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Queenie - Bride and Prejudice

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Sujet: Queenie - Bride and Prejudice
Mer 5 Oct - 15:43

bride and prejudice
Adrian Lestrange & Queenie Nott
L’été filait avec une rapidité sans nom. Les évènements qui avaient eu lieu semblaient bien loin pour le jeune homme, le mariage de sa sœur avec son meilleur ami, les discussions autour des mariages des autres, les questionnements qu’il s’était fait sur ses proches, les suppositions qui ne faisaient que continuer à circuler dans son esprit, sans n’avoir aucune réponse certaines. Il connaissait les gens qui lui étaient proches, les choses qu’ils faisaient quand ils cherchaient à lui cacher quelque chose et parfois il en venait même à regretter de ne pas être né avec le don inné que sa sœur avait. Au moins n’aurait-il pas besoin de poser des questions pour obtenir les réponses, puisque tous semblaient s’être souffler le mot pour ne rien lui dire. Malgré tout cela, Adrian sentait quelque chose, comme une grande lumière sombre au-dessus d’eux qui ne cessaient de s’agrandir. Elle était bien belle l’élite des sang-pur ! Mais cela changerait, il n’en doutait pas, il ferait tout pour que chaque personne, chaque chose prenne sa place dans le monde, celle qu’on leur avait attribué depuis longtemps maintenant. Un soupir las souffla sur le miroir de sa chambre. Quelques jours, semaines auparavant il était allé chercher avec sa sœur jumelle cette fameuse bague de fiançailles. Lui aussi devait prendre sa place dans le monde, ses responsabilités et ses devoirs. Rien ne l’avait vraiment attiré dans cette recherche de ce bijou, pensant que ce n’était qu’une vaste blague, bien qu’une chose qui semblait importante, tant aux yeux de sa sœur que celle de sa mère. Il n’avait pas vraiment eu l’avis de son père, mais il n’avait pas douté que c’était important d’y mettre du sien. Les bagues avaient défilé devant ses yeux, ses pensées s’étaient concentrées sur ce qu’il avait imaginé. Quelque chose de simple et de raffiné, tout comme sa fiancée pouvait donner à voir. L’émeraude avait briller dans son regard, les formes de l’argent travaillé formant comme des piques d’une rose. L’hésitation avait été de courte durée. Et pourtant restait sans doute le plus grand pas à faire après le choix qu’il avait fait. La lui donner. Les maigres discussions qu’il avait eu avec Queenie avaient été forts intéressantes, mais lui qui avait déjà tant de mal à s’exprimer sur ce point, n’avait pas vraiment imaginer de situations qui puissent être propice à un tel cadeau. Sans doute aurait-il pu la lui balancer au mariage, comme une phrase sanglante bien placé, mais elle l’avait snobé de toute ses forces, dans des regards et des discussions avec d’autres. Peut-être était-ce une douce vengeance ou une certaine flemme qui l’avait poussé à envoyer ce présent par hibou. La réponse l’avait fait sourire, enragé et l’avait tout autant agacé que si elle le lui avait dit en face. Et voilà maintenant que ses parents ainsi que les Nott avaient décidé de faire en sorte que leur enfant passe un moment ensemble. Renforcer l’union entre les deux familles ne passait pas uniquement par un mariage, les discussions étaient tout aussi importante.

La sonnette avait retenti et s’en était suivit des salutations avec un grand respect pour chaque membre passant la porte ou ceux attendant leurs invités. Adrian avait jeté un coup d’œil à Queenie pendant que les mères conversaient et que les pères en faisaient tout autant. Des salutations dignes de leur famille avaient été faites, dans un respect presque en allant jusqu’au baise-main, leur regard un instant s’était croisé. Il s’était douté qu’elle n’avait pas parlé de comment elle avait reçu la bague qu’elle portait à son doigt, il en aurait certainement entendu parler. Un sourire fantomatique avait pris forme dans son esprit alors que tous étaient convié à table. Ce dernier fut coupé de discussion forte sur la politique magique, sur le fameux mariage de Celiano et d’Arya, qui tout deux se trouvaient être en lune de miel, avant de finir leur tournée par les nobles maisons d’Italie. Dans un sens, il était presque rassuré qu’Arya ne soit pas là, il pouvait déjà entendre ses pensées concernant sa méthode pour donner la bague à Queenie, si elle ne le savait pas déjà. Il pouvait sans peine imaginer son agacement concernant son frère, si elle avait reçu la nouvelle par lettre, s’en amusant grandement. Les regards se croisaient, tandis que le repas commençait doucement à arriver sur sa fin. Les deux patriarches se levèrent, Alexander emmenant son ami dans son bureau tandis que les deux mères continuaient leur conversation sur un sujet pour le moins inintéressant pour Adrian dans les autres pièces du manoir de la famille. Le silence retomba étrangement sur le séjour, la lumière du soleil venant réchauffer la pièce de sa chaleur d’été, alors que les deux jeunes adultes se retrouvaient seuls, l’un en face de l’autre. A cet instant, Adrian aurait surement pu se lever à son tour et s’en aller, il était chez lui après tout. Il fixa Queenie, le repas ne leur avait pas vraiment laissé l’occasion d’échanger quelques mots personnels. Sans doute aurait-il pu lui proposer d’aller se balader dans les jardins qu’elle connaissait déjà parfaitement ; ou encore l’emmener faire du cheval sur le domaine du manoir. Au lieu de ça, Adrian prit son verre, une gorgée de vin, avant de porter à nouveau son attention sur la jeune femme. Son regard se posa sur ses mains. « Je vois que tu as reçu la bague. J’espère qu’elle te plait. » Les mots étaient teinté d’amertume, la lettre restant encore à l’esprit du jeune homme. Au moins avait-il fait sa part, elle ne pouvait pas vraiment dire le contraire. Et avait-il au moins penser à elle. « J’avais pensé te la donner au mariage, mais tu avais l’air bien trop occupée. » reprit-il en reposant son verre sur la table, continuant à fixer la jeune femme attentivement pour en déceler les moindres traits. « Par ailleurs, ta réponse m’a grandement plu. Même si je me dois de rectifier certains points : tu ne deviendras pas veuve avant un bon moment. J’espère que ça te rassure. » Il n’était pas difficile de sentir l’agacement que cette lettre avait produite, pourtant les mots avaient une touche d’amusement malsain dans les sonorités. Adrian prit son verre à nouveau, la laissant justifier de ses propos.

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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Dim 9 Oct - 16:22


Bride and Prejudice

“You look like a winter night. I could sleep inside the cold of you”- Catherynne M. Valente




Il y a du saumon à a sauce Morgane et des petits pains sortant directement du four. Le beurre y fond et elle en pare subtilement une carotte tandis que l’animation se fait tout autour de la table. Queenie se focalise sur ce qui est dit, sur les réponses charmantes qu’elle peut y faire parfois. Elle s’est faite lumineuse, joue le rôle de la belle fille comme il faut sous l’œil amusé de ses parents qui ne sont pas dupes. Queenie met son persiflage naturel en berne, sourit de façon sage, dose ses remarques intelligentes, prend garde de ne jamais monopoliser l'attention. Les individus comme Alexander Lestrange n’aiment guère les je-sais-tout et encore moins les bru à la moquerie facile.

Un instant, elle croise le regard d’Adrian de l’autre côté de la table. Ils l’ont mis en face d’elle et elle a le goût de jouer l’amoureuse fondante pour faire illusion. C’est un jeu – rien d’autre. Elle s’oblige à le répéter intérieurement, comme un leitmotiv entêtant. Tout ceci est un jeu. La bague à son doigt scintille et elle la montre crânement à une future belle-mère ravie. Le sourire est mesurée à la perfection, mélange de timidité et de fierté. Le tout est faux et si elle tremble un peu du bout des doigts c’est qu’elle ne lui a toujours pas vraiment pardonné l’affront qu’elle a gardé secret. Elle en rit adorablement pourtant, avançant dans un mystère ingénieux, qu’il s’est montré peu conventionnel en la lui offrant mais qu’elle en garde le souvenir dans le coffre secret de ses pensées nocturnes. En gros, elle n'avoue rien. Elle sait que l’effronterie lui sied à merveille et arrache par ailleurs plusieurs petits rires surpris de la part des adultes.

Quelle chance, n’est-ce pas ? D’avoir un prétendant aussi inventif. Elle le couve d’un regard épicé où le vert miroite l’or et l’argent de la vaisselle. Mentir et occulter n’est pas nécessairement son sport favori mais elle est serpentarde et toute fin nécessite des besoins particuliers. C’est ce qu’elle lui offre tacitement durant ce repas : une répresentation théâtrale. On attend d’eux certaines choses et elle peut donner plus encore.

Tandis que les mouvements de chaises annonçant la fin du repas se font notoires, Queenie voit son cœur s’accélérer en pensant qu’Adrian va se lever à son tour. Elle se jure que si jamais il le fait, si il quitte cette table sans un mot à son égard, elle l’étripe ici et maintenant et advienne que pourra. Le sang lui revient tandis que le silence emplit la pièce. Il est toujours là, imperturbable et séduisant. La confusion lui revient. A chaque fois qu'elle se retrouve ainsi avec lui, elle le veut loin et dés qu'il part, l'absence se fait sentir.

Il y a encore un peu de glace au champagne et à la rose dans le fond de sa coupe en cristal et elle lape distraitement l’intérieur d’une dernière cuillère crémeuse avant de s’adosser à son tour à la chaise, l’observant dans une méfiance bien différente de la comédie mise en branle durant le repas. « Je vois que tu as reçu la bague. J’espère qu’elle te plait. » Elle plisse le regard sous la question aux apparences charmantes. Crétin. Une moue s'installe, pernicieuse et pleine d'interdits. « Je suis certaine que tu l’as choisi avec soin. » Elle se lève, pose sa serviette où un peu de rouge à lèvres serpente. Du rouge carmin sur du blanc immaculé - elle pense un instant à lui faire la même chose - encore faudrait-il qu'il soit immaculé et elle a un sérieux doute sur le sujet.
Ses pas l’entrainent vers lui, le magnétisme irrésistible et elle repousse dans un geste délicat les quelques couverts épars pour mieux s’appuyer sur la table de sorte à lui faire face. Il lui faut quelques secondes pour composer son attitude. C’est étrange comme le temps passe et les troubles restent les même. Il a les cheveux qui bouclent un peu aujourd’hui note-t-elle rêveusement avant de venir lui montrer sa main où perle la bague adorée. « Comme je te l'ai écris, elle me va à ravir, non ? » L'ironie fuse alors qu'en vérité, elle aime beaucoup ce bijou même si  il s’est vue serti d’une vexation dont Queenie se serait volontiers passé.
« Ah, tu as donc remarqué pour le mariage ? » La voilà un peu vengée au moins, même si elle y a laissé elle-même quelques plumes et un égo froissé. Durant le mariage d’Arya et Celiano, leur silence a été un peu trop flagrant pour certains et il a fallu rectifier le tir quand ses parents lui ont subtilement demandés si quelque chose c’était passé pour que l’un et l’autre ne s’adresse pas la moindre parole de la journée, puis de la soirée.
A vrai dire, elle avait pensé à venir le voir, à lui parler un peu au moins de quoi faire taire les familles qui ne manqueraient pas de voir dans l'absence d'intérêt de l'héritier Lestrange une porte pour leurs propres ambitions, mais les heures défilant, elle s'était aperçu qu'il n'en avait que faire et s'était braquée plus fort encore. Il avait offert ses sourires restreints aux autres, ses conversations aussi. Elle ? Elle avait à peine capté son attention quelques secondes, tout au plus. Le néant. Depuis le mariage où ils s'étaient ignorés l'un l'autre, pas un échange, pas une carte, si ce n'était cette bague par hibou et cette missive vénéneuse en réponse.

Encore une autre raison de lui en vouloir, et certes elle est peut-être tout autant responsable mais sa mauvaise foi l'empêche de le voir. Elle en concluait qu'il n'avait pas de goût. Parfois, dans une fratrie, les bons gênes vont chez un seul frère et bien il fallait croire qu'Arya avait tout gobé à ce niveau. Voilà.
Il fallait juste lui rappeler dorénavant que le manque de goût était un crime et qu'elle pouvait parfaitement se faire bourreau.

La brune rajuste un pan de sa jupe couleur sang. « Ton manque de foi en mes capacités destructrices me font beaucoup de peine, Adrian. » Les longs cils noirs se font un peu plus lourd et elle vient du bout des doigts rajuster une boucle récalcitrante avant d’oser lui sourire. « Viens, fait moi visiter ton manoir. Enfin ce sera le mien d’ici peu. Surtout si je deviens veuve. » L’impertinence lui est sacerdoce et elle en joue. Elle trouve plus confortable quand elle est en sa présence de se faire équilibriste. Un pied devant l’autre, un bâton imaginaire entre les mains, flottant entre flirt et méfiance. On reste en surface ainsi, on ne plonge pas dans des profondeurs effrayantes. Ainsi, il lui reste toujours plus ou moins agréable mais lointain - comme seul Adrian peut l’être - et elle n’a pas à creuser l’inquiétant malaise que le moindre de ses regards lui laisse sur la peau.

Tout le monde y gagne, n’est-ce pas ?

(La lucidité lui souffle qu'elle a bien plus à y perdre que lui.)

Le manoir Lestrange est immense, des couloirs sombres à n’en plus finir et des chambres au papier-peint désuet. Elle l’a toujours beaucoup aimé et ne le connait qu’a travers les grands yeux rieurs d’Arya. Elle s’imagine qu’Adrian le voit différemment et elle est curieuse de percevoir les nuances qui lui sont propre. Dans un mouvement frondeur, elle se penche, aérienne, et vient effleurer sa joue d’un baiser chuchoté. « Promis, je ne te pousserai pas dans les escaliers. » Ou peut-être que si glisse-t-elle dans son regard.
Elle s’éloigne, légère sur ses talons noirs comme si de rien n'était. « Voyons voir, du bas en haut ou du haut en bas ?  »


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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Dim 9 Oct - 18:05

Pride and Préjudice
Adrian Lestrange & Queenie Nott
La mascarade qu’était le repas aurait sans doute put d’un point de vue extérieur être digne d’une scène de théâtre. Ce genre de scène typique dans une tragédie médiévale, où les deux héros de l’œuvre s’observe pendant que les conversations vont bon train, entre-coupé par-ci et par-là de réponses qui semblent être sortit machinalement avec des notes dû à leur classe. Les conversations n’étaient sans doute pas des plus passionnantes, Adrian écoutait bien sûr, les liens qui allaient unir leurs deux familles seraient importants, autant d’un point de vue personnel que professionnels, mais depuis longtemps déjà il a pris grand soin de se renseigner sur ceux qui seront des alliés. Et elle en face de lui, pourrait en être une à terme. Depuis le moment où il avait appris qu’elle serait sa fiancée, Queenie semblait avoir prit forme devant les yeux d’Adrian, comme s’il n’avait pas vu la jeune femme grandir aux côté d’Arya et de lui-même. Les mots nombreux qu’ils avaient échangés continuer de résonner à son esprit, les mots écrits sur ce bout de parchemin continuaient à faire mouche en lui. Intrigante, agaçante, douée, vil, elle avait commencé par être un mystère à ses yeux avant de voir en elle quelque chose d’autres. A terme, si jamais les deux arrivaient finalement à s’entendre, mettre leur égo de côté, il vaudrait mieux être dans leur camps plutôt que les avoir comme ennemis. Peu s’en rendait compte surement, à part des amis proches, ou des parents, mais sans doute qu’ils ne voyaient pas comment ces deux êtres pourraient un jour s’accorder. Adrian observait, silencieusement, les yeux passant sur les différents parents, sur sa fiancée qu’il croisait parfois dans un regard lourd de sens et puis sur la bague qu’elle portait au doigt. Un affront, qu’il lui avait fait. Qu’il eût fait à son propre nom, mais ceux qui connaissaient Adrian savait bien que rien n’était jamais fait sans réflexion de sa part. Même le fait d’envoyer ce bijou par hiboux. Arya le saurait un jour, il en était certain, ou peut-être que Queenie se tairait simplement pour ne pas lui faire du tort, par une sorte de respect appris pour ne pas le mettre dans une mauvaise situation. Mais les mots d’encre continuaient à prendre place, lui promettant une mort certaine de la part de la jeune femme pour ce qu’il avait osé faire.

Le silence retomba un instant, les plus âgés partant de la table, tandis que tous deux restaient l’un en face de l’autre. Un autre affront aurait surement été celui de se lever sans l’inviter à se promener, mais Adrian préféra simplement jouer des mots, comme si rien de ce qu’il avait fait n’avait d’importance. La bague lui allait bien, c’était un fait, mais il ne put s’empêcher de remarquer un léger tic du visage de la part de Queenie à cette phrase qu’il avait dit de manière nonchalante. Il observa les gestes de sa fiancée, se levant dans sa direction, se mouvant avec grâce dans sa robe écarlate. « Avec beaucoup d’attention, oui. » murmure-t-il pour lui-même, alors que la journée passer avec Arya lui revint en mémoire. Oserait-il avouer qu’il a quand même chercher quelque chose qui siérait à Queenie ? Après tout s’il n’en avait rien eu à faire, sans doute aurait-il pu choisir n’importe laquelle, ou laisser simplement Arya décidé pour lui dans quelques phrases bien pensées. Mais il ne le dira pas bien sûr, elle ne saura pas qu’il y a mit du sien, qu’est-ce que cela changerait de toute façon. Son verre toujours en main, il remarque la jeune femme qui est venu s’installer près de lui pour lui faire face. L’ascendance qu’elle prend un instant dans cette position, ne lui plait guère, mais son regard se focalise sur le liquide qui est resté dans le cristal alors que la question tomba, sentant presque un ton ironique à cette demande. Il releva sa tête, pour tomber face à la main de sa fiancée où brillait l’émeraude. S’installant dans sa chaise, des brides d’un sourire au coin des lèvres. « Elle te va parfaitement en effet. Arya a beau dire, mais je pense avoir plutôt bon goût. » répondit-il, une note d’amusement dans la voix. Sa sœur était de bons conseils, tout le monde le savait. Le verre à nouveau porté à sa bouche, confortablement installé dans sa chaise, les mots partent sur ce moment au mariage, où tout deux n’ont échangé aucun mot, simplement des regards avant de se focaliser sur d’autres. La réponse de Queenie ne se fait pas attendre et s’il aurait surement put être agacé d’entendre la vérité, il la connaissait déjà lui-même. Sans doute aurait-il pu faire un pas également, aller la voir et lui parler, comme ses parents lui en avaient parlé juste après, mais Adrian restait égal à lui-même et préférait qu’on vienne à lui plutôt que l’inverse. Provocateur, ou question d’égo, les deux se mêlait. « J’ai remarqué en effet. Amusante situation qu’était cette union. Sur tous les points. » répondit-il, en finissant son verre avant de finalement le reposer.

D’un certain point de vue, si on omettait les deux tourtereaux absents de tous problèmes autour d’eux, on avait quand même le droit à des situations pour le moins inattendus lors de ce mariage. En oubliant sa supposition concernant la virginité d’Arya, l’un des invités avaient bien trop bu au point de presque mettre le feu, l’une était venus accompagné d’un garçon qui n’avait aucunement sa place en ses lieux, Keylian et Freyja semblaient avoir eu une grande discussion en compagnie de leurs parents, mais c’était surtout les discours qui avaient été d’un mielleux à souhait qui avait le plus amuser le jeune homme. Sans doute que son union avec Queenie ne ressemblerait à rien de tout cela. Ni même leur vie de couple. Encore fallait-il que sa fiancée ne décide pas de le tuer dans son sommeil a peine la cérémonie passée. Un sourire naquit sur son visage en l’écoutant. Il ne doutait nullement de ses capacités destructrices, bien au contraire. Le silence s’installe. La proposition de Queenie commençant doucement à s’installer dans l’esprit du jeune homme, réfléchissant à la question.  Elle connait le manoir, elle la déjà vu mille fois en compagnie de leur lien commun, mais sans doute est-ce là plus une excuse pour bouger du salon. Dans ses pensées, il ne remarqua pas de suite le mouvement qu’elle opéra pour venir déposer un léger baisé sur sa joue, aussi furtif qu’une brise de vent. Un simple geste, si simple, si doux et mesquin à la fois. Leur regard se croisèrent à nouveau, la malice dans le regard de la jeune femme ne laissait aucun doute au fait qu’elle serait bien capable de lui faire payer son affront par la mort. Une lueur de défi, d’intérêt commença doucement à naitre dans le regard azur du jeune homme. Il se leva, posant sa main sur la table, ne quittant pas un instant la jeune femme du regard, tout en se redressant de toute sa splendeur. Un instant, un vague instant alors que la conversation continue à se faire dans la bouche de sa fiancée. Adrian resta silencieux, avant de détacher son regard de la jeune femme et de faire quelques pas dans le salon. Le silence prend tout son sens dans ce genre de bataille d’égo. « Je ne doute pas de tes capacités, ni même de ton envie de me tuer, mais je suis également certains que tu n’en feras rien. » fit-il d’un ton très neutre. Il se tourna à nouveau vers elle, un léger sourire dans son regard. « Peut-être pourrons-nous mettre à profit ta folie destructrice autrement. Un jour prochain. » susurra-t-il, une étincelle de malice dans le regard. Les possibilités étaient vastes en soit et elle pourrait lui être utile et si pour le moment Adrian ne la connaissait pas encore suffisamment pou lui faire confiance, elle continuait sans cesse à le surprendre.

Il fit quelques pas en direction de Queenie, qui avait déjà pris les devants. « Oh, crois-moi, il n’y a pas que les escaliers qui pourraient conduire à une mort certaine. » répondit-il à cette fameuse proposition. « Et si tu connais le manoir aussi bien que je dois le connaitre, nous pouvons commencer par le bas. » fit-il en lui ouvrant la porte. L’affront qu’il lui a fait semble déjà être oublié alors que tout deux s’engagent en dehors du salon où ils ont passé le repas, Adrian emmenant sa fiancée dans la suite des pièces, passant dans des séjours et des salons de thés où on trouve plusieurs murs remplis de livres en tout genre. Le manoir est beau, il faut bien l’avouer, des générations s’y sont succéder et si autrefois il avait des allures mortuaires, cela fait un moment que des ouvertures ont été créer pour y laisser entrer la lumière. Un instant ils croisèrent leurs mères, semblant toute deux heureuses de les voir se promener, les saluant tour à tour respectivement. Mais cette balade a un goût étrange. Adrian savait très bien qu’elle le connaissait par cœur, ne prenant même pas le temps de lui décrire des faits, des anecdotes sur les lieux. Il n’en voyait pas l’intérêt. Adrian s’arrêta dans l’un des salons, simple où on y retrouver deux chaises, mais dont les murs étaient emplis de livres, et l’un des pans d’une grande baie vitrée donnant sur le jardin. « Il y a des secrets dans ce manoir, que seuls les Lestrange connaissent. Me tuer avant de les apprendre seraient surement une grande perte. » fit-il amusé. Oui de nombreux souterrains et passages, qui pouvaient parfois rester étrangers à ceux qui vivaient sous ce toit. Le silence retomba à nouveau, tandis qu’Adrian venait à s’installer dans l’un des fauteuils face à la fenêtre. Il avait surement passer plus de temps dans cet endroit que n’importe où ailleurs.  


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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Dim 9 Oct - 21:59


Bride and Prejudice

“You look like a winter night. I could sleep inside the cold of you”- Catherynne M. Valente




« Avec beaucoup d’attention, oui. » Etrangement, elle le croit. La pierre a l’exacte même couleur que ses yeux et l’entrelacement du métal se découpe avec une joliesse peu commune sur l’éclat de sa peau. Il faut croire que le diable est dans les détails et qu’Adrian maitrise sa partition. « J’ai remarqué en effet. Amusante situation qu’était cette union. Sur tous les points. » Encore un peu jalouse de Celiano et du fait qu’on lui vole éhontément sa meilleure amie, Queenie frousse ses lèvres et ne dit rien. Arya est dorénavant mariée, à voguer les océans et les cheminées pour faire risette à d’autres gros noms belliqueux et serviles. Elle serait bien mieux ici, avec eux mais les choses changent suppose-t-elle.

Il la regarde différemment et une once de méfiance revient lui saupoudrer le nez. Il y a quelque chose de léthale lorsqu’il l’observe ainsi, comme si l’intérêt s’avére mortel, qu'il peut la gober d'un coup et elle se fait violence pour montrer que la chose lui importe peu. C’est tout le contraire, certes, mais l’admettre serait trop quelque part. Elle se distrait autrement, lui sourit, peste jusqu’au bout des ongles. « Comment ça je ne te ferai rien ? A nouveau cette arrogance, Adrian ? » Elle en rit pourtant, amusée et quelque peu décontenancée par l'aplomb qu'il vient de mettre dans ses mots. Est-ce qu'il a lu dans son esprit comme le fait parfois sa soeur ? Est-ce qu'il sait ? « Arya ne serait pas contente et je l’apprécie bien trop pour lui faire une telle peine… et puis tu es quand même charmant à ta manière, ce serait bête de te perdre. J'aviserai quand tu perdras tes cheveux. » Elle hausse une épaule sucrée, du délice plein les lèvres, le compliment teinté de poison. Un temps, elle pense qu'il va rétorquer avec son propre venin mais il s’arrête simplement devant elle, debout maintenant, toisant allégrement la jeune femme, même de là où il est. Elle est certaine qu’il l’a fait exprès et elle se voit obligée de lever son regard vers lui quand il lui intime d’une voix enivrante qu’il pourra peut-être se servir d’elle à d’autres fins. La chose s’annonce positivement sinistre et elle fronce un instant les sourcils avant de se faire parfaitement snob. « Peut-être, mais tu l’as dit toi-même nombre de fois, on a rien sans rien et chaque chose a un prix. » Il prend le temps de la rejoindre, le corps sinueux sous l’élégance habituelle. Le charme est complet. Elle s'astreint à ne pas laisser voir son trouble et se drape de dédain surannée. Dieu, qu’il l’épuise. « Il te faudra juste deviner le mien. »

Déjà, il ouvre la porte. Vers le bas alors puis vers le haut. Ca lui va tout aussi bien et maintenant qu'elle y pense, voilà qui est typique de l'ambitieux fiancé. « Toujours si silencieux, Adrian. Tu peux oublier une carrière dans un musée ou dans l'immobilier. » Elle le provoque et s’en amuse. Il a raison du reste de ne pas s'attarder, elle connait bien le manoir en effet et il l'a facilement deviné. Pourtant, elle s'aperçoit qu'il prend souvent les mêmes chemins qu'Arya. Elle aurait dû le prévoir : ils sont jumeaux, les constellations si similaires qu'elles se mélangent. Physiquement, ils se ressemblent un peu: la même grâce, la même joliesse quand ils sourient. Il sourit pourtant nettement moins se dit-elle. « Il y a des secrets dans ce manoir, que seuls les Lestrange connaissent. Me tuer avant de les apprendre seraient surement une grande perte. » Elle lui fait la moue en agitant son nez. « Très bien, je te donne un délai alors. Mais il faudra parler sinon je devrais employer la torture et tu sais que j’ai horreur de salir mes vêtements. » Fait elle dans un ton plein de miel. « C’est l’un de mes premiers devoirs tu sais ? L’étude des vieux manoirs sorciers. » Elle espère que les choses se passeront mieux qu’avec le parapluie. « Découvrir les secrets de ses murs sera un entrainement des plus excitants au contraire. Tu savais que dans une des vieilles maisons irlandaises, une des pièces a ses murs en miroir uniquement et des cylindres tapissés de miroir à l'intérieur même de la pièce. Chaque angle bouge à une certaine heure. Le propriétaire - un moldu - était persuadé qu’à certains endroits et certaines moments, il pouvait ainsi voir le fantôme de ses parents. Il s’avère qu’il n’avait pas tort mais c'est une longue histoire… » Elle lève son regard vers les voûtes en vieux bois. Des sculptures y sont visibles parfois, d’anciens signes probablement. Le parquet craque parfois sous leurs pas et elle se retourne comme si des yeux les suivaient à l’intérieur même des murs. Probablement d’ailleurs, la chose est fréquente chez les Nott également.

Adrian s’éloigne et pénètre dans un des salons. Les livres y donnent une odeur particulière, mélange de cuir et de vieux papier et elle est curieuse en le voyant s’installer sur un de ses vieux fauteuils moelleux tournés vers la fenêtre. Elle cille et finit par comprendre qu’il s’agit là d’un de ses endroits favoris. Un sourire glisse sur le carmin des lèvres et elle vient caresser le dos des livres. « Voyons voir ce que tu peux lire durant tes heures libres… Par les moustaches de Merlin ! Une floppée de traité. Je vais devoir te débaucher mon cher, tout ceci est beaucoup trop sérieux. » Elle vient gracieusement le rejoindre, une main sur le fauteuil. « Qu’en penses-tu ? Ne serais-je pas une mauvaise influence des plus plaisantes ? » Elle quitte déjà le velours pour aller vers la fenêtre, la démarche en feu follet. Ses doigts cherchent à ouvrir la fenêtre et quand elle le fait un vent agréable vient lui fouetter le visage. Elle se penche en avant, regarde des deux côtés, en dessous puis devant. D’ici on peut voir tant de choses et elle s’imagine sans peine les heures passées de son fiancé devant l’horizon. Elle se retourne pour lui faire face, s’accoude un peu sur le bord de la fenêtre. « Action ou Vérité ? » Il faut bien creuser pour comprendre le mystère qui siège devant elle en cet instant. Et c'est maintenant ou jamais.

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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Lun 10 Oct - 10:43

Pride and Préjudice
Adrian Lestrange & Queenie Nott
Observer était l’une des choses les plus importantes, bien plus que les mots que l’on choisissait avec attention quand on discutait avec quelqu’un. Il aimait voir comment Queenie se mouvait dans la pièce, les petits gestes anodins qu’elle faisait autant avec sa robe qu’avec ses mains qui allaient jusqu’à ses cheveux. Il aimait aussi voir les regard espiègles et emplis d’une forme de malice qu’elle lui lançait parfois ; ou encore les sourires, les expressions de ses lèvres quand elle lui parlait. Il aimait regarder la jeune femme, s’imposer dans un simple regard face à elle, tout simplement dans sa désinvolture légendaire, ses mouvements si calculé et si froid, tel une statue de pierre dont on ne voudrait se détacher. Cette sensation qu’il pouvait produire parfois, Adrian en était bien conscient, force de caractère, impassible face à tout ce qu’on pouvait lui dire. Il connaissait ses torts, ses moindres faux mouvements calculés que certains tenteraient de retourner contre lui. Il n’y avait aucun doute dans sa manière d’être, ce qui pour certains pouvait être totalement déstabilisant, mais face à Queenie, si la statue gardait toute sa splendeur, les mots prononcés par la jeune femme ne faisait qu’attiser une curiosité chez le jeune homme. Qu’elle lui parle de sa mort prochaine, qu’elle avait surement bien en tête pour ce qu’il avait déjà fait, ou encore de ce qu’ils ont vécu lors du mariage de sa sœur jumelle, elle dégageait quelque chose d’intriguant. Pourtant si les capacités de la jeune femme ne semblaient plus être à démontré, Adrian l’avait suffisamment regardé pour en être certains, une forme dans le regard émeraude lui confirmait qu’elle ne tenterait rien. Peut-être était seulement de l’arrogance de sa part, même quand dans un souffle elle lui reposa la question, voulant amener le doute, ce ne fut que lorsqu’elle reprit que ses suppositions prirent formes. Oui Arya n’apprécierait surement pas, tandis que Queenie continuait en avouant qu’il était attirant. Un certain amusement presque fou pouvait se lire dans le regard du jeune Adrian, bien trop certains que cette histoire de meurtre était aussi futile que l’idée de rompre leur union. « Je doutes qu’en fonction de ce qu’elle apprend, Arya me serve de bouclier bien longtemps. » répondit-il. Il y avait des choses que sa sœur ignorait, bien à l’abris du mur qu’avait ériger Adrian dans son esprit et si pour certaines pensées, il valait mieux les garder précieusement en lui, pour d’autres, il n’y aurait surement que le temps pour mettre un terme au secret qui accompagnait ces informations.

S’il s’amusait de lui répondre, Adrian commençait doucement à saisir la jeune Queenie, ses capacités, ses possibilités, bien importante pour un futur qui se devait d’être construit. Elle possédait cette arrogance qu’il aimait, cette fierté et cet égo qui l’empêchait qu’on lui marche sur les pieds. En tout point une femme idéale pour lui, mais qui pour le moment restait encore à démontrer beaucoup de choses de son point de vue. Les mots énigmatiques prononcés pour des projets d’avenir résonnèrent dans la pièce, mais elle rétorque bien vite, usant de ses propres stratagèmes pour lui affirmer qu’elle ne se laissera pas faire aussi facilement. Tout avait un prix, Adrian le savait, mais le mariage laissait des possibilités multiples. Un léger amusement dans le regard, alors qu’il la rejoignait, ne prononçant guère de rhétorique au fait qu’il trouverait bien un moyen pour obtenir ce qu’il voudrait. C’était sans doute étrange pour beaucoup de les voir ainsi, ensemble, isolé à se lancer des piques mutuels comme un jeu savoureux et dangereux ; tandis que dans les réceptions de la haute, aucun n’échangeait de mot envers l’autre. Les pas les amenèrent aux quatre coins du manoir, Adrian restant silencieux, entendant la remarque de Queenie sur sa non capacité à être un parfait guide. Il ne voyait pas exactement que lui raconter, après tout elle connaissait les lieux, elle en avait déjà des souvenirs en compagnie d’Arya, il ne voyait guère l’intérêt d’en rajouter. Coupant court au silence, ce n’est qu’en parlant de secrets qu’enfin Adrian reprit la parole, ajoutant qu’elle les apprendra avec le temps, mais pour cela il faudrait qu’il soit toujours vivant. Il connaissait les passages qui permettait d’aller d’un endroit à un autre sans être vus, ceux qui permettait l’observation de conversation intimes ; il connaissait les craquements du parquet, les planques dissimulées dans certaines briques ou tableaux accrochés au mur ; il connaissait les légendes qui accompagnaient les souterrains du manoir et les chemins à prendre pour arriver là où on le souhaitait. Longtemps il avait regardé et appris de cet endroit qui lui appartiendrait. Elle sembla accepter de ne pas le tuer de suite, sans doute trop curieuse d’en apprendre plus, et si Adrian pourrait sans doute lui en dire davantage à ce moment précis il préféra se taire, l’écoutant reprendre sur ses devoirs dans sa future filière, sur les manoirs sorciers et leur secret. « Les moldus. Toujours aussi aveugle à ce qui se trouve devant leurs yeux. » répondit-il après avoir écouter les explications. Adrian observa le regard de Queenie sur le bois qui ornait le plafond, un instant une pensée lui venant qu’elle n’aurait aucun mal à comprendre les secrets du manoir Lestrange. Gardant ce songe pour lui, Adrian la mettra surement au défi un jour d’y parvenir sans qu’il n’ouvre la bouche.

Si pendant toute la visite, Adrian se fit silencieux, il s’avança vers l’un des salons, venant s’installer dans l’un des sièges, connaissant ce lieu par cœur. Il ne doute pas qu’elle comprendra sans qu’il ait prononcé un mot qu’il apprécie s’y trouver, qu’il y a passer des heures à lire dans cet endroit que ce soit des traités sur la justice magique ou simplement des légendes sur des objets ensorcelés. Il la laissa regarder, comprendre, tandis qu’elle reprend d’un air amusé que ses lectures semblent être barbante. Son regard se pose sur Queenie en écoutant sa proposition. Un regard aussi curieux qu’agacé, en la voyant s’installer un instant dans le fauteuil à côté de lui. « Et quelle genre de lecture me proposerais-tu ? Des romans médiévaux d’amour courtois ? » fit-il moqueur. Evidemment Adrian se doutait qu’elle n’avait probablement pas que ce genre de lecture, mais après tout elle se moquait bien de ce que lui lisait. Mais Queenie ne resta pas longtemps assise, comme si une force invisible l’empêchait de restait en place, tandis qu’elle s’avança vers la fenêtre pour l’ouvrir et sentir le vent frais, mais aussi sec de l’été qu’ils avaient en ce moment. Les rayons du soleil peinent à venir jusqu’à eux à cette heure et alors qu’il observait la courbe de son dos, il la vit se retourner face à lui. Deux simples mots, annonçant un jeu aussi stupide qu’intriguant. Le regard d’Adrian resta posé sur sa fiancée, son coude posé sur l’accoudoir, son esprit pensif à cette proposition. Si ça n’avait pas été elle, il aurait surement depuis longtemps quitter la pièce. Ou pire sans doute lui aurait-il montrer les souterrains pour l’y perdre. « Tu veux vraiment jouer à ça ? » demanda-t-il d’un ton aussi neutre que las. Il poussa un soupir, alors que son regard se détourna pour se poser sur les livres qui se trouvait le nom des murs. Adrian se redressa dans son fauteuil, avant finalement de se lever, pour se diriger à l’opposé de la jeune femme, prenant un livre dans ses mains. Le vent souffla légèrement dans la pièce, toujours dos à elle, le livre ouvert un instant, avant que finalement un mot ne sorte finalement de sa bouche : « Vérité. » Il avait surement moins à craindre de ce genre de chose qu’on pourrait y croire, comme il l’avait dit à Celiano, il était quelqu’un d’honnête, il suffisait simplement de demander et de poser les bonnes questions.


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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Mer 12 Oct - 20:59


Bride and Prejudice

“You look like a winter night. I could sleep inside the cold of you”- Catherynne M. Valente




Les corps sont constitués d’eau et vient un jour où, fatalement, on doit la traverser. Le fossé creusé durant l’été a quelque chose de nébuleux, comme une étendu de brouillard qui colle aux talons et synthétise l’atmosphère dans une ouate opaque. Adrian est un mystère et elle ne cherche pas à le défaire, juste à en épouser les contours.

Mais pour ça encore faut-il pouvoir s'y engouffrer.

Les chemins sont tortueux. Par quel passage souterrain de l’âme passer ? quelle porte franchir ? Quel poison tester à même ses lèvres ? Elle s’imagine qu’elle n’est pas la seule à faire un effort mais qu’ils sont ce qu’ils sont : difficiles et exigeants et que la simplicité n’a rien d’évident à leurs yeux.

Elle a ses propres méthodes.

« Et quelle genre de lecture me proposerais-tu ? Des romans médiévaux d’amour courtois ? » Les paupières alourdies d’un poids qu’elle ignore,  Queenie lui offre un sourire fondant où l’acide n’est pas loin. « Peut-être ? Cela t’éviterait d’envoyer des bagues de fiançailles par hibou… » La perche est trop grande pour ne pas être saisi et elle a la courtoisie de ne pas en faire toute une histoire. C’est inutile et à vrai dire, elle pense que ce n’est pas plus mal. Il est curieusement maladroit quand il s’agit de se débarrasser de sa tour d’ivoire, l’habitude des pont-levis hérissés tout autour et des forteresses comme seul sanctuaire. Elle est si différente à bien y comparer, mortellement changeante, l’énergie si démesurée qu’elle ne sait jamais où véritablement la canaliser, les désirs si divers et variables qu’ils semblent se dissoudre comme sucre dans un cours d’eau intempestif.

Elle affiche une moue sans répondre, la courbe du cou docile et les mèches sages sur le front. Il semble peser le pour et le contre quand elle lui propose le jeu enfantin. De là où elle se trouve, elle peut presque sentir sa tacite remontrance. « Tu veux vraiment jouer à ça ? » Elle penche son visage, aimable et caressante. Le jeu lui importe moins que le fait qu’il puisse céder à son caprice. Elle a dans l’idée que le chemin est long avec Adrian, qu’il va falloir lui arracher une par une les perles de confiance qui lui scinde le front. Le silence s’étire. Il a cette capacité unique de faire croire qu’il peut s’en extraire, les minutes devenant heure ou seconde au gré d’un mouvement. Queenie croit que tout va s’arrêter là, que le soupir va se faire refus, qu’il la regardera avec un mélange de condescendance et de perplexité, mais il n’en est rien. Le regard est las certes, la posture acérée mais si elle dénote une réprobation quelconque, elle est plus dans sa voix que dans son attitude - en tout cas, dans un premier temps.

De toute façon, c’est déjà trop pour elle.

Adrian s’éloigne et elle plisse dangereusement les yeux. Elle pense sincèrement à le haïr maintenant, l’ire en gestation dans sa poitrine. Les épaules sont larges, l'attirance en dentelle délicate au fond des iris émeraudes. Elle regarde au sol un précieux instant, dans une inspiration profonde et sinueuse. Elle n’aime ni attendre, ni être aussi peu considérée. « Vérité. » Le voilà en train de feuilleter son livre comme s’il n’avait pas le moindre intérêt ni pour elle ni pour ce qu’il se passait dans cette pièce.

Très bien.

Elle s’avance pour venir le rejoindre, les doigts venant lui prendre le livre des mains afin de le jeter sans ménagement sur le fauteuil. Elle y prend un plaisir surannée, curieuse presque de voir jusqu’où il peut garder sa légendaire impassibilité. « On ne t’a jamais appris à ne pas parler la bouche pleine ? Ou plutôt à ne pas lire lorsqu’une jeune femme te parle ? » Une seule question lui importe à vrai dire alors, malgré l’agacement, elle prend sur elle et enchaine sans lui laisser le temps de protester. « Je connais le secret d’Arya. Son don. Puisque tu as choisi vérité : as-tu le même ? » Elle prie tous les saints pour que ce ne soit pas le cas. Peu lui importe le don dont il a hérité, peu importe s’il n’a rien tant que ce n’est pas le même qu’Arya. De celui-là, elle ne pourra pas se protéger et ses sentiments pour lui sont trop confus pour qu’elle le lui laisse les entrevoir. « Crois-moi mon cher Adrian, si tu as le même tu dois être conscient que sur l’échelle des personnes que j’adore en ce bas monde, là, tout de suite, maintenant, tu n’es pas très bien placé. » Ou si. Ou non. A la folie. Pas du tout.

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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Jeu 13 Oct - 13:33

Pride and Préjudice
Adrian Lestrange & Queenie Nott
Il la cherchait, il la poussait sans doute à se mettre en colère contre lui, peut-être pour voir des traits dans son visage qui permettait de discerner la vérité si souvent cacher derrière un sourire malicieux. Mais Queenie lui répondait bien, sur ce point-là elle avait la répartie parfaite, capable de lui esquisser un sourire, mais en même temps de la haïr au plus au point. Concernant ses lectures, ce qu’elle lui répliqua ne fit qu’attiser cette sensation à son égard, tandis qu’elle lui renvoyait dans la figure sa manière de donner un bijou aussi précieux qu’une bague de fiançailles. Dans un sens, elle avait touché juste, mais d’un autre côté, il aurait pu imaginer que c’était de l’histoire ancienne. Malheureusement la jeune femme semblait toujours avoir en travers la gorge ce qu’il avait fait. Elle n’était surement pas à l’abri d’autres surprises du genre, comme il n’était pas non plus à l’abris qu’elle le lui reproche aussi habillement qu’elle venait de le faire. Esyt-ce que cela le touchait ? Est-ce que comme tout être de sa lignée, il aurait dû courber l’échine et s’excuser pour cet affront ? Il aurait sans doute pu, il aurait du par ailleurs si on écoutait les reproches de sa famille qu’il pouvait imaginer dans son esprit. Mais bien au contraire, tout ce qu’il faisait n’était pas pour rien, même ce simple geste de sa part, le fait de l’avoir outragé. Il en était presque ravi d’un certain point de vue, de voir que si elle avait surement envie de le voir disparaitre de la surface de la terre, ça la touche plus que de raison. Ils étaient liés l’un à l’autre, mais elle lui montrait aujourd’hui, comme la dernière fois, qu’il avait surement plus d’importance qu’un homme dont elle n’en aurait eu que faire. Face à quelqu’un d’autre, le visage d’Adrian se serait fait encore plus de marbre, un sentiment d’agacement dans l’expression de son regard, mais il fixa simplement la jeune femme, inlassablement, sans montrer le moindre sentiment. « Tu aurais surement préféré que je mettes un genou à terre, que je m’exalte dans un discours sur ta beauté, tes qualités et la chance que j’ai de t’épouser ?  » répondit-il, en retour, lui renvoyant la balle. Adrian n’était pas de ce genre-là, il aurait put jouer le parfait gentleman sur ce coup, mais l’idée même de s’agenouiller lui hérissait les poils. Peut-être que cela changerait un jour, qui pouvait savoir ce que l’avenir leur réserverait.

Son regard toujours aussi fixe sur la jeune femme, lorsqu’elle se retourna pour lui proposer une animation à leur petite escapade. Un jeu simple, enfantin, totalement dénué d’intérêt, mais qui entre leur main pouvait prendre un nouveau tournant. Il hésita, la questionnant sur ses réelles envies, l’expression de son visage se faisant neutre, tandis qu’il se levait pour lui tourner le dos et prendre l’un des livres de la bibliothèque. Adrian l’ouvrit, jetant un coup d’œil aux mots écrits, sans réellement y faire attention, sans doute plus pour la faire enrager qu’autre chose. Cette manière qu’il pouvait avoir, cette désinvolture à tout épreuve, elle devrait sans doute s’y habituer, mais le jeune Lestrange était bien trop conscient que pour certains son caractère pouvait être intolérable. Et il en jouait, toujours. Il prononça alors un mot, sonnant presque le début du jeu, alors qu’il la sentit venir à ses côtés. En quelques pas, elle était arrivée à sa hauteur, prenant son livre de ses mains pour le jeter sur un fauteuil. Adrian releva son regard vers Queenie, sentant l’agacement grandir en lui face à ce geste qui ne semblait pour la jeune femme sans importance. Les reproches sonnèrent dans la bouche de Queenie, avant que finalement elle enchaîne pour lui poser sa question. Le silence s’installa un instant, les mots furent repris traversant les lèvres rougeoyantes, comme si elle connaissait déjà la réponse à cette question, non sans lui affirmer que s’il possédait un tel don, il pouvait lire qu’à cet instant précis il ne gagnait pas ses faveurs. La différence sans doute était qu’Arya avait toujours usé de son don pour en apprendre davantage sur les autres. Adrian lui, observait simplement et il n’avait pas besoin de lire dans les pensées de Queenie pour comprendre qu’elle rêvait presque de le désintégrer sur place. Le jeune Lestrange fit un pas en direction de la jeune Nott, les amenant à une proximité qu’ils n’avaient encore jamais eu jusqu’alors, les regards échangeant des paroles muettes. Il était légèrement plus grand qu’elle, mais elle trichait par les talons qu’elle portait. Un pas en arrière, puis plusieurs sur le côté, Adrian récupéra le livre qu’elle avait balancer. « Aurait-on oublier de t’apprendre à faire attention à ce qui ne t’appartiens pas ? » demanda-t-il dans un premier temps, ramenant par la même occasion le livre à sa place.

Il resta un moment-là à regarder le livre qui venait d’être posé, se rappelant également de ce qui se trouvait derrière, avant de se tourner à nouveau vers Queenie. Si elle n’avait pas été elle, aussi amusante qu’elle pouvait l’être sans s’en rendre compte, Adrian aurait quitter la pièce depuis un moment. Ou se serait-il également amusé à sa manière. « Mais si pour le moment je ne suis pas très bien placé dans les personnes que tu apprécies, sache que c’est presque le cas également de mon côté. » répondit-il, une lueur de défi dans le regard. Queenie était la meilleure amie d’Arya, pour cela elle comptait déjà et elle allait devenir celle qui allait partager ses nuits pour les prochaines années. Adrian ne pouvait pas nier à cet instant que plus il conversait avec elle et plus il se disait qu’au moins il ne s’ennuierait pas dans leur mariage. Le jeune Lestrange se détacha, faisant quelques pas dans la pièce, avant de venir s’asseoir sur le fauteuil. « Je ne possède pas le même don qu’Arya. Au contraire je m’en protège, d’elle et des personnes qui pourraient essayer de lire dans mes pensées. Je laisse Arya lire parfois ce que je veux qu’elle lise, mais c’est tout. Mais il y a d’autres moyens que la légimencie pour comprendre ce que beaucoup cherche à cacher » reprit-il dans ses explications. Il posa son coude sur le dossier, sa main sur son visage, quelques peu pensif.  « Tu aurais pu me poser cette question sans avoir besoin de te lancer dans un jeu aussi enfantin, j’y aurais répondu sans détour. Mais puisque tu le souhaites : Action ou Vérité ?  » demanda-t-il, un léger amusement dans le regard, intriguée de voir si elle allait accepté ou se défiler. L’un dans l’autre sa décision, promettait d’être intéressante.


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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Sam 15 Oct - 15:12


Bride and Prejudice

“You look like a winter night. I could sleep inside the cold of you”- Catherynne M. Valente




Elle sent son regard sur elle aiguisé comme des couteaux de cuisine – probablement aussi tranchant. Derrière l’opacité de l’humeur, Adrian a des allures de loup solitaire, la langue vermeille sur l’ivoire des dents. Elle n’a pas de panier, mais c’est tout comme. « Tu aurais surement préféré que je mettes un genou à terre, que je m’exalte dans un discours sur ta beauté, tes qualités et la chance que j’ai de t’épouser ?  » Elle aimerait lui avouer qu’elle a passé tant de temps à rêver de lui qu’elle ne sait pas quoi faire de toute cette réalité. La confusion règne le temps d’un fugace battement de cils. Elle préfère penser que tout ceci est un jeu, que la frivolité lui est seconde peau et que les guerres sont toujours souterraines, qu’il n’a pas l’audace terrible de se moquer d’elle en cet instant. Les lèvres s’ourlent d'amère malice, l’émeraude scintille de questions sans réponses. « Pense à tout ce que tu y gagnerais si tu le faisais… » Le regard en dit long. On y perçoit l’entrelacement lustré de langueur et d’intrigue en guise d’exhortation. Fais-le et je te dirai si j’aime ou pas.

Lui s’en amuse, évidemment, un peu de cruauté au bout des dents.

Quelque part, l’équilibre cosmique s’ébranle quand il fait mine de ne plus la voir, tranquille et repu de mots pour la journée, avec pour seul compagnie son satané livre. La colère est immédiate presque froide sous sa chaleur. C’est comme une bulle de sang qui lui éclate dans le cœur, dans le ventre et sur sa peau. Un début de sourire féroce vient se nicher au coin des lèvres. Elle pourrait le mordre. Fichu fiancé. Fichu mariage. Fichu… elle s'arrête, cille puis prend une lente inspiration. Tandis qu’il se penche pour ramasser le livre, elle regrette que le sol ne se dérobe pas sous les pieds d’Adrian. Elle vient simplement écraser la couverture un temps, la mine glacée sous la manigance. « Ah, je vois que tu as compris le mouvement. Tu vois qu’à genoux c’est tout aussi bien et si tu es sage, je pourrais même t’y rejoindre. » Il manque les longs discours et les serments éternelles maintenant mais elle n’en attend pas autant de l’héritier des Lestrange. Le cœur a ses propres barricades et elle, elle ne sait que propager des incendies.

Elle retire son pied tout aussi rapidement. C’est presque délicieux en soi cette terrible absence de réaction. Elle devine sans encombre les manipulations acerbes cachées sous ses silences, le venin hostile laçant ses gestes et les milles morts possibles sous l’attraction infaillible de son regard. Elle le trouve irrésistible en temps ordinaire mais lorsqu’il est contrarié, les quelques résistances qu’elle a à son sujet s’effondre comme de l’argile sous des tempêtes.
Elle imagine qu'en cet instant, cela doit se voir parce qu’elle ne fait rien pour le cacher. « Aurait-on oublier de t’apprendre à faire attention à ce qui ne t’appartiens pas ? » Queenie se fend d’un sourire plein d’aiguilles cachées. . De quoi le faire sortir de cette torpeur infernale. De quoi se protéger de tout ça. « Oh amour, ce qui est à toi est déjà à moi. » L’ironie se fait symphonie sur sa langue. La provocation se perd pourtant dans le chaos de son souffle qui s'emballe. Elle recule d'un pas sans penser à se retenir tandis qu'il fond sur elle, le pas souple, la volonté trompeuse. « Le principe même du mariage. » s’entend-t-elle dire. Elle se sait tableau, les mèches ondulantes autour de ses épaules, la silhouette menue dans sa jolie jupe couleur sang mais les couleurs se fendent dès qu’il s’écarte et elle a un hoquet de stupeur silencieux qui lui échappe malgré elle. Le cœur tape, l’écho se fait sourd, le souffle manque.

Trop près et elle se meurt – trop loin et elle se fait meurtrière.

« Mais si pour le moment je ne suis pas très bien placé dans les personnes que tu apprécies, sache que c’est presque le cas également de mon côté. » La voix est d’or, caresse onctueuse sur sa peau, éclat métallique – une lame aiguisée si ces derniers étaient des baisers et si les baisers avaient la couleur de matins flamboyant. Les paupières se font lourdes. Voilà qu’il met du sel sur une plaie béante. « Comment oses-tu ? Oh... tu es impossible et je peux m’arranger pour que ce soit tout à fait, Adrian. » Pas la moindre once d’excuse ni dans la posture ni dans l’éclat émeraude qu’elle darde sur lui. La bile lui monte à la gorge sous les émotions nauséeuses. Elle cille lourdement en le regardant encore s’éloigner. Il y a du désert dans sa posture, un peu d’œil du cyclone dans l’élégance de ses mouvements. Elle l’observe sans vraiment le rejoindre. Puisqu’il passe son temps à s’éloigner d’elle à a première occasion, grand bien lui fasse.

La valse continue.

Il lui donne sa réponse et le soulagement lui ramène un air nécessaire. Sa poitrine se gonfle d’un renouveau. Il ne peut pas lire son esprit à sa guise et c’est tout ce qu'elle a toujours voulu savoir depuis qu'elle les connait Arya et lui. La légilimencie est un art obscur, les attaques terriblement sournoises puisque mental. Tout les rideaux émis ne servent à rien face à une Arya fouineuse, sauf si évidemment on s’avère… « Tu es occlumens ? » Elle est surprise et se fustige intérieurement de sa bêtise. Tant d’année à le côtoyer Arya et lui et elle n’a jamais remarqué ce genre de choses. Cela semble si logique maintenant qu'il le dit : des jumeaux en miroir inversé, les pouvoirs en essences additionnelles.

Elle est arrachée à ses pensées par une de ses remarques désobligeantes dont il a le secret. Il est heureux qu’on ne tue pas d’un regard ou il serait mort mille fois déjà. Elle s’avance, un peu de grâce sur le taffetas de sa tenue et vient refermer la fenêtre, ignorant superbement l'insulte sous-jacente suggérant qu'elle n'oserait pas lui demander ou encore qu'elle serait trop enfantine. Vraiment ?

Vraiment, Adrian ?

Comme elle le reconnait bien ici, lui et ses multiples traités. Rien n’est donc jeu chez lui ? Elle tire fort sur le montant de la fenêtre et tourne la poignée. Peut-être que Keylian n’a pas tort, peut-être que leurs différences les rend finalement complémentaires. « Tu sais déjà ce que je vais choisir, non ? » Elle glisse ses mains derrière elle, s’appuie ainsi contre le mur tapissé. Les motifs fleuris se découpent tout autour d’elle et elle avance légèrement son bassin dans un petit mouvement coquet. D’ici, elle peut le cajoler d’un sourire sertie de marivaudages.

Elle commence à comprendre.

Adrian est un homme dépourvu de mauvais jugement. D'une présence silencieuse, parfois éprouvante, certes, mais enfin la sobriété lui sied là où elle n’est qu’extravagance. En vérité, elle se sent comme chez elle, partout chez elle, jusque dans ce regard qu’il maintient – implacable – sur elle et qui, elle le sent, ne cherche pas à remodeler ses contours. « J’ai presque espéré que tu dises action tout à l’heure. » C’est faux. A aucun moment elle n’a pensé la chose possible d’ailleurs mais elle est curieuse de voir comment la glace brûle.
Elle tourne son attention sur la pièce pour se donner contenance. Le lustre est imposant au-dessus d’eux et nul doute qu'il est alimenté par une magie ancestrale. « Je t’aurai demandé un baiser. » Fait-elle en le contemplant à nouveau. La poitrine se creuse, la douleur exquise. La lutte est inégale et elle le sait. Peu importe. Elle s’efforce de paraitre légère et inconséquente, comme s’il ne s’agissait là que d’un amusement de plus. Elle ne dit pas le reste, elle ne dit pas que le baiser doit être nécessaire et électrique, couleur de la lave, du désir et de ces terribles étoiles venant piquer le manteau des nuits – qu’il doit être tout ce qui reste quand on sépare la lumière de l’obscurité. « Mais te savoir occlumens, c’est tout aussi bien finalement. » Elle se mord la lèvre, sage sous l’écho du jardin des Lestrange au dehors. Il est curieux de constater combien l’aveu d’Adrian a pu tout changer en un claquement de doigt. L’attitude est un peu moins réservée, l’impulsion plus généreuse. « Tu dis que je n’ai qu’à demander pour savoir mais le contraire est tout aussi vrai. A moins que tu ne veuilles pas me connaitre. » Elle lui offre un sourire délicieux, parfum pomme - celle qu'on trouve dans les conte de fées. « Je ne te blâme pas si c’est le cas. Je ne gagne pas toujours à être connue. » Un battement de cœur avant de se faire indolente. « Action. » Le corps se détache du mur et dans un dodelinement volontiers hautain, Queenie reprend l'exploration de la pièce.

(Le ballet peut reprendre.)

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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Dim 16 Oct - 0:05

Pride and Préjudice
Adrian Lestrange & Queenie Nott
Elle avait cette capacité à l’amuser tout en le mettant en rogne et cela n’allait clairement pas s’arranger avec ce qu’elle allait tenir comme propos. Il était inflexible, capable dans un regard d’émettre des émotions meurtrières sans en montrer la moindre apparence, capable d’haïr une personne, d’avoir envie de la voir détruite à cet instant, tout en conservant cette stature de classe qui lui convenait tant. Tel un masque qu’Adrian avait apprit à endosser depuis bien longtemps maintenant, ne serait-ce que pour qu’aucun ne puisse comprendre qui il était réellement, se laissant toutefois à quelques sourires et rire parfois quand la conversation s’y prêtait. Sans cœur, sans aucune considération pour les autres, manipulateurs et égocentrique, c’était des traits qui le caractérisaient à la perfection. Des choses que les gens voyaient en lui, certains pouvant se dire qu’il ne s’agissait là que d’une protection, là où un psychologue miteux lui dirait qu’il avait des traumatismes d’enfance, mais Adrian était ainsi. Telle la pierre, aussi brut mais polis habilement avec le temps et une éducation donnée qu’il avait longtemps pris soin d’affiner de son côté. Sa sœur pouvait lire dans les pensées, lui il avait décidé de se protéger de se genre de choses, espérant s’élever bien plus haut que d’autres Lestrange avant lui, plus habilement sans qu’aucun souffle n’ait eu le temps d’être souffler qu’il fût déjà au sommet. A bien y penser, il avait surement des desseins bien plus grand que lui, des buts qu’il attendait d’atteindre avec une grande patience. Mais elle, comme tant d’autres de ses proches, ne pouvaient semblait-il pas se contenter de la place que lui avait décidé. Elle, Queenie Nott, sa fiancée, qui a bien des égards avaient absolument tout pour lui plaire, mais se prenait encore au jeu des déclarations d’amour pleines de surprises, de beaux discours et de belles paroles. Elle était surement mal tombée, comme il le lui fit remarquer, même s’il put lire dans son regard que c’était sans doute ce qu’elle avait espéré. Si elle désirait changer ses lectures, peut-être devrait-il en faire de même la concernant. « Et qu’est-ce que j’y aurais gagné ? » lui demanda-t-il, tout simplement. Elle semblait tellement être sûre d’elle, comme si elle pensait avoir effleurer ce qu’il était, perçut à travers la glace une forme de lumière, alors qu’Adrian continuait de plonger son regard étincelant dans celui d’émeraude de sa fiancée.

Il avait plus gagné à sa manière, en agissant comme il l’avait fait, par provocation, par dépit des convenances, le jeune Lestrange avait pu voir une nouvelle facette de la jeune Nott. Il ne doutait pas que s’il avait choisit le chemin classique, leur mariage se serait fait sans encombre, suivant les coutumes et les usages, dans les mots employés avec respect pour l’époux ou l’épouse, mais cela aurait manqué de piment. Au contraire de tout cela, si face à d’autres, leurs éducations refaisaient surface, au moins en privé il pouvait discerner qui elle était vraiment. Ce n’était après tout que face à l’inattendu qu’on se révélait entièrement. L’ignorance, l’arrogance, l’orgueil, tout ceci semble faire partis d’un jeu malsain entre eux, un jeu dont il avait l’impression d’être seul à connaitre les règles, mais auquel elle jouait habilement. Le livre fut déposer au sol, tandis qu’Adrian se penchait pour le récupéré, sans jeter un seul regard à celle qui l’avait lancé, la voyant poser son talon sur la couverture, en érafler les images, pour le provoquer à nouveau. Comprendre que ce n’était pas si simple d’être à genoux, qu’elle pourra même l’y rejoindre. Le regard d’Adrian se ferma, quelques secondes, la laissant le temps de pousser son pied du livre, avant de se relever. Elle l’agace. Au plus au point. Et si elle n’était pas elle, il y avait bien longtemps qu’elle n’aurait plus autant joué de ses mots avec lui. Cruelle était cette sensation à cet instant, entre amusement et colère, envie incessante de la bousculer contre les étalages de livres et de lui faire payer les mots qu’elle prononçait. « Sans doute que m’agenouillé pour un livre est plus facile que de m’agenouiller devant toi.  » Les mots sonnèrent dans la pièce, dans toutes les formes possibles. Si pour certains, la froideur utilisée, éprise d’un agacement certains qui se trahissait dans les intonations des syllabes, il était vrai que mettre un genou à terre pour elle aurait été plus compliqué que tout autre chose. Non pas parce qu’il ne l’aurait pas voulu, mais parce que ce simple geste était bien plus important pour lui qu’il ne semblait l’être pour elle. Si pour Keylian, ou même Celiano cela avait sonné facile, pour Adrian c’était différent. Il avait besoin d’être certains, d’être confiant et s’il l’avait fait, cela n’aurait été que mensonge déguisé pour convenir à tout le monde.

Lentement les mots revinrent glisser entre les lèvres du jeune Lestrange, lui faisant remarquer son manque d’éducation concernant le fait de jeter des objets qui ne lui appartenait pas. Il replaça le livre à sa place, préférant ne pas répondre à la provocation lancée par Queenie, qui donnerait surement lieu à de longues raisons qu’Adrian ne voulait pas exposer. Non au contraire de tout cela, il s’avança simplement dans sa direction, brisant leur propre espace vital à tout les deux, leur regard se plongeant l’un dans l’autre. Il pouvait presque sentir le cœur emballé de la jeune femme au pas qu’elle fit pour reculer de cette proximité inattendue. Si jusqu’alors, elle arrivait à l’agacer, ce simple geste fit naitre dans son esprit un nouveau sourire, un nouvel amusement.  Et quand Adrian jouait ce n’était jamais bon. Des pas sur le côté, avant de finalement lui avouer que pour le moment elle n’était pas non plus bien placée dans son cœur. C’était un fait. Elle pouvait se montrer agaçante, enivrante et aussi haïssable en une seule phrase. Il put ressentir à sa réponse que Queenie n’appréciait guère. Comment osait-il ? Un léger sourire narquois se dessina sur les lèvres du jeune homme, alors qu’il s’installait confortablement dans le fauteuil. Il le savait, il savait qu’il avait touché un point sensible et s’il ne pouvait pas lire dans les pensées, qu’Arya ne lui en avait pas parlé, Adrian était loin d’être totalement aveugle. « Oh mais ça ne tien qu’à toi pour que ce soit tout à fait.  » répondit-il, la point d’amusement fourmillant sur sa langue. Oui ça ne tenait qu’à elle, et pour l’instant sans même s’en rendre compte, elle se débrouillait très bien.

La main posée sur son visage, les pensées se mêlant, Adrian répondit finalement à la question qu’elle venait de lui poser. Sans omettre la moindre chose, sans dire la totale vérité, il n’allait pas mentir sur une chose qu’elle apprendrait avec le temps. Elle l’aurait su un jour ou l’autre, dans tous les cas. La question tomba, lui informant qu’elle avait comprit ce qu’il avait avoué à demi-mot. Adrian acquiesça simplement, sans doute que ce ne serait pas un mal à terme de le lui apprendre également, si elle devait partager sa vie, celle d’Arya et celle d’autre personnes qui pouvaient être d’habile légilimens. Un jour sans doute que la conversation viendrait. Il profita du silence qu’elle lui offrait pour lui rappelait qu’il n’avait jusqu’alors jamais mentis à la jeune femme et qu’elle aurait très bien put lui poser la question autrement. A nouveau, alors que toute envie de meurtre à l’égard de Queenie avait disparu en Adrian, celle de la jeune femme refit surface dans une leur dans son regard. Mais soudainement le regard s’adoucit, la voyant quelques peu dans ses pensées, lui avouant qu’elle aurait préféré qu’il dise action, pour lui demander un baisé. Adrian se retint de lever les yeux au ciel. C’était encore une demande qu’elle aurait put lui faire autrement, peut-être aurait-il accepté, peut-être pas. Même dans un jeu, l’issu aurait été incertaine, à cet instant Adrian n’était pas encore capable de savoir s’il l’aurait fait ou non. Son regard se perdit alors dans la contemplation du visage de Queenie, son regard émeraude, ses joues rosies, ses lèvres d’un rouge chatoyant. L’aurait-il embrassé ? Les paroles de la jeune femme résonnèrent à ses oreilles, de manière presque sourde, alors que les yeux d’Adrian ne quittaient pas Queenie un seul moment, observant, ses mains qui ferment finalement la fenêtre, ses mouvements du corps quand elle se colle aux motifs de la tapisserie, ses courbes se mouvoir dans des positions. Voulait-il la connaitre ? Plus les discussions se faisaient et plus il en apprenait, la curiosité continuait de prendre le dessus.

Son regard se détourna un instant, réfléchissant à ce qu’il pourrait lui donner comme action, alors qu’elle laissait supposer que ce serait son choix. Adrian observa le lustre à son tour, aussi magistral que dans ses souvenirs, se disant que la pièce à cet instant qui se jouait été des plus étranges, sur tous les points. Il pouvait entendre les pas de la jeune femme dans le lieu où ils se trouvaient, alors qu’elle venait de confirmer ses doutes. Une simple action, alors que le jeune homme se demandait pourquoi il avait accepté de jouer à ce genre de chose. Il posa sa main sur ses yeux, le visage toujours tourné vers le plafond. « Déshabille toi.  » Les mots résonnèrent dans la pièce, tel un ordre, sonner par un jeu. Ce n’était qu’une demande, mais la curiosité d’Adrian l’avait emporté, autant de savoir si elle allait le faire, que de savoir de quoi il hériterait en l’épousant. Le geste pouvait être aussi humiliant que déstabilisant, mais au fond c’était là tout le processus mis en place, car au fond Adrian n’était pas certain de la laisser aller jusqu’au bout si elle décidait de le faire.


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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Dim 16 Oct - 16:18


Bride and Prejudice

“You look like a winter night. I could sleep inside the cold of you”- Catherynne M. Valente




Pendant longtemps, alors qu’il ne la regardait même pas, Queenie s’était sottement dit qu’elle pouvait le percer à jour – qu’elle était même probablement l’une des rares à en avoir la capacité. Les hautes tours d’ivoire et les silences comme des océans ? Quelle importance. La peau communique tout aussi bien, le regard écrit des missives toute aussi longues. Elle le devine ombrageux, inflexible et tumultueux et les rares fois où elle a interrogé sa sœur, Arya en a rit comme si la question n’avait pas besoin d’être posé.

Les voilà, dix-huit ans révolus à se tourner autour dans un salon suranné, l’atmosphère brulante, les tapis doux et les fauteuils séduisants. Il gît sur ce dernier, n’a pas bougé d’un iota quand elle a continué le jeu et son exploration. Il a trop d’insolence se dit-elle dans une moue en le contemplant à la dérobée. Le corps trop long, quelque chose de naturellement prédateur dans son relâchement feint, un abandon alangui dans sa posture. Elle déglutit douloureusement et laisse les mots dit plus tôt lui tourner dans la tête. Il lui a lancé dans un tyrannique sourire que ce serait plus simple de s’agenouiller pour un livre que pour elle et la colère a été si froide qu’elle a pensé à fondre sur lui. Si elle ne l’a pas fait c’est uniquement parce qu’elle n’est pas certaine d’elle-même encore. A chaque nouveau rapprochement, la frontière se fait plus mince entre attirance et irrévérence. Un peu d’amertume glisse sur ses lèvres. Il lui plait tellement qu’elle en a la tête qui tourne. Il est plus sage de garder la mesure de cette danse qu’ils ont et qui s’avère toute personnelle : un pas en avant, deux pas en arrière.

Ils sont majestueux durant ces pas en arrière.

« Déshabille toi. » Elle s’arrête, respiration en berne, un bourdonnement sourd aux oreilles, puis elle repose le médaillon qu’elle observait distraitement il y a quelques secondes. Il n’a pas bougé du fauteuil, les muscles au repos, la tête en arrière. Elle ne sait pas quoi penser de cette demande, le choc est trop grand. Elle devrait savoir pourtant qu'il fait en sorte de ne montrer qu'un reflet de ce qui l'habite. De la glace hein ? Plutôt des rivières de lave sous six pieds de banquise. Elle cille, pose une main sur sa poitrine pour en apaiser l'ouragan intérieur. Sa bague scintille, le vert s'accordant délicieusement à ses iris.

Elle se demande depuis combien de temps tout ceci est resté figé entre eux, qui va dévorer l’autre en premier.

L’ordre a un écho d’ambre dans la pièce. Elle perçoit les battements de son propre cœur au-dessus de sa respiration tranquille. Il l'a fait exprès et elle arque un sourcil, hautaine dans sa mise, revenant prudemment vers lui. Elle quitte une chaussure, perdant sa précieuse hauteur ce faisant. Elle quitte l’autre chaussure et vient enfin se poster devant lui. Adrian regarde toujours le néant, la nuque posée dans l’écrin du fauteuil. Le lustre les noie tous les deux de sa lumière. Il y a du velours sous les doigts qui étreignent les bras du fauteuil, une ouate qui caresse le tissu. Quel joli tableau, le clair-obscur digne d’un Caravage glacé. Il l’a fait exprès et elle ne sait pas si elle doit admirer l’audace dont il fait preuve ou le punir pour l’inconvenance de sa demande. La proposition est sournoise et elle caresse du regard l’image qu’il offre dans un dédain aussi capricieux qu’intrigué.
Elle devrait s’insurger – et elle le ferait avec un autre, mais ici le balancier est régulier dans son chaos. Il n’y a pas beaucoup de sens au tableau qu’ils offrent mais trop prêt, ils ne le voient pas et s’enfoncent dans ses couleurs trop sourdes qui brulent avec frénésie leurs épidermes offertes. Il lui plait horriblement et c’est peut-être la seule raison pour laquelle elle accepte de lui complaire. A sa manière.

Les doigts glissent sous la jupe carmin, les volants de cette dernière en voiles épais. Ils vont et remontent jusqu’aux hanches afin de mieux faire glisser la pièce de lingerie sur ses jambes. Le tissu se laisse prendre et dessine jusqu'à ses pieds une chute inévitable. Le reste ne bouge pas tandis qu’elle ne le quitte pas du regard. Un pas de côté et elle ne s’en occupe plus. Elle préfère traquer les jugements obscurs sur le visage opaque de son fiancé.
Il y a des seuils à ne pas dépasser, à ne pas outrepasser – des frontières que l’on ne devrait jamais envisager. Elle n’enlèvera rien d’autre, il doit probablement le savoir. « Tu peux la garder si tu veux mais je te conseille plutôt de t’en débarrasser. Ce serait terrible de devoir en expliquer la provenance à qui que ce soit. Ils ne comprendraient pas. » Dit-elle en abaissant presque tendrement l’onyx de ses cils, une moue étrange fardant ses lèvres rubis.

Elle se sent un peu faiblir sous son inquisition et prend le parti de s’éloigner une fois de plus, se dirigeant de nouveau vers la bibliothèque. Elle se sent un peu plus libre sans le vertige de ses talons, quand à ses cuisses, elles lui semblent curieusement nue en l’absence de son sous-vêtement. Elle tâche de ne pas y penser et préfère conduire la conversation vers d’autres sujets moins dangereux croit-elle. « Surtout qu’il me semble avoir entendu dire que tu préférais les rousses ? »

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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Dim 16 Oct - 17:03

Pride and Préjudice
Adrian Lestrange & Queenie Nott
La salle semblait remplie d’une atmosphère étrange, particulière, presque sombre. Les tapisseries semblaient se mouvoir pour observer le spectacle, les libres ouvraient leurs oreilles pour écouter les piques qu’ils s’envoyaient habillement. Les lumières vacillantes à travers la fenêtre venaient sans doute réchauffer quelque peu la pièce, même si c’était bien le lustre au-dessus du jeune homme qui les éclairait de sa lumière aussi douce qu’inquiétante. Elle avait décidé de jouer, dangereusement avec lui, alors que les mots auraient pu tellement sortir naturellement de la bouche du jeune homme. Les gens pensaient que les mystères étaient entiers, important et que personne ne serait totalement honnête avec eux. Mais il y avait dans ce minuscule interstice de doute quelque chose de beau à dire les choses tels qu’elles étaient faites. Avouer être occlumens n’était pas un mauvais choix, ni même une réelle vérité importante pour lui. Après tout cela semblait tellement logique pour lui, bien qu’il n’ait jamais eu l’occasion de se frotter à d’autres légilimens que sa famille. Mais elle avait alors changé de ton, étrangement, alors qu’elle semblait presque prête à le tuer, son regard oscillant entre deux émotions contraires qu’il pouvait sans peine discerner. Et il continuait de sa langue à parcourir l’agacement qu’il devait procurer chez Queenie, un agacement qu’elle continuait sans vergogne à lui faire ressentir également. Mais il était maitre dans ses lieux, autant dans la conversation comme la suite le lui démontrerait que dans tous les petits détails que cette pièce possédait. Si elle arrivait à lui faire presque pieds, Adrian avait tout simplement accepter de jouer. Peut-être par amusement, ou par considération pour la jeune femme, un simple geste pour lui montrer qu’elle l’intriguait, mais l’ordre retentit sourdement dans la pièce.

Les yeux levés vers le plafond, le confort de son corps dans ce fauteuil, presque insultant de sa position, comme si les minutes passés à la regarder avait été suffisante pour la comprendre. À tout moment, elle pouvait foncer sur lui. À tout moment elle pouvait le gifler, l’insulter, lui faire mille reproches pour ce qu’il venait de demander, mais le silence accompagna la suite de cette demande. Un long silence, avant que le bruit des talons qu’on jette sur le parquet ne fasse venir titiller les oreilles du jeune homme. Oh, elle avait accepté ? Cela en disait bien plus long qu’il ne l’aurait cru, bien plus de choses, alors qu’un léger sourire mesquin se dessinait sur son visage toujours perdu dans la contemplation du lustre. Les pas se firent plus légers dans sa direction, toute éventualités déjà imaginé dans l’esprit d’Adrian. Elle ne bouge pas, ni de mouvement, ni de mots prononcés, simplement ce long silence qui semblait si bien les caractériser. Il pouvait le sentir, alors qu’aucun frottement de tissus ne semblait tomber. Avait-elle finalement fait marche arrière ? Un pas en avant, un pas en arrière. Allait-elle lui demander la même chose ? Ce serait sans doute culotter de sa part. Il redressa son visage en entendant le froissement de la jupe, observant le regard de Queenie qui ne quittait pas le sien, tout en usant de ses mains, pour venir descendre son sous-vêtement jusqu’à ses pieds. Le regard posé sur elle était sans appel, une exaltation du poids qu’il venait d’exercer sur elle. Peut-être légèrement déçu. Les mots résonnent, la voyant reculer d’un pas, l’informant que ce serait tout, afin qu’on ne puisse pas imaginer des choses si ça venait à se savoir. Mais si pour elle, il y avait là tout un tas de suppositions à faire, pour Adrian c’était déjà bien assez. Beaucoup trop, même. Le regard se fit fierté et arrogance, en la voyant se retourner en direction de la bibliothèque, suivant les mouvements de la jeune femme jusqu’à là. « Oh nous ne serions pas les premiers dans ce genre de situation. » répondit-il en se penchant pour ramasser le vêtement.

Cela ne se saurait pas bien sûr, sauf peut-être par Arya si elle lisait en Queenie facilement, mais il y avait des choses sans doute bien plus grave dont il pouvait accuser sa sœur, que celui d’avoir oser demander à sa fiancée de se dévêtir. « Et puis ce n’est qu’une culotte. » reprit-il, en venant posé le vêtement sur la petite table basse près des deux fauteuils. Un trophée, une victoire. Adrian savait pertinemment que sa demande l’avait déstabilisée, mais qu’elle le fasse de la plus fourbes des manières possibles, venait de lui donner une immense satisfaction. Et dieu savait à quel point, il aimait être maitre de la situation. Les mots furent à nouveau posés, dans une presque accusation sous-poudré d’un élan de curiosité. Les rousses. Il aimait les rousses. Le regard d’Adrian quitta la culotte pour se poser sur Queenie, un rire venant traverser ses lèvres « Les rousses ? » répéta-t-il, ne pouvant qu’imaginer de qui elle parlait et surtout de qui elle avait pu avoir ce genre d’informations. « Aurais-tu décidé de te teindre les cheveux ? Pour moi ? » demanda-t-il, son ton sonnant l’amusement que cette question venait de lui poser sa fiancée.


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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Dim 16 Oct - 19:15


Bride and Prejudice

“You look like a winter night. I could sleep inside the cold of you”- Catherynne M. Valente




Il sait très bien que ce n’est pas qu’un simple vêtement, qu’elle a fait tomber plus que du tissu. Il s’entête derrière son sourire inquiétant. L’aveu est trop grand et elle fronce les sourcils comme pour le mettre au défi d’en user sur elle.
Leurs peaux grésillent sous les boucheries à venir. Celles qui se jouent à huit clos entre les portes dorées du manoir. Trop d’heures recouvrant leurs caractères belliqueux, trop de pions déplacés avec l’espoir de garder l’ascendant l’un sur l’autre. Elle n’a jamais aimé les échecs contrairement à lui, elle préfère le jeu de Go celui où l’autre doit changer de couleur, ou malgré lui l'autre se rend à l'adversaire sans pour autant être détruit.

(Il a toujours ces mèches qui bouclent légèrement sur son front.)

Elle a horreur de cette lueur triomphante qu’il a au fond de ses iris aigue-marine, elle n’est pas loin de vouloir les lui arracher pour ne pas avoir à les supporter sur elle. « Oh nous ne serions pas les premiers dans ce genre de situation. » Queenie cille, prudente. Méfiante. Il pense surement à quelque chose de précis en disant cela mais son esprit est trop embrouillé pour y prêter une réelle attention. Peut-être plus tard, quand elle sera seule dans son lit, se remémorera-t-elle ce qu’il a dit mais ici et maintenant, sa présence agit comme le sifflement entêtant d’un serpent, les volutes sirupeuses la coulant dans une torpeur indicible. Il se penche pour ramasser le vêtement et serait-il venu la toucher entre ses jambes que l’effet en aurait été le même. Une pâleur de marbre envahit son cou puis son visage et elle le regarde faire, pétrifiée de sentir sa poitrine se creuser sous l’indécence. « Les rousses ? » Elle cille, légèrement confuse. « Mmmm les rousses. » L’écho est un filet de voix, un pâle murmure dans la pièce. Elle parle de ce que lui a dit Keylian mais n’en a que faire en vérité. Il peut bien s’être envoyé toute les rousses, blondes et brunes de la terre avant elle. C’est ce qu’elle veut lui dire, si possible dans un regard hautain et cruel mais rien ne sort à cet instant. Il est encore trop présent  sur elle, en elle, et ce malgré la distance on ne peut plus courtoise entre eux. C’est dans sa voix caressante, dans sa façon d’entourer de sa main la lingerie comme si c’était là une médaille personnelle, jusque dans la façon dont il la considère, radieux sous le lustre éclatant.

Il rit et c’est sans doute le son le plus merveilleux et le plus terrible qu’elle ait jamais entendu. Elle voudrait l’enfermer dans une boite afin de pouvoir l’entendre à sa guise mais au lieu de ça, elle se fait cendres et le fustige d’un œil peu amène. « Pour toi ? » Elle se mord l’intérieur de la joue si violemment qu’elle sent la blessure pénétrer la chair. Elle a été si sotte – si effroyablement sotte. Elle ne s’aperçoit de son erreur que maintenant. Il sait. Elle le voit bien dans la façon nouvelle qu’il a de la contempler et de la dévorer des yeux. Il sait et c’est un désastre. « Entendons nous bien Adrian, je ne ferai jamais rien pour toi. » Il y a un peu de désespoir rutilant sur sa langue. La brutalité a ses propres avantages et elle lève son menton, un peu de carnage en reflet d’albâtre dans ses yeux. « Rien. » Le tourment vient s’insinuer le long des jambes, remonte en volutes dorées sur elle, la porte jusque dans son mensonge éhonté. Elle s’est avancée un peu vers lui, le crochet de son attraction invisible pour tous sauf pour eux.

L’écho du déséquilibre se fait perceptible jusque dans leurs positions respectives. « Rousse… quelle idée. C’est donc ce que tu aimes ? Pas étonnant que tu ne m’aies jamais remarqué. » Le sourire s’esquisse, lent et avide, une façon de lui dire qu’elle n’a pas peur de saigner si cela lui permet de faire front. « Ne fais pas l’erreur de penser que parce que tu me plais, je serai plus docile. Tu vas tomber désespérément amoureux de moi, Adrian, j’en fais le serment. » Les désastres à venir sont inéluctables dorénavant et il y a de la fièvre et de la foudre quand elle lève son visage vers lui. Les doigts vont pour courir, légers, sur la chemise blanche qu’il a mis pour l’occasion mais elle s’arrête, un peu d’orage sous ses doigts. « Toute les rousses du monde n'y suffiront pas. » A quoi ? L’arrêter ? Sans doute.

Le silence s’épaissit un instant avant qu’elle ne l’avale. Tu vois que les serments ont du bon ?  pense-t-elle du bout des cils mais elle se fait sage maintenant, à dessein, le défi électrique à même ses lèvres. « Nous devrions rejoindre nos parents. Tu ne m’as même pas fait visiter ta chambre. » Elle se ressaisit, vite, l’âme bohème et la conversation aussi scintillante qu’un papillon un jour de printemps. « As-tu peur que j’y découvre tout tes secrets ? » Elle remet ses chaussures en retroussant légèrement sa jupe hémoglobine, retrouvant dans ce simple geste de quoi s’apaiser les sens.


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Dernière édition par Queenie Nott le Mar 18 Oct - 13:42, édité 1 fois
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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Dim 16 Oct - 22:01

Pride and Préjudice
Adrian Lestrange & Queenie Nott
La satisfaction était présente dans son regard. Il jubilait intérieurement de ce qu’il venait de provoquer chez Queenie, il appréciait de la voir ainsi, comprenant tout le poids qu’il pouvait avoir sur elle, habillement, parce qu’il était lui et pas quelqu’un d’autre. Et il savait. Il savait ce qu’elle ressentait pour lui, ce qu’elle voyait en lui, autre le lien des fiançailles qui les unissait, il y avait bien autre chose. Adrian ne serait probablement pas contre l’utiliser, alors que ses mots résonnaient sur sa langue, simplement en observant le bout de tissus qu’elle lui avait gentiment donné. Un simple geste qui changeait totalement la donne, un geste que bon nombre de personne aurait refuser de faire, qui sonnait aussi humiliant que déstabilisant pour celle à qui on donnait ce genre d’ordre. Car il n’avait pas demandé, comme à son habitude, Adrian avait exigé, attendant avec patience qu’elle s’offusque ou qu’elle accepte. Et elle l’avait fait. Alors qu’il déposait le prix de sa victoire sur un table de baisse qui n’avait surement aucune information de la partie qui se jouait à cet instant. La lueur dans son regard était triomphante, exaltante, alors que le visage se faisait aussi neutre qu’au possible, comme à son habitude, glacial et sans expression. Il ne serait pas les premiers, c’est un fait, tant sur les rumeurs qui pourraient survenir que ce qui en découlerait. Que dirait les gens en voyant une culotte dans les mains d’Adrian ? Sa culotte ? Que quelque chose se fût produit, jamais ils ne penseraient qu’il ne s’agissait là que d’un jeu et qu’il n’avait fait que la regarder sans la toucher. Mais ils n’étaient pas les premiers, ni dont le soupçon était possible, ni même qui aurait franchis le pas. Des suppositions qui se faisaient secrètes sur la langue d’Adrian, mais qui ne fut pas relever par la jeune femme. Se doutait-elle de qui il parlait en ces termes, ou bien simplement était-elle trop perdue dans le regard du jeune homme. Si a bien des égards, on pouvait dire qu’il n’y prêtait pas attention, Adrian avait depuis un moment observer la jeune femme, son comportement, son corps, son esprit vif, et s’il jouissait à cet instant d’un poids énorme sur elle, Queenie n’en demeurait pas moins toujours aussi intrigante pour lui.

Il aimait les rousses, c’est ce qu’elle lui affirma dans une banale question, Adrian ne pouvant que supposer d’où l’information pouvait surgir, que ce soit Keylian, Arya ou l’un de ses amis, l’histoire sonnait vieille et n’avait aboutis à rien de ce qu’il aurait souhaité. Une perte de temps qu’il avait rapidement balayer d’un revers de la main, pour ne plus s’en préoccupé. Mais il sentait que si jalousie il y avait, elle en était intriguée. Ce fut d’autres mots qui sortirent, autre que la vérité sur cette affaire, jouant de ce dont il s’était longtemps douté, mais qu’elle venait de lui avouer sans prononcer le moindre mot. Que ferait-elle pour lui ?! Il se mit à sourire, à rire même, un rire qui sortait si rarement mais qui était de mise face à la situation qu’elle mettait en place. Il n’en avait que faire d’une Weasley, d’une rousse ou d’une blonde, mais sa réaction qui était sans doute plus amusante. Elle avait encore des choses à apprendre sur lui, beaucoup. Il la vit la fusiller du regard, cette envie de meurtre non dissimulé encore bien visible sur son visage. Mais le rire s’arrêta par ce qu’elle lui répondit, le regard de marbre réapparaissait en laissant le son d’amusement n’être plus qu’un fantôme dans la pièce. Et pourtant il pouvait discerner que si elle avouait qu’elle ne ferait rien pour lui, ce n’était pas tout à fait vrai jusqu’alors. Après tout elle avait cédé face à lui, quelques minutes auparavant, cédant à un ordre qu’il lui avait dit, pour lui. La cruauté pouvait se faire sentir sur les lèvres d’Adrian, mais contre tout attente, il ne prononça aucun mot dans ce sens, la voyant s’avancer vers lui, la rage au creux du cœur. Adrian l’observait, ses moindres tressaillements de visages, alors qu’elle reprenait la parole, lui faisant face avec une certaine contenance et force, il pouvait bien le reconnaitre.  

Les reproches résonnèrent à nouveau, ceux de ne pas faire attention à elle et un léger fourmillement dans le regard d’Adrian le fit lever les yeux l’espace d’une seconde. Une seule seconde avant que son regard bleu ne vienne à nouveau saisir l’émeraude de Queenie. Il lui avait offert une bague à la couleur de ses yeux, il avait fait attention à elle et si la manière n’avait pas été de son goût, cela n’y changeait rien. A sa manière, ses efforts avaient pourtant été marqué, sans doute avec une once d’orgueil à son égard, mais avec une intention totalement noble. Le sourire s’esquissa sur le visage de Queenie, semblant bien trop sûre d’elle, avouant à haute voix ce qu’il avait parfaitement compris, non sans omettre d’affirmer qu’il finirait par tomber amoureux d’elle. « Si tu étais docile, ce serait beaucoup moins intéressant. » répondit-il. La vérité, Adrian le savait. Elle pouvait lui faire éprouver des sentiments pour elle, cela ne serait surement qu’une question de temps, mais le lui avouer, lui écorcherait surement la bouche, incapable qu’il était de même glisser un je t’aime à sa propre mère. Adrian se releva de son fauteuil, le silence se faisait, comme si elle venait de lui lancer un défi, ou de s’en faire un défi personnel. S’il y en avait bien une capable, le jeune Lestrange aurait misé sur elle. Il était surement assez curieux de voir à quel point les deux s’accordaient parfaitement bien à leur manière. Queenie lui rappela l’objet qui les avait conduits jusqu’ici, la visite du manoir selon Adrian, mais il était vrai qu’une pièce manquait. Une pièce où elle n’avait jamais mis les pieds. « Il est vrai que c’est sans doute le seul endroit où tu n’as jamais mis les pieds.  » répondit-il, ayant depuis quelques années déjà fait attention à ce qu’aucun invité n’y mette les pieds.

Elle pouvait sans nul doute trouver les appartements d’Arya qui seraient bientôt déserté de son hôtesse, mais la dernière fois qu’elle avait dû voir la chambre d’Adrian, ils devaient tout être encore des enfants, à moins qu’elle ne l’ait visité en compagnie de sa sœur jumelle sans son autorisation, depuis. Glissant le sous-vêtement, cadeau de sa fiancée, dans sa poche, il se dirigea vers la porte de la pièce, l’ouvrant pour écouter les échos qui lui venait du manoir. Aucun bruit ne semblait résonné à cet instant, en venant même à se demander si leurs parents étaient toujours présent à l’intérieur. Sans doute aurait-ce été judicieux de jeter un coup d’œil à l’extérieur pour voir s’ils ne se baladaient pas dans les jardins. Adrian se tourna vers Queenie : « Je doutes que nos parent nous en veuilles si on prend un peu plus de temps.  » Il n’avait aucun secret à cacher si elle voulait découvrir sa chambre, qui a terme deviendrait également la sienne. L’idée effleura l’esprit du jeune homme, priant presque pour qu’elle ne décide pas d’y refaire toute la décoration.


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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Mar 18 Oct - 20:50


Bride and Prejudice

“You look like a winter night. I could sleep inside the cold of you”- Catherynne M. Valente




« Si tu étais docile, ce serait beaucoup moins intéressant. » Elle accuse le coup de bonne grâce. Adrian a l'art et la manière de tourner les compliments en insulte sous-jacente. Est-elle un jeu ? Sans doute et elle ne s'en offusque pas le moins du monde. Lui aussi l'est quelque part. L’aurait-elle jamais remarqué s’il n’était pas aussi magnétique ? Elle penche son visage, un appel souterrain dans son regard. « Comme il est heureux que je sois ta fiancée alors… » Le sourire nait en coin, terriblement complice. D’un futur mariage, elle n’attendait rien en particulier. Les traditions sont faites pour être respectées et toute malicieuse soit-elle, Queenie s'est toujours plié sans broncher aux exigences familiales. Le hasard et les méandres politiques de leurs noms respectifs s'est, pour l'instant, révélé devenir une favorable conjonction. Elle s’y écorche l’âme et sans doute – même si elle ne se l’avoue pas – le cœur, mais force est de constater qu’Adrian Lestrange est à même de la supporter. Tout autre n’aurait pas tenu la cadence et elle l’aurait anéantie sous ses caprices et son esprit parfois acide. Lui y virevolte à son aise, contourne sans s’émouvoir les précipices tendus et se permet même de lui donner du fil à retordre.

Hasard... Elle se rapproche, des turbulences en promesse au bout de la langue. « Tu veux que je te dise un secret ? La première fois que je t'ai vu, j'ai demandé à père s'il pouvait t'acheter pour moi. Il m'a répondu que c'était contraire aux lois du pays. J'étais furieuse. » L'espièglerie a quelque chose de bon, elle lui permet de ne plus trop penser à la façon indécente dont il était installé sur le fauteuil ou sur son rire aux milles délices.

Céder un peu permet de ne pas céder complétement.

Dehors, les rayons du soleil filtrent la caresse d’un automne éclatant. Queenie retrouve ses armes, un peu de défi ondulant sous l'écueil de ses longs cils. Il sait - et alors ? Il est une aventure et l’idée s’avère aussi vertigineuse qu’excitante. Peut-être qu’elle le tuera dans six mois ou douze ans, peut-être qu’il finira par en avoir assez ou peut-être que rien ne fonctionnera jamais vraiment – et peu importe : ils sont une aventure et c’est tout ce qui compte.

Elle se demande en l’observant s’il est toujours aussi impertinent quand le sommeil s’empare de lui. Ça doit être le seul moment où son esprit cesse d’analyser, de calculer ou de penser. Et encore, elle n’en est pas certaine. « Je ne me serai pas permise d’entrer dans ta chambre sans invitation. » On a ses manières, surannées et curieusement antiques après tout. Les Nott sont ce qu’ils sont. « Une fois que j’y serai cela dit… » Elle a un petit haussement d’épaule sage qui veut tout et rien dire.

Elle jette en arrière ses cheveux bruns dans un geste coquet - la séduction évidente - consciente que la lumière est à son avantage. Il manipule, elle aussi le prévient elle ainsi. Les armes sont différentes mais elle suppose que maintenant qu’il sait qu’elle est attirée par lui, la donne ne sera plus la même. Une moue se dessine sur ses lèvres framboises: elle veut qu’il  rêve d’elle comme elle le fait de lui. Elle ne manque pas de confiance mais il glisse entre ses mains, serpent sinueux aux reflets irisés. Elle ne saisit pas encore ce qu'il favorise tant il ne montre aucune préférence ouvertement. Les rousses n’ont pas l’air d’être finalement une si grande priorité et avant que leurs jeux ne débutent, il n’a jamais eu l’air de lui porter un quelconque intérêt.

Avant leurs jeux... l'idée chemine un court instant.

Ah, c’est donc ça.

Elle cille lentement avant de lui passer devant, un frisson sournois la traversant lorsqu’elle sent son parfum. C’est toujours un peu pénible de ressentir les profonds sillages labyrinthiques qu’il laisse sur elle sans même s’en apercevoir. Il lui plait, l’a toujours fait, le fera sans doute toujours quoiqu’il advienne et pire, maintenant qu'il sait, elle se doute qu'il n'hésitera pas à s’en servir.
Une aventure certes. Mais qu’elle n’a certainement pas pour autant l’intention de perdre.  

Sa voix froisse la subtilité d’un silence. « Allons-y alors. Je ne crois pas y être jamais entré, même enfant. » Elle cherche dans sa mémoire et rien n’y vient excepté le fait qu’elle prenait alors beaucoup de précautions pour ne pas avoir l’air de trop s’intéresser à lui. « Tu n’étais pas très bavard, même en ce temps-là. » Elle lui décoche un sourire amusée, un regard éphémère en arrière.

Elle sait où la chambre se situe. Les nombreux après-midi en compagnie d’Arya lui ont donné le mérite de pouvoir se diriger aisément au sein du manoir et de ses méandres. « C’est là, n’est-ce pas ? » Le sourire s’agrandit, plein de diableries. Elle se retourne subitement vers lui, mains dans le dos et dos sur la porte. « Dis-moi, je suis la première femme que tu emmènes ici ? » Elle a toujours été horriblement curieuse et friande de potins alors il ne devrait pas être surpris. Des trois adolescentes, elle était aisément la pire à ce niveau - et elle l'est restée d'ailleurs. Du reste, elle n’est pas d’un naturel possessif, bien trop égocentrique pour daigner considérer qui que ce soit comme rivale. Si on ne la préfère pas, c’est que la personne est stupide ou pire, manque totalement de goût, et alors, pourquoi perdre du temps avec une personne aussi peu distinguée en premier lieu ? « Il faut me répondre Adrian, sinon… » Elle fait mine de réfléchir avant de prendre un air conspirateur. « Sinon, tu ne passes pas. » Et de faire lentement non de la tête, le badinage aérien, le plaisir ravissant inscrit sur son visage. « Et je ferai mon exploration sans toi. »  

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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Mar 18 Oct - 22:01

Pride and Préjudice
Adrian Lestrange & Queenie Nott
Comme il était heureux oui que ses parents aient choisis Queenie comme fiancée plutôt qu’une autre. Il ne doutait pas que Freyja aurait été de bonne compagnie, mais même s’il avait du respect pour elle, il se serait très vite lassé de la jeune femme. Il en était certain. Queenie, elle était beaucoup plus intéressante, beaucoup plus vive et elle avait cette capacité à lui répondre, lui faire déclencher un sourire comme un élan de rage. Elle pouvait l’agacer, elle l’agacerait encore probablement tout au long de leur mariage, si tout deux ne se tuaient pas l’un l’autre dans les prochains mois. Mais c’était ça qui était plaisant, se demandant s’il s’agissait vraiment bien d’un jeu de hasard quand les grandes familles avaient tirés les cartes ou simplement une forme de destin qui les avaient liés l’un à l’autre. Le mariage serait surement à leur image, mais pour le moment tout ceci n’était qu’un jeu, un jeu de parole et d’acte où chacun avait sa place. Ce n’était même plus une vraie partie d’échec pour Adrian qui avait reprit l’ascendant sur elle en apprenant avec véracité qu’il était plaisant pour elle. Et dire qu’elle avait affirmé ne pas être dans ses bonnes grâces quelques minutes auparavant, il était si simple d’obtenir ce qu’on voulait quand on usait habillement des mots. Il en avait fallu peu, de simples mots qui auraient été intolérables ) entendre pour certains, des mots, qui, s’ils étaient appris par un membre de sa famille, seraient surement vu comme une honte de sa part, mais c’était à l’image de ce qu’il était. L'important était qu'il avait obtenu ce qu'il voulait. La pensée qu’Arya apprenne tout ça n’était pas loin de l’esprit d’Adrian, maudissant presque que sa sœur possède le don de legimencie pour pouvoir lire dans l’esprit de sa fiancée. Un affaire sur laquelle il allait devoir travailler, pour que sa future femme, celle qui serait à ses côtés un jour prochain, ne soit pas aussi simple à lire. Toujours assit dans son fauteuil, il l’observa se rapprocher délicatement écoutant le son de ses pieds nus sur le sol, avant qu’elle ne vienne dans un aveu, sonnant de manière futile, lui dire que lorsqu’elle était enfant elle avait rêver de l’acheter pour elle. Son père avait refusé. Un léger rire naquit sur les lèvres d’Adrian. « Au final tu as plutôt bien réussit à m’avoir. Si on considère le mariage comme un échange commercial.  » répondit-il, légèrement amusé par ce qu'elle venait de lui confesser. Cela durait donc depuis l’enfance ? Il n’avait jamais prêté attention à elle auparavant, c’était une vérité, bien trop pris dans son éducation ou ses jeux avec ses amis. Elle avait été pendant longtemps l’amie d’Arya, aujourd’hui son statu était tout autre.

Et elle remit ses talons, presque pour oublier ce qui venait de se dérouler dans cette pièce où les lumières laissaient entrevoir la journée qui défilait. Elle voulait voir sa chambre, un endroit encore secret pour elle qui ne tarderait pas à ne plus l’être. Il pouvait bien la lui montrer, puisqu’elle allait y vivre un jour, ne rouspétant pas à cette idée, se levant à son tour pour venir ouvrir la porte et écouter le silence qui se dégageait du manoir. Elle ne savait peut-être même pas où se trouvait les appartements du jeune Lestrange, même après avoir visiter le manoir un million de fois avec Arya. Elle avoua qu’elle n’y était jamais entrée sans autorisation, le haussement d’épaule qu’elle lui offrit se faisant interrogateur dans l'esprit d'Adrian. Sans invitation ne voulait pas dire ne pas y être allée, puisque sa jumelle avait très bien pu l’autoriser autrefois. Il resta muet face à cette pensée, observant les cheveux de Queenie voler dans la lumière de la pièce. Si le regard resta insensible, le cerveau lui ne le fut pas, légèrement attiré par cette vision qu’elle lui offrait, alors qu’elle lui passa devant, lui rappelant les souvenirs d’une enfance qui semblait bien lointaine à Adrian. Il n’avait jamais été un grand parleur, sauf quand les circonstances s’y plaisaient, mais le silence était d’or et pouvait en dire tellement plus de longs discours. Il la regarda se diriger vers les couloirs, les escaliers, sa silhouette se perdant à travers les lueurs des fenêtres, baigné par la lumière, avant finalement de la suivre. Adrian ne la guida même pas, la laissant faire, se diriger vers les étages, avant de finalement s’arrêter face à une porte. Elle aurait put se tromper, elle aurait dû se tromper pour qu'il puisse s'en amuser, mais il devait bien reconnaitre la capacité d'orientation et de mémoire que Queenie possédait. Peut-être avait-elle simplement observer cette porte un million de fois étant enfant. Il aurait sans doute put lui jouer un tour, avouant que ce n'était pas la bonne porte, mais le comportement de sa fiancée lui fit changer d'avis. Il la regarda se retourner pour venir poser ses mains dans son dos et bloquer l’accès à la porte. Un instant, les pensées se firent curieuses, s'interrogeant sur le manège auquel elle allait jouer, priant pour que ce ne soit pas encore un jeu enfantin, mais la question fut tout autre.  Adrian eu un léger sourire, détournant le regard pour observer les tableaux accrochés au mur. Le loisir de la faire languir était grand, de jouer avec cette question sous tout ses aspects, mais ce qu'elle proposa pas la suite ne lui plu guère. Elle le forçait à répondre pour pouvoir entrer.

Ce ne fut même pas le blocage de sa propre chambre qui rendit son regard encore plus froid, mais bien le fait qu’elle y entrerait seule. Les pensées se firent multiples, se demandant si elle ne lui bloquerait pas complètement l'accès, oubliant qu'Adrian connaissait bien mieux le manoir et la passages qui conduisait jusqu'à ses appartement. Il y rentrerait même si elle verrouillait toutes les portes, c'était une certitude. Le visage toujours autant de marbre, mais une pointe d'amusement pouvait se lire dans son regard si on y faisait suffisamment attention. Il se redressa, avant de venir en quelques pas, s’adosser au mur d’en face et de croiser les bras sur sa poitrine. Elle était joueuse, ayant cette sensation qu'elle serait capable de lui lancer un défi devant chaque pièce où ils iraient, ne serait-ce que pour en apprendre davantage sur lui. Le manoir était grand, sur ce point ils avaient tout leur temps. « Tu rentrerais dans ma chambre sans mon autorisation ? Je croyais que ce n’était pas le genre de chose que tu faisais ?  »  répondit-il, reprenant les mots qu’elle avait prononcer auparavant. Au fond il ne voulait pas qu’elle entre dans sa chambre, seule. Il n’avait pas grand-chose à cacher, mais sa chambre restait le lieu où il dormait, c’était ses appartements et il sentait qu’elle ne se gênerait pas pour lui faire des remarques à chaque objets, chaque meuble, chaque chose qu'elle trouverait intéressant. Se redressant contre le mur, se détachant un peu de ce dernier, il décroisa finalement les bras. « Tu n’es pas la première femme à entrer ici. Malheureusement pour toi.  »  finit-il par répondre, trop conscient que ce n’était pas la réponse attendue, mais elle avait malheureusement pour elle mal formuler sa question. Quand ce n’était pas sa mère pour venir le chercher, ou Arya qui entrait en trombe sans autorisation, sa réponse n’était pas un mensonge. Elle n’était pas la première.


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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Sam 22 Oct - 17:23


Bride and Prejudice

“You look like a winter night. I could sleep inside the cold of you”- Catherynne M. Valente




Il y a très, très longtemps, un alchimiste nommé Paracelse a dit : " Toutes les substances sont des poisons, il n'y en a aucune qui n’en soit pas. C'est la dose qui distingue un poison d'un remède."

Cinq cents ans plus tard, Queenie et Adrian se tiennent devant la chambre de ce dernier, se jaugeant l’un l’autre dans une vibration électrique.

Dans la salle à manger, on annonce le thé.

***

« Au final tu as plutôt bien réussit à m’avoir. Si on considère le mariage comme un échange commercial. » Si. Elle a un petit sourire fait d’irrévérence et d’audace. Il peut se montrer si suffisant quand il le veut. Elle n’épilogue pas sur le sujet, l’anecdote a ses propres vertus. Elle ne lui dit pas, par exemple, qu’elle n’aime pas « avoir » les gens, qu’elle estime qu’elle ne l’aura d’ailleurs jamais complétement. Ce n’est pas le but, ce n’est jamais le but avec qui que ce soit. Plier l'autre à ses désirs a quelque chose de plus savoureux, on ne se lasse pas ainsi et la réponse d’aujourd’hui ne sera peut-être pas celle de demain. Du reste, elle voit bien qu’il est un peu plus assuré à son égard, qu’il commence à se sentir en terrain conquis.

Le sourire se couvre de sucre pétillant.

Les apparences sont trompeuses mais ça, il le sait déjà, n'est-ce pas ?

Sa chambre n’est pas loin et elle en retrouve le chemin aisément. Le jeu reprend, différemment qu’il y a quelques minutes - la balance entre eux toujours en équilibre précaire. Il sait et cela donne une patine arrogante à ses propos. Queenie le contemple un instant sans mot dire. Il est scintillant sous les lustres du couloir, à imiter la position qu’elle affiche. Dos au mur, la présence mâtine, l’intensité silencieuse. En temps voulu, elle pense s’offrir à lui sans aucune hésitation mais tout cadeau à son prix et tout présent cache une prière. A chaque personne rencontrée, on court le risque d’un tourment particulier et ils sont tout les deux si compliqués.

« Tu rentrerais dans ma chambre sans mon autorisation ? Je croyais que ce n’était pas le genre de chose que tu faisais ? » Elle a un rire qui lui zèbre joyeusement la poitrine. « Qu’en penses tu ? » La brune est fantasque, l’humeur onduleuse et un millier de question sous la langue. « N’est-ce pas le moment de faire des choses dont on a guère l’habitude ? » Elle se fait coquette, le flirt naturel face aux bras croisés. Il dit non implicitement. Elle lui dit oui en un défi souterrain, le regard bardé de promesses de nuits aussi brûlantes que lui ne s'affiche sempiternellement glacé. Car il doit bien se rendre compte qu’aussi disciplinés soient ils, cela reste une chambre – la leur par extension future – et qu’il n'est pas bien raisonnable de s’y retrouver ensemble, en même temps.

Lorsqu'elle lui demande si elle est la première, il lui répond par une pirouette qui la fait rire à nouveau.

Tricheur.

Il lui plait encore un peu plus et elle le réprimande d’un petit froncement de nez adorable, l’aura pétillante, toute charmée par sa réponse despotique. « Malheureusement pour moi ? » A nouveau cette arrogance. Pour être parfaitement juste, il en était déjà doté avant même de comprendre qu’il ne lui était pas indifférent. C’est simplement pire maintenant. « Quand tu me tiendras dans tes bras, personne d’autre ne comptera... » Elle sonne résolue, incontestable, pleine d’une impudence qui n’est pourtant pas si absolue en réalité. Croire c’est déjà la moitié du chemin. Et elle sait s’enrubanner comme personne.

L’émeraude se pare d’ombre. « Si d’autres ont déjà visités ton sanctuaire, je suppose qu’une de plus ne changera rien. » Une infime part d’elle se demande tout de même s’il ne l’a pas réellement fait : amener une autre femme ici comme il le prétend. Le manoir des Lestrange est si grand qu’il n’est pas impossible d’y soustraire une présence autre aux yeux parentaux. Elle n’est pas d’un tempérament possessif, loin de là mais elle est vindicative et croit en l’égalité des comportements. « Il est préférable que nous ne soyons pas ensemble dans ta chambre vois-tu. On t’accuserait de vouloir me séduire. » Ce qui est amusant parce qu’elle est pratiquement certaine que c’est le contraire qui se passe. Elle bat des cils, poupée aux serments dévastateurs. « Surtout avec ce que tu gardes en trophée dans ta poche. Dis moi Adrian, tu vas essayer de me la remettre ensuite ? » L'invitation a la couleur d'une pâtisserie soyeuse en bouche, une chantilly aérienne qui fond dans la gorge. Elle s'en amuse même si elle sait bien qu'elle se promène dangereusement sur les bords des convenances imposées par leur rang.

Peu importe, Queenie se détache, corps souple et gestes de miel, et finit par ouvrir la porte pour mieux s’y engouffrer, prenant garde ensuite à la refermer dans un petit au-revoir de la main pétri d’insolence à l’égard de son bien-aimé. Il va être furieux mais elle aime le voir ainsi, et ce malgré les dangers sinueux sous la surface du calme olympien qu’il lui sert toujours.

Durant quelques secondes, elle retient sa respiration. Les voilà séparés par du bois et du laiton. Elle s’aperçoit qu’elle respire différemment en sa présence, que son corps lui semble plus réel quand il est là, que le cœur se fait la malle sous son regard. Elle se pense libérée au moins pour quelques minutes mais voilà qu’elle se tourne et contemple la chambre d’Adrian d’un regard circulaire. Les velours sont lourds aux fenêtres, l’atmosphère nacrée sentant le vieux cuir et quelque chose de particulier qui lui fait tourner les sens et l’esprit quand elle se tient trop près de lui. Elle fronce les sourcils en s’avançant au centre de la pièce, les doigts venant glisser sur le bois précieux et vernis du bas du lit. Elle n’a pas la moindre idée de ce que fait ou pense Adrian en cet instant dans le couloir. Furieux ou déçu ? Amusé ou contrit ? Nerveux ou indifférent ?  Va-t-il seulement la rejoindre ou attendre dans le couloir comme elle le lui a suggéré à demi-mots ? « Adrian ? Tu es encore là ? » La voix résonne onctueuse. Queenie trépigne un peu. C’est étrange de se trouver ici et en vérité, elle a beau être impétueuse, elle ne sait pas vraiment encore par où commencer.

(Ils ont tendance l’un et l’autre à commencer par la fin. Le début est au milieu et rien n’a vraiment de sens.

Elle l’a su dès qu’elle l’a vu, à peine haute comme trois pommes.)

« Tu penses que j’aurai ma place ici ? » Un doute, léger et versatile étincèle sur son front. Il est chez lui ici, il connait le moindre bruit du parquet sous ses pieds, le moindre recoin entre ses murs. C’est à elle de s’adapter et une fois de plus, le déséquilibre la prend à la gorge.

La chambre lui semble étrangère et elle remonte ses mains sur ses bras comme si elle avait subitement froid. Tout ceci lui semble tout à coup fort réel, loin des jeux et loin de la désinvolture qu'elle affiche dans sa fougueuse exaltation.
 Avant de converger vers le bureaux ou les éventuelles décorations qui sont propre à son fiancé, elle va s’asseoir en bout de lit, sage et élégante. « Tu me conseillerais de regarder quoi en premier ? »

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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Lun 24 Oct - 10:45

Pride and Préjudice
Adrian Lestrange & Queenie Nott
L’arrogance et l’insolence semblait avoir toujours fait partis d’eux. On pouvait bien le dire au fond, que les membres des familles de sang-purs étaient doté de ses traits de caractères, là où beaucoup affirmait que c’était parce qu’ils se pensaient meilleur que les autres. Meilleurs, plus puissants, des vérités qui prenaient place dans l’esprit du jeune Adrian, qui lui semblait totalement logique, mais qui pour beaucoup était encore que des défauts dont certains auraient dû se passer. Pourtant, une chose était certaine, c’était qu’Adrian comme Queenie avaient ce trait de caractère en commun et tout deux l’utilisaient comme un jeu. Un jeu dont le jeune Lestrange commençait doucement à prendre sa victoire, encore plus savoureusement maintenant qu’il était sûr de ses suppositions, maintenant qu’il savait que l’intérêt que lui portait la jeune femme n’était pas dû uniquement à des liens familiaux. Il avait toujours aimé plaire, séduire, sans jamais réellement faire attention à ceux que son charme piégeait. Et elle était pourtant différente simplement parce qu’une bague les unissait, parce qu’à terme la porte contre laquelle elle se tenait serait un jour la sienne. Sans cela surement qu’Adrian n’aurait jamais porté le regard sur Queenie comme il le portait actuellement, les bras croisés en l’écoutant lui soumettre des propositions, des questions et de l’honnête pour pouvoir entrer dans sa propre chambre. Elle qui semblait avoir tant désiré en arriver là depuis qu’elle était petite semblait savourer cet instant. Comme Queenie l’avait demandé à son père, le mariage avait permis qu’un jour il soit à elle et qu’elle soit à lui. Il aurait dû fermer sa chambre à clef, elle n’aurait jamais été dans cette position, aussi sûre d’elle, aussi séduisante à son égard, alors qu’il gardait les bras croisés sur sa poitrine, la questionnant sur ses réelles intentions. Ne pas rentrer sans autorisation, par respect par courtoisie, alors que tout deux savaient que ce n’était qu’une question de mois avant que cette pièce ne soit également celle de Queenie. Adrian ne répondit pas à la question, observant simplement son comportement, le rire qu’elle avait laissé échapper à sa remarque, le sourire qu’elle lui offrait, comme si la confiance débordait de la jeune femme, déjà certaine de ce qu’elle allait faire par la suite. Adrian ne doutait pas que peu importe la réponse qu’il lui donnerait, elle trouverait un moyen de rentrer sans lui. Était-ce vraiment un crime que de se retrouver tout deux dans une chambre ? Il ne faisait que lui faire visiter après tout, rien de plus et les gens pouvaient bien imaginer des choses, surtout avec ce qu’il avait dans la poche, ce n’était sans doute pas le plus important.  Pas pour lui.

Il s’amusa dans sa réponse, sans réellement lui donner une réponse totalement fausse ni totalement vraie, affirmant que d’autres femmes y étaient entrées. Elle n’était pas la première, un fait qui serait difficile à changer. Adrian observa son froncement de nez, cette répétition qui sonna à nouveau dans sa bouche et écouta cette promesse à demi-mot. Un léger sourire arqua son visage, une réplique sanglante prête à venir dans sa bouche. Personne d’autre ne compterait quand il la tiendrait dans ses bras, promesse que seule elle pouvait confirmée ou non. Cela ne dépendrait que d’elle. Mais comme il l’avait pensé, elle avait déjà prévu sa pirouette pour entrer, sans qu’il ne vienne, ses mots sonnèrent vrais, une autre personne ne changerait rien au fait que d’autres avaient déjà visiter sa chambre. Adrian se redressa, toujours aussi silencieux, le visage redevenu ce qu’il était, alors qu’il l’écouta l’informer que ce ne serait pas de bon augure de les voir ensemble dans ce genre de lieux, mais si c’était quelque chose dont il n’avait que faire – après tout c’était sa chambre – ce fut la suite qui le laissa sans voix. « Dis moi Adrian, tu vas essayer de me la remettre ensuite ? » Le visage froid se figea, les yeux suivant pourtant les gestes qu’elle fit pour entrer dans sa chambre, refermant la porte derrière lui, alors qu’à cet instant cette proposition sonne étrangement à ses oreilles. La porte se ferma, le silence s’installa à nouveau dans ce couloir où aucune âme ne semblait vouloir les déranger, où les tableaux eux-mêmes restaient silencieux face à ce que Queenie venait de proposer à Adrian. Il aurait souri surement, dans d’autres circonstances, mais l’insolence, l’arrogance prononcé dans cette simple phrase, l’agace tout autant qu’elle le séduit. Etrangement d’ailleurs, elle était surement la seule capable de prendre une part de sa victoire pour en bénéficier aussi. Queenie l’avait déjà fait autrefois, elle avait repris le contrôle de la conversation, habillement, sans crier gare. Et c’était là toute la beauté du geste. Il l’entendit à travers la porte, venant poser sa main sur la poigné pour ouvrir à son tour et entrer dans sa chambre. « Je ne suis jamais bien loin.  »  répondit-il simplement, jetant un coup d’œil à la jeune femme qui observait les lieux attentivement.

Elle n’avait touché à rien pour le moment, comme si une présence dans la pièce l’en avait empêché. Au centre de la chambre se trouvait un lit double, dont les ornements en bois semblaient très anciens. De part et d’autre deux petites tables de nuits, remplis pour l’une d’entre elle de livres et de parchemins, semblaient être fait dans le même bois noble que les entours du lit. Dans un coin de la pièce, se trouvait un bureau, simple, dans un style d’architecture très simple et délicats, quelques tiroirs dont l’un comportait une serrure, et des placards. Le dessus était recouvert d’une pile de livres, mais étrangement bien rangé malgré les quelques morceaux de parchemins que l’on pouvait y voir, les plumes qui se tenaient parfaitement droites sur le bois, le pot d’encre parfaitement fermé, un léger coffre fermé également et quelques objets de décorations sans importance qui semblait avoir appartenus à quelqu’un d’autre. Dans un autre angle, une bibliothèque se tenait fière, remplis de livres autant sur l’histoire du monde magique, que sur les lois qui la forgeaient. On pouvait discerner une porte double sur l’un des côtés du mur, donnant sur un dressing avant que l’enfilade ne continue sur une salle de bain. Il n’y avait en soit rien de très personnel dans cette chambre si on y regardait d’un premier œil, mais sans doute qu’Adrian était soit suffisamment paranoïaque pour cacher ses secrets, soit bien trop habile. Il entendit la question de Queenie. Aurait-elle sa place ici ? Le regard d’Adrian se releva, observant les rideaux sombres qui pendaient aux deux fenêtres. « Tu devras la trouver, d’une certaine manière. Mais certains couples font chambre à part, si celle-ci ne te convient pas d’autres seront à ta disposition. »  répondit-il tout simplement. Maintenant qu’elle se trouvait dans cette pièce, Adrian avait cette sensation étrange. Arya et sa mère étaient déjà venus ici, mais y amener quelqu’un d’autres qui n’était pas des personnes aussi proches que pouvaient l’être Celiano ou Keylian, lui semblait bizarre. Il ne lui avait pas mentis, mais maintenant qu’elle se trouvait dans cet endroit, le jeune Lestrange n’était pas certain d’avoir envie de la voir trainer ici. Comme si voir Queenie se tenir les bras, s’asseoir sur le lit avec une certaine grâce rendait tout ceci beaucoup plus réel qu’auparavant. Que les jeux avaient cessé un instant. Les regards se croisèrent et la question fut posé. Il se doutait qu’elle fouinerait. Que voir en premier ? Adrian se dirigea vers son bureau, s’installant sur la chaise. « Libre à toi de choisir. Mais tu peux jeter un coup d’œil dans le dressing, si tu le souhaites. Arya m’a toujours dit que j’avais mauvais goût. »  fit-il tout simplement, la laissant voir ce qu’elle voulait, aller où bon lui semblait, comme une future maitresse des lieux qui devaient apprendre les bruits que faisaient le parquet à chaque pas, les objets qui trônaient sur les meubles et les meubles en eux-mêmes qui semblaient ne pas avoir encore dévoilé tout leur mystère.



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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Sam 29 Oct - 10:53


Bride and Prejudice

“You look like a winter night. I could sleep inside the cold of you”- Catherynne M. Valente




« Je ne suis jamais bien loin. » La promesse a des relents d’infinis apocalyptiques. Le sérieux étreint l’ironie et tout deux tanguent d’un mouvement à un autre, d’une expression à une autre. Elle perçoit le son que fait la poignée quand elle tourne. L’éclipse ne tarde pas à apparaitre, un peu d'obscure clarté dans sa mise.

Elle le sait un peu nerveux - c'est sa chambre après tout - comme ce sucre glace que l’on pose délicatement parfois sur certaines pâtisseries - juste de quoi le rendre plus attrayant encore à ses yeux. A nouveau, elle sent son cœur tambouriner aux portes de son souffle et elle inspire silencieusement, prête à ne pas se laisser submerger. La tête froide et le cœur chaud ne font pas bon ménage alors il vaut mieux inverser les températures croit elle sans mesurer qu’on ne peut jamais le faire sans s’y perdre un peu.

Lorsqu’il lui parle de faire chambre à part, Queenie cille. Elle apprécie l’offre parce qu’elle y a pensé, parce que cette chambre lui est sienne et que toute intrusive soit-elle, elle aime l’idée qu’ils puissent se ressourcer en paix l’un de l’autre. Ils ne sont que champs de bataille souterrains, les épées en forme de sourires, les combats en joutes singulières. Les victoires et les défaites lui semblent presque secondaire tant l’attrait est fécond.
Un instant, l’émeraude caresse l’azur. Est-il sûr de ne pas être légilimens ? Un doute se fige et lui met du plomb dans l’estomac. Il ne lui aurait pas menti. Oui ? Non ? Elle sait généralement quand quelqu’un le fait mais Adrian sait si bien brouiller les cartes qu’elle ne parvient guère à distinguer le vrai du faux, l’invitation de la parade et la simple curiosité d'une potentielle séduction. « Mmmm. J’y penserai. » Elle envisage la chose parce qu’il est trop prêt et qu’il lui embrouille l’esprit et les sens et que c’est charmant sur le papier, ça fait rêver les âmes bucoliques et les poètes mais qu’à vivre, c’est bien plus effrayant.

Un peu de préoccupation toute autre sillonne son visage. Elle affecte un sérieux démenti par l’irrépressible tremblement des lèvres.

(C’est qu’il est venu dans la chambre au lieu de rester sur le palier voyez vous et c’est terrible quand on y pense.)

Il lui faudrait des alohomoras d’un autre temps pour éclairer les recoins obscurs de leur relation mais à quoi bon ? L’inconnu a un goût de vertige et elle se laisse happer par la présence pétrie d’ombres immenses de son fiancée. Il suffit d’un mot, d’un coup, d’un pas là où elle croit que le vide va apparaitre, et le silence se fait bruit, le sol se fait compact et l’obscurité enveloppe dans sa nappe épaisse de réconfort étrange. « Je peux m’adapter mais cette chambre te ressemble un peu trop. Il faut que je fouine pour trouver où tu y es. » Les messages passent sur une langue piquante et hérissée d’épines, assez pour brouiller la communication, se détourner, barricader un semblant de vulnérabilité. Mais chaque fois que son regard tombe sur lui et tout reprend - c’est cet éclat particulier dans le fond des prunelles, l’étincelle de défi qui ressurgit et vient l’embraser.

Elle obéit, mesquine, et un sourire en coin juste pour lui : elle commence par le dressing. Quelle idée de la faire commencer par ce qu’il porte sur la peau à longueur de journée et de nuit. Adrian cultive le mystère comme d’autre des plantes. Elle passe ses doigts sur les tissus onéreux, dont la simplicité est trompeuse. Les tons sont anthracites, des camaïeux passe-partout qui laisse aux coins des yeux des impressions fugitives. « Tu te donnes tant de mal pour passer inaperçu… » Elle en rit un peu avant de le regarder. « Tu as conscience que ça ne fonctionne pas ? » Les joues se parent de gourmandise, celle des rumeurs qu’ils laisseront sans doute quand ils entreront ensemble en société. Les astres ont du se réaligner quelque part, redonner un nouveau brillant aux constellations quand on a scellé leurs liens sur des bouts de papiers ancestraux. « Ton armoire ne suffira pas à mes vêtements, surtout que certains mordent. » La myriade de possibilités s’infiltre dans l’esprit de la jeune femme. Adrian l’ancre dans une réalité sinueuse, faite d’horreurs et de merveilles. Elle peut lui donner une patine émeraude, nappée de strass et de tout ce qu’il refuse malgré son nom.

L’équilibre se trouve quelque part au milieu de cette nervosité, dans une dynamique léchée aux promesses de ce qu’ils peuvent s’apporter.

Elle revient vers lui, la silhouette serpentine, les doigts venant se nouer à son dos. Ô comme il lui plait ainsi, un peu de prudence délicieuse au bord des lèvres. Elle irait bien s’en saisir à l’aide des siennes, mais elle s’y refuse obstinément. « Le bureau maintenant ? Vais-je trouver des missives compromettantes ? » Ce dernier est large, d’un style ancien, le bois épais, les motifs élégants. Elle prend une plume qu’elle fait tourner et vient s’en chatouiller le museau avant de le redéposer dans son socle, puis feuillette sans vraiment y prêter garde un livre. Queenie se fait délibérément intrusive dans son espace. Elle rajuste une mèche derrière son oreille en voyant sa propre lettre sous un des petits livres en cuir qui trône sur un coin. Elle était furieuse quand elle l’a rédigé. « J’aime beaucoup écrire des lettres mais la plupart des gens préfèrent emprunter les cheminées pour se parler. C’est bonne chose que tu ne l’aies pas fait sur le moment.» Il est assis, le corps sérieux, le regard scrutateur et elle lui lance un sourire sage avant de poser un genoux sur le sien, se glissant à dessein contre lui afin de tirer sur un des tiroirs les plus éloignés. Elle aurait pu le contourner, passer de l’autre côté mais puisqu’il la fait un peu souffrir de par sa présence, elle peut bien en faire autant. « Fermé. » Dit-elle sans le quitter du regard, la main venant sur son épaule pour un point d'équilibre précaire. « Les premiers secrets. » Elle se mord la lèvre et teste les eaux troubles. « Je savais bien que tu étais quelque part dans tout ça... tu ouvres ? » Elle égare son souffle quelque part dans sa demande.

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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Dim 30 Oct - 17:32

Pride and Préjudice
Adrian Lestrange & Queenie Nott
Etrange sensation, alors qu’Adrian observait la jeune femme dans sa chambre. Il ne lui avait pas mentis en disant qu’elle n’était pas la première, mais la voir ainsi observer la moindre chose, donne des allures étranges à la pièce. Comme si elle s’y fondait, tout en dénotant parfaitement avec le décor, cherchant à y trouver sa place et rendant leur fiançailles encore plus réelle qu’elles ne l’étaient déjà. Le jeu avait eu un certain goût de la pousser pour chercher à savoir qui elle était vraiment, mais tout deux dans cette pièce, il semblait prendre une teinte différente. C’était sa chambre et comme elle le lui avait soufflé, les gens s’imagineraient surement des choses à les savoir tout deux ici à cet instant. Mais ce n'était qu’une pièce, un endroit où il dormait et si les nombreuses serrures aux tiroirs et au placard, laissait présumait que le jeune homme avait ses propres secrets, la pièce en elle-même n’était rien d’autre que quatre murs de pierre. C’était son antre, il en connaissait le moindre recoin, et elle avait bien changé au fil des années. Sans doute que si Queenie y était entré quand ils étaient tous deux enfants, la pièce n’aurait pas eu la même allure, tandis qu’aujourd’hui elle était devenue identique à son maitre. Froide, mystérieuse, calme et parfaitement rangé. Il ne faisait pas le ménage, mais tout était parfaitement mis en place pour qu’aucune chose ne soit désordonné. Peut-être que lorsqu’ils seraient mariés, tout deux ne dormiraient même pas dans cette chambre, qu’elle prendrait possession de l’une des autres chambres pour en faire son domaine, ne se revoyant que pour les repas ou pour faire ce que leur fiançailles leur incubait de faire. La proposition sembla quelques peu surprendre la jeune femme, affirmant dans un semblant de réflexion qu’elle y réfléchirait, Adrian observant les yeux émeraudes qui se posèrent un instant sur lui.  Le visage du jeune homme suivait des yeux le comportement de la jeune femme, sentant presque cette même gêne qui l’avait saisi en entrant à la suite de Queenie. Cette sensation de vrai, cette chambre qu’ils pourraient partager ou non, mais qui semblait être pour la jeune femme remplis de secret. Elle pourrait s’y adapter même si la chambre lui ressemblait. Il esquissa un léger sourire amusé. « Ce sera comme faire des recherches sur un objet ancien pour en découvrir tout les mystères. Mais espérons que tu auras plus de chance qu’avec le parapluie.  »  répondit-il. Adrian adorait cultiver le mystère qu’il savait montrer aux autres, ce visage froid et sans émotions, cette allure de glace, mais Queenie avait de la ressource, réussissant à se faufiler dans les fissures pour observe attentivement chaque petit détail.

L’amusement donnait à l’ambiance un peu plus de chaleur alors qu’il la voyait se diriger comme il l’avait proposé vers le dressing. Le regard d’Adrian ne la quitta pas des yeux, observant ses mains sur ses vêtements, voir les habits qu’il mettait, des habits neutres et avec très peu de couleur. Un petit rire émana de Queenie, Adrian s’interrogeant sur ce qui l’amusait tant, alors que la réplique ne tardant pas à suivre. Il ne passait pas inaperçu ? Pourtant même si on pouvait sentir sa présence, il était si difficile de savoir exactement qui il était. Mais sans doute parlait-elle de son propre ressentis, de l’enfant qu’elle avait été autrefois qui déjà voulait acheter le jeune homme pour elle toute seule. Et puis les vêtements n’étaient que des secondes peaux qu’on mettait, il n’en avait pas besoin d’en avoir énormément, simplement de qualité, à la différence de Queenie qui semblait déjà prendre possession de ce dressing pour leur avenir commun. Un léger rire émana d’Adrian, ne relevant pas le fait que des vêtements pouvaient mordre, quelques peu curieux de savoir quel genre de choses il y a trouvé s’il devait à son tour y jeter un coup d’œil. Mais ses pensées, amenèrent son regard à se poser sur les fenêtres de la pièce, grandes et qui laissaient entrer la lumière. « Tu seras la maitresse de maison, si tu veux casser un ou deux murs pour y mettre tes vêtements, libre à toi. » répondit-il d’un ton très neutre. Elle pourrait tout parfaitement redécorer, tout ce qui leur appartiendraient un jour ou l’autre, changer les rideaux, tant qu’elle ne lui mettait pas un affreux rose ou un jaune immonde. Queenie serait libre de le faire, ce ne serait probablement pas Adrian qui la contredirait, des histoires qui pour lui, passait au-dessus de son esprit. Il la sentit à ses côtés, alors que ses yeux quittaient la lumière pour revenir à elle, toute proche. La curiosité se faisait sentir dans les mots de la jeune femme, mais il n’eut clairement pas le temps de répondre, qu’il constata les yeux posés sur la lettre qu’elle lui avait écrite. La plume dans sa main, le jeu des doigts parcourant cette dernière, la posant sur son cou, avant de lui avouer qu’elle aimait bien écrire des lettres. Au fond, il n’avait probablement pas autant fauté que cela en lui envoyant sa bague par hibou. Et dans les mots, il avait cette sensation que sans, aucune d’entre eux ne seraient ici dans cette pièce. « Les conversations se perdent, les lettres restent éternelles. » répondit Adrian, sans réellement de conviction, comme une maxime qu’on aurait trop souvent entendus.

Il s’imagina un instant la conversation qu’aurait put avoir lieu s’il n’avait pas utilisé un moyen aussi peu conventionnel pour lui donner sa bague. Sans doute que leur mot aurait été beaucoup plus doux, plus soutenus au lieu de simplement rentrer dans une forme de jeu. Ses pensées se perdirent en sentant le genou de Queenie sur le sien, la voyant se rapprocher alors qu’il ne vrillait pas une seule seconde face à ce nouveau contact. Il la laissa observer, avant d’entendre le bruit d’un tiroir qu’on cherche à ouvrir. Fermé. Pour une bonne raison. Les regards se croisèrent à nouveau, Adrian sentant la main de Queenie sur son épaule, les lèvres mordillées alors qu’elle lui demanda finalement d’ouvrir le tiroir. Ses yeux continuèrent de fixer la jeune femme, sans y répondre, laissant le silence s’installer. « Il n’est pas toujours bon de tout savoir, tu sais. » dit-il, la froideur venant se saisir de sa voix. Il n’était pourtant pas le dernier à toujours vouloir savoir, à chercher dans les mensonges qu’on lui donnait, la vérité. Le regard se posa une nouvelle fois sur Queenie. Il aurait pu en rester là, la pousser doucement et la mettre sur une autre voie, simplement, mais l’ambiance avait une senteur bizarre à ce moment, tout ceux qui auraient pu les voir l’aurait perçu. Adrian glissa sa main dans sa poche, pour récupérer sa baguette magique, avant d’un geste ouvrir le tiroir. Il ne prononça aucune formule, n’utilisant pas de fermeture magique classique pour ce genre de chose. « Ouvre si tu le souhaites, mais parfois il vaut mieux laisser le temps nous permettre de nous glisser dans le secret des autres. » Elle pouvait l’ouvrir, il savait ce qu’elle y trouverait, mais les plus profonds secrets du jeune homme ne se cacheraient surement jamais dans un tiroir.

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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Dim 30 Oct - 19:08


Bride and Prejudice

“You look like a winter night. I could sleep inside the cold of you”- Catherynne M. Valente




« Ce sera comme faire des recherches sur un objet ancien pour en découvrir tous les mystères. Mais espérons que tu auras plus de chance qu’avec le parapluie.  » Elle hoquète sous le coup porté et le brûle d’un regard peu amène. L’émeraude accroche le givre et une moue se dessine, promesse de vengeance à venir et d’exaspération singulière. Voilà qu’il décochait une flèche au moment même où elle rêvassait de lui en plein jour. L’insolence n’a donc pas de limites ? « Tu n’as pas le droit d’utiliser cette histoire de parapluie. » Elle lève légèrement son menton, un brin de courroux sur l’églantine des lèvres puis détache à dessein chaque syllabe pour qu’il comprenne. « Je te l’interdis. » Comme si on pouvait interdire quoi que ce soit à Adrian Lestrange. Elle lui offre un sourire aguicheur teinté d'impudence, un peu de soleil sur la glace en guise de légèreté finale.

Comme une mèche à laquelle on aurait mis le feu, le crépitement rauque de son rire la serre de très près entre les rayons d’un soleil d’automne qui filtre par les fenêtres, prémices des caresses dont il ne l’accable pas encore. A nouveau, le son la décontenance et lui creuse le bas ventre et l’humeur. « Il n’y a bien que toi pour parler de casser des murs. Le manoir est ancien et possède sa propre volonté tu sais. Tu vas finir par très mal dormir cette nuit si tu continues à parler de cette merveilleuse demeure de cette façon et en sa présence. » Son attrait pour l’antique et la magie lui vient de son père. C’est un art et comme tout art le plaisir réside dans l’œil de celui qui le contemple. « J’espère que ce sera le cas. » Ajoute-t ’elle, perfide, un peu de défi mâtin le long de ses cils fardés.

Il lui semble que dorénavant, il flirte un peu. A son insu. Sans même s’en rendre compte vraiment. Elle savait que les choses seraient différentes dans sa chambre, qu’elle bénéficierait de ne le partager avec personne. Ici, elle entend mieux le bruit lointain des volcans sous la banquise. Elle peut l’entendre rire, s’inquiéter et reprendre sa forme originale d’iceberg sans qu’il n’ait à se préoccuper de garder le contrôle – pas complétement en tout cas.
Elle se dit, dans un romantisme outrancier à faire pâlir Freyja, qu’elle ne serait même pas contre l’idée de s’échouer contre ses falaises glacées s’il reste toujours ainsi.

(Le cliquetis est implacable et rien ne s’ouvre.)

« Il n’est pas toujours bon de tout savoir, tu sais. » Le soleil lui forme une couronne scintillante et il penche son visage. Aussi attirant que repoussant en cette terrible seconde. Car Queenie cille dans une inquiétante lenteur sous le ton qu’il emploie. Les doigts desserrent l’étreinte fugitive sur l’épaule. De prêt, ils brulent un peu trop ensemble et elle se recule légèrement pour mieux épouser le bureau derrière elle. Elle ne le quitte pas du regard, un millier de pensées tournoyant dans son esprit vivace.  Elle a les lèvres chaudes sous la colère qui monte lentement. C’est comme s’il l’avait coupé dans son élan, comme s’il lui avait dit qu’à partir de là le terrain était trop glissant pour elle. Il a les yeux brillants d’obscurité et elle se sent prise d’un vertige sombre qui réside en une simple constatation : si elle le laisse lui dire non maintenant, si elle le laisse l’écarter ainsi de ce qu’il est réellement, que le laissera-t-elle faire par la suite ?

Tout, tout, absolument tout.

Elle n'est pas prête et il en est hors de question. Alors, elle se fait rouge. « Me prends tu pour une chandelle, Amour ? » Il ouvre oui ou non ? C’est l’autre question sous-jacente. « Penses tu que je vais me consumer sous tes flammes ? »

Il ne dit pas non. Il fait pire : il lui laisse le choix.

Elle sait ce qui est arrivé à Pandore, à l’épouse de Barbe Bleue ou à Psyché. Toute sacrifiée sous l’autel d’une curiosité primitive. Et alors ? Elle penche son visage, suit du regard le mouvement de la baguette. Un son emplit la pièce, discret et plein d’un mystère irrésistible. Dans un sourire décadent, elle vient ouvrir le tiroir sans même hésiter une seule seconde. « Je te l’ai déjà dit. C’est toi qui va fondre. » Elle le contourne finalement avant de ramener une mèche derrière l’oreille et de sortir les quelques documents sagement rangés.
Le silence est à présent complet si ce n’est ce parquet qui parfois grince.

Le carnet l’accapare en premier, elle en respire le cuir avant de l’ouvrir. Il est vide et elle ne voit guère ce qui mérite d’être fermé par un sortilège inaudible. Sans doute un autre sortilège doit être nécessaire pour que l’écriture apparaisse. Elle s’apprête à tendre sa main vers son fiancé afin de lui emprunter sa baguette mais le geste se fige et elle pose le carnet pour mieux observer les articles de journaux savamment découpés. Elle remarque le nom : De Clermont et si elle ne prend pas la peine de tout lire en détail, elle remarque rapidement les mots de meurtre et les dessins d’arbre généalogique. Un instant elle fronce les sourcils puis jette un coup d’œil vers le visage adoré. « Adrian… est-ce que par hasard, tu serais un serial-killer ? » C’est la première fois qu’il l’effraye un peu mais elle n’est pas femme à reculer et s’éloigne pour mieux étaler les documents sur le lit. « Je n’ai aucune envie de t’aider à enterrer des corps, mes mains sont trop douces pour ce type de labeur. » Elle ne le regarde plus pourtant, malgré la mondanité naturelle dans sa voix. Elle est trop occupée à détailler l’arbre généalogique qui s’affiche sous ses yeux. « Dans quoi diable es tu allé te fourrer ? Et père qui me croit fantasque... » Elle se glisse dans un mouvement diaphane au sol, genoux sur le tapis. Ainsi, elle est a meilleure hauteur. « Tu as essayé Révelio sur le carnet je présume…Tu sais, tu auras plus de chance avec le cuir du journal qu'avec le papier à l'intérieur. » Les fesses viennent sur les talons et elle le regarde enfin. Les secondes s'étirent puis elle se décide. « Je t’écoute. Et par pitié, réponds à ma première question. Je ne suis ni legilimens comme Arya, ni occlumens comme tu l'es, » Oh Dieu, s'il est réellement un serial-killer, la particularité a du lui sauver la mise plus d'une fois. Elle ouvre la bouche puis la referme, puis reprend, décontenancée. « mais je... je saurai si tu me dis la vérité ou pas. » Elle y met toute la conviction et l'arrogance dont elle est capable. Ce qui en soi est tout à fait énorme.

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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Dim 30 Oct - 22:32

Pride and Préjudice
Adrian Lestrange & Queenie Nott
Les mots étaient puissants, alors qu’en usant d’un de leur souvenir commun, Adrian essayait sans doute de faire valser cette gêne qu’il ressentait depuis qu’il avait passé la porte de sa propre chambre. Et voir la jeune femme, surprise par une telle remarque, le regard furieux prêt à nouveau sur le champ, ne pouvait que lui plaire. Passe d’un état d’âme à un autre, la voir sortir les griffes, en lui ordonnant de ne jamais reparler de cette histoire, lui soumettant un interdit, l’amusait grandement. « Tu me l’interdit ? » répéta-t-il, comme pour être certain d’avoir bien compris, alors que son ton se faisait beaucoup plus moqueur sur cette proposition, la voyant relever le menton avec une certaine fierté avant de lui offrir un sourire. On ne lui interdisait rien, même ses parents le laissaient souvent faire, surement parce qu’il était rare qu’il demande quelque chose, mais il continuerait à parler de cette histoire longtemps, qu’elle le veuille ou non. En soit si la journée avait été à cette époque un fiasco, Adrian n’avait clairement pas perdu son temps, alors il fallait voir le bon côté des choses. Assit sur sa chaise, son regard ne quittait pas Queenie, pas une seule seconde, répondant simplement à ce qu’elle lui disait, la chaleur prenant parfois des apparences glaciales, quand elle lui expliquait simplement que le manoir Lestrange avait le pouvoir de l’empêcher de dormir. Comme il le lui avait dit, il connaissait les secrets de la maison qui l’avait vu grandir et en parlant de casser des murs, c’était sans plus comme une métaphore que comme une réelle proposition. Il l’écouta parler, sans réellement y faire attention, quelque peu agacé de se voir presque sermonné par sa fiancée, alors que finalement son air se fit plus désinvolte. La voir là dans sa chambre avait sans doute quelque peu changé la donne, changer le ton qu’il prenait avec elle, sans même s’en rendre compte, l’atmosphère y était surement pour quelque chose, les regards se posant à la suite de l’autre, les sourires et les rires semblant plus nombreux, comme si l’apprivoisement des deux jeunes se faisaient quelques peu.

Mais elle voulait savoir, elle voulait connaitre les secrets du jeune homme, ceux qu’il gardait sous clef. Ce n’était pas non plus des choses très importantes, des choses que lui seul pouvait réellement comprendre, ses pensées étaient sans doute ce qu’il gardait le plus secret. Mais Adrian commençait à comprendre qu’elle avait une certaine curiosité et que contrairement à d’autres, elle n’hésitait tout simplement pas à poser les questions dérangeantes. C’était un fait qui lui plaisait vraiment, alors qu’il sentait finalement la main de Queenie se détacher de son épaule, son regard braqué sur lui, comme si elle ne pouvait pas croire qu’il allait dire non. S’il disait non, est-ce qu’elle irait jusqu’à s’énerver ? Essayer de forcer le tiroir ? Ou simplement lui susurré que bientôt ni l’un ni l’autre n’aurait de secret pour l’autre ? Un flot de possibilité. Un geste simple, alors qu’il l’entendait repartir dans ses questions, prête à ne rien lâcher, et le tiroir était déverrouiller. Un instant, lui laissant le choix de regarde ou non, il l’avertit que chaque chose viendrait avec le temps, mais elle n’avait pas de patience, le contournant pour venir ouvrir le tiroir. Adrian se redressa sur sa chaise, pivotant légèrement pour venir voir le comportement de la jeune femme. Elle avait ouvert, observant d’abord le carnet aux feuilles blanches, un carnet qu’Adrian gardait précieusement, emplis de notes en tout genre concernant principalement la magie noire, mais qu’il était seul à pouvoir lire. Il pouvait la voir sentir le cuir, observer les pages blanches, sans doute que jamais elle ne saurait ce qu’il y avait à l’intérieur. Adrian remarqua le geste, puis le regard posé sur les coupures de journaux, avant de finalement voir traverser dans le regard de Queenie une illusion de peur quand elle lui demanda s’il n’était pas un serial-killer. Un sourire s’invita sur le visage d’Adrian, un sourire qui ne prévoyait jamais rien de bon.

Il la laissa prendre les documents et les étaler sur le lit, la voyant lire ce qui était écrit, essayer de comprendre en s’asseyant à genoux près des draps pour mieux y voir. Les remarques fusèrent qui ressemblaient à des questions détournées ou des réflexions dites à voix hautes. Elle était intriguée, réellement, prête à percer le mystère sur lequel Adrian planchait depuis un moment, mais qui lentement prenait sens. L’idée qu’elle tente un Revelio sur le carnet, le fit se redresser dans son fauteuil, ne pensant pas que cela révèlerait réellement le contenu. Il ne prononça pas un mot, avant de la voir s’asseoir convenablement les fesses sur les pieds et qu’elle se tourne vers lui pour lui demander des explications. Il pouvait être autant admiré par sa fascination pour les mystères que légèrement inquiet de la voir entrer dans des secrets si longtemps gardé. Ce n’était pas pour rien qu’il l’avait laissé ouvrir si elle le souhaitait, mais il ne s’était pas attendu à cela. « Je ne suis pas un serial-killer. »  répondit-il avec un calme et une sérénité à toute épreuve. Il se leva finalement de sa chaise, venant se poster au-dessus d’elle, observant la manière dont elle avait exposé les papiers. Elle était maline, elle avait compris vite les liens qui se faisaient, même s’il pouvait émettre l’hypothèse d’une bonne chance. « C’est une vieille histoire qui m’a intrigué l’année dernière. J’ai fait quelques recherches. »  fit-il en montrant finalement l’article qui parlait du meurtre de Dracmell, mais avec un nom qui revenait souvent celui de Selena Sayre. Le jeune homme regarda le reste, avant de se pencher finalement, restant au-dessus de Queenie, pour récupérer ses papiers, prenant bien soin de les trier correctement. « Pour le reste, comme je te l’ai dit, tu l’apprendras le temps voulu. » affirma-t-il, avant de se diriger vers le bureau pour y ranger les papiers. Il lui avait ouvert une brèche, mais sans doute était-ce encore trop tôt pour tout lui raconter, au moins avait-il pu voir qu’il pouvait lui faire confiance. Il resta un instant à regarder son carnet, avant de se retourner pour faire face à sa fiancée. « Il y a-t-il autre chose que tu voulais voir ou ta curiosité est-elle satisfaite ? » demanda-t-il, ne se rendant surement pas compte qu’il n’avait guère donné satisfaction à la curiosité de Queenie.


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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Mar 1 Nov - 11:20


Bride and Prejudice

“You look like a winter night. I could sleep inside the cold of you”- Catherynne M. Valente




Elle a un début de sourire émerveillée.

La réponse ne la surprend pas, elle s’en doute tout de même qu'il n'en est pas un - de serial killer, mais c’est la façon dont il le dit – comme s’il était empereur ou quelque déité de temps oubliés et que sa parole était loi qui la fait fondre. Il doit mentir de manière exceptionnelle et elle plisse légèrement son regard rieur, un peu de méfiance tapinée dans son sourire. « Vraiment ? » Un rire lui échappe. « C’est heureux alors, personne n’y résisterai j’en ai bien peur. » Elle lève légèrement son visage tandis qu’il s’approche et, à la manière d’un héliotrope pris dans les filets d’un soleil étincelant, ne le quitte guère des yeux. « Je surveillerai quand même mes arrières. Par précaution. » De la malice plein les iris et l’arc des sourcils qui s’arrondit un instant avant de suivre le mouvement et de reporter son attention sur les documents épars sur le lit. « Mmmm on sait tous qu’il en faut un peu plus pour t’intriguer, Adrian. Il y a forcément autre chose. » Une vieille histoire… il en dit trop et pas assez. Il dit et elle a conscience que c’est déjà là une rareté notable, qu’il ne se ferme pas à elle complétement, qu’un peu de lumière se perçoit sous les quelques brèches de sa haute tour imprenable.

Queenie se mord la lèvre, pensive. Chaque chose en son temps. Elle est impatiente de nature mais elle a dans l’idée qu’Adrian est un autre type de course, qu’il demande endurance et clairvoyance.

Bien sa veine tout ça.

Elle le couve d’un œil résigné bien que prédateur. Elle se fait violence. « En temps voulu alors… » Le soupir se fait dramatique et parfaitement audible. C'est qu'elle a de la frustration plein la langue et se lève, souple et rapide, tandis qu’il range dans son précieux tiroir le carnet et ses autres papiers. L’espièglerie ne tarde pas à refaire surface pourtant. Elle vient à lui pour mieux poser son menton sur son épaule à la manière d’un chat qui n’a pas encore totalement dit son dernier mot. « Penses y, le temps voulu pourrait être maintenant, non ? » Fait elle enjôleuse. Elle se met à rire en percevant ce qu’il pense de tout ça. « Oh très bien, très bien, j’attendrais. Ce que tu peux être vexant. Normalement, je devrais te dire que tu dois te plier à ce que ta fiancée te demande. Mais tu vois, je t’aime bien et je suis très gentille, moi. Je veux bien te faire plaisir et te faire croire que je resterai sage. » Le cœur manque un battement, l’écho crépusculaire sachant ce qu’elle s’apprête à faire. Elle enroule ses bras de façon légère autour de lui, le naturel déconcertant. Quelques ronces entourant la rose. Ou le contraire.
Elle le fait à dessein : parce qu’il est gelé et qu’il va falloir se faire fugace pour l’habituer à tout cela, que les corps doivent se reconnaitre avant qu’eux ne le fassent réellement. C’est un plan rien d’autre, une opération qui demande délicatesse et charme. Elle va l’avoir à l’usure se dit-elle, sans se dire que lui l’a déjà elle. « Autre chose ? Mmmm. Surement. Mais en temps voulu comme tu l’as si bien dit. Et j’ai beaucoup appris déjà aujourd’hui. » Elle se fait florissante avant de se détacher, l'étreinte fugace, le corps en radeau de la Méduse, des psaumes d’amusement sur les lèvres. « Voleur. » Serial-killer, voleur, ça commence à faire de lui un grand criminel, non ? Elle le lui dit, volontiers provocatrice.

L'heure tourne. Elle cherche du regard quelque chose dans la chambre. Un miroir. Elle est certaine qu’il a forcément une salle de bain attenante à sa chambre mais la porte doit en être cachée. Elle se souvient de la glace sur la porte intérieur du dressing et l’ouvre pour rajuster sa mise rapidement. Les cheveux se doivent être exactement comme ils l’étaient durant le repas, son haut rayé aussi, sa jupe idem. Rien n'a vraiment bougé mais Queenie a ses habitudes et parfait d’un petit geste et d’une retouche ici et là le tableau qu’elle offre. « Allons rejoindre nos parents. Ils doivent déjà être à leurs secondes tasses de thé et j’en prendrais volontiers moi-même. » Elle le regarde tandis qu'une moue s’esquisse : lui, il est parfait. Goujat. « Est-ce que tu veux qu’on leur offre la version mignonne et adorable en entrant main dans la main ? Malheureusement je doute qu’ils y croient en vérité. Je ne donnais déjà plus la main à ma nourrice dès mes cinq ans… » C'est faux mais il n'a pas beosin de le savoir. Et puis, il n'est pas legilimens lui. Elle réfléchit quelques secondes et sort dans le couloir tout en continuant de discuter, le verbe léger et superficielle comme elle sait si bien le faire d’ordinaire. « Est-ce que tu as déjà tenu la main de qui que ce soit, et ne fait pas comme pour la chambre en me disant oui alors que tu pensais à ta sœur. Ca ne compte pas. » Elle lui tire la langue -terriblement triomphante - avant de descendre sans se hâter les escaliers.

Le manoir lui semble moins austère à présent mais une petite victoire ne signe pas des armistices et son esprit tourne sur le carnet sans rien d’écrit dessus. Un journal intime ? Il n’a jamais eu l’air d’être homme à écrire sa journée mais qui sait ? Elle fronce le nez, le désir et la curiosité mêlée à présent dans son esprit de peste accomplie.

Elle finira par savoir. Promis, juré...

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Sujet: Re: Queenie - Bride and Prejudice
Mar 1 Nov - 12:05

Pride and Préjudice
Adrian Lestrange & Queenie Nott
Les secrets, à la différence de bien d’autres personnes, Adrian avait apprit à les cacher. Il avait appris à faire en sorte que personne ne sache ce qu’il pouvait cacher, ce qu’il faisait comme recherche et la seule personne qui aurait put lire ses pensées était bloqué par le mur qu’il avait érigé depuis des années grâce à l’occlumencie. L’hésitation s’était faite de laisser Queenie regarder ce qui se cachait dans le tiroir, curieux du comportement qu’elle pourrait avoir, mais c’était sans doute une forme de confiance qu’il lui démontrait de la laisser voir et regarder. Quelques instants, même si les pensées de la jeune femme prononcée à voix haute était quelque peu inquiétante de la voir aussi prête à entrer dans ses projets. Adrian ne doutait guère qu’en parler à sa fiancée pourrait surement amener un vent nouveau dans ses recherches, dans ses enquêtes, prête comme elle semblait l’être à développer tous les mystères qu’il était. La posture froide, la posture de marbre, lentement finissait par la laisser entrer. Pas complètement, cela était encore trop tôt et si lui était passé maitre pour garder ses secrets pour lui, elle pouvait encore être trop lisible pour d’autres. Elle savait pour le don d’Arya, il faudrait donc lui apprendre à s’en protéger, pour qu’Adrian se protège lui-même de ce que sa sœur pouvait percevoir chez lui. Beaucoup dirait que vu leur proximité, les jumeaux auraient pu se faire confiance, mais savoir des choses, apprendre et comprendre pouvait être une forme de pouvoir sur d’autres. Et si sa sœur était légilimens, d’autres pouvaient l’être. Elle n’était pas le plus grand danger, mais son existence permettrait au moins de proposer à Queenie de fortifier ses pensées. Son regard s’était perdu dans ses pensées, l’écoutant que vaguement dire qu’elle devrait surveiller ses arrières, et qu’il y avait forcément autre chose dans ses mots écrits dans le journal. Perché au-dessus d’elle, c’est bien là tout le souci. Il ne pouvait lui en parler pour l’instant, lentement cultivant le mystère auprès de sa fiancée. Un jour, avec le temps, elle apprendrait et comprendrait. Pour le moment, elle en a surement déjà trop vu.

Les papiers se rangèrent dans le tiroir, qui se referma à coup de baguette magique, le carnet bien protégé autour de toutes ses informations. Il la sentit venir près de lui, sentant le menton sur son épaule, un contact qui lui semblait étrange en sentant qu’elle était bien plus petite que lui. Et elle chercha à nouveau à créer une faille chez lui, lui reposant la question, proposant encore de jeter un coup d’œil aux objets du tiroir. Adrian ne pris guère le temps de répondre, qu’il l’entendit rire, avant qu’elle ne lui affirme qu’il devrait obéir à sa fiancée et qu’elle était plus gentille que lui. « N’est-ce pas plutôt la fiancée qui se doit de plier à ce que lui dit son fiancé ? » demanda-t-il, les pensées amusés, alors que la voix se faisait toujours aussi neutre qu’à son habitude. Après tout c’était ainsi qu’était construit un mariage, la femme devait souvent répondre aux exigences de son époux. Sans doute avait-elle de la chance qu’Adrian ne considère pas cela comme un devoir ; il avait depuis bien longtemps en voyant Arya et sa mère, comprit que les femmes qui possédaient leur liberté pouvait être un atout considérable. Il sentit les bras de Queenie venir enrouler son corps, dans une étreinte inattendue et douce à la fois, ne le faisant pas bouger pour autant, simplement attendant qu’elle se retire de ce nouveau contact. Personne n’aurait sut dire si c’était toute leur conversation qui découlait de ce contact, ou simplement la pièce a l’ambiance étrange, mais c’était aussi nouveau que bizarre. Pas réellement désagréable de sentir le corps de Queenie contre le sien, d’entendre plus amplement les battements de son cœur dans son dos. A nouveau aussi rapide que l’étreinte s’était faite, il sentir sa fiancée se détacher, l’insultant de voleur, sans réellement comprendre le but de ce qualificatif. Il ne lui avait rien voler jusqu’à présent, pas encore dirons-nous, si ce n’était que de son point de vue. Adrian resta un instant à observer le bureau, avant de finalement constater que la jeune femme était partie se recoiffer, repassant ses vêtements de ses mains, pour se montrer présentable. Comme si elle ne l’était pas déjà.

L’heure avait filé, pour tous et leurs parents devaient surement les attendre, comme le fit remarquer Queenie. « Agissons simplement normalement, après tout nous n’avons rien fait en dehors des convenances. » répondit-il simplement. C’était faux, leur conversation n’avait rien eu de similaire à une discussion entre deux fiancées, mais sans doute que pour eux ce ne serait qu’une habitude d’agir comme il l’avait fait. La question tomba simplement, celle concernant les mains qui se tiennent, comprenant que Queenie avait bien saisit la vérité dans sa réponse aux autres femmes. « Je ne suis pas du genre à tenir la main à qui que ce soit. »répondit-il l’élégance dans sa stature quand il la suit dans les couloirs. A part sa sœur, dans des jeux d’enfants qui lui semblaient loin, on ne pouvait pas qualifier Adrian de démonstratif physique. Les bruits des conversations de firent plus audibles à mesure qu’ils s’approchaient du salon où les parents Nott semblaient prêt à prendre congé, ravis de voir l’arrivé de leur fille. Adrian vint saluer la famille, pour leur dire aurevoir, écoutant les salutations de ses parents, alors que son air désinvolte reprenait le dessus tout en fixant Queenie. Il l’observa passer la porte d’entrée, avant que finalement le silence règne à nouveau dans le manoir. Une chose était certaine pour le jeune homme : s’il ne cessait d’apprendre des choses sur elle au fur et à mesure des conversations, il ne doutait pas que leur prochaine rencontre ne ferait que lui apporter encore plus d’informations.  

Fin du rp

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