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L'enfance est courte, la maturité infinie | Molly Weasley [Terminé]

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Sujet: L'enfance est courte, la maturité infinie | Molly Weasley [Terminé]
Mer 30 Mar - 22:38
Était-il vraiment besoin de préciser que la bibliothèque n'était pas le lieu préféré de Dominique à Poudlard ? Pour toute personne qui la connaissait un tant soit peu, certainement pas. Mais même le plus infime passant qui n'aurait jamais entendu parler d'elle et n'aurait fait qu'apercevoir, de loin, cette jolie jeune fille au charme surnaturel et magnétique gloussant et bavardant pendant des heures avec sa bande de copines des dernières nouvelles en tous genres et notamment celles du château, c'est-à-dire principalement celles de leurs vies à elles, de la vie privée des professeurs et élèves confondus, réelles ou imaginées, et presque rien en rapport avec les cours, évidemment — si ce n'était pour s'en plaindre —, même celui-là pourrait soupçonner que ce genre de fille n'appellerait pas la bibliothèque sa deuxième maison. On dit qu'il ne faut pas se fier aux apparences, ce que n'importe quel psychomage, à ce qu'il paraît, appellerait une ânerie. Bien sûr que l'apparence en dit long. Et même si Domi pouvait réserver des surprises à qui la connaissait au-delà de la surface, il fallait avouer qu'il y avait bien un point dans la réputation de bêtasse que certaines filles jalouses (certainement) lui faisaient qui était impossible à démonter : son dégoût profond de toute forme de travail et par extension, de lecture.

Excepté les beaux romans d'amour. Éventuellement. Les livres sur le Quidditch, aussi. Du moment qu'ils n'étaient pas trop longs, il ne fallait pas s'attendre à ce qu'elle avale une encyclopédie de la première à la dernière ligne, évidemment. Entrant dans ce lieu où elle se sentait aussi à sa place qu'une licorne dans un abattoir, Domi salua avec enthousiasme la bibliothécaire qu'elle trouvait aussi jolie que gentille, et qui lui plaisait, par conséquent. Elle fit durer autant que possible l'échange de civilités pour retarder l'instant détesté du début du travail. Une Poufsouffle indigne, elle était, et sans remords. Le Choixpeau ne l'avait pas répartie dans cette maison sans beaucoup d'hésitation. Non qu'elle manquait de talents, évidemment, loin de là, mais tout le monde n'était pas né pour rentrer dans une case. Enfin, il avait fallu qu'elle l'implore de l'envoyer dans la même maison que sa sœur préférée pour qu'il se décide. Jamais elle ne l'avait regretté. Du reste, la maison n'avait pas d'importance pour elle et du moment que Vivi était là, c'était ce qui comptait. Franchement, ce n'était pas Gryffondor qu'elle allait regretter avec son frère Louis qui n'aurait fait que des misères à son chat adoré ! Non, elle ne passerait jamais au-dessus du fait qu'il lui avait fait avaler une potion un jour pour rigoler...

Avec un soupir de damnée, elle se dirigea vers la section consacrée à la préparation des potions. Ou du moins, elle tenta de la trouver dans un premier temps, ne prétendant pas connaître suffisamment la bibliothèque pour trouver instantanément ce dont elle avait besoin. Tout en marchant, elle rêvait beaucoup plus à la Saint-Valentin qui approchait à grands pas qu'à l'objet de sa quête, de sorte qu'elle se perdait encore plus. Bien sûr, ce n'étaient pas les prétendants qui lui avaient manqué ! Domi était célibataire et, en soi, ça ne la complexait pas. Elle n'était pas de ces chasseuses de petits copains qui se sentaient obligées de s'afficher en couple comme s'il en allait de leur honneur. Il était évident, avec son intelligence et sa beauté, qu'elle était très convoitée et, du reste, elle aimait aussi se faire désirer, elle n'avait donc absolument rien à prouver. Par contre, elle était romantique et rêvait toujours de croiser le grand amour, ou du moins, un grand amour. Ce certain Saul Blavatsky de Serpentard serait-il son prince charmant ? Parmi les garçons qui étaient plus ou moins tombés à ses pieds, elle l'avait immédiatement repéré comme dégageant bien plus de classe que les autres et potentiellement digne d'elle. Un sourire éclatant, des yeux bleu ciel, la démarche assurée, brillant en cours. Partant très loin dans ses rêveries de romance, Domi se rendit compte au bout d'un moment qu'elle se trouvait à l'opposé de la partie de la bibliothèque qu'elle cherchait. Mais elle s'en consola aussitôt puisqu'elle vit Molly, sa cousine bien-aimée, assise à une table. Elle laissa échapper un cri perçant :


— Mollyyyyyyyyy !

Plusieurs élèves très sérieux, eux aussi plongés dans leurs révisions, lui jetèrent un regard noir tandis qu'elle gambadait vers son amie et l'embrassait sur la joue. En persistant à parler trop fort, elle embraya :

— Comment vas-tu ? Roh, tu as l'air fatiguée, s'apitoya-t-elle avant de regarder avec compassion une pile de livres posée devant elle, qui aurait eu de quoi lui donner des cauchemars. Tu dois lire tout ça ? Mon Merlin, oublie le travail, il faut absolument que tu fasses une pause ! Viens, on va se balader, on va prendre l'air, ça te fera du bien et de toute manière il faut absolument que je te parle !

Bien sûr, avec qui pouvait-elle partager ses brûlantes impressions et expectations concernant le beau Saul sinon avec Molly ? Bon, il y avait Victoire, qui en avait déjà entendu un rayon à ce sujet, et ses copines, et ses autres amies, mais un membre de la famille, c'était bien mieux. Et puis, elle voulait tout savoir de ce que Molly avait elle-même prévu ce jour-là. Ça lui changerait les idées de son père qui lui mettait beaucoup de pression pour les BUSEs, la pauvre. Comme s'il n'y avait rien de plus important dans la vie ! Et le devoir de potions ? Quel devoir ?
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Sujet: Re: L'enfance est courte, la maturité infinie | Molly Weasley [Terminé]
Ven 1 Avr - 17:12
Nous étions enfin le weekend, autrement dit les deux jours que Molly préférait le plus dans une semaine de sept jours. Mais ce weekend était assez particulier puisqu'il était malheureusement rythmé par les devoirs. Devoirs que Molly se serait bien empêché de faire, mais tout ceci était en particulier de sa faute et oui, c'est comme ça lorsqu'on décale toujours ce qu'on doit faire au lendemain. Molly s'était retrouvée prise à l'intérieur d'un cercle vicieux, mais sans retour et maintenant, elle avait une tonne de devoir à commencer et à terminer pour la semaine prochaine.

Le weekend était également rythmé par l'approche de la Saint-Valentin, la seule chose de positive pour notre Gryffondor qui semblait l'attendre avec beaucoup d'impatience. Allait-elle enfin oser dire à celui qu'elle aimait ses propres sentiments, mais surtout était-il partagé ? Ce dernier petit détail était celui qui lui faisait le plus peur raison pour laquelle, elle espérait au fond d'elle-même qu'il ferait le premier pas de lui-même.

Bien qu'elle ait été bien coaché par sa cousine Dominique depuis le début de l'année, Molly était un peu réticente à avouer ses propres sentiments. Cependant, il lui restait une chose à faire : avouer à Domi sur qui elle flashait afin que cela soit plus facile pour elle de l'aider. Mais passons, elle le lui dirait plus tard, car elle avait des choses beaucoup plus importante à faire si elle ne voulait pas se retrouver cloîtrer dans sa salle commune ou encore à la bibliothèque le dimanche toute la journée.

C'est donc une Molly totalement épuisée mentalement et joyeuse (ironie) qui prit rapidement ses affaires et qui se rendit à la bibliothèque. Pourquoi fallait-il faire ces maudits devoirs ? Pourquoi devait-on passer les BUSEs comme si les ASPICs ne suffisaient pas en septième année ! Pour couronner le tout, le sac n'était pas léger, raison pour laquelle Molly mit un certain temps à rejoindre la bibliothèque. Bon c'est un peu exagéré, la vérité c'est que Molly n'avait pas du tout envie d'aller à la bibliothèque du coup elle traînait un peu sur le chemin, lorsqu'on lui adressait la parole : elle s'arrêtait afin de discuter pour enfin reprendre son chemin.

Une fois arrivée à la bibliothèque, Molly hésita un moment avant de pénétrer dans cet espace confiné remplit d'élève et qui n'était même pas aéré. Elle chercha donc une place où le moins de monde possible pouvait s'y trouver. Elle trouva une petite place dans un entrebâillement de la bibliothèque entre deux ranger de livres et s'y installa sur le seul duo de tables de disponible. Elle commença par le premier devoir qu'elle trouva dans son sac : autrement dit la métamorphose ou comment appréciait de rédiger une dissertation. En voyant le sujet, Molly le rangea automatiquement et s'empressa de prendre son devoir de potion.
Le sujet sur les propriétés et les effets de la pierre de lune semblait être à une meilleure portée. Molly se leva de son siège et fit le tour de la bibliothèque à la recherche de manuel qui pourrait l'aider. Après en avoir trouvé une dizaine, Molly se réinstalla et commença la lecture du premier livre, après avoir noté toutes les informations qu'il indiquait, elle s'empressa de prendre le deuxième livre.  Rien qu'à voir la taille du bouquin, Molly soupira. Elle fut brutalement interrompue par un cri perçant, cri qu'après réflexion elle reconnut aussitôt pour l'avoir entendue à plusieurs reprises depuis toute petite.

La Gryffondor releva la tête et put à présent apercevoir sa chère et tendre cousine Dominique. Mais que faisait-elle là ? Jamais Molly ne l'avait vu se rendre à la bibliothèque et ce depuis sa première année à Poudlard. La voir là, à cet instant précis releva d'un grand exploit, exploit que Molly ne put s'empêcher de lui faire remarquer tout en lui expliquant qu'elle ne devait pas crier dans une bibliothèque.


« Chutt, parle moins fort Domi, c'est une bibliothèque. » dit-elle même si elle savait pertinemment que cela ne servait à rien de le rappeler à sa cousine qui n'arrêterait pas. «  Mais d'ailleurs que fais-tu ici ? Tu n'es jamais venue à la bibliothèque. Pardon de te dire ça, mais ça relève d'un exploit de te voir ici en chair et en os. »finit-elle par lui lancer.

Molly ne voulant surtout pas se fâcher avec Domi pour ça, tout en ayant peur que sa cousine le prenne mal. Elle changea rapidement de sujet, raison pour laquelle elle répondit à ses autres questions.

« Tu veux la vraie ou la fausse réponse ? Je commence par la fausse c'est plus amusant. Comme tu peux le voir je vais très bien. Bon maintenant la vraie : j'en peux plus je suis exténuée, je n'aurais pas dû retarder tous mes devoirs, regarde où j'en suis maintenant. Et toi ? A priori tu n'as pas beaucoup de devoir à faire, tu as de la chance tu sais. Ah moins que tu les retardes toi aussi et que tu vas les commencer demain. J'avoue que je serais plus motivée si je les faisais avec quelqu'un. »

Le commentaire suivant de sa cousine ne la surprit guère. Mais d'un côté elle avait un peu raison, Molly devait penser à autre chose et penser à plus se détendre. L'avantage avec tout ça c'est qu'elle pouvait compter sur Domi pour y arriver.

« J'ai vraiment le choix ? » fit-elle à Domi en esquissant un sourire.

Après avoir pesé le pour et le contre, Molly fut convaincue par sa cousine. Ainsi, Molly rangea donc rapidement ses affaires et elle suivit sa cousine à l'extérieure de la bibliothèque se disant qu'elle finirait ses devoirs surement ce soir dans son dortoir. Sur le chemin, elle se rappela qu'elle n'avait pas retourné la question à sa cousine. Ainsi, elle en profita car après tout ce n'était pas trop tard pour le lui demandée.

"Et toi, comment vas-tu ? Je sens que tu as plein de ragots à me raconter."
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Sujet: Re: L'enfance est courte, la maturité infinie | Molly Weasley [Terminé]
Mer 6 Avr - 13:30
Bien sûr que Domi ne prit pas mal l'allusion presque justement fondée de sa cousine au fait qu'on ne la voyait jamais à la bibliothèque, bien que ce fut une grossière exagération. Il était vrai qu'elle préférait généralement emprunter les livres rigoureusement indispensables à quelques copines plus studieuses qu'elle-même que de se déplacer elle-même, ou bien, mieux encore, s'inspirer de leurs notes pour écrire ses propres dissertations, ou se satisfaire de ses manuels quand c'était possible, ou bien compter sur sa mémoire toujours fidèle. Malheureusement, on ne pouvait pas toujours éviter une excursion dans ce lieu redouté, elle les maintenait simplement au minimum, n'y passant le plus souvent qu'en coup de vent pour emprunter un livre et disparaître. Et puis, elle venait parfois y chercher des amies, voire sa Vivi préférée qui était aussi mordue de lecture qu'elle ne l'était pas, et il était arrivé que celle-ci en profite pour lui conseiller un petit livre sur le Quidditch ou un roman à l'eau de rose du style comme elle savait qu'elle les aimait. Après tout, il n'y avait pas que des grimoires rébarbatifs à la bibliothèque de Poudlard ! On trouvait de tout, même de quoi intéresser une Dominique Weasley.

Craignant peut-être de la froisser avec sa remarque, Molly se hâta de changer de sujet, mais ce genre de stratégie ne marchait que médiocrement avec Domi, vu qu'elle n'avait aucun problème à parler en même temps que les autres. Tandis que sa cousine embrayait dans une autre direction, elle s'exclama en même temps, couvrant de sa voix toujours beaucoup plus forte celle de Molly :


— Tu exagères ! Je viens à la bibliothèque quand je n'ai plus le choix, c'est tout !

Domi était légèrement vexée mais Molly était parvenue à l'intéresser avec sa réponse dont elle avait malgré tout entendu le début tout en parlant ; elle oublia rapidement sa contrariété lorsque celle-ci évoqua sa fatigue et poussa un soupir de compassion.

— Ma pauvre Moumoute, l'année des BUSEs c'est vraiment infernal, j'en sais quelque chose !

Ce fut ensuite qu'elle avisa l'énorme pile de livres devant Molly et l'invita à sortir — invitation qui tenait beaucoup plus d'un ordre, il fallait l'avouer. Il lui fallut argumenter un certain temps pour finir de décourager Molly de travailler et l'emmener dans le couloir avec elle. Celle-ci en profita pour lui redemander comment elle allait.

— Ce travail qu'on nous donne, c'est horriiiiiible ! commença Domi sur le ton d'une grande tragédienne en levant les yeux au ciel. Je n'en peux plus ! Les profs sont fous ! Je suis sûre qu'ils font exprès d'en rajouter et que les BUSEs ne sont même pas si difficiles à passer que ça. Tu vois le genre ? C'est pour ça que tu ne devrais pas trop t'en faire, ma belle ! Tu vas les passer à merveille, ces BUSEs, avec ton intelligence et ton talent, tu verras, et ton père devra arrêter de ronchonner, de toute façon, il exagère et ça lui va bien de te mettre la pression là-dessus alors que ce n'est pas à lui de les passer, ces BUSEs ! Mais peu importe, il y a quelque chose de beaucoup plus important dont on doit parler et tu sais déjà ce que c'est ! Alors déjà, j'ai ENFIN décidé d'avec qui je sortirais pour la Saint-Valentin ! Et tu vas me dire ce que tu en penses : Saul Blavatsky ! Oui, je sais ce que tu vas me dire, c'est un Serpentard et les Gryffondor n'aiment pas les Serpentard. Je sais, chérie, mais moi je suis à Poufsouffle et je me fiche du blason des gens ! poursuivit-elle en gloussant, l'air gentiment taquin, surtout quand le garçon est l'un des plus beaux et des plus intelligents de l'école ! Est-ce que tu as remarqué qu'il a un sourire à mouriiiir ? Et tellement classe dans sa façon de parler ! J'ai tellement hâte, tu ne peux pas savoir ! Mais ne pense pas que j'oublie dans tout ça ta PROPRE fête, ma toute belle ! Et tu pensais vraiment que tu pouvais me cacher le nom de ton mystérieux prétendant ? Allons, Moumoute, tu devrais me connaître mieux que ça ! Allez, dis-moi tout, sinon c'est moi qui te dis tout ce que je sais de ton charmant ami !

Domi lui lança un clignement d’œil, n'attendant que ses confidences : elle avait fait marcher tous ses réseaux de renseignements (oui, on pouvait pratiquement parler d'espionnage à son niveau de perfectionnement) pour découvrir l'identité de ce garçon qui faisait rêver sa cousine et qu'elle avait prétendu lui cacher. Pauvre Molly, elle était si naïve... Lancée dans son bavardage, Domi ne lui avait guère laissé le loisir d'intervenir jusque-là, pas plus qu'à elle-même de respirer, ce qui lui était très habituel. Elle s'interrompit simplement pour dire bonjour avec emphase et embrasser sur la joue deux de ses copines qui passaient dans le couloir — elle en avait tellement que de toute façon là où il y avait des gens à Poudlard, il y avait presque systématiquement des connaissances à elle — et revint vite à Molly.
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Sujet: Re: L'enfance est courte, la maturité infinie | Molly Weasley [Terminé]
Mer 6 Avr - 21:38
Molly était presque ravie voir même soulagée d'entendre et de voir que sa cousine Domino n'était pas fâchée. Elle prit même sa réflexion à la rigolade et en joua afin de faire culpabiliser Moumoute. Mais Momo ne se fit pas avoir par le comportement de la rousse, étant clairement habituée à présent à ce petit jeu et ce maintenant depuis plus de cinq ans. Ainsi, Molly se mit automatiquement à sourire. Par ailleurs, elle avait rapidement changé de sujet. Sujet qui intéressa par ailleurs, énormément Dominique qui soupira également elle-même par simple compassion. Comme quoi, la poufsouffle s'intéressait également aux BUSEs. En même temps, elle en était bien obligée, tout comme Molly puisqu'elle les passait elle aussi à la fin de l'année. Molly acquiesça lorsque sa cousine lui dit que la cinquième année était l'une des années les plus infernales de leurs scolarités. Cette dernière dût argumenter un certain temps avant de convaincre la Gryffondor qui voulait absolument terminer ses devoirs. Mais elle était tellement découragée, qu'elle se laissa rapidement convaincre.

Par la suite, Dominique aida Molly à ranger les livres empruntaient et les affaires de cette dernière. Une fois terminée, Molly fut presque tirée de force à l'extérieure de la bibliothèque par sa chère et tendre cousine Dominique qui en avait plus que marre de se trouver là. D'un côté, Molly la comprenait, elle non plus n'aimait pas plus que ça la bibliothèque, mais dans des situations d'urgence comme ce weekend, il était parfois nécessaire de s'y rendre. De ce fait, si elle n'avait pas laissé traîner ses devoirs, elle ne serait sûrement jamais venue à la bibliothèque.

Une fois à l'extérieure, les deux jeunes filles commencèrent à discuter de tout est de rien. Dominique essaya de convaincre Molly de la simplicité des BUSEs par rapport aux devoirs que donner les professeurs. Mais avait-elle raison ? Elle était tout de même sûre d'une chose, il ne fallait pas se laisser aller et tout de même poursuivre les efforts qu'elle faisait depuis le début. Dominique enchaîna rapidement en parlant du père de Molly. Elle l'avait complètement oubliée celui-là et Dominique venait de lui faire resurgir une certaine crainte et une légère colère envers celui-ci. Mais elle ne put s'empêcher de rappeler à sa cousine que son père avait eu 12 BUSEs :

« Je suis bien obligée de travailler. Il ne cesse de me répéter que c'est pour mon bien, que c'est pour assurée mon avenir. Et puis je te rappelle qu'il a eu 12 BUSEs comment tu veux qu'avec ce résultat je n'aie pas la pression ? »

Molly commençait à en avoir gros sur le cœur, mais par chance Dominique changea très vite de sujet tout en savant pertinemment que Molly n'aimait pas parler des BUSEs et de son père. Le sujet qu'elle aborda avec Molly allait être bien plus intéressant puisqu'il portait sur la Saint-Valentin ! Tout d'abord, Domi expliqua sa propre situation à Molly. Celle-ci avait décidé de sortir avec le fameux Saul Blavatsky de Serpentard. Elle argua rapidement le fameux stéréotype sur la fameuse haine Gryffondor/Serpentard. Certes la plupart des Gryffondor n'aimaient pas les Serpentard, mais Molly n'était pas comme ça. Elle aussi, elle était comme Dominique et elle s'en fichait complètement.  Ainsi, elle décida donc d'aider sa cousine avec ce fameux Saul. À répéter ce prénom encore et encore, elle se souvint alors de qui sa cousine parlait. Blavatsky était grand et d'après son souvenir, il avait les yeux bleus. Molly ne l'aimait pas du tout puisqu'il faisait partit d'un groupe de Serpentard assez vantard, orgueilleux et colérique. Bon il était certes très bon en cours et populaire, mais la popularité ne fait pas tout. Bien qu'elle le détestait éperdument, elle fit un effort pour sa cousine.

« Tu parles du vantard de notre année à Serpentard ?" dit-elle d'un ton sec. Dans celui-ci, il était possible de sentir que Molly ne l'aimait pas du tout. Elle se reprit rapidement afin de faire quelques efforts. « Je l'aime pas trop ce gas, mais je peux faire un effort pour toi Domi. Si tu as besoin d'aide je t'aiderai, mais ne compte pas sur moi pour lui parler ou l'approcher à moins d'un mètre. Tu sais que c'est un coureur de jupons, la dernière fois je l'ai vu faire des avances à Alycia ? C'est une fille de Serdaigle dans notre classe. Et devine quoi, il a été très grossier. »

Bon elle lui avait dit tout ce qu'elle avait sur le cœur, enfin plutôt tout ce qu'elle pensait du fameux Saul. Même si elle savait éperdument que cela ne servirait à rien. Quand Dominique avait une idée en tête, il était très difficile de le lui enlever. Alors que Molly s'attendait à discuter de la fête de sa cousine, celle-ci changea rapidement de sujet afin d'aborder la journée de Molly. La Gryffondor ne put s'empêcher de rougir lorsque sa cousine Dominique évoqua l'existence du garçon qui lui plaisait. Alors comme ça, elle l'avait espionnée ? Molly ravala clairement sa salive et se promit de se venger de sa cousine la prochaine fois qu'elle en aurait l'occasion, mais avant cela, elle ne lui montra pas sa colère et tenta avec beaucoup de mal de changer de sujet.

« Et si on parlait plutôt de toi ? Ma vie sentimentale n'est pas si importante et impressionnante. Du moins, elle l'est moins que la tienne. »

Bien qu'elle ait essayé, elle était sûre que Domi n'allait pas abandonner aussi facilement. Mais ce dont elle craignait le plus était que sa cousine sache vraiment tout du garçon qu'elle aimait. Pourtant elle avait été très discrète lorsqu'elle l'observait ou encore lorsqu'elle le suivait. Se pourrait-il qu'on l'ait aperçue en train de suivre le magnifique Aymeric Vance.

HRP:
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Sujet: Re: L'enfance est courte, la maturité infinie | Molly Weasley [Terminé]
Sam 9 Avr - 22:17
Molly rappela à sa cousine que son père avait eu douze BUSES et qu'il avait donc quelque légitimité à lui mettre la pression. Dominique répliqua aussitôt en roulant des yeux, exaspérée contre ce père casse-pieds :

— Ooooh ouiiiii, mais QUI a besoin d'autant de BUSES à moins de vouloir devenir ministre de la Magie ? Ce n'est pas ton cas, n'est-ce pas ? Il n'a pas à se mêler de ta future carrière !

De tous ses oncles, Percy était probablement celui qu'elle aimait le moins : beaucoup trop strict et sérieux, il n'y avait que le travail pour lui ! Mais elle le respectait car il restait malgré tout un membre de sa famille. Ceci dit, s'il avait pu lâcher la grappe à la pauvre Molly, ça n'aurait pas été plus mal ! Enfin, elle changea aussitôt de sujet, d'une part parce qu'elle mourait d'envie d'en venir à la Saint-Valentin et d'autre part parce qu'elle savait que cette discussion n'enchantait pas Molly. Elle avait bien assez de son père lorsqu'elle était à la maison, qu'au moins elle se change les idées quand elle ne travaillait pas à Poudlard ! Lorsqu'elle évoqua Saul Blavatsky, son soupirant de Serpentard, Molly parut fouiller dans sa mémoire, puis fit une moue dégoûtée dès qu'elle identifia mentalement le personnage. Ainsi, elle lui demanda assez sèchement si elle voulait parler de ce « vantard ». Sous le charme du bellâtre, Domi réagit vivement :

— Non, je parle de Saul Blavatsky ! rectifia-t-elle avec un mélange de léger agacement et de bonne humeur, qui lui venait de la seule pensée de son ami.

Molly poursuivit en confessant qu'elle n'aimait pas trop le bonhomme. Elle raconta l'épisode avec Alycia et Domi répondit aussitôt :


— Oh, j'étais au courant, de ça ! D'ailleurs, c'était justement pour le lui reprocher que j'étais allée vers lui, mais il m'a dit et répété qu'il était désolé. Tu sais, ça arrive à tout le monde de faire des erreurs, même à moi, dit-elle modestement. D'ailleurs, tu peux demander à Alycia, elle m'a raconté elle-même qu'il s'était excusé. Bon, elle n'avait quand même pas l'air trop contente mais tu la connais, elle est adorable, mais elle est un peu susceptible !

Comme si Dominique n'était pas plus susceptible que n'importe qui au château ! Mais nonobstant l'ironie de ce fait, elle enchaîna en cuisinant Molly sur son fameux propre amoureux. Celle-ci déglutit, formulant probablement des vœux de vengeance dans sa tête — le jour où Dominique respecterait l'intimité des autres... — et prétendit changer de sujet. Mais il en fallait plus pour se débarrasser d'une fouineuse telle que la semi-Vélane.

— Ma vie sentimentale est tout ce qu'il y a de plus palpitant, mais ce n'est pas pour autant que je ne veux pas tout savoir de la tienne, gloussa-t-elle, surtout qu'Aymeric Vance— elle appuya suavement sur ces deux mots — est une proie très intéressante... Alleeeez, tu ne pourras pas le cacher à tout le monde éternellement... Dis-moi au moins où en est votre relation ! Tu lui as parlé ? Tu l'as invité à sortir avec toi ? Tu l'as rencontré comment ? Pourquoi tu ne veux pas le dire ? Tu peux me faire confiance : je suis une tombe, assura-t-elle, faisant ainsi le mensonge le moins convaincant du monde.

Tout le monde savait que Domi était incapable de garder un secret. Mais pour tirer les vers du nez de sa cousine, elle était prête à tout, même à jurer mordicus qu'elle était l'inventrice des philtres d'amour !
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Sujet: Re: L'enfance est courte, la maturité infinie | Molly Weasley [Terminé]
Dim 10 Avr - 16:25
Molly en oublia complètement la discussion qu'elle avait entamé avec Domi sur son père afin de parler de quelque chose de beaucoup plus intéressant : La Saint-Valentin. Certes Molly n'aimait pas trop parler d'elle, mais a priori aujourd'hui allait être LA fameuse exception.  En effet, il semblerait que Dominique, en bonne petite curieuse et investigatrice savait exactement comment s'appeler le prétendant de Molly. Cette dernière essaya de faire « mouche » à l'évocation du prénom et du nom de famille de celui-ci. La Gryffondor était cependant une très mauvaise actrice et par conséquent menteuse  ne pouvait pas tenir d'avantage de temps face à sa cousine Dominique qui n'allait pas abandonner si facilement lorsqu'elle avait une idée dans le cerveau. Elle se résigna donc à lui parler, dans l'espoir qu'elle pourrait l'aider et avec un peu de chance, qu'elle la laisserait tranquille juste après et qu'elle changerait de sujet, mais cela n'allait pas être le cas.

« Bon après tout tu fais ce que tu veux avec ce cher Saul. Tu lui as parlé au moins ? J'espère que c'est lui qui t'as invité au moins. Raconte-moi tout ». Elle enchaîna rapidement sur sa propre situation amoureuse. « Et oui, tu as raison c'est bien lui. Mais dis-moi comment es-tu au courant ? Tu m'as suivie ou quoi ? » dit-elle légèrement en colère, puis elle se radoucit en souriant en toute connaissance de cause. « Si tu veux tout savoir notre relation n'a même pas débuté. J'en suis encore à l'observer tranquillement en silence, tout en espérant qu'il ressente la même chose pour moi et qu'il avoue ses sentiments. Je ne veux absolument pas faire le premier pas. Jure moi que tu ne le diras à personne ? Jure le moi comme dans le bon vieux temps».

Pendant ce temps, les deux petites déambulaient encore dans le couloir. Molly proposa alors à Dominique de s'installer sur l'un des bancs présents. Une fois installée, Molly attendait des conseils de la part de sa cousine préférée. Elle n'avait pas la même assurance qu'elle, sans oublier que Dominique était très belle grâce à son sang de vélane qui coulait dans ses veines. Depuis quelques années, Domino était devenue pour Molly comme une deuxième sœur, elle la voyait également comme une sorte de « mentor ». Après quelques minutes, elle lâcha sans se rendre compte, quelque chose de vraiment stupide.

« Je pense que je vais finir par créer un philtre d'amour. Ainsi, je serais sûre de ne pas me prendre un râteau. Tu voudrais pas le faire avec moi ? » fit-elle à sa cousine.

Tout d'un coup, des bruits féminins se firent entendre au bout du couloir. Les filles devaient forcément être en train d'admirer un certain garçon. Celui-ci cherchait d'ailleurs à s’échapper de cette foule qui c'était à présent créé autour de lui. Malheureusement, il ne put s’échapper de quelques centimètres, de manière à s'être rapproché des deux petites Weasley. Molly releva la tête et n'en croyait pas ses yeux. C'était Vance, Aymeric Vance, son fameux coup de cœur de la maison Serdaigle. Décidément il avait beaucoup de succès auprès des filles, Molly rabaissa donc la tête de désespoir sans se rendre compte qu'il la regardait du coin de l'oeil. Ce petit regard n'échappa pas à une certaine Poufsouffle.

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Sujet: Re: L'enfance est courte, la maturité infinie | Molly Weasley [Terminé]
Jeu 14 Avr - 13:17
Envoûtée par les flatteries bien dosées et les sourires de son prétendant de Serpentard, Domi avait passé outre la réputation de beau-parleur que certains lui faisaient pour accepter de sortir avec lui. Elle était encore sous le charme, c'est pourquoi elle ne voulut pas prendre garde aux mimiques de dégoût et aux mises en garde de sa cousine. Prenant de haut le dédain avec lequel Molly évoquait "ce cher Saul", elle répondit vivement :

— Bien sûr que c'est lui qui m'a invitée, qu'est-ce que tu crois ? Et il a été adoraaaable, ronronna-t-elle à la pensée du grand numéro de charme de ce dernier. Si tu savais...

Mais bien vite, Molly enchaîna sur sa propre situation sentimentale et seul le puissant intérêt que celle-ci inspirait à Domi put la convaincre de mettre temporairement son propre début de romance de côté. Incroyable que Molly avait cru pouvoir lui cacher le nom de son amoureux ! Elle gloussa gentiment à l'accusation de celle-ci, indifférente à son irritation :

— Mais noooon, Molly, je t'ai surveillée, c'est tout ! répliqua-t-elle, comme s'il y avait une grande différence. Je savais que tu aurais besoin d'aide pour te déclarer... Et je n'aurais pas eu besoin de le faire si tu m'avais dit tout de suite de qui il s'agissait... Franchement, quelle idée ! Tu sais bien que tu peux tout me raconter.

Molly savait bien de quoi était capable sa cousine : elle s'apaisa donc, sourit et en vint enfin à l'essentiel : le stade de sa relation avec le bel Aymeric. À vrai dire, il en était au point mort. Domi secoua la tête, incrédule, lorsque Molly lui expliqua sa stratégie : rester dans son coin à l'observer de loin en espérant qu'il lui déclare ses sentiments un beau jour ! Pauvre Molly, elle avait tout à apprendre ! Heureusement qu'une experte comme Dominique était là pour l'éclairer.

— Oh, Molly, tu plaisantes ? s'exclama-t-elle, navrée par tant de timidité. Tu ne lui as même pas encore adressé la parole ? Mais la Saint-Valentin est l'occasion rêvée ! Tu ne te souviens pas de tout ce que je t'ai appris ? Va le voir et propose-lui de sortir avec toi !

À peu près à ce moment, Molly lui proposa de s'asseoir sur un banc et elle obtempéra en poursuivant avec animation :

— Je le connais, ton Aymeric : il est dingue de toi, va ! Incroyable que tu ne l'as pas encore vu ! Je l'ai bien remarqué à sa manière de te lorgner du coin de l’œil, un peu comme toi tu fais. Ça fait des siècles que vous vous lorgnez l'un l'autre sans vous en rendre compte. C'est ridicule ! Fais-moi confiance : il n'attend que tu l'invites, acheva-t-elle en gloussant, tout excitée par l'idée du début d'une belle histoire d'amour.

Mais plutôt que de faire confiance à son génie, Molly, toujours pas rassurée, lui demanda de l'aider à faire un philtre d'amour. Domi leva les yeux au ciel en faisant "non" de la tête, non pas parce qu'elle refusait, mais par signe d'incrédulité persistante face à tant d'aveuglement.


— Tu es incroyable... Je te dis et je te répète qu'il n'y a pas le moindre risque que tu te prennes un râteau ! Encore que ce serait bien utile, un philtre d'amour, admit-elle aussitôt d'un ton rêveur. Hmmm... Tu sais quoi ? On le fera ensemble. J'ai toujours eu envie de tester ce genre de potions ! Mais on aura besoin de la salle des potions à un moment où elle est vide et d'emprunter certains ingrédients dans les placards...

"Emprunter" étant un terme poli puisqu'une fois utilisés, ils risquaient de ne plus pouvoir retourner dans leurs placards. Domi s'était intéressée dans le passé à la composition des philtres d'amour les plus faciles à faire et elle n'avait pas oublié l'essentiel des ingrédients mentionnés. C'était bien pratique d'avoir une mémoire d'éléphant... Mais cette pensée quitta aussitôt son esprit lorsque le destin décida d'arranger les choses. Une bande de filles énamourées harcelaient un pauvre garçon — le fameux Aymeric Vance de Serdaigle lui-même ! — qui tentait désespérément de leur échapper. Domi serra aussitôt le bras de Molly pour attirer son attention, mais celle-ci semblait déjà hypnotisée par le bellâtre... qui lui jeta un coup d’œil significatif. Le sens de celui-ci n'échappa pas à Dominique et elle en fut enchantée. Il fallait dire qu'il était beau, cet Aymeric... Il ne l'avait jamais fait rêver personnellement — trop timide, trop renfermé à son goût, comme beaucoup de Serdaigle — mais avec son physique et sa gentillesse, il serait sûrement parfait pour sa cousine, et elle n'avait aucune raison de ne pas l'apprécier. Elle se mit aussitôt en tête d'arranger définitivement les choses entre eux, sur-le-champ.

— Bonjour, Aymeric ! Tu vas bien ? Quelle plaie, toutes ces filles qui te suivent, hein ? remarqua-t-elle en gloussant gentiment, à dessein de rassurer Molly qui, découragée face à tant de succès, avait baissé la tête. Heureusement qu'on n'est pas de ce genre-là, ni moi ni Molly — tu connais Molly, ma cousine ? — et d'ailleurs je crois qu'elle a quelque chose à te dire. Mollyyyyy ?...

Un sourire toujours bien en place sur les lèvres, elle marchait sur le pied de Molly et lui donnait des coups de coude tout en parlant pour lui intimer tacitement de se réveiller : c'était le moment d'attaquer, nom de Merlin !
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Sujet: Re: L'enfance est courte, la maturité infinie | Molly Weasley [Terminé]
Dim 17 Avr - 13:43
Molly avait beau essayer de discréditer le charmant Saul auprès de Dominique, elle avait tout essayé afin de faire ouvrir les yeux à Dominique, mais elle n'y était pas arrivée. La raison ? Dominique était complètement sous le charme du Serpentard. Elle aurait pu dire tout ce qu'elle voulait sur lui, sa cousine ne l'aurait pas écouté et elle ne l'aurait pas cru. C'est pour cette raison que Molly décida donc d'abandonner considérant que c'était peine perdue d'essayer. De ce fait, elle décida donc de rentrer dans son jeu et lui demanda donc qu'est-ce qu'ils s'étaient réellement passés entre eux, elle voulait tout savoir et ce de A à Z :

« Et donc, raconte-moi tout, qu'est-ce qu'il a dit ? Comment ça s'est passé je veux tout savoir. Et ce de A à Z Dominique.»
dit-elle d'un air faussement enjoué, peut-être qu'en l'écoutant, l'avis négatif qu'elle avait sur ce Vert&Argent changerait du tout pour le tout.

La conversation dévia rapidement sur la propre situation sentimentale de Molly qui était comme elle l'avait précédemment dit au point mort. La Gryffondor connaissait très bien sa cousine, si elle ne se serait pas confiée, la jaune et noir aurait continué et ce jusqu'à ce que la Gryffonne craque. Elle lui avait donc avoué son coup de cœur pour le bel Aymeric Vance de Serdaigle en cinquième année tout comme elle. Ainsi, Molly écouta donc les conseils et constatation de sa cousine avec beaucoup d'attention. En temps normal, Molly n'était pas si timide mais quand il s'agissait d'avouer ses sentiments à un garçon, celle-ci pouvait très vite le devenir. Mais à l'écoute des commentaires de sa cousine, Molly reprit confiance en elle. Selon Dominique, Aymeric était dingue d'elle et il n'osait pas tout comme elle, lui avouer ses sentiments. En l'écoutant, Molly en conclut une chose, il fallait qu'elle le fasse, sinon aucun d'eux ne le ferait, ainsi elle répondit à sa cousine d'un air plutôt motivé, tout en la rassurant également sur l'utilité du philtre qui était passé au second plan pour notre rousse :

« Tu as raison, je vais le faire. Je peux le faire » dit-elle en souriant, les yeux brillants remplient d'espoir. « Et pour le philtre, on aura qu'à dire que c'est juste pour essayer, vaut mieux le faire dans les toilettes des filles, j'irais emprunter discrètement les ingrédients la veille. Quand j'y pense que j'étais prête à utiliser le philtre sur lui, je suis complètement stupide non ? Après tout, l'amour qu'il aurait éprouvé avec n'aurait été que fictif. » finit par conclure Molly.

Molly savait pertinemment que la création d'un philtre d'amour serait illégale à Poudlard. Mais par simple curiosité, elle était capable de tout. Quelques minutes plus tard, Aymeric fit son apparition, comme si le destin voulait faire progresser les choses entre lui et Molly. Celle-ci en le voyant avait baissé ses yeux, la simple motivation qu'elle avait quelques minutes plus tôt pour lui avouer ses sentiments avait disparu, laissant de la place à une timidité des plus maladives. En le voyant entouré de filles, Molly eut un pincement au cœur, mais cela ne l'empêcha pas de sentir son propre bras se serrer à la pression que Dominique venait de faire afin d'attirer son attention. Molly ne broncha pas, en réponse elle releva simplement la tête afin d'essayer de faire bonne figure. Sans le savoir, Molly fut surprise de l'action que s'apprêtait à faire sa cousine : en effet, Dominique s'était levée afin de libérer Aymeric du groupe de fille. à la vue de Domino, la plupart des filles s'étaient calmées et avaient même décidé de partir considérant qu'elles n'auraient aucune chance face à une fille aussi belle qu'elle. La Poufsouffle était donc passée à l'attaque pour sa cousine, après lui avoir demandé s'il allait bien celui-ci le lui répondit poliment :

« Bonjour Dominique, Merci j'en pouvais vraiment plus de vraies sangsues. Je vais très bien, merci » finit-il par répondre tout en se sentant soulager. À la question de Dominique, il lui répondit tout aussi rapidement : « Bien sûr que je la connais, on est dans la même classe non ? Et puis, j'aime beaucoup la regardait jouer au Quidditch, je la trouve merveilleuse » Avait-il lâché sans s'en rendre compte, il était à présent très gêné d'avoir été aussi direct et de toute évidence Dominique en était très amusée. Le Bleu&Bronze ne put s'empêcher de passer ses mains dans ses cheveux en signe de gêne. Il fut d'ailleurs assez surpris lorsque Dominique affirma que Molly avait quelque chose à lui dire.

Molly n'avait rien loupé de la discussion entre sa cousine et Aymeric, elle était très gênée et encore plus lorsqu'Aymeric dit qu'il aimait beaucoup observer et regarder Molly jouait au Quidditch. Était-ce un compliment de sa part ? Comment devait-elle le prendre ? Elle fut vite ramenée sur terre par la dernière remarque de sa cousine. Comment ça elle avait un truc à lui dire ? Molly était quelque peut dégoûter que sa cousine l'ait roulé ainsi, mais elle ne pouvait pas lui en vouloir car après tout elle essayait de l'aider. Molly était vite devenue rouge comme une tomate, elle regardait Aymeric et Dominique tout en ne sachant trop quoi dire. Molly détourna donc rapidement son regard vers Dominique en essayant de la supplier de l'aider mais elle n'eut droit qu'à un simple sourire et quelques coups de coudes. Elle comprit donc qu'elle devait se débrouiller et ce sans l'aide de cette dernière. Molly s'apprêta donc à lui révéler ses propres sentiments, mais elle fut prise de court par Aymeric qui voyant la détresse de Molly fit donc enfin le premier pas.

« Je sais ce que tu vas me dire Molly, et saches que je ressens exactement la même chose pour toi. Je n'ai pas l'habitude de le dire moi-même d'habitude, mais ton regard veut tout dire. Je vais donc le dire pour toi, je... Je t'aime Molly. Veux-tu donc sortir avec moi ? ».

Molly ne savait pas quoi répondre face à cette déclaration des plus inattendues, Mais elle comprit ce qu'elle devait répondre lorsqu'un énième coup de coude percuta son bras. Sa cousine Dominique assistant à la scène était tout excitée :

« Oui. Je ne sais pas trop quoi dire Aymeric, mais oui je veux bien sortir avec toi » finit-elle par dire joyeusement tout en pensant que Dominique serait ravie pour elle.

Celui-ci lui répondit d'ailleurs très joyeusement, heureux que Molly lui ait dit oui tout en l'étant également  d'avoir enfin osé faire le premier pas :

« Cool, c'est super, et bien écoutes mercredi ça te dit d'aller à pré-au-lard avec moi ? »

Et bien pour une première invitation s'en était une, sans attendre plus longtemps Molly lui répondit par l'affirmative :

« Oui d'accord, j'en serais ravie. » dit Molly avec un grand sourire.

« Super, bon on se retrouve vers les 10 heures dans le hall. Je te laisse, j'ai des devoirs à terminer, et je suis sûre que vous avez plein de choses à vous dire entre filles. »

Sur ces dernières paroles, Aymeric embrassa Molly sur la joue et salua de la main les deux filles tout en se dirigeantà la bibliothèque. Lorsqu'il ne fut plus visible, Molly se retourna vers Dominique tout sourire et très excitée :

« Dominique tu as vu ? Je suis trop contente. Il faut que tu m'aides, il faut que je sois irrésistible pour la saint valentin. Je suis aux anges. », le ton de Molly se voulait non seulement radieux mais aussi suppliant, cette fois-ci elle était sûre que sa cousine l'aiderait.

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Sujet: Re: L'enfance est courte, la maturité infinie | Molly Weasley [Terminé]
Lun 18 Avr - 22:05
Domi fut enchantée que sa cousine l'interroge au sujet de Saul. Avec un sourire tout excité à sa pensée, elle se lança :

— Eh ben, comme tu le sais, j'avais été lui parler d'Alycia. Tu sais, le mercredi, on a DCFM en commun avec les Serpentard. Un cours où il excelle, d'ailleurs, il réussit tous les exercices à la perfection, c'est l'un des meilleurs avec moi ! précisa-t-elle avec modestie. Donc à la fin du cours, j'avais été lui dire que s'il recommençait à embêter Alycia ou une autre de mes copines, il aurait affaire à moi, parce que tu me connais, je suis pas du genre à laisser piétiner mes amis sans réagir ! Mais tu aurais vu sa tête, il avait l'air tellement désolé et embêté ! Au début, j'étais en colère, évidemment donc je l'ai laissé s'excuser un millier de fois... Et puis, durant toute la semaine, il n'a pas arrêté de me rendre des petits services et de me parler dès qu'il pouvait : il me répétait qu'il était désolé pour Alycia et qu'il m'admirait de prendre sa défense et tout et tout, il m'a même offert un ravissant petit bouquet de fleurs — tu connais des garçons qui offrent encore des bouquets de fleurs ? Mais de la manière dont il l'a fait, ça semblait tellement naturel ! Et Alycia m'a dit qu'il s'était excusé, donc, j'avais du mal à encore lui en vouloir. Et puis, samedi matin, il a été me voir et on a été se promener dans le parc en parlant de tout et de rien. Il était tellement gentil ! Une crème. Et puis, dimanche, il m'a offert un petit bouquet de magnifiques roses rouges — mes fleurs préférées — et il m'a invitée, et j'ai dit oui. Voilà ! Mais t'en fais pas Molly, tu sauras tout de comment se sera passé notre rendez-vous, crois-moi ! Allez, à toi de tout me dire, maintenant !

C'est ainsi que la discussion embraya naturellement sur la situation sentimentale de Molly tandis qu'elles s'asseyaient sur un banc. Elles en étaient à comploter pour créer elles-mêmes un philtre d'amour — ce n'était pas exactement légal, mais enfin, ce serait vraiment très amusant — quand le séduisant Aymeric fit son entrée. Le propre élu de sa cousine ! C'était un signe du destin. N'en doutant pas, Dominique s'approcha de lui et les pauvres filles pâmées qui le suivaient partout s'en furent, effarouchées par sa beauté sans égale. Elle entama alors la discussion, introduisit sa cousine et — haha ! comment il réagit à son seul nom ! Domi sourit jusqu'aux oreilles. Il la trouvait « merveilleuse », hein ? Molly ne pouvait plus douter d'avoir attiré le bellâtre dans ses filets, maintenant ! Elle fit alors son allusion au fait que celle-ci avait quelque chose à lui dire. Rouge comme une pivoine, Molly lui jeta un regard suppliant mais Domi se contenta de lui sourire et de l'encourager un peu vigoureusement par des coups de coude. Elle ouvrit la bouche, mais Aymeric la devança.

Oh, quelle belle déclaration d'amour ! Enchantée, Domi adressa un sourire rayonnant à sa cousine : une prochaine fois, Molly apprendrait à lui faire confiance. Elle la pressa un peu, toujours tacitement par le biais de son coude, à répondre et les deux convinrent d'un rendez-vous pour mercredi.


— Au revoir, Aymeric ! le salua-t-elle en lui rendant son signe de la main avec enthousiasme.

Aussitôt qu'Aymeric disparut, Molly se tourna vers elle, tout excitée. Domi se mit à parler en même temps qu'elle :


— Alors, qu'est-ce que je te disais ? dit-elle en gloussant. Tu l'as entendu ? « Merveilleuse », dis donc ! Je sens qu'il ne va plus dormir en attendant votre rendez-vous ! Ne t'en fais pas pour ça, j'ai quelques vêtements et bijoux à te prêter qui vont t'aller à ravir. Tout de mêêêême, tu vois comme ça ne te mène à rien de me cacher des choses ? J'ai tout arrangé en un clin d’œil ! Ça t'apprendra à me faire des mystères ! Enfin, n'en parlons plus, dis viens avec moi aux cachots, je te passerai des trucs que j'ai dans mon dortoir !

Leurs corpulences n'étaient pas si différentes et Domi avait dans sa garde-robe de quoi habiller à la mode un régiment. Les deux jeunes filles continuèrent à marcher vers la salle commune des Poufsouffle, Domi parlant avec animation et l'inondant de conseils. Grâce à elle, sa cousine était désormais toute consolée. Bon, le devoir en potions n'était pas fait, mais quelle importance, franchement ?
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Sujet: Re: L'enfance est courte, la maturité infinie | Molly Weasley [Terminé]
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L'enfance est courte, la maturité infinie | Molly Weasley [Terminé]

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