bien d’autres fonctionnalités au fils des évolutions du forum).

Avant de te laisser voler de tes propres ailes, je tiens à finir ce message de validation avec quelques conseils :
 Si tu rencontres des difficultés à trouver un partenaire, n’hésite pas à aller faire un tour du coter de la section pimenter son RP ;
 Tu pourras gagner des points un peu partout sur le forum, mais également en votant (toutes les deux heures), en proposant des idées, en réalisant des défis, des quêtes ou encore en jouant un PNJ via notre système de personnages partagés. Tu peux à tout moment décider de les dépenser ou de réclamer tes points en suivant ce petit lien. (Cela vaut également pour les gallions).

Sur ces belles paroles, j’ai terminé de t’embêter, je te laisse donc rejoindre tes camarades dans la salle commune.
Jemma Finnigan
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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Mer 30 Déc - 12:42
Bienvenue sur le forum Very Happy.

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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Mer 30 Déc - 21:24
@Jemma Finnigan Merci beaucoup Very Happy
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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Dim 10 Jan - 8:15
Hannaaaaaaaaaah *Saute sur Hannah pour lui faire un calin*

Petit passage juste pour montrer que je suis passé par ta fiche Pitié J'adore ce que tu as fait du personnage, toi qui as toujours peur de décevoir saches que de mon point de vue tu as même dépassé les espérances de tout le monde, tu es génial hug02
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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
Dim 10 Jan - 22:25
*accepte toujours un câlin de sa Louna*

C'est super gentil ce que tu dis, vraiment *n'est pas du tout en train de pleurer à cause de ce qu'elle vient de lire, non pas du tout, mais prend quand même un mouchoir*
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Sujet: Re: Hannah Londubat - L'amour d'une mère est plus profond que l'océan
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