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Il faut avoir le courage de crever l'abcés | Hécate

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Sujet: Il faut avoir le courage de crever l'abcés | Hécate
Mar 19 Sep - 14:44
Nymphéa &
Hécate

Fear is sometimes a barrier to greatness.
Décembre 2022 | Salle de Cours de Métamorphose, Poudlard

Un cours de plus se termine pour les sixièmes années. Un programme chargé que tu tiens à respecter. Tu achèves tranquillement ton cours en fournissant des devoirs qui te paraissent essentielles pour la suite de leur progression. Au vu de la date, tu n’es pas en retard, mais tu n’es pas en avance non plus sur ton programme. Tu ne recherches pas à prendre trop d’avance, ce n’est jamais bon pour ta matière. Si tu estimes qu’il y a trop d’avance, tu travailles sur des révisions de temps à autre histoire de les laisser dans le bain. Surtout que tu te dois de préparer des BUSE et ASPIC blancs pour te permettre de déterminer le niveau des uns et des autres. Tu t’es mise en tête de ne jamais laisser un élève derrière. Ta matière est trop importante pour ça. Tu le sais, tu l’as expliqué à chacun des cours des années que tu as eu la toute première fois. Tu ne peux pas te permettre de laisser quelqu’un à la renverse. Tu te l’interdis. Bien que tu sois là que depuis septembre, tu ne lésines pas sur les moyens de faire progresser l’ensemble de tes élèves. À tes yeux, ta matière ne peut pas être dissociée du reste des études. Loin de là. Tu l’as découvert bien après tes années d’apprentissage à Poudlard. Tu entends la cloche sonner et tu as déjà tout transmis.  « — Je vous ai donné vos devoirs pour la séance prochaine. Je vous souhaite une bonne fin de journée. Miss Nightingale, puis-je vous voir un moment s’il vous plaît ? ». Tu savais qu’elle avait un trou juste après, tu avais pris le temps de te renseigner sur son emploi du temps. C’est là l’un des avantages d’être directeur de maison. Tu entends tout le bordel dû au départ du groupe vers l’extérieur de la salle.

Tu es maintenant habituée à tout ce brouhaha lié à ce déplacement d’élève. En ce qui te concerne, tu as des devoirs à corriger. Seulement, tu ne le feras pas dans l’immédiat vu que tu as demandé à une élève de ta maison, la préfète qui plus est, de bien vouloir rester avec toi pour discuter un peu. Tu as remarqué et tu as réalisé qu’il y a quelque chose qui ne va pas avec ta jeune élève. Tu t’inquiètes pour elle, mais aussi pour ses études à venir. Tu es à la fois son professeur et à la fois sa directrice de maison et ton inquiétude est toute justifiée. Surtout après ce que tu as appris de la bouche de la Directrice en personne lorsque tu as accepté de prendre les blaireaux sous ton aile. « — Venez, Miss ! ». Tu as une intonation qui est plutôt gaie et sereine. Ce n’est pas ton genre de tirer la tronche ou d’être réticente. On ne t’a jamais connue de la sorte, sauf peut-être durant tes découvertes où tu étais clairement en pleine étude. Mais cela arrivait très rarement, même lorsque quelque chose n’allait pas. Tu fais signe à ta préfète de te suivre dans ton bureau. Cette conversation ne regarde personne sauf elle et toi-même. Tu laisses la porte ouverte un moment puis tu t’approches de ton bureau où tu déposes les devoirs que tu avais demandés au groupe. « — Installez-vous. Souhaitez-vous boire du thé ? ». Tu préfères le thé au café et tu aimes tous les parfums. Bien que tu aies quitté le monde de l’archéologie, tu as encore des contacts et tu reçois régulièrement du bon thé d’Asie. Tes préférés. En contrepartie, tu envoies du thé anglais à tes contacts qui semblent l’apprécier à sa juste valeur. Tu fais le tour de ton bureau et tu rappelles tes croups. Hors de question qu’elles s’éloignent de toi. « — Sissi, Nala, venez par ici s’il vous plait ».

Autant dire que tes deux guides reviennent rapidement dans la salle où tu te trouves. Tu sais qu’elles aiment pas particulièrement être trop éloignées de toi. Tu souris en y pensant, tu fermes la porte avant de poser ta baguette sur son socle. Sur ce dernier se trouve une sorte de mini cyclone. Tu connais ta baguette, tu sais qu’elle n’aime pas rester inactive, elle est capable de générer des étincelles si elle s’ennuie. Grâce au socle, elle n’aurait pas le temps de s’ennuyer, car elle va devoir chercher son équilibre en permanence. Tu te doutes bien qu’elle doit apprécier les moments de calme, mais tu ne veux pas être responsable d’un incendie parce que cette dernière fait des étincelles. C’est du bois qui t’entoure, même si ce dernier a été renforcé depuis la bataille de Poudlard. Une fois que tu es installée à ton bureau, tu joins tes mains devant toi et tu t’adresses enfin à ta jeune élève. « — Est-ce que vous avez une idée de cette demande soudaine, Hécate ? ». Tu étais seule avec elle et tu peux te permettre de la nommer par son prénom. Le ton employé était avenant et doux. Tu n’as jamais été violente sauf lorsque ton village s’est fait attaqué. Tu avais besoin de savoir certaines choses. Mais il faut qu’elle en ait l’envie, sinon ce sera clairement un dialogue de sourd.
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Sujet: Re: Il faut avoir le courage de crever l'abcés | Hécate
Mer 20 Sep - 23:40
« Miss Nightingale, puis-je vous voir un moment s’il vous plaît ? » Hecate se retourna à ses mots, quand elle entendit sa professeure de Métamorphose l’appeler par son nom de famille pour lui demander de rester plus longtemps après le cours. Elle détestait être convoquée par un de ces professeurs. Elle avait toujours détesté cela, que cela soit à Poudlard, ou avant, quand elle suivait encore les cours dans des écoles moldues ou non-maj, comme ils disaient aux Etats-Unis. A chaque fois, son cerveau commençait à s’emballer tout seul, à tourner à toute vitesse, en essayant d’imaginer et de comprendre pourquoi le professeur souhaitait lui parler plus longtemps. De nombreux scénarii voyaient le jour dans son esprit, qui devenait un aussi grand producteur de films que les plus grands studios hollywoodiens ou bollywoodiens : allait-elle se faire réprimander ? allait-elle se faire punir ? allait-elle se faire questionner ? allait-elle se faire féliciter ? Et de toutes ces possibilités en découlaient d’autres. Pour chaque action, il fallait savoir le pourquoi du comment. Chaque réprimande, punition ou félicitation avait une origine, une raison. Chaque question avait une connaissance à acquérir, une curiosité à satisfaire à un sujet. Mais à ce moment-là, le cerveau de la jeune fille avait beau tourné à plein régime, à part s’imaginer des quantités de scénarii qui ne se réaliseraient probablement jamais, il était incapable de réfléchir plus loin.

Il n’y avait pas que son cerveau qui commençait à aller plus rapidement qu’à l’accoutumée. Son cœur avait décidé de s’aligner à ce rythme, à cette vitesse qui n’avait rien de normal. Et ce muscle entraînait ensuite le reste de la machine qu’était son corps à s’habituer à cette précipitation. Hecate sentait la crise de panique pointer le bout de son nez. Son cœur s’emballait, son rythme de respiration s’accélérait, sa poitrine lui faisait mal, ses muscles picotaient et sa vision se troublait à cause des larmes qui apparaissaient dans leurs prisons oculaires, n’attendant qu’un clignement des yeux pour s’échapper par la voie des joues avant de finir librement leur chemin sur le sol. La petite brune avait l’impression que la situation lui échappait totalement, mais pire que cela, qu’elle n’arrivait même plus à contrôler son propre corps. Mais elle se devait de le faire, elle ne pouvait pas s’affaler au sol et éclater en sanglots en plein milieu de la salle de cours de Métamorphose, cela donnerait encore plus de raison à sa professeure de vouloir lui parler, et aussi plus de choses que les gens de sa classe diraient à son sujet dans son dos. Car elle les avait bien entendu les chuchotements, ces murmures qui se demandaient pourquoi elle se comportait ainsi, pourquoi elle n’utilisait plus la magie, pourquoi elle s’était éloignée de beaucoup de gens depuis le début de l’année scolaire. Non, elle devait se reprendre et tout de suite, avant que quelqu’un ne finisse par se rendre compte de l’état dans lequel elle se trouvait. Elle se concentra sur sa respiration, la ramener à un rythme normal, à un rythme plus sain empêcherait la crise de panique d’aller plus loin. Elle essayait de ne penser qu’à la montée de sa cage thoracique à chaque inspiration et à la descente à chaque expiration, il valait mieux s’attarder sur cela, plutôt que de se focaliser sur tous les scénarii possibles que pouvaient s’imaginer son cerveau. Ses efforts de concentration aboutirent au résultat escompté. Cela serait mentir que de dire qu’elle était parfaitement détendue, elle était encore bien agitée, mais la crise de panique avait été évité. Et tout cela sans qu’aucun de ses camarades de classe ne se rendent compte de ses tourments internes. Ils étaient seulement intéressés par le fait de quitter le plus rapidement possible la salle de classe, en faisant le plus de bruit possible.

« Venez, Miss ! l’appela de nouveau le professeur Rockwood, qui n’avait malheureusement pas oublié qu’elle avait demandé à son élève de venir. Telle une condamnée attendant de savoir à quelle sauce elle avait être cuisiner, elle suivi la sorcière plus âgée dans son bureau et se dirigea vers son funeste destin. La professeure de Métamorphose lui demanda de s’installer et lui proposa un thé. A contrecœur, Hecate s’assit sur une des chaises qui faisait face au bureau avant de prendre la parole :

« Non merci pour le thé, c’est gentil, répondit-elle, se sentait trop remuée pour avaler la moindre gorgée de thé. »

Sans s’en rendre compte, elle commença à jouer avec ses mains, les doigts de sa main droite frottant sans s’arrêter la paume de sa main gauche. Pendant ce temps, son esprit continuait de se demander ce que pouvait bien vouloir lui dire sa professeure, en sachant qu’elle serait très vite au courant de la chose, et se doutant qu’à ce moment-là, elle aurait préféré rester dans l’ignorance. Mais elle n’eut pas sa réponse tout de suite, son interlocutrice préférant lui demander de manière très douce si elle savait la raison de cette entrevue. Hecate avait en effet quelques idées en tête mais ce n’était pas pour autant qu’elle souhaitait en parler. Il fallait sûrement mieux feindre l’ignorance dans ce cas.

« Non, je sais pas du tout. Désolée,
ajouta-t-elle très rapidement d’une petite voix. »
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