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Ÿuna - Des bris de verre en illustration

Darrel R. Blum
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Darrel R. Blum
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Sujet: Ÿuna - Des bris de verre en illustration
Dim 3 Sep - 18:00

Des bris de Verre en illustration
Darrel Blum & Ÿuna Lin Chen
Novembre 2022 Claquer une porte c’était simple. Aussi simplement qu’un coup de vent pouvait le faire, mais accepter cette idée, de ne plus jamais pouvoir revenir, de la voir éternellement fermé était uen autre affaire en somme. Darrel savait que son geste n’avait pas été des plus réfléchis, mais dans une forme de fierté, le jeune homme avait accepté comme il le pouvait. Il avait accepté le fait d’être à la rue lorsqu’il était parti de chez ses parents pour ne plus jamais revenir, il avait compris rapidement qu’il devrait trouver un travail, un moyen pour subvenir à ses besoin, et trouver un logement. Le logement, il avait fini par l’avoir en même temps que le travail qui l’occupait actuellement. Et lui qui n’était ni fait pour les longues études, ni même pour la paperasse, à rester derrière un bureau, haïssant même le fait de remplir un simple formulaire, devenir barman était surement la plus belle chose qui lui était arrivé dans sa vie. Il pouvait rencontrer tout un tas de monde, discuter, faire des rencontres et avaient pourtant du temps libre pour faire autre chose, pouvant boire de temps à autre gratuitement. Il observait les clients, il les comprenait, toujours le sourire sur ses lèvres, essayant de les écouter quand cela était nécessaire, bougeant de droite à gauche pour remplir sa mission, s’affairant plus souvent qu’il ne voulait bine l’avouer à lui-même à passer un coup de chiffon sur le comptoir pour vérifier que le tout était parfaitement propre. Une mauvaise manie, mais qu’on ne lui reprochait pas, ayant bien souvent eu l’envie de tout nettoyer peu importe où il se trouvait. Peut-être était-ce pour cette raison aussi qu’il aimait bien le salon de tatouage où il se rendait habituellement, un endroit stérile pour éviter des infections. Maniaque, Darrel l’était totalement, une mauvaise manie qui était venu avec le temps, avec les années et qui ne le quittait tout simplement pas.

Aujourd’hui était une journée comme une autre, le ciel gris s’installant dans le ciel, sans pour autant que la pluie ne vienne pousser les gens à rentrer précipitamment dans le bar ou la première boutique qui passerait. Et sur ce point, Darrel remerciait le ciel, ne pouvant imaginer le nettoyage qu’il devrait effectuer lorsque les gouttes se répandraient sur le parquet, gardant pour le moment le sourire aux lèvres. Bon nombres de personnes se trouvait au chaudron baveur à cet instant, pourtant bien moins animé qu’il aurait put l’être, s’affairant comme il le pouvait quand il entendit le bruit reconnaissable d’un verre qui se brise. Son regard se redressa en direction du son entendus, observant l’homme mal élevé qui passa par-dessus sans même faire attention, ou prévenir de la catastrophe. Darrel poussa un soupir, venant à contourner le comptoir pour arriver dans la salle principal, prêt à arrêter l’homme, en plein vol pour lui faire entendre sa manière de penser, mais le son de cloche de la porte lui fit comprendre que le malpoli avait déjà pris la fuite. Il cligna un instant des yeux, perplexe, constatant dans la présence de certains habitués que c’était effectivement incorrect de la part du client, avant de se rapprocher de la table où les débris de verre gisait. Sortant sa baguette, le barman lança un sortilège afin de nettoyer le plus gros des dégâts, constatant avec agacement que le liquide avait laissé une horrible trace. Le torchon sur son épaule, il se baissa un instant pour tenter d’éponger le bois, qui allait être nourrit au whisky vu l’odeur. Se redressant finalement en réflexion sur ce qu’il allait pouvoir faire, son regard lui fut happer par tout autre chose.

A côté du méfait, sur une table des dessins serpentaient, un coup de crayon s’agitant dans les mains d’une jeune femme. Darrel se pencha légèrement, observant les croquis qui était produit, surement autant impoli que l’avait été l’homme auparavant, se rendant compte de son geste. Il releva ses yeux ne s’attendant pas à moins que de croiser le regard de la jeune dessinatrice et afficha un sourire. « C’est très joli ! » fit-il. Oui ça l’était, les traits parfaitement exécuter, le tout donnant une ambiance qui lui plaisait énormément, l’art toujours comme passion. « Et désolé, je ne voulais pas te déranger, ni être impoli. Ce n’est pas souvent qu’on croise quelqu’un avec un talent comme le tien. »rajouta-t-il, les excuses présentes, l’intérêt de plus en plus incontrôlable.


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Sujet: Re: Ÿuna - Des bris de verre en illustration
Dim 3 Sep - 20:58

Des bris de verre en illustration


Ÿuna prend une profonde inspiration avant d’entrer au chaudron baveur. L’effervescence du bar lui donne l’impression de se sentir vivante. Elle est de celles qui n’aiment pas le silence. Plus encore, la jeune femme est de celles qu’il incommode au plus haut point. À pouvoir choisir, jamais elle n’irait dans cet enfer tortueux et inconfortable qu’il construit une fois tous les bruits dissipés. Parce que dans le calme, la colère se tapit dans l’ombre et attend le moment propice pour sauter sur sa proie.

Le silence est décoré pour elle des plus macabres couleurs. Il est un poignard qui lui déchire les entrailles. Il déclenche une anxiété démesurée et, surtout, un raz-de-marée de mal à l’âme qui lui crispe la gorge au point de se sentir étouffée et lui tord l’estomac jusqu’au vomissement. L’absence d’activités sonores dilue l’épaisseur de l’air et l’oblige à se regarder elle-même et son passé. Les manifestations de son inconscient autant que celles de son corps lui sont insupportables. Ne pouvant tolérer le vide, elle est dans une recherche constante de brouhahas pour meubler sa vie accidentée et rassurer son cœur malade.

Puis l’hiver s’impose, malin, avec sa neige sourde et ses fenêtres givrées. Même l’agitation des voisins n’est plus qu’un écho. Comme si les engelures s’étaient attaquées à tout, voire aux bruissements de leurs corps. Le silence s’amincit dans tous les recoins de son petit appartement. Cette saison est pour elle la plus difficile et interminable, pendant laquelle Ÿuna supporte un quotidien morne d’une lourde mélancolie à la lame tranchante. Le temps passe et souvent, même son art ne suffit pas à faire taire le silence.

Quand l’étudiante a épuisé tous ses moyens de survie et que les fantômes de son enfance reviennent la hanter, Ÿuna s’enfuit dans un de ces cafés de la rue principale pour s’abreuver du maelstrom ambiant. Elle se trouve ragaillardie par l’incessant tapage, assise dans un coin à savourer lentement son latte brûlant. Et chaque fois que son mal-être se fait trop présent, trop insistant, que la tourmente envahit son corps, elle se réfugie dans un coin plus assourdissant, parmi les commandes hurlées et le désordre quotidien. Pourtant, elle plonge toujours dans sa bulle, sortant son nécessaire pour dessiner, elle s’enferme dans un univers qui la protège de la folie.

L’étudiante est de celles qui n’aiment pas le silence. Plus encore, elle est de celles qu’il incommode au plus haut point. À pouvoir choisir, jamais elle n’irait dans cette agonie tortueuse et inconfortable qu’il construit une fois tous les bruits dissipés.

Elle a trop souvent entendu le silence piteux de sa mère, puis celui colérique de son frère. Elle se souvient de celui destructeur de son père. Quatre années sont passées depuis qu’elle a enfin quitté l’enfer familial, mais elle ne parvient pas à oublier. Alors, Ÿuna s’évertue à vouloir créer le silence. Elle essaie de le dessiner, de le peindre, de le modeler parfois, mais rien n’y fait. Il ne le déserte pas.

En général, les personnes respectent sa bulle, elles ne la dérangent pas. Elles viennent de temps en temps lui demander si elle désire une nouvelle boisson chaude ou quelque chose à grignoter. Puis son estomac se rappelle à elle, lui remémorant que ça fait un moment qu’elle n’a pas nourri son corps. Son esprit, elle le gave constamment, elle lui en donne plus qu’il en réclame. Elle s’épuise pour éviter que les souvenirs reviennent, mais c’est un détail. Elle n’a pas le droit de s’effondrer, elle doit leur prouver à tous, qu’ils ont tort. Qu’elle n’est pas une bâtarde comme son père le disait si bien.

Avec sa meilleure amie Esmee, elle peut arrêter de faire semblant, par moment. Le masque tombe, mais la jeune femme ramasse rapidement les morceaux. Elle ne peut se permettre de se dévoiler. La moindre faiblesse peut devenir une façon de la blesser, plus tard.

Avec les autres, des mots prudents se tissent en une phrase vague, mais toujours adéquate. Le sourire crispé et la mâchoire engourdie, elle hoche la tête et dilue ses émotions avec ceux des autres.

Ÿuna ne sent pas la larme qui coule sur sa joue droite, elle ne voit pas l’auréole que la goutte d’eau crée sur son croquis. Perdue dans son monde, son crayon valse sur une feuille auparavant blanche. Elle la noircit comme si plus rien n’existait autour. Cependant, une voix masculine la sort de son état de transe. Elle tressaille, relève la tête et croise le regard foncé du barman. Un sourire fin apparaît sur ses lèvres, une façade polie pour ne pas montrer son malaise et pour chasser les souvenirs qui l’ont envahie. Le compliment de l’inconnu la pousse à jeter un œil plus critique sur son dessin. Un masque en morceaux de casse-tête… Les pièces tombent, c’est difficile de le garder en place.

« Oh ! Euh… Ne vous en faites pas, vous travaillez ici, j’imagine ? C’est… merci, mais n’exagérez pas… On voit mon coup de crayon ici et il semble y avoir une goutte d’eau ici. »

Et c’est à ce moment qu’elle constate l’humidité sur sa joue. Elle l’essuie d’un geste discret du dos de la main. Elle redresse les épaules, observe son dessin plus que l’homme près d’elle et ose poser la question qui lui brûle les lèvres.

« Dessinez-vous ? »

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Sujet: Re: Ÿuna - Des bris de verre en illustration
Mer 6 Sep - 15:57

Des bris de Verre en illustration
Darrel Blum & Ÿuna Lin Chen
 Il détestait réellement les malpolis du genre qui venait de déguerpir sans même avoir prononcer des excuses pour la personne qui allait devoir nettoyer. De part le monde magique qui les entourait, nombreux étaient ceux qui pensaient que tout se nettoyait vite et que c’était une bonne excuse pour ne pas en donner. Mais Darrel dans son soucis de propreté était parfois agacé de ce genre de comportement, ne pouvant évidemment pas courir après le malotrus pour lui demander réparation d’un verre qui dans un coup de baguette pouvait être réparer. La pratique et l’idée faisait simplement les choses, tandis qu’il supposait que l’homme qui était partis avec rapidité n’avait probablement pas assez but pour ne pas se rendre compte de son gestes, surement pressé par un rendez-vous important qui ne justifiait absolument rien. C’était malheureusement son lot quotidien. Autant il pouvait croiser des gens adorables avec qui il appréciait discuter, des bougres qui lui parlaient de temps anciens, des jeunes qui lui racontaient leur angoisses, des moins jeunes qui aimaient à s’emballer sur un tas de choses. Le bar était une porte vers le chemin de traverse, la rue commerçante du monde magique et Darrel voyait toujours un tas de monde, certains ne s’arrêtant même pas pour manger ou pour boire, circulant d’un bout à l’autre, logeant dans les chambres à l’étage, qui – Merlin soit-loué – ne devait pas être nettoyer par ses soins. A une époque il l’avait fait, pour aider son patron, parce qu’il était un peu maniaque sur la propreté, mais il préférait à présent son comptoir qui ne subissait aucune traces de verre sur le bois, préférant écouter les passants qui s’arrêtaient, s’occuper de ceux qui buvaient plus que de raisons. Être barman s’était autant servi, que se montrer attentif, tout un tas de choses que Darrel n’était pas forcément dans sa vie quotidienne, mais qu’il devenait quand il commençait son service. Le sol lui se souviendrait longtemps de ses tâches de whisky présente sur le bois, Darrel cherchant déjà dans ses solutions magiques et moldus comment faire pour que le parquet ne soit pas imbibé trop longtemps de la maladresse des autres. La distorsion se fit pourtant dans son esprit alors que son regard était happé par tout autre choses, non loin du méfait du jour.

Les doigts s’agitaient sur la feuille qui avait commencé délicatement à créer une forme, Darrel venant à se pencher pour observer la femme aux traits détruit dans un puzzle, révélant une forme mortelle sous les pièces qui étaient tombées. Il avait remarqué l’humidité sortir du corps de la jeune femme se déposer allègrement sur le papier blanc, laissant une auréole se dessiner sans pour autant enlever la beauté à l’illustration. Son regard remonta pour croiser celui de la dessinatrice, venant à affirmer que le dessin était très joli. Peut-être s’était-il montré indiscret de regarder ainsi, le bar pouvant être un endroit de calme et d’apaisement pour ceux qui le désirait. S’excusant rapidement, avouant pourtant ce qu’il pensait du talent de la jeune femme. Elle avait un sacré coup de crayon, c’était une certitude, alors qu’il l’observait finalement lui sourire, affirmant que ce n’était pas une vérité, montrant les traits de crayons sur son dessins, la zone humide qui s’y était dessiner. Mais Darrel n’en démordait pas, venant à sourire franchement, tout en remontrant ce qu’elle avait montrer précédemment. « Heureusement qu’on voit les traces de crayons, au moins on voit le travail de l’artiste. » affirma-t-il. C’était ce qu’il préférait. Un coup de crayon, un coup de pinceau, le tout donner avec l’âme de l’artiste, la volonté de créer quelque chose de beau. Il l’observa s’essuyer les yeux, son avis sur le fait que l’humidité venait bien d’elle confirmé. « Mais si à mon avis l’eau n’était pas voulu. » Non clairement pas, et il avait vu suffisamment de cœur brisé par bien des choses pour reconnaitre les pleurs contrôler et ceux qui se laissaient aller sans en avoir la volonté. Il resta un moment incertain, son torchon remplis de whisky emplissant l’air de son odeur, avant d’entendre la question de la jeune femme. « Moi ? Dessiner ?  » Darrel aurait surement put rire à ce genre de question, mais son sourire joyeux lui ne le quittait pas, venant à passer délicatement la main dans ses cheveux. « Non du tout. Je serais surement une brèle si je m’y mettais, même si je n’ai jamais réellement essayé. » Il n’avait pas donné le change, préférant voir des tableaux de maitres ou des dessins amateurs plutôt que de s’y essayer.

Il balança à nouveau son torchons sur son épaule, se moquant bien de l’odeur qui allait rester sur lui. « Disons que j’aime bien l’art, sous tous ses formes et que j’en portes quelques pièces sur ma peau. »confessa-t-il. Darrel possédait plusieurs tatouages sur le corps, qui s’agitait en même temps que ses mouvements, qui parfois laissait court à ses propres envies en fonction de l’endroit où il les mettait, l’image de cette femme sur le haut du bras, qui s’éclatait avec les rubans dessiné autour d’elle. « L’art transmet toujours quelque chose, même quand l’artiste n’en a pas conscience. » rajouta-t-il, alors que son regard oscillait à nouveau entre la dessinatrice et le dessins qu’elle avait produit. A cet instant, Darrel aurait surement put rester longtemps à discuter de cette manière si la jeune femme avait été réceptive, mais ce fut une autre voix qui lui parvint. « Darrel ! » Son patron l’appelait et depuis deux ans, il était suffisamment attentif pour comprendre dans son regard que techniquement il ne devrait pas embêter les clients. Il hocha la tête dans la direction de son boss. « Pardon, faut que je retourne travailler. Tu veux quelques chose ? Café ? Bière ? Thé ? Je finis dans 20 minutes, si tu es toujours là je serais heureux de voir si tu as d’autres dessin à me montrer. » Darrel était venu au tutoiement naturellement, tournant finalement les talons une fois qu’il fut informer de ce qu’elle désirait.

Vingt-minutes plus tard. Darrel avait rejoins son comptoir, servant les quelques clients qui restaient, avant que finalement l’heure de fin de service ne sonne, laissant le comptoir totalement propre, venant à se servir lui-même une bière, avant de rejoindre la table où il avait croisé la jeune dessinatrice, espérant qu’elle serait toujours là. S’asseyant à la table, il observa les croquis qui n’avaient pas bouger. « Au fait je ne me suis pas présenté. Darrel Blum. Enchanté. » fit-il, tendant sa main en direction de la jeune femme.


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