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The flesh in the fruit (and the blood in the wine) ft Astoria M.

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Sujet: The flesh in the fruit (and the blood in the wine) ft Astoria M.
Mar 18 Avr - 11:07


The flesh in the fruit

Childhood is not from birth to a certain age, and at a certain age the child is grown and puts away childish things. Childhood is the kingdom where nobody dies. ―  St Vincent Millay




Une goutte, puis deux, puis trois. La pluie tambourine sous les cimes britanniques et Queenie rajuste avec coquetterie son parapluie enchanté sur son épaule. Des poissons rouges, ronds comme des mandarines y flottent joyeusement, les couleurs chatoyantes en réverbération sur le visage de la jeune femme. « Oncle Draco n'est pas là ? » Le vieux jardinier fait non de la tête, le chapeau bas sur son visage. Les elfes de maison sont parfois rare dans les demeures, vestiges d'un temps ancien, avant les promulgations et les édits qui ont pullulés après la victoire, certains sont restés attachés aux demeures néanmoins, comme les plantes le sont à la terre. Elle n'a jamais véritablement su qui nourrissait l'autre dans ces cas de figure mais la question demeure.

Queenie lève un regard vers le manoir si souvent visité. Les Malefoy ont toujours eu sa préférence ne serait-ce que pour leurs attachements intrinsèques aux Greengrass. Les mœurs passent, les traditions se creusent au sein d'une famille dont le nom s'éteint mais l'aura perdure. Elle s'en sent porteuse à sa manière elle aussi, les secrets rutilants au sein de sa palette, les mystères complets au sein des alchimies travaillées durant des siècles. Une partie du bâtiment est plongée dans la pénombre, le soleil est si bas que l'on devine les silhouettes des murs sous la lumière rasante et orangée. « Ah ! Mais ma tante est là ! » Le sourire vient lui grignoter les lèvres et elle a un petit signe du bout des doigts, un merci tacite qu'elle glisse avec finesse entre eux avant de courir vers la demeure. Partout, tout le monde s'affaire. Le mois de décembre et son nombreux lots de réceptions n'est plus si loin et il faut commencer à trier l'argenterie et polir les bronzes en vue de grandes décorations. Queenie distribue ses sourires sans vraiment croiser de regards, l'habitude tumultueuse et toute familiale qu'elle entretient avec les propriétaires lui permettant de prendre ses aises et de faire comme si elle était chez elle. Le charme fait le reste et elle laisse son parapluie et sa capeline à l'entrée sans chercher à attendre qu'on vienne l'accueillir.
Astoria a toujours eu une santé friable mais plus encore ces derniers temps. Elle le camoufle si bien pourtant, l'éclat sans cesse renouvelé malgré une fatigue de plus en plus écrasante. C'est sa mère qui lui a parlé de la malédiction en premier, la mine grave et un chagrin mélodieux dans la gorge. C'est sa tante qui lui en a expliqué les méandres et les fatalités, une ardeur secrète au fond des iris, quelque chose de concret qui refuse de se résigner. Tout ceci est pourtant au-delà de leurs maigres pouvoirs. Une question de sang, comme toujours chez eux - porteur de vie, porteur de mort.

Dans le long couloir, elle s'arrête pour rajuster sa mise, le reflet net et précis sur l'un des miroirs antiques de la maison. Le pull épais et beige est rentré dans sa jupe en cuir. L’étoffe riche cache une chemise en dentelle plus révélatrice qu’elle n’ose pas encore exhiber à la vue de tous, trop engoncée dans les manières conservatrices de leur monde. Dans le miroir, son visage rosi par le blush renvoie une image élégante, plus adulte. Les lèvres relevées et carminées lui paraissent étrangères. Tout a changé en si peu de temps qu'elle n'est pas toujours certaine de se reconnaître mais Astoria a toujours été là, immuable et sereine. Elle n'a pas envie de la perdre. Ce serait se perdre aussi.

Les doigts viennent serrer la queue de cheval haute et elle vient taper à la porte du petit salon où elle a vu la lumière chamarrée. L'attente n'est pas longue mais cela suffit à ce que les doutes s’amassent en légion de petits piques qui viennent lui perforer les artères, griffent sa peur, heurtent son âme en silences assourdissants. Pour toute son assurance, Queenie aime bien trop peu de gens pour ne pas trembler continuellement lorsque des aléas les percutent. « Ma tante ? » Elle s'engouffre dans un sourire sertie d'inquiétudes tacites. « Ah je me disais bien que c'est vous que j'avais entraperçu. Juliette à son balcon. Où est donc Roméo ? » La conversation s'envole et elle vient étreindre la blonde diaphane dans un mouvement affectueux. Un temps elle s'écarte et cherche au fond des azurs une quelconque réponse à son angoisse. Le silence qui les unit pendant une seconde n’en est pas un. Il a la profondeur du souffle qui précède la pluie, l’éloquence ondulante des ruisseaux en bord de forêt, tout en charriant avec lui la lumière rassurante dont est faite la secrète communion des âmes. « Je serai venue plus tôt dans la semaine mais ma vie étant un désastre, je n'ai plus une seule seconde pour moi. » Ce n'est pas une raison et elle affiche un air de tragédienne prise au dépourvu devant un texte difficile. Le baiser vient scintiller sur la joue de son aînée et elle penche légèrement son visage, cherchant d'ores et déjà à se faire pardonner. « Comment allez-vous ? »

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Sujet: Re: The flesh in the fruit (and the blood in the wine) ft Astoria M.
Mar 2 Mai - 1:20


10 novembre 2022 ~ Demeure Malefoy – Salisbury – Hors-Londres – Angleterre
Ambience - Outfit -


Tu n’as rien de la grande Astoria que tu te forces à afficher. Tu étais chez toi, en lieu sécurisé. Tu n’avais pas besoin de ce masque, tu pouvais baisser les armes. Ici, Drago et Scorpius t’ont toujours consolé, t’ont toujours rassuré et apaisé. Tu es heureuse qu’ils soient tous les deux dans ta vie. Ce sont les deux hommes de ta vie et tu espères pouvoir compter sur eux jusqu’à ce que la vie en a assez de toi. Même si tu désires que la mort te laisse encore vivre longtemps. Mais tu sais que tu vivras moins que les autres, que ta vie est fortement raccourcie à cause de ce qui te ronge de l’intérieur. Jalousie invisible que tu ne peux assouvir. Jalousie de ne pas pouvoir voir ton fils devenir un véritable adulte, voir son parcours, voir ses sentiments. Oui, tu as peur de rater d’autres événements importants de celui qui porte ton sang et à qui, tu ne veux pas transmettre ta malédiction. Tu t’y refuses. Ou pire encore, à l’un des enfants de ta sœur. Tu voudrais tellement l’emporter avec toi, que plus jamais un des tiens soit victime de ce qui te fragilise. Tu as tellement cette rage que tu ne peux pas la libérer. Impossible contre quelque chose que tu ne vois pas.

Mais ce soir, tu avais ce besoin de souffler. Assise dans le salon, certaines fenêtres étaient ouvertes afin de laisser la demeure respirer. Tu étais peut-être une sorcière, mais tu es aussi une personne qui essaie de prendre soin de ton lieu de vie. Autant que ta santé te le permet. Tu étais dans le salon, assise avec un rapport médical en main. De temps en temps, tu ramènes un dossier complexe te demandant plus de temps pour réfléchir. Ton métier n’est pas des plus simples et cela demande souvent beaucoup de réflexion. Mais tu ne regrettes pas tout ce chemin, ni ton travail. Tu t’accroches à ce que tu as, la vie que tu vis et tu es heureuse. Plus que jamais. Si tu venais à partir, tu pars l’esprit serein, réellement. Tu as pu tracer toute ta vie, choisir ton mari et devenir ce que tu voulais. Mais cela n’a pas été le cas pour tout le monde. Tu le sais et tu estimes être chanceuse dans ce monde où le mariage arrangé est le plus beau compromis chez les familles de Sang-purs. Tu ne sais pas comment tu aurais réagi si tes parents auraient fini par t’annoncer qu’ils t’auraient trouvé le parfait mari. Autant dire que tu n’aurais pas autant aimé la vie que maintenant.

Le soleil était déjà en passe de se coucher et tu savais que Drago allait rentrer plus tard que prévu. Il avait pris le temps de t’envoyer un hibou. Tu avais eu le temps de te nettoyer et changer ta tenue après une journée relativement active. Tu as vu de nombreux patients et tu as dû quitter le service avant d’avoir les résultats. Tu avais laissé les consignes aux infirmières qui savent qu’en cas de pépin, elle sera là pour les aiguiller. Mais certainement pas à venir sur place. Tu as besoin de repos, ta malédiction frappe encore et encore comme des pics te transperçant ta poitrine ou ton corps de part en part. La porte s’ouvre rapidement et tu manifestes un sourire. Tu connaissais toutes les personnes qui pouvaient entrer de la sorte, sans même prendre la peine de se présenter à ton elfe de maison. Et autant dire que contrairement à ce qu’on pourrait penser, il n’y a pas beaucoup de personnes. Tu te redresses en fermant la lettre que tu avais reçue un peu plus tôt dans la journée. Ce n’est pas parce que tu es médicomage que tu passes toute ta vie au travail.

Rangeant cette lettre, tu finis par entendre la voix de ta nièce, Queenie. Tu lui fais donc face et elle t’enlaces. Tu lui rends son câlin et autant dire que tu la vois grandir à chaque fois qu’elle passe par ta demeure. Tu la gardes un moment contre toi et tu apprécies quand elle te rend une petite visite. Mais tu connais cette dernière, tu sais qu’elle prépare des tas de choses, notamment son mariage. Tu le savais puisque ta sœur n’a pas pu s’empêcher de te l’annoncer de vive voix. Et autant dire que tu es passé par là et c’est toujours long de préparer un tel évènement. Cela te rappelle ta propre préparation qui a mis plus de quatre ans, mais cela était un peu plus long en raison de vos études respectives. Drago était en stage au ministère et toi, à l’université. Tes cours te demandaient énormément d’attention et de présence à ce moment-là.

« - Ton oncle est très occupé, tu sais. Mais je sais qu’il pense à vous, ma chère nièce. »

Et cela est même une certitude puisque tu as eu l’occasion d’en parler avec lui. Drago est très proche de sa famille et encore plus depuis qu’il a été à Azkaban. Par ailleurs, tu trouves qu’il s’est rapproché de son père. Il faut dire qu’Azkaban n’est pas un lien où on peut passer des vacances. Tu te rappelles ne pas avoir pu te rendre sur place en raison de ta fragilité physique. En effet, le choc d’apprendre que ton mari était accusé de meurtre ne t’avait pas laissé de marbre. Tu étais restée de longs mois sans lui alors que depuis votre mariage, rares étaient les nuits où vous n’étiez pas ensemble. Même aujourd’hui, il n’aime pas parler de ce qui s’est passé là-bas et tu comprends l’amplitude des dégâts. Tu ne cherches pas à en savoir plus, tu attends qu’il t’en parle de son plein gré. Mais sur ce moment, il n’est pas question de parler de lui puisque ta chère nièce a fait le déplacement jusqu’à la demeure.

« - Un désastre ? Vraiment ? Est-ce que vous seriez dépassé par cette dernière ? »

Tu dis ça avec légèreté et taquinerie. Tu te sens bien malgré la fatigue qui est quand même persistante. Tu as beau dormir, tu ne pourras jamais réellement récupérer de cette foutue malédiction. Surtout quand elle te frappe depuis ta plus tendre enfance. Tu te rappelles de chacune des crises que tu as eues et que tu continues d’avoir. Cela te permet de les prévoir, de les sentir arriver et de t’isoler le temps de cette dernière. Cela inquiète toujours ton fils et ton époux lorsque cela se produit chez toi, mais ils savent que tu as besoin de ce moment. Mais tu sais que tu as tout leur soutien. Ta magnifique nièce vient alors chercher le baiser qu’elle pose délicatement sur ta joue et cela te fait sourire. Puis, elle te demande comment tu te sens. Tu gardes le sourire avant de lui rendre le baiser et de lui répondre avec franchise.

« - Je suis un peu vide d’énergie ce soir, mais la journée a été intensive. Et vous ? Qu’avez-vous dont à raconter à votre tante aujourd’hui ? »

Elle est la bienvenue et elle le sait. Tu ne la mettras jamais dehors. Sauf si cette dernière venait à faire quelque chose de mal. Or, ce n’est actuellement pas le cas. Elle fait partie de ta famille et pour toi, comme pour ton mari, la famille est sacrée. Personne ne touche à ta famille sans te mettre en colère et hors de toi. Et ce n’est pourtant pas ton genre. Tout le monde le sait. Dès que tu auras eu sa réponse, tu l’invites avec un geste élégant à prendre place autour de la table qui se trouve non loin de là. Tu as toujours été bienveillante et chaleureuse avec ta famille et cela n’est pas près de changer. Tu apprécies les visites de ta nièce, car les discussions sont toujours rafraîchissantes et surtout, tu as l’impression de revoir ta sœur à travers elle.

« - Comment se portent vos parents ? Votre mère n’a pas encore répondu à mon précédent hibou. »

Bien que vous soyez mariés chacune de votre côté, tu as toujours aimé envoyer des hiboux à ta sœur, à défaut de ne pas être en mesure de te déplacer comme tu le voudrais. Tu sais que la cohabitation avec Théodore étaient difficiles au début, mais finalement, la naissance des enfants ont donné tort à toutes les mauvaises langues qui disaient que la famille Greengrass n’existerait plus jamais. Il est vrai que même si personne ne porte désormais ce nom, tu es née avec ce nom et tu ne pourras jamais l’oublier. A leur façon, Scorpius, Queenie et Teignous porteront toujours en eux l’esprit et l’aura qui fait la fierté de Daphné mais aussi la tienne.

« - Désirez-vous prendre le thé en ma compagnie, je m’apprêtais à manger un morceau. »

Passer du temps avec tes proches, c’était là ton objectif en réduisant tes journées de travail à Sainte-Mangouste. Tu avais ce besoin et tu ne le regrettes pas. Pourtant, cela a été une décision difficile à prendre, car tu aimes ton métier malgré tout. Sans oublier tes recherches qui ont une importance capitale. Tu savais comment fonctionnait ta malédiction et même si tu mourras probablement de cette dernière, tu veux pouvoir laisser une chance d’assurer un avenir à ceux qui en subiront les conséquences qui n’ont rien d’amusant.

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Sujet: Re: The flesh in the fruit (and the blood in the wine) ft Astoria M.
Dim 7 Mai - 12:43


The flesh in the fruit

Childhood is not from birth to a certain age, and at a certain age the child is grown and puts away childish things. Childhood is the kingdom where nobody dies. ―  St Vincent Millay




Astoria navigue entre un éloignement éteint et une proximité chaleureuse, quelque chose de raffinée dans la mise et de blême dans le sourire. Elle tutoie puis repasse au vouvoiement en écho à celui de Queenie qui s'insurge dans une moue. Ça ne dure pas bien longtemps, l'espièglerie tapisse avec aisance leurs échanges d'ordinaire et aujourd'hui ne fait pas la moindre exception. « Dépassée et engloutie. » Six pieds sous les icebergs. La jeune femme cille sans que son sourire ne frémisse un seul instant. Au contraire, le nez se fronce sous l'amusement narquois. Elle ne ment pas pourtant et tout ceci est trop pour ses dix-huit ans à peine. Cela ne fait que quelques jours qu'elle s'en est revêtue de cette majorité et elle lui semble si lourde sur sa peau. Elle préférerait arpenter le monde et ses sociétés, se perdre dans les méandres d'une magie toujours renouvelée aux quatre coins du monde au lieu de ça il faut qu'elle s'obstine à penser à des héritages de sable sertis de sentiments aux couteaux.

L'inquiétude perle dans les iris verts à la mention d'une quelconque fatigue. Elle trouve sa tante si éthérée parfois, le teint similaire à celui de la lune, le sourire aussi brumeux qu’une nuit étoilée. C’est comme si Astoria hésitait déjà entre le monde des vivants et celui d'ailleurs. L'angoisse étreint l’étudiante. Ils sont si rares les êtres qu'elle aime sans discuter, de façon absolu et sans la moindre contrepartie. On les compte sur les doigts des mains. On ne devrait donc pas pouvoir les lui enlever.

Allons. Elle se morigène intérieurement. Il faut se ressaisir. Queenie propage un sourire discret, l'étreinte en cocon. « Mille choses en vérité ! » Répond t-elle, enthousiaste. « Et il me faut votre... oh très bien, j'ai compris. » L'ivoire se découvre, charmant. « Il me faut ton conseil sur quelque chose. Rien de mirobolant, juste de quoi façonner tout mon avenir ou presque. » Elle exagère mais le goût pour une théâtralité des plus dramatiques l'emporte toujours un peu dans son vocabulaire.

« Comment se porte vos parents? Votre mère n'a pas encore répondu à mon précédent hibou. » Queenie se mord les lèvres, une grimace de pure désolation sur le visage. « Et bien... c'est surement parce qu'elle tente en vain de la reconstituer ? » Elle glisse machinalement une mèche de cheveux derrière l’oreille, donnant ainsi l’image même de celle qui va avouer des apocalypses. « Teignous a... hum...il a voulu bien faire je suppose. Il a mélangé la missive à du porridge en ajoutant du sirop et de la gelée parce qu'il a entendu mère dire que tes lettres étaient des sucreries et qu'elle la lirait donc de bon matin pour bien commencer la journée. » L'esprit de son adorable petit frère est tortueux à souhait mais, Merlin merci, le bambin ne le met généralement à profit qu'avec les meilleures intentions du monde , tout du moins en ce qui concerne sa famille. « Je ne sais pas comment l'idée lui est venu. Presque trois ans maintenant mais un jour, une invention. Père dit qu'il faut lui laisser un espace de créativité en ce qui concerne la recherche de solutions pertinentes et qu’en soit s’en était une. Il a beaucoup ri ce qui ne fait que conforter Teignous parfois dans ces petites truanderies. Ça rend maman furieuse. » Elle frousse ses lèvres. C'est sûr qu'à voir jusqu'où on peut aller dans la ressource face aux aléas, on atteint des sommets. Queenie a un petit haussement d'épaules coquet. « Je suis certaine que mère viendra rapidement te voir plutôt parce qu’aux dernières nouvelles, elle ne pouvait pas détacher l’abricot de l’encre. » Elle ramène les boucles brunes sur son épaule, un petit sourire en guise de baume. « Il a fait pire pour mes faire-part, tu sais ? Comme il a compris que la confiture colle aux doigts et que je disais que je n’aurai jamais le temps de terminer de coller toutes mes enveloppes, il a entreprit de m'aider en douce en les cachetant lui-même avec de la confiture de mûre. Tu aurais vu le carnage... il était déterminé. » Comment pouvait elle lui en vouloir après tout, l'image adorable du bambin aux joues rondes et aux dents de lait barbouillées de purée violines tapissant joyeusement les parchemins onéreux sur le sol de sa chambre l'avait plongé dans l'effroi, la colère, le désespoir et l'hilarité la plus grande tout à la fois. « Scorpius a dû être beaucoup plus sage, non ? Il est si doux, même aujourd'hui. Teignous le réclame sans arrêt. » Sauf quand il lui dit qu'elle l'a forcé à se tenir en sa compagnie évidemment. La pilule ne passe toujours pas mais enfin, c'est son cousin adoré alors elle passe outre.

« Un thé sera parfait, merci. » Elle l'aime à la bergamote et brûlant. De quoi brûler les lèvres et crépiter sur la langue. Une mauvaise habitude vraiment. Elle suit sa tante, s'installe à son tour, l'observation discrète aux coins des grands yeux émeraudes qu'elle darde sur Astoria. « Il n’est donc pas là ? Je suppose qu’il est à ses nouvelles affaires. Oncle Drago m'a parlé de son cabinet. C'est un grand changement, je suis certaine qu'il va être brillant. J'ai déniché une toile ancienne pour lui, pour mettre dans son bureau. J'ai hâte de le lui offrir. » Une scène champêtre aux relents antiques. Les bergers y discutent entre eux, les moutons gambadent au gré du ciel huileux de la peinture, l'herbe de la vallée ondoie dans des frémissements calmes. Elle s'est dit que la contemplation de la toile enchantée pourrait apaiser Drago entre deux consultations. « Tu vas l'aider? Je veux dire comme tu es médicomage... » Soigner l'âme et soigner le corps a des échos certains quelque part. Queenie fait signe à sa tante de ne s'occuper de rien. Certes, elle n'est pas chez elle mais c'est tout comme et si sa tante est un peu lasse, elle aime autant servir elle le thé et les scones. Elle tend la tasse de thé vers sa tante dans un mouvement gracieux puis se sert à son tour. Le souffle trace de légères vagues sur la boisson à la robe ambre. Une gorgée et elle se sent mieux, réchauffée de l'intérieur. « En parlant de métier... c'est pour ça aussi que je suis là. » Elle le lui a dit qu'elle avait besoin de son conseil et le cœur du sujet réside dans son prochain stage. « Père a réussi à faire en sorte que je puisse bénéficier d'un stage et bien... on ne peut plus prestigieux je l'admets, au sein du département des Mystères. » Elle ne sait vraiment pas sur quels fils il a pu tirer pour lui assurer cette position, même éphémère. Elle mesure sa chance et ne compte pas s’en montrer indigne pour la peine. La soucoupe repose sur sa paume, sa main sur ses genoux. Le temps va lui manquer mais elle se dit qu’elle peut, qu’elle doit. Elle n’a pas vraiment le choix.

Elle reprend. « Tu y as déjà été ? Je n'aurai droit que de regarder et seulement certaines expériences et recherches évidemment. » Tout y est si bien gardé que c’est déjà une bien grande chance que de pouvoir accéder à la moindre parcelle de ce département. On lui a déjà envoyé quantité de documents à signer d’ailleurs, tous enchantés et l’engageant à un silence absolu. « On m'a demandé à quel service je voulais affecter mon observation. Il y a la faction de l'Esprit, celle du Cœur, celle du Temps, celle de la Mort... J'hésite surtout entre le Cœur et le Temps mais l'Esprit me servirait sans doute plus... » Une pointe de contrariété bourgeonne parce que l'Esprit ne lui servirait avant tout que pour sa future belle-famille et ces histoires d'occlumentie qu'on veut absolument lui enseigner. Elle sait qu’on y étudie les sortilèges liés au contrôle, la magie qui se fait filandreuse au sein des volontés propre à chacun. C’est passionnant en soi mais c’est une magie qui l’effraye en vérité. Elle n’est pas certaine d’aimer s’y pencher de trop contrairement à celle qui sertie le concept du Temps. Le regard tremble un peu à l’image du thé dans sa tasse. Si elle peut trouver le moyen d'en faire gagner à sa tante, ne serait-ce pas merveilleux ? Quant au Coeur, on murmure qu'il s'agit de la plus puissante des factions, la plus secrète aussi et elle est si terriblement curieuse, la faction comme un afflux de lumière qui l’attire inexorablement. « Le stage va durer un mois et demi, j'ai calculé ce sera quasi jusqu'à mon mariage. Le premier d'une longue liste pendant les trois prochaines années. Tout du moins je l’espère. Du coup, mère m'a dit d'envisager une faction différente à chaque fois pour mieux choisir mais j'ai l'impression que ce serait de la perte de temps. Ne serait-ce pas plus simple de savoir tout de suite ce qui me correspond le mieux ? » La porcelaine scintille entre ses doigts sages, les ongles vernis d’un prune sombre s’y reflétant agréablement. Elle a des questions muettes au bout des cils et des hésitations onduleuses au fond de la gorge.


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Sujet: Re: The flesh in the fruit (and the blood in the wine) ft Astoria M.
Ven 19 Mai - 1:07


10 novembre 2022 ~ Demeure Malefoy – Salisbury – Hors-Londres – Angleterre
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Ce subtil mélange entre le vouvoiement et le tutoiement, un art dans l’élégance qui doit rappeler que Queenie fait partie de ta famille. C’est ton adorable nièce et tu l’aimes autant que son jeune frère. Teignous, ton filleul et ton neveu. Mais tu savais que ta sœur pouvait avoir du mal avec ce petit bout de chou, qui finalement porte plutôt bien son prénom. Elle t’avoue être complètement dépassée. Mais qu’est-ce que tu la comprends. Tu te rappelles très bien de l’époque où tu préparais ton mariage avec Drago. Lui était en stage au Ministère et toi, tu étais encore à l’université. Eh oui, tu es devenue Madame Malefoy alors que tu n’avais pas encore terminé tes études. Mais qu’importe finalement puisque tu portes encore son alliance. Tu aimes profondément Drago, même aujourd’hui. Tu dirais même encore plus aujourd’hui. Son enfermement à Azkaban à profondément renforcer ton amour pour lui. Tu le soutiens toujours, encore plus aujourd’hui alors qu’il a pris une décision radicale il y a quelques mois. Tu seras son éternel soutien.

« - Il va falloir me raconter tout ça en détail ! »

Le ton n’était même pas à la taquinerie mais très impératif. Tu voulais savoir comment ta nièce pouvait être autant débordée alors qu’elle a toujours été organisée. Un trait qu’elle tient de sa mère. En y pensait, ta nièce était majeure depuis quelques jours alors tu te devais de lui offrir quelque chose à la hauteur de ce qu’elle représente. Tu avais son cadeau quelque part dans un coin puisque tu n’avais pas pu te rendre à son anniversaire en raison d’une crise qui s’est manifestée à la dernière minute. Pour ton plus grand regret. Tu avais trouvé par hasard quelque chose que tu espères lui plaira. Ton sourire s’élargit lorsqu’elle avoue avoir des tas de choses à te raconter. Si cela n’était pas le cas, cela ne serait pas ta nièce. Depuis que tu la connais, elle a toujours quelque chose à te dire, à te confier et des conseils à te demander. Tu as toujours su ouvrir le cœur de cette dernière envers toi et elle sait qu’elle est la bienvenue. Jamais tu ne pourras la rejeter. Elle fait partie de ta famille et la famille est ce qu’il y a de plus sacré. Tu penches la tête sur le côté en l’observant alors qu’elle change le vous en tu sous ton sourire amusé.

« - Tu sais bien que tu es libre de parler ici. »

Et quand tu dis parler, tu penses à parler de tout. Des hommes, des bêtises et même de choses moins catholique. Tu es passée par là alors tu n’as aucune honte de transmettre tout ça à ta famille que cela soit ton fils, ta nièce ou même des amis et de leur enfant. Cela fait longtemps que tu n’as plus de sujets tabous sauf ta malédiction qui est parfois difficile à exprimer. Mais tous savent ce qu’il en est. Tu n’as rien caché à ta nièce. Et même si tu le faisais, ta sœur lui racontait donc il vaut mieux qu’elle l’apprenne de ta bouche plutôt que de celle de sa mère. C’est alors que tu vois sa grimace. Au départ, tu arques un sourcil avant qu’elle n’explique la dernière bêtise de Teignous. Bien sûr, tu te mets à rire. Il a de l’imagination ce petit.  

« - Je dois avouer qu’il continue à me surprendre. Ton jeune frère porte bien son prénom. Je renverrais ma dernière lettre à ta mère demain, histoire qu’elle puisse la lire au plus vite avant que mon adorable neveu décide de faire de la purée avec le parchemin. »

Oui, cela te fait rire. Ton neveu a vraiment beaucoup d’imagination. Tu vas devoir expliquer ça à Drago ce soir. Tu ne doutes pas qu’il va aussi rire, comme toi à l’instant. Et cela ne t’étonne pas que Daphné soit furieuse. Tu connais ta sœur. Quand cela ne va pas comme elle veut, elle finit par être contrariée. Mais cela reste ta sœur et tu l’aimes comme à la prunelle de tes yeux. Elle a fait beaucoup de chose pour toi par le passé et il est temps que tu lui rendes la monnaie de sa pièce. Peut-être, devrais-tu lui demander si tu peux garder le chenapan quelques jours ? Cela fera peut-être du bien à ton aînée. Tu lui demanderas dans ta prochaine lettre ou lorsqu’elle passera te voir.

« - Ta mère connaît mon adresse, elle est la bienvenue chez moi. »

Tu ne fais que confirmer ce que la famille Nott savait déjà. Même Théodore est le bienvenu chez toi. Après tout, il a épousé ta sœur donc pas de chichi. Tu observes toutes les réactions de ta tendre nièce et tu ne laisses échapper aucune miette des paroles de cette brunette. Elle te rappelle énormément ta sœur dans sa jeunesse. Mais tu préfères ne pas lui dire. Oh ? Les fait-part ? Alors, là. Tu écoutes ce que Queenie a à dire à propos des fait-part de son mariage. Et bien sûr, Teignous a voulu bien faire sauf que la confiture n’est pas très compatible avec les parchemins. Encore une fois, tu te mets à rire. Teignous est vraiment un garçon intelligent et il est très malin. S’il ne finit pas à Serpentard lorsqu’il sera réparti, tu te demandes où il va aller.

« - J’imagine la tête de ta mère en voyant les dégâts. Ton frère est très malin, je le reconnais. »

Autant dire la vérité et là-dessus, tu ne penses pas que ta nièce dira le contraire. Si déjà avec les faire-part, il a fait des dégâts, cela va donner quoi lors du mariage de ta nièce. Autant dire que le mariage promet d’être animé si Teignous sera présent. Chose dont tu ne doutes pas une seule seconde. C’est alors que Queenie demande si Scorpius était sage. Tu affiches alors un regard mélancolique et tu cherches une anecdote à raconter à cette dernière. Scorpius n’était pas aussi actif, mais il a compris très tôt que tu n’avais pas forcément la forme pour le suivre tout le temps. Puis, tu te secoues la tête pour te concentrer sur Queenie, ta douce nièce qui est venue te rendre tellement de visite ses derniers temps sans que tu n’aies daigné te déplacer.

« - Oh ne crois pas qu’il a toujours été doux. Il pouvait se montrer malin. Mais il a vite compris que je n’avais pas forcément la force de le suivre. Alors avec le temps, et surtout en voyant sa maman fatiguée, il s’est calmé. Heureusement. »

Les enfants sont tous des êtres qui apprennent la vie et ce n’est pas en les empêchant de tout faire qu’ils vont se faire leur expérience de la vie. Par ailleurs, Scorpius est rapidement devenu indépendant en grandissant et il ne t’en a jamais voulu parce que tu étais très fatiguée. Enfin, au début si, mais il ignorait que tu souffrais d’un mal étrange, toujours aussi étrange aujourd’hui à ses yeux. Tu connaissais la préférence de ta nièce pour le thé à la bergamote. Qu’elle tient de sa mère aussi, même si Daphné préfère la violette à la bergamote. Tu appelles ton elfe de maison et tu demandes du thé à la bergamote bien chaud. L’elfe s’éclipse permettant alors à la tante et la nièce de rester en toute intimité. Tu fais un signe négatif de la tête lorsqu’elle dit qu’il n’est pas là. Drago a aussi beaucoup de stages à faire et tu sais ce que c’est, car tu es passé par là. Et contrairement à ton mari, tu n’as vraiment changé de métier en cours de route. Mais tu comprends aisément les choix qui l’ont poussé à démissionner de son poste d’avocat de la cour du Magenmagot.

« - Je pense qu’il sera ravi de ce cadeau. Et oui, je l’aide énormément. Après, il a pas mal de stage à valider et je suis aussi passé par là. »

C’est l’une des premières choses que tu as promises à Drago lorsqu’il t’a parlé de son choix de devenir Psymage. Tu tiens à l’aider du mieux que tu le peux. Ce n’est pas tout à fait la même branche que toi, mais tu peux l’aider pour les matières où il a du mal. Tu as fait tes études à l’université, mais lui a décidé de faire ça autrement, ce qui complique les études. Mais ce n’est pas grave. Dès qu’il a besoin, tu l’aides. Le thé arrive rapidement et tu allais te lever lorsque Queenie te fait signe de ne pas bouger. Il est vrai qu’elle n’est pas chez elle, mais tu sais comment elle réagit. Et puis, cela l’oblige à travailler sa gestuelle, ce qui n’est pas plus mal en soi. La tasse et les gâteaux servit, tu attrapes la tasse pour en boire une gorgée. Sous cette fraîcheur d’automne, cela fait toujours un bien fou. Le ton change et tu déposes ta tasse afin de porter toute ton attention à ta nièce. Elle qui est venue te demander conseil. Elle te parle de son stage au sein du département des Mystères que Théodore est parvenu à lui obtenir. Il est clair que cela n’est pas à la portée de tous et il est extrêmement rare que ce département accepte des stagiaires. Puis elle te demande si tu y es déjà allé.

« - Aussi loin que remontent mes souvenirs, je n’avais jamais entendu parler que ce département acceptait des stagiaires. Tu as vraiment une chance incroyable, Queenie. Je n’ai jamais pu y rentrer. Ce département est vraiment mystérieux et personne ne sait ce qui s’y passe sauf ceux qui y travaillent. »

Tu laisses ensuite ta nièce continuer ce qu’elle voulait te dire. Mais au vu de ce que tu vois, tu sembles comprendre que quelque chose la contrarie ou lui fait peur. Tu te montres pourtant rassurante et tu prends une de ces mains pour venir lui caresser le dos de la main. Tu sais à quel point il peut être difficile de choisir son avenir ci-tôt. Toi-même, cela ne t’est pas venu de suite en tête. Il t’a fallu quelques années avant de savoir que tu voulais être médicomage et tu n’étais même plus au Royaume-Uni. Mais tu as dû faire un long travail de réflexion sur ce que tu voulais faire, ce que tu aimais le plus, etc. ce ne sont pas des questions à se poser à la légère, vraiment pas. Donc tu as l’impression de te revoir à travers le doute que ton adorable nièce traverse. Tu l’écoutes avec attention et tu sembles être de l’avis de ta sœur, Daphné.

« - Ton avenir n’est pas une décision à prendre à la légère, Queenie. Je suis du même avis que ta mère. Tes stages sont là pour te conforter ou non dans la voie que tu as choisie d’emprunter. Et puis, tu peux peut-être avoir de belles surprises à travers ses derniers. Durant toutes mes études, je ne savais pas vers quel service me diriger et c’est grâce à ces stages que j’ai pu préciser ce que je voulais faire. »

Tu la regardes avec tendresse. Tu te montres très protectrice avec elle, de la même manière que tous les autres membres de ta famille. Mais tu as vraiment cette impression de te revoir à son âge. L’âge où même si tu savais que tu voulais être médicomage, tu n’avais pas plus de détails. Et c’est effectivement avec l’ensemble des stages que tu as effectués à Sainte-Mangouste que tu as pu te décider pour une branche précise. Tu gardes la main de Queenie dans la tienne tout en souriant. Tu devais encore lui expliquer.

« - Tu peux très bien ne pas être satisfaite de ce que tu verras là-bas. Vois ses stages comme un avant-goût de ce qui t’attend une fois que tu seras diplômée. Il faut vraiment que tu sois sûre et certaine que tu veuilles faire tel ou tel métier. Bien sûr que tu pourras changer si cela ne te convient pas, mais cela ne se décide pas sur un coup de tête. »

Tu es passée par là, et ta sœur aussi. Tu sais donc ce que cela fait d’être dans l’incertitude. Tu t’es longtemps posé des questions sur les raisons qui t’ont poussé à emprunter cette voie. Et tu penses à Drago qui finalement n’a pas tellement eu le choix. S’il ne trouvait pas de stage au Ministère, il aurait rejoint son père à Azkaban et tu n’aurais jamais pu l’épouser. Maintenant, il a réfléchi et il a pensé avant tout à ce que lui aimait faire. Et c’est bien là-dessus qu’il est important de se remettre en question. Tu regardes ta nièce avant de sourire et de lui demander.

« - Est-ce toi qui as émis le souhait d’aller faire un stage au département des Mystères ? Qu’est-ce qui te plaît dans la branche que tu as choisie ? Pourquoi celle-ci et pas une autre ? »

Si c’est là une façon de lui faire comprendre qu’elle a fait le bon choix. Alors oui, tu ne te gênes pas de lui poser les questions que tu as pu te poser à l’époque et que tes parents t’ont posé. Il n’y a pas de honte à cela. Tu ne veux pas que ta nièce se trompe de chemin. Tu tiens vraiment à ce qu’elle s’épanouisse dans le domaine qu’elle a choisi. Tu es sa tante et tu as le droit de t’inquiéter pour elle… Puis, discrètement, tu déposes un écrin rouge sur la table devant Queenie que ton elfe venait de te ramener. ce dernier contient un bracelet en or blanc incrustée de pierres pour ta nièce que tu aurais dû lui offrir à son anniversaire. Mais tu n'as pas pu... Malheureusement.

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Sujet: Re: The flesh in the fruit (and the blood in the wine) ft Astoria M.
Jeu 25 Mai - 11:34


The flesh in the fruit

Childhood is not from birth to a certain age, and at a certain age the child is grown and puts away childish things. Childhood is the kingdom where nobody dies. ―  St Vincent Millay




Le regard alerte, Astoria exige malgré le manque d'énergie. Queenie se pare d'un subtil sourire, heureuse de voir que si le corps ne suit pas toujours, l'esprit reste en effervescence. Chaque pensée compte, chaque mouvement relève d'une chorégraphie interne, chaque minute d'un tempo à respecter. Astoria est née dans cet univers feutré, Daphné et elle aussi. Elles jouent leurs rôles à bon escient, la valse se déroule sous les meilleures augures malgré les menaces constantes d'équilibre. On se relève de tout ou presque. « - Tu sais bien que tu es libre de parler ici. »  Queenie n'est pas sûre et pourtant elle adore sa tante. Elle est si chaotique de nature, les humeurs vives, les colères incandescentes. Elle ne peut pas lui dire qu'elle se réfugie dans ses études pour ne pas avoir à faire face à une panique grandissante. La nuit et le jour se confondent, au fond de son établis. Les journées s’égrènent au rythme de ses cours, des artefacts échoués sur sa table, passés à la cribleuse de ses lunettes mécamagiques et des sortilèges qu’elle en extirpe. Précieux et éclatants. Cela l'occupe suffisamment pour que le reste ne vienne pas totalement la contaminer, pour que la nappe noirâtre de gazoline ne la recouvre pas entièrement. Elle se perd dans son inclination pour Adrian, y trouve tout sauf du réconfort, perçoit dans se sentiment un parcours imprévisible, échappant à toutes les attentes qu’elle a pu voir chez les autres. Freyja et Arya rayonnent et elle ? La colère est seule compas, la frustration sourde, le ressentiment imperméable. Elle ne s’est jamais laissé bercer par l’illusion de le comprendre, de le connaître, le jauge toujours avec une once de méfiance, parce que ce serait mentir que de prétendre savoir ce qui l’agite mais c'est encore pire depuis la dernière leçon d'occlumentie. Plus vertigineux aussi. Terriblement.

Le regard de jade se perd quelques secondes dans l'ambre sombre de sa tasse ouvragée avant de se cristalliser d'une légèreté bien plus seyante. Parler de Teignous la ramène à des plages plus joyeuses.  Elle a un léger rire à la remarque de sa tante. « Il tient ça de famille je suppose. » Malin et quelque peu retors. Qui ne l'est pas chez les Nott après tout ? Scorpius est de fait bien plus doux. « Nous ne nous sommes pas vraiment quitté en excellent terme, Scorpius et moi, la dernière fois. » Elle soupèse ses mots, calmement. « Je suppose qu'il était.. agité. Inquiet. » Pour sa mère bien sur. Queenie lève un instant sur le visage émacié mais toujours si beau, d'Astoria. « Il m'a reproché à demi-mots de l'avoir accaparé au détriment de ses autres amis ou plutôt que ces derniers le lui avaient reprochés et qu'il se rangeait à leurs avis. » Elle hausse délicatement les épaules, encore acide sur le sujet. Elle suppose aussi que l'âge n'aide pas et que Scorpius n'a de toute façon jamais été très habile de ses mots. Tout de même. La moue se décline en silence tandis qu'un peu de thé est consommé.

Le reste de la conversation vogue, agréable, inconséquente. Du cabinet de Draco aux souvenirs d'un Scorpius enfant, la bergamote la relaxe légèrement. Elle en oublie la faiblesse maudite de la blonde et se confie un peu plus à elle au sujet de son stage à venir. « Pas ceux de première année en effet. » Elle confirme ce que sa tante devine. Théodore a définitivement tirer sur de sacrés fils pour lui obtenir cette place. Elle a toute confiance en elle aussi n'est-elle pas inquiète d'éventuels faux pas mais la responsabilité n'en est pas moins lourde. « Je sais. » Le sourire a quelque chose qui tient d'un ravissement arrogant. Elle ne sait pas si son père lui a offert cette opportunité afin de l'adoucir pour le mariage. Elle ne devrait même pas hésiter. Tant de rêves qui s'accomplissent, n'est-ce pas ? Elle a toujours désiré Adrian et voilà qu'il lui est attaché par contrat. Elle a toujours songé aux départements des mystères et à l'études de ses précieux artefacts et la première année d'études, on lui offre l'opportunité unique d'en fouler le pavé. Elle a toujours su qu'elle épouserait un nom riche et puissant et celui des Lestranges est un collier aux pierres bien précieuses autour de son cou diaphane. Les doigts se crispent un temps autour de l'anse quand elle relève sa tasse jusqu'à ses lèvres.

Tout ce qui brille est d'or et elle possède tout l'or désiré à ses pieds.

Bien sur, tout a un prix. Adrian est un mur de glace, elle ne sait pas le prix de ce stage et le collier peut si facilement devenir corde. Elle sait et anticipe prudemment les revers et les difficultés. S'y aiguise les quenottes et l'âme dans une excitation perfide. Parce qu'au final, cela lui plait aussi tout ce chaos en devenir, tout ces tourments enfouis. Elle n'aimerait pas Adrian autrement, n'envisagerait pas ce département si les gouffres ne se tapissaient pas dans l'obscurité et trouverait son futur nom de famille des plus lassants s'il n'était aussi sulfureux. « Tu crois ? Mmmh. Je pense commencer par celui de l'Esprit alors. Ou du Cœur. » Un sourire diablotin glisse sur ses lèvres. « Ou du Temps... c'est si dur de choisir ! Je suppose de toute façon que c'est eux qui vont le faire pour moi. Je n'ai le droit que de prendre des notes de toute manière et si j'ai bien compris, je ne verrai que certains dossiers évidemment. » Cela va de soi. Par ailleurs, il y a un protocole à signer qui fait au moins dix parchemins – même pour une simple stagiaire. Elle sait que d'autres seront présents mais ils sont en troisième année, pratiquement certains d'être ainsi recrutés ensuite. Chercheurs ou Langues-de-Plomb. Parfois des entreprises viennent y faire leurs courses également. Elle se souvient distinctement d'avoir entendu lors d'une soirée mondaine parler l'héritier des balais Comet se vanter d'avoir détourné un élève brillant du département des mystères justement. Etudier la magie a ses avantages, encore plus dans certains domaines. « Émettre le souhait ? Tu connais mes parents... je n'ai jamais eu besoin de rien émettre du tout. Ils savent toujours. » C'est curieux n'est-ce pas ? Elle a toujours été si gâtée pas forcément dans le nombre mais dans ce qu'elle a pu obtenir. « Je veux absolument étudier certains pans de magie. Je ne vois même pas l’intérêt de faire autre chose. C'est encore un peu brouillon... » Comme tout le reste dans sa vie en cet instant à vrai dire, d'où le malaise récurrent. « mais une fois que je serai fixée, plus rien ne pourra m'arrêter. » Le nez se fronce joyeusement en une promesse tacite avant que le regard ne glisse vers l'écrin rouge. A son doigt brille la jade discrète montant une rose bardée d'épines qui constitue sa bague de fiançailles. « C'est pour moi ? » Elle pâlit légèrement, toute heureuse, repose sa tasse désormais vide et viens défaire le nœud du paquet. « Ah ! » Le cri de ravissement fend l'air et elle se jette au cou de sa tante pour l'étreindre, un baiser fondant sur la joue. « Si joli ! J'ai une robe qui sera du meilleur effet avec. » Elle extrait délicatement le bijou de son velours et vient en sertir son poignet. « Merci beaucoup. Autant de pierres que d'années. » Elle se sent déjà adulte mais l'enfance gronde, capricieuse, à ses portes encore. « Je le mettrais probablement pour le prochain repas chez les Lestrange. Histoire de pavaner comme il se doit. » Elle décoche un sourire satisfait, un peu de malice dans le vert des iris. « Etes-vous invités ? Je m'inquiète des proportions que prend cette histoire d'héritage des Black. » Demande-t-elle faussement innocente. Car en vérité, elle estime surtout que si les Malefoy s'allient enfin aux Lestrange et ce malgré les différents passés, rien ni personne d'autre ne pourra alors plus les empêcher de totalement prendre la mise.

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Sujet: Re: The flesh in the fruit (and the blood in the wine) ft Astoria M.
Jeu 3 Aoû - 19:47
Astoria &
Queenie

The flesh in the fruit.
10 novembre 2022 | Salisbury, Demeure Malefoy

Tu apprécies de voir ta nièce. Elle a toujours été inquiète de ta santé et tu essaies toujours de la rassurer. Elle fait partie de ta famille et tu ne veux pas la briser avec ta malédiction. Bien sûr, elle le sait, mais tu ne veux pas l’ennuyer avec ça. Au vu de son âge et de son mariage à venir, elle a tellement de choses à faire, à prévoir. Et autant dire que tu sais ce que c’est puisque tu es passé par là. À la différence, c’est que c’est Drago lui-même qui est venu demander ta main et tu t’es mariée contre l’avis de tes parents et contre l’avis des siens. Ce qui fait un sacré point commun avec ton mari. Tu l’aimes et tu l’aimeras jusqu’à ce que la mort vous sépare. À l’époque, tu pensais que tu viverais encore longtemps. Mais aujourd’hui, tu comprends de plus en plus le sens de cette phrase. Et tu en as peur. Tu as peur de mourir seule, de mourir loin des tiens. Mais aujourd’hui, tu apprécies la visite de ta nièce. Quelque part, tu as l’impression de retrouver ta sœur lorsqu’elle était plus jeune. Tu ne peux donc pas effacer ce sourire de ton visage. Tu invites ta nièce à te parler et tu y ajoutes une main rassurante sur une des épaules. Être dépassée, tu sais ce que c’est. Lorsque tu as eu ton fils, tu étais encore étudiante et tu devais tout gérer. Heureusement, tu as pu compter sur Drago durant toute ta vie et même encore aujourd’hui, il t’aide énormément lorsque tu es en crise. Mais cela fait partie des petits secrets de famille et tu es contente de savoir que tout le monde sait parmi ta famille que tu n’es pas du genre à faire du cinéma. Tu entends de la bouche de Queenie que ton fils lui reproche quelque chose. À vrai dire, tu n’es pas réellement au courant de l’histoire, mais c’est l’occasion d’en savoir un peu. Tu cherches donc juste à comprendre. « — Et si tu m’expliquant ce qui s’est passé avec Scorpius ? Qu’il le veuille ou non, tu es sa cousine et tu le resteras. Pour moi, la famille est sacrée, tu le sais n’est-ce pas ? ».

Tu sais que la vie sera encore plus courte pour toi et pour toi, ta famille est ce qu’il y a de plus sacré. Ta sœur, son mari, ta nièce, ton mari, ton fils et tes beaux-parents. Que tu le veuilles ou non, ils font tous partie de ta famille. Tu t’es attaché à tout le monde peu importe leur caractère, peu importe leur origine. En apparence, ta nièce semblait inquiète de cette situation. Tu ne pourras peut-être jamais corriger ça, mais cela te permet de savoir les tensions entre les membres de ta famille. Il est dur de s’entendre avec tout le monde et tu es bien placée pour le savoir. Tu te montres toujours aussi douce avec les tiens et tu as ce sourire qui forge le respect. Même malade ou en crise, tu as ce sourire vrai, franc. Tu en as fait une sacrée force dont tu restes fière malgré tout les obstacles que tu as sur ton chemin. Tu écoutes ta nièce avec ce sourire. Tu ris en l’entendant parler des pièces de ce département. Décidément, tu as l’impression de la revoir alors qu’elle était enfant et qu’elle ne savait pas ce qu’elle voulait. Cela remonte à un certain temps et tu as gardé ça dans un coin de ta tête, un souvenir que tu chéris avec tous les autres. « — Eh bien, tu sembles très enjouée de te rendre là-bas, ma foi ! ». Il faut dire que ce département porte vraiment son nom. Mais cela ne t’empêchera pas de t’inquiéter pour elle. À ton époque, de nombreux mangemorts s’étaient réfugié dans ce département et tu crains vraiment que cela soit encore le cas. Mais tu ne doutes pas des capacités de Queenie de se défendre seule. Elle n’est plus cette petite fille que tu as connue, elle devient femme, elle devient une perle à cultiver. « — Est-ce qu’on t’a fait signer une clause de confidentialité ? ». Tu ne serais pas étonné d’entendre une réponse affirmative à cette question. Et tu le comprends très bien. Il y a probablement des choses que personne ne soupçonne la puissance. C’est bien pour ça que les Mangemorts se sont réfugiés là-bas. Tu n’es pas étonné non plus lorsqu’elle te dit que ses parents ne lui ont pas laissé le choix. « — Qu’est-ce que je pouvais râler quand mes parents m’imposaient quelque chose… Je détestais ça. J’avais l’impression d’être un objet et cela n’a rien de glorieux, crois-moi… ».

Tu ne leur en as jamais réellement voulu et puis, ils sont calmés avec ta malédiction. Mais cela ne veut pas dire qu’ils ne t’ont rien imposé. Tu as tout de même conscience que la mère de Queenie a dû subir bien plus que toi de ce côté-là. Tu ne t’en plains donc pas et c’est même une des rares fois que ta nièce t’entendras dire cela. Puis, elle demande si ce que tu lui offres et pour elle. Tu hoches la tête pour lui dire que c’est totalement pour elle. Il faut dire que tu as du retard alors tu tiens à rattraper le tir. Tu aimes sincèrement ta nièce et tu ne veux pas qu’elle pense que tu ne penses pas à elle. Une fois qu’elle a ouvert, tu ris lorsqu’elle se jette à ton cou. Tu aimes ses moments de complicité avec elle. Elle est une adolescente, tu en as bien conscience, mais elle restera un bébé à tes yeux, comme aux yeux de sa mère, Daphné. Tu la serres tendrement dans tes bras et ton visage s’illumine encore plus lorsqu’elle te dépose un baiser sur une de tes joues. Tu es ravie qu’il lui plaise. « — Je sais que j’ai du retard, mais je me devais de te l’offrir personnellement. ». Et tu insistes bien sur le fait que tu devais lui offrir personnellement. Mais au moins, tu es rassurée sur le fait que ce dernier lui plaise réellement. Elle parle déjà de la robe avec laquelle elle va assortir ce bijou qui lui appartient désormais. Elle parle du prochain repas chez les Lestrange. Tu savais que ta nièce était fiancée au fils Lestrange et tu préfères t’abstenir de ton avis sur la question. Mais tu n’es pas la mére de Queenie alors tu ne dis rien. Si ta sœur te demandera ton avis, tu lui donneras, mais en attendant, tu n’es qu’une spectatrice de la vie de cette jeune fille. Puis cette dernière te demande si la famille est invitée. « — Pour le moment, nous n’avons pas reçu d’invitation de leur part. ».

Malheureusement d’ailleurs. Mais tu ne te formalises pas. Tu avais bien compris qu’avec ton mariage, tu étais devenue presque comme une pariée parmi la caste des Sang-purs. Il faut dire que tu n’as pas la même façon de penser et tu n’apprécies pas tellement la famille Lestrange. Plus particulièrement la nouvelle mariée chez les Cassano. Cependant, tu n’as pas à donner ton avis. Tu lâches un soupir lorsqu’elle te parle d’un héritage concernant les Black. Bien sûr que tu connais cette famille, mais tu n’es pas tellement concernée, c’est plus Drago puisque Narcissa était une Black. « — Je ne me sens pas concernée par cet héritage. Cela concerne plus ton oncle et Dame Narcissa ». Tu as toujours eu profondément de respect pour l’épouse de Lucius. Elle avait ce courage d’affronter les regards des autres malgré la prison qu’à faire Lucius. Ce courage que tu n’as pas eu quand Drago est passé là-bas.
@Queenie Nott – Pando / Eileen — 1 290 mots
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Sujet: Re: The flesh in the fruit (and the blood in the wine) ft Astoria M.
Jeu 10 Aoû - 19:12


The flesh in the fruit

Childhood is not from birth to a certain age, and at a certain age the child is grown and puts away childish things. Childhood is the kingdom where nobody dies. ―  St Vincent Millay



Un soupir zèbre sa langue rose. A-t-elle envie de parler de ce qu'il s'est passé avec Scorpius ? Pas vraiment. D'autant qu'Astoria sera toute entière dévouée à son fils quoiqu'elle en dise. « Eh bien justement, je crois qu'il ne le veut pas. » Elle a une moue qu'elle finit par dissoudre d'elle-même. Scorpius est un adolescent voilà tout, persuadé d'avoir la bonne parole et de n'être toujours qu'une victime. Elle a encore en travers son reproche de l'avoir "obligé" à passer du temps avec elle. Quelle manque de courtoisie ! Mais elle suppose que c'est là un attribut de son sexe et qu'il n'y a pas grand-chose à faire. Elle est entourée de goujats et soit elle change d'univers, soit elle fait avec en imposant quelques règles on ne peut plus basique. A dire vrai, elle hésite encore sur la meilleure option. Un regard vers sa tante et elle reprend son sourire. « Oh, tu sais bien que nous avons tous très mauvais caractère. Ce n'est donc rien je t'assure. Rien d'insurmontable en tout cas. » Elle balaye les doutes et les ecchymoses d'un mouvement souple de la main. Il est inutile de s'y attarder. Il suffit qu'elle passe au-delà malgré sa propension à la rancune impitoyable.

Le sujet vient s'enrubanner plutôt autour du stage de cet hiver. Voilà qui sera bien plus amusant. Elle sait qu'il va falloir être astucieuse pour caser ce stage, les sorties mondaines, les études, les derniers préparatifs du mariage le tout en quelques semaines à peine. Queenie acquiesce. Il a fallu signer et avec une plume enchantée. Elle est tout juste autorisé à dire où elle va faire son stage mais rien d'autre et au moment où ce dernier débutera, elle n'en parlera tout simplement plus, tenue par un secret total. C'est terrible sachant qu'elle ne verra qu'à peine la surface d'un des multiples visages de ce département. Elle mesure néanmoins sa chance et s'avère en effet des plus enthousiastes.

« Qu'est-ce que je pouvais râler quand mes parents m'imposaient quelque chose...Je détestais ça, j'avais l'impression d'être un objet et cela n'a rien de glorieux, crois-moi... » Queenie a un sourire sage alors que les jambes se croisent sagement dans un soupir contenue. Elle ne se sent jamais comme un objet, même quand on la considère comme une fille superficielle, elle est toujours partie du principe que c'est le souci de celui qui se fait avoir par les apparences, pas vraiment le sien. Ces derniers temps néanmoins, quelques doutes l'assaillent progressivement. Elle les écarte d'un battement de cils qui se fige puis fond de joie émerveillée face au cadeau resplendissant. Le bracelet est ravissant avec ce qu'il faut d'espièglerie et d'élégance. Elle coule un sourire reconnaissant à sa tante qui s'excuse pour bien peu au final. « Ce n'est pas si étonnant... » Les Lestrange sont on ne peut plus expéditif sur les Malefoy et encore plus sur les Greengrass. Alexander lui a bien jeté l’été dernier à la figure cette histoire de malédiction alors qu'ils n'invitent finalement pas Astoria et Draco n'est pas une surprise en soi.

Les iris vert se drapent d'un voile silencieux. Elle aimerait que les choses se passent autrement mais il vaut mieux lever le pied un temps et attendre. Un peu comme pour les cours d'occlumencie. Rien ne sert de courir ou de vouloir imposer à tout prix. Elle le fera mais il faut qu’elle s’arme de quelque chose qui lui a jusqu’alors toujours été prodigieusement étranger : la patience. « Mais, n'est-ce pas là le propre du mariage ma tante ? Tout ce qui concerne oncle Draco ne te concerne-t-il pas aussi ? Pour le meilleure et pour le pire. C'est amusant d'ailleurs, on ne sort cette phrase que quand c'est pour le pire. » S'amuse-t-elle à dire en jouant distraitement durant quelques secondes avec son bracelet. Elle finit par relever un regard tranquille, dénivelé de vert, vers Astoria. La blondeur de sa tante donne un effet dramatique lorsqu'on a en tête la sombre chevelure de Daphné, le contraste saisissant. Pourtant c'est le même grand sourire chez les deux, la même propension à se montrer intraitable quand les circonstances l'exigent. « Cessons de parler de moi. D'ordinaire je dirai qu'il n'y a pas meilleur sujet mais ces derniers temps tout est terriblement insipide. Parlons plutôt de toi. Tu as réussi à convaincre oncle Draco pour son dernier cabinet? J'ai été si surprise quand il en a parlé. Je croyais qu'il voulait vraiment continuer au barreau sorcier. Peut-être que côtoyer des mages susceptibles de finir à Azkaban aurait ravivé de mauvais souvenirs...il pourra tellement mieux aider, comme il désire le faire, avec ce nouveau projet.» Elle a une moue désolée avant de se décider à les resservir de thé bien chaud. « Est-ce que les choses avancent à Saint Mangouste ? Vous... tu t'y plais toujours autant en terme de travail ? » Elle fait la distinction avec le temps passé là-bas en tant que patiente, bien sûr. Ce n'est vraiment pas la même chose après tout. Elle sait surtout qu'Astoria a un nom qui force le respect au sein de l'hôpital sorcier, ce qui est toujours bon à entendre.

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Sujet: Re: The flesh in the fruit (and the blood in the wine) ft Astoria M.
Sam 12 Aoû - 9:58
Astoria &
Queenie

The flesh in the fruit.
10 novembre 2022 | Salisbury, Demeure Malefoy

Le fait qu’elle ne veuille pas en parler ne te dérange, tu sais que de toute façon, tu finiras par le savoir. Même si ton fils semble moins disposé à te parler, tu sais que cela changera, un jour ou l’autre. Bien que tu aimes profondément ton fils, tu as eu une autre idée que personne d’autre que Drago est au courant. Tu veux faire une surprise aux tiens et tu as hâte de voir cette idée, ce projet concrétiser. Parfois, tu peux encore être une adolescente qui aime surprendre tes proches. Il faut dire que pour toi, la vie sera encore plus courte et tu en as bien conscience. C’est depuis ce jour que tu as l’envie de vivre ta vie au jour le jour sans ne plus jamais te poser de question. Tu ne te poses plus de questions. Tu es heureuse et cela te convient très bien. Tu dois donc te contenter de la réponse de ta nièce et tu l’acceptes. Tu n’as pas trop le choix de toute façon. Tu hoches la tête simplement en gardant ton sourire. Machinalement, tu attrapes ta tasse de thé et tu la portes à tes lèvres. Tu aimes le thé quand il est encore chaud. Tu la vis te confirmer d’un hochement de tête lorsque tu lui as demandé si elle a signé une clause de confidentialité. Et bien sûr, tu sais ce que cela veut dire. Elle ne pourra pas en parler et d’un autre côté, c’est totalement normal. Ce qui se cache là-bas n’a rien de tendre et il n’est pas impossible qu’il s’y cache des choses dont personne n’est prêt. Après tout, la fameuse prophétie sur Harry Potter provient de là-bas et autant dire que cela a foutu un sacré bordel.

Ta nièce semble ravie de son cadeau alors tu es contente. Tu connais Queenie et tu sais que si ce dernier ne lui aurait pas plu, elle te l’aurait dit directement. Elle tient cette franchise de sa mère et autant dire que tu es contente qu’elle ait récupéré ça d’elle. Du moins, avec toi, Daphné a toujours été franche avec toi. Et tu préfères ça plutôt que vous vous fassiez la gueule par hypocrisie. Alors qu’étant jeune, tu as longtemps traîné dans ses pattes, tu es aujourd’hui une mère accomplie et une cheffe de famille respectée. Tu es la reine de ton propre royaume et cela te convient très bien ainsi. Tu connais les Lestrange ainsi que leur politique. Tu n’approuves pas et tu n’as pas hésité à le dire ouvertement auprès de tes proches. Concernant les fiançailles entre le fils Lestrange et ta nièce, tu es perplexe et tu ne le vois pas d’un bon œil. Mais tu n’es pas la mère de la jeune fille en face de toi. Tu es même clairement opposée à toutes formes de mariage arrangé. Ton fils le sait et c’est pour ça qu’à son âge, il n’est pas encore fiancé. Il en est même hors de question. Ton fils n’est pas un jouet qu’on balade et Drago est assez d’accord avec toi sur le sujet. Tu n’accepteras le mariage de ton fils que s’il aime la personne qu’il veut épouser.

Tu souris lorsque ta niéce lorsqu’elle te parle du propre du mariage. Pour le meilleur comme pour le pire. Cela te fait aussi sourire et ce sourire apparaît en même temps que celui de ta nièce. « — Tu découvriras qu’il y a des choses auxquels il ne faut surtout pas se mêler lorsqu’il s’agit de ton futur époux. Il y a des secrets au sein de toutes les familles et je doute réellement que ton futur époux te dira tout lorsque tu seras liée à lui… ». Et là-dessus, Drago est peut-être une exception, mais il a aussi des secrets. Tu ne peux pas lui en vouloir puisque tu en as aussi. Tu t’es opposé à tes parents qui ne voulait pas te voir épouser le fils Malefoy. Tu savais qu’il avait peur, mais tu as toujours prouvé que tu étais heureuse et surtout, les sentiments étaient déjà bien installés et il était trop tard pour faire marche arrière. Mais tu estimes que ton mariage avec Drago t’a sauvé la vie. Lorsque tu vivais encore chez tes parents, cela te rappelait un peu trop leur surprotection, mais le fait que te marier t’a permis de voir le monde différemment même si tu avais déjà bien commencé alors que tu étais aux États-Unis. Tu aimes tes parents, bien sûr, mais cela pouvait avoir tendance à t’étouffer. C’est l’une des raisons qui font que tu as préféré revenir au Royaume-Uni pour tes études. Il n’y a pas de traitement donc pourquoi s’obstiner à te surveiller ? Aujourd’hui, tu ne t’imagines pas vivre sans lui, tu l’aimes toujours autant. Tu as toujours ce regard bienveillant sur ta nièce. Elle te paraît si naïve et forte à la fois. Puis ta nièce te dit qu’il faut cesser de parler d’elle. Il n’y a pas de mal, après tout, c’est elle la future mariée et il est normal de parler de ça.  

« — Et bien sache que je n’en ai pas eu besoin. Il l’a décidé seul et je le soutiens dans sa démarche. ». Et oui, même si tu es mariée à lui et que tu le soutiendras toujours, ce n’est pas toi qui es à l’origine de l’idée du cabinet. Maintenant que tu y penses, tu es contente de son choix. Il ne dépendra plus que de lui-même, y compris après ton décès s’il est encore dans la profession. « — Ton oncle a assez mal vécu son passage de l’autre côté du barreau. Il faut dire qu’il a eu l’impression d’être trahi par ces propres collègues. Je conçois donc assez facilement qu’il veuille quitter la justice Magique. ». Et surtout, on ne lui avait pas réellement laissé le choix. Soit il trouvait une place au ministère soit il allait finir à Azkaban. Aujourd’hui, il aura fait les deux alors qu’il s’est battu pour sa liberté, pour redorer le blason qui est désormais le tien. Cela te rappelle un peu le dicton des Malefoy : Sanctimonia Vincet Semper. Le sacré l’emporte toujours. Tu ne l’as pas oublié et ce dicton arbore toujours le blason de ton mari. Tu n’en as pas honte, mais en te mariant avec lui, la dynastie des Greengrass s’est éteinte de manière officielle. Du moins, au Royaume-Uni. « — Et tu n’es pas sans savoir que ton oncle n’a pas eu le loisir de choisir véritablement sa voie. Jusqu’à aujourd’hui. Je le soupçonne même d’avoir toujours voulu devenir Psymage sans en avoir la possibilité. ». Tu te rappelles encore de ce fameux jour où il est venu te rendre visite au manoir Greengrass afin de t’annoncer qu’il avait trouvé un maître de stage au département de la Justice Magique. Tu étais si fière de savoir qu’il n’irait pas rejoindre son père. Et c’est ce même jour qu’il a pris son courage en main pour te demander en mariage. Le plus dur a été de le faire accepter par ton père, le grand-père maternel de Queenie. Même s’il change de voie, tu es toujours aussi fière de lui et tu le soutiens dans ses décisions, réellement. Tu sais qu’au moindre doute, il viendra te consulter, te demander conseil. Tu n’as plus peur pour lui, son passage à Azkaban l’a renforcé et à renforcer votre mariage.

« — Quelles que soient les décisions de ton oncle, je le soutiendrais toujours.». Et tu n’as pas honte de le dire. Tu l’avais dit à Harry et aux autres lorsque tu as pris la décision d’apporter ton aide pour innocenter ton époux. Tu as tenu bon, même si cela a été très dur pour toi. Dormir dans un lit froid, t’inquiéter pour lui. Tes crises ne t’ont pas épargné durant cette période très difficile psychologiquement parlant. Heureusement, tout est terminé et ton époux a été lavé de tout soupçon. Mais les rumeurs ne cessent de parler dans le dos des concernés, dont toi. Qu’importe, ce qui compte à tes yeux, c’est que ta famille est à nouveau réunie. Puis elle te demande comment cela va sur ton lieu de travail. Autant dire que tu aimes toujours autant y aller. « — Je m’y plais toujours. Je continue à m’occuper de mes patients. J’ai dû juste négocier mes horaires aménagées. ». Tu n’aimes pas admettre que ta malédiction prend encore le dessus. Tu ne veux pas y penser, mais tu savais qu’à un moment donné, tu n’aurais pas d’autre choix. Heureusement pour toi, ton chef a accepté que tu aménages tes jours et tes heures. De toute façon, c’était ça ou tu aurais fait comme Drago, tu aurais ouvert ton cabinet privé pour ne plus dépendre de personne. Et aujourd’hui, rien n’interdit à un médicomage de devenir totalement indépendant. Mais tu connais ton chef et tu sais qu’il ne t’aurait pas laissé partir. « — Quand ton oncle a été innocenté, on m’a proposé de devenir médicomage en chef en second du service. J’ai accepté ! ». Tu ne sais plus si tu en avais parlé à tes proches. Tu en avais parlé à certains de tes amis, à Drago mais tu ne te souviens plus si tu avais annoncé la nouvelle à ta sœur et au restant de ta famille. Si ce n’est pas le cas, c’est chose faite et nul doute que ta sœur sera rapidement au courant car tu connais la relation entre Queenie et ta sœur ainée.
@Queenie Nott – Pando / Eileen — 1 583 mots
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Sujet: Re: The flesh in the fruit (and the blood in the wine) ft Astoria M.
Mar 22 Aoû - 18:29


The flesh in the fruit

Childhood is not from birth to a certain age, and at a certain age the child is grown and puts away childish things. Childhood is the kingdom where nobody dies. ―  St Vincent Millay



A son poignet, scintille adorablement le cadeau offert. Elle a de jolies articulations, Queenie, fines et souples ; les pierres s’y illuminent dans une charmante et discrète cascade, comme un habit irisé qui sert à sublimer plutôt qu’à alourdir. Elle aime beaucoup et offre un sourire à sa tante adorée., le bijou déjà comme une seconde peau qu’elle remettra plus à loisir durant tous ces interminables dîners de décembre et de janvier. Il lui semble qu’on se console toujours plus facilement quand on est bien habillée, quand les bijoux sont agréables, quand le beau entoure et enveloppe. Plus rien ne semble rébarbatif alors, plus rien ne semble surfait.

Pourtant, rapidement, au fil de la conversation, une moue s’installe. Comment ça il y a des choses auxquelles elle ne doit pas se mêler ? Certes, il y a des jardins secrets chez chacun mais elle est curieuse. Terriblement. Queenie cille, un air quelque peu boudeur sur le visage. Autant dire pauvre Adrian de suite alors – tout du moins si elle se décide à l’épouser - parce qu’elle va se mêler de tout et de façon prodigieuse, elle en est certaine. C’est sa nature et on ne va pas contre ce que l’on est profondément. Et puis, elle a une excuse n’est-ce pas ? Il est si secret que si elle ne met pas son nez dans ses affaires, elle ne saura jamais rien. Elle aime bien les hommes de ce genre, elle a remarqué. Un peu de nébulosité, beaucoup de mystères. C’est intriguant. Elle fronce le nez avant de reprendre un peu de thé. Là, elle a trop à faire à vrai dire, elle ne cherche donc pas à percer en intégralité tous les secrets de son promis. Grave erreur, n’est-ce pas ? Nul doute que c’est la chose la plus idiote qu’elle n’ait d’ailleurs jamais faite dans sa vie. Ne pas chercher à savoir exactement qui elle épouse ? Oh, bien sûr, elle sait dans quelle famille elle pénètre et finalement, n’est-ce pas là l’essentiel justement ? Elle n’a pas la moindre confiance en Cristal et encore moins en Alexander. Le vert se voile d’une prudence. Elle sait qui elle épouse et le pire c’est sans doute qu’elle ne l’en adore et abhorre, tout à la fois, que plus encore. Les revers d’une même pièce dans un maëlstrom de sentiments contradictoires. Elle est presque tentée sur le moment de demander des conseils à ce sujet à Astoria. Ce n’est pas normal de vouloir l’embrasser et le tuer en même temps – Arya est passée de l’un à l’autre de façon nette, certainement pas de façon conjointe. Quant à Freyja, même au cœur de la tourmente, elle n‘a jamais voulu de mal à Keylian.

Alors que sincèrement, elle verrait Adrian à genoux avec le plus grand des ravissements.

A bien y réfléchir, elle doute que ce soit de l’amour. Peu importe. Le regard caresse le profil de sa tante puis elle se décide à changer de conversation. Elle veut bien se l’admettre in petto mais le dire à haute voix ? Le penser trop souvent ? Demander conseil ? Son orgueil s’y refuse subitement. Tout ceci n’est que le résultat d’un conditionnement, rien d’autre. C’est normal d’être enclin à tomber sous le charme de son fiancé. Cela facilite les choses. Elle oublie à dessein que c’est le cas depuis qu’elle a sept ans – depuis toujours en quelque sorte. Un “détail”, voilà tout. Elle oscille entre l’idée de faire en sorte qu’Adrian ne s’occupe plus du tout d’elle, ce qui semble particulièrement aisée au vu des récents événements, ou de le séduire pour de bon. Le premier l’afflige, le second l’angoisse parce que très bien mais – et après ?

Queenie repousse les pensées antinomiques d’une dernière gorgée de thé brûlant. La conversation revient vers des thématiques plus sures et qui conviendront bien plus à sa tante en définitive. Elle est certaine qu’Astoria n’a pas la moindre envie de l’écouter bavasser sur des paradoxes qui ne servent de toute façon à personne. Du reste, elle s’imagine sans peine quels seront les recommandations prodiguées ici et qu’elle n’en suivra aucun tant elle peut être entêtée et difficile. « Je reconnais bien là, oncle Draco. Toujours après de nouvelles idées. J’espère qu’il s’épanouira pleinement avec cette nouvelle initiative. » Au moins, un temps. Elle n’est pas plus surprise en entendant la joie perler dans la voix de sa tante à propos de Sainte Mangouste. « Félicitations ! » La joie illumine avant qu’une ombre n’apparaisse au tableau. « Mais... cela ne va-t-il pas vous prendre trop d’énergie ? J’aimerai autant que vous... que tu ne t’épuises pas à la tâche. Je suis certaine qu’oncle Draco pense comme moi. » Fait-elle en guise de totem de défense imaginaire. Les lèvres se froussent, un peu d’inquiétude dans les mordillements intempestifs. Astoria a toujours préféré s’épuiser, comme si c’était là un remède à la malédiction même.

Fichu malédiction. Elle a encore la question d’Alexander aux oreilles à ce sujet, son air narquois quand il la lui a posée. Que voulait-il qu’elle lui réponde au juste ? Il n’y a pas grand-chose à commenter sur la chose pour l’instant et l’œil s’attarde sur la pâleur devenue presque naturelle de sa tante. Le regard s’abaisse un instant sur le fond de sa tasse puis revient, dénué de nuages, le vert en pierre précieuse au fond des iris. « Je ne sais comment tu parviens à t’y retrouver à Sainte Mangouste. Il y a toujours tant de monde et tout semble si labyrinthique là-bas. Tu vas fêter tout cela ? Il le faut ma tante. Cela nous fera à tous le plus grand bien. Au moins un petit dîner ? je peux m’en occuper si tu veux. » Les souvenirs ce sont les plus merveilleux artefacts possibles contre les moments sombres qui guettent au coin des jours de crises après tout, elles savent au moins ça.

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Sujet: Re: The flesh in the fruit (and the blood in the wine) ft Astoria M.
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