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Living Just to Breathe || Harriet

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Sujet: Living Just to Breathe || Harriet
Ven 22 Avr - 19:51


Living Just to Breathe


Mardi 13 Février,
Poudlard

Le papier peint était immonde.
Voilà à quoi se résuma la pensée d'Aylen lorsque – assise devant le bureau – elle observa l'environnement autour d'elle. Oh, bien sûr, d'autres choses traversèrent son esprit avant ça. Beaucoup de choses.
Le plus important fut sans doute quoi raconter lors de cet entretien, car si elle connaissait la raison de sa venue ici, elle n'avait pas pour autant envie que quoi que ce soit en ressorte. Après tout à quoi bon ? Sa situation n'était que temporaire, bientôt elle redeviendrait celle qu'elle était censée être – que tout le monde attendait qu'elle soit – alors... elle ne voyait vraiment pas l'intérêt de ces séances.
Elle passa une main dans ses cheveux, fixa la femme blonde face à elle, et pour la troisième fois depuis qu'elle était entrée ici se dit que son visage lui disait quelque chose.
Le tout en gardant le silence.
En entrant, c'était à peine si elle avait répondu un « Bonjour. » particulièrement froid et dénué d'enthousiasme.
Encore une fois, elle n'avait pas envie d'être ici.

L'adolescente tapota son index contre le bureau une seconde, son regard flirtant de nouveau avec le papier peint alors que le temps passait. Elle ne se sentait pas confortable en ces lieux, quand bien même ils étaient accueillants.
Elle changea de position sur son siège, croisa les jambes.
Revint sur le visage d'Harriet.
Puis elle poussa un soupir.
Non, vraiment, elle n'arrivait pas à se rappeler. C'était comme une pièce manquante, et elle se connaissait suffisamment pour savoir qu'elle allait faire une fixation dessus jusqu'à ce qu'elle se rappelle.
Harriet Hodge.
Son doigt cessa son tapotement et elle se redressa un peu alors qu'elle l'observait à travers ses yeux à peine plissés, le regard toujours perçant. Puis ça lui revint et... Okay, elle préférait oublier cette information. Sauf qu'évidemment son cerveau ne la laissa pas faire, comme d'habitude. Elle retint un grognement plaintif.
Elle se concentra sur son propre silence.
Elle ferma les yeux comme si ça lui permettrait de s'isoler sur le monde extérieur.

On lui avait dit qu'Harriet avait déjà étudié son cas. Ou plutôt celui d'une Aylen adulte et auror. Ca lui avait bien évidemment fait grincé des dents en l'apprenant. Qu'elle connaisse son alter ego adulte ne signifiait pas qu'elle la connaissait elle. Et même comme ça, elle se connaissait, elle n'avait certainement pas dû lâcher grand chose de vraiment consistant sur elle-même.
Mais elle savait aussi que ce genre de personnes, s'ils étaient compétents, savaient lire entre les lignes.
Et parfois le silence permet d'en apprendre tout autant que les mots, comme un cri lancé à travers une pièce.
Elle inspira profondément.

« Harriet Hodge. Vous étiez à Serpentard. De trois ans mon aînée en âge mais deux ans de différence en classe. Mauvaise en métamorphose. » En tant que quasi-génie de la métamorphose, c'était le genre de chose qu'Aylen remarquait quand une personne attirait son attention. « Vous avez bien vieilli. »
Elle fit un sourire qui n'atteignit jamais ses yeux – comme souvent – et vint croiser ses mains sur ses cuisses. Elle luttait contre son instinct de les croiser devant elle et se contenta de se laisser aller contre le dossier d'un air assuré.
« Il paraît que moi aussi, si je mettais de la crème anti-ride je pourrais vous conseiller mais ce n'est pas mon cas comme vous savez sans doute déjà. Et comme vous savez sans doute aussi que je n'ai pas vraiment l'intention de confier quoi que ce soit à votre personne. »
Aylen parlait toujours de façon cérémonieuse, ça faisait parti de son éducation, et elle n'avait pas suffisamment subit l'influence de ses pairs à Poudlard pour avoir attrapé d'autres maniérismes. C'était là tout le problème d'être très exclusive avec sa sœur jumelle qui avait subi la même éducation.
Sans parler d'avoir été à Poudlard à Serpentard juste après la guerre. Si aujourd'hui els choses s'étaient améliorés, à l'époque les regards mauvais et suspicieux étaient nombreux.
Personne n'avait oublié l'interdiction de participer à la bataille des verts et argents (ce qui n'avait pas arrêté certains pour autant).



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Sujet: Re: Living Just to Breathe || Harriet
Sam 23 Avr - 15:54
On l'avait prévenue, bien sûr, mais la situation n'en était pas moins étrange. Harriet avait dû faire des efforts pour ne pas dévisager trop ostensiblement la jeune fille lorsqu'elle avait passé la porte de son bureau, se fendant à peine d'un "Bonjour", mais il était difficile de ne pas se laisser aller à la disséquer du regard comme un monstre de foire.

La dernière fois que Harriet avait vu Aylen Nott, celle-ci était une ex-Auror hantée par de vieilles batailles. Et surtout, elle avait presque trente ans ; avec sa bouille ronde et sa peau pâle, pas encore marquée par l'âge et les tourments, il ne faisait aucun doute que l'Aylen qui se tenait devant elle n'en avait que dix-sept.

- Tu me reconnais ? Je suis flattée, s'exclama Harriet avec un large sourire.

Elle était surprise que les traits juvéniles de la future - ex ? - Auror lui semblent si familiers. Elle ne lui avait jamais vraiment prêté attention, du temps de leur scolarité. Elle l'avait souvent croisée dans les couloirs du château, l'avait côtoyée pendant cinq ans dans l'intimité de leur salle commune, l'avait vue grandir, d'un oeil distrait, dans un coin de sa conscience. Mais trois ans d'écart, ce n'était pas rien, à ces âges, alors Harriet n'avait jamais éprouvé d'intérêt particulier pour sa jeune condisciple.

Pourtant, maintenant qu'elle était en face d'elle, elle la reconnaissait clairement, elle la voyait nettement évoluer à l'arrière-plan dans le paysage mental de son adolescence, et ça lui collait une sensation étrange au creux du ventre, une angoisse diffuse, un vague sentiment de malaise.

Si Aylen ne ressemblait pas encore à l'Auror que Harriet avait reçue dans son cabinet presque deux ans auparavant, elle était dans son attitude incroyablement semblable à celle qu'elle était alors. Serait alors ? Les histoires de temporalité, c'était toujours le bordel.

L'adulte comme l'adolescente étaient émotionnellement fermées, s'exprimaient d'une manière ampoulée qui aurait fait défaillir de contentement le père de Harriet et n'avaient, surtout, aucune envie de suivre une thérapie.

Eh ben. Elles allaient bien se marrer.

- T'en fais pas, je vais pas te forcer à confier quoi que ce soit à ma personne, paraphrasa Harriet.

Elle n'était pas inquiète. En six séances, elle n'avait réussi à obtenir de l'adulte que des informations relatives à son travail, rien de personnel, rien d'intime, mais dix ans d'expérience en tant qu'Auror ça vous solidifiait ; l'Aylen qu'elle avait en face d'elle était encore jeune, et aurait peut-être plus de facilité à laisser tomber ses barrières. Elle avait déjà commencé - sa nervosité, les efforts déployés pour paraître assurée, maîtresse de la situation, le dos droit, le sourire de façade... elle était complètement paumée, et il y avait de quoi.

- Mais on va quand même se voir, deux fois par semaine, ça t'y échapperas pas.

Harriet passa la main dans son épaisse tignasse, se pencha un peu en avant, les avant-bras posés contre son bureau, adoptant une position plus confortable.

- On peut passer ces heures en silence, à se regarder dans le fond des yeux. Ou tu peux en profiter pour parler. On est pas obligées d'aborder des sujets sérieux, tu sais, y a aucune obligation. Tu peux me raconter ton week-end. Ce que tu penses de tes nouveaux camarades de classe. Le but de nos rendez-vous c'est que tu aies un temps pour toi. C'est pas de comprendre ce qui t'est arrivé, ou d'y trouver une solution, ça, y en a d'autres qui s'y collent.

Harriet considéra Aylen avec une moue pensive. Elle était si jeune...

Peut-être que ce n'était pas une si mauvaise chose, après tout, ce sort qui l'avait frappée ; peut-être que c'était une chance, une opportunité de tout recommencer. Libérée des tourments, des angoisses, des cicatrices. Un reboot, on efface tout et on recommence. Comme ça devait être étrange, pour la jeune fille. Tous ces gens s'activant pour essayer de la changer, de la transformer en une personne que eux connaissaient mais qui, pour elle, n'existait absolument pas.

- Tu as envie qu'ils y arrivent ?
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Sujet: Re: Living Just to Breathe || Harriet
Dim 24 Avr - 10:38


Living Just to Breathe


Flattée ?
Ce n'était certainement pas ce qu'elle devrait être considérant le fait que la personne qui se souvenait d'elle était Aylen Nott. Ça n'était jamais très bon signe d'être repéré par la jeune femme. Tout du moins pas quand c'était de façon négative.
Fort heureusement, pour le moment elle ne semblait pas encore arrêté sur un avis particulier à son sujet et mieux valait se méfier encore un peu.
Toutefois pour le moment les points en la faveur de Harriet s'accumulaient.
Elle faisait preuve d'un bon esprit en retournant ses propres mots contre elle et elle ne semblait pas méchante, ni vouloir particulièrement lui tirer les vers du nez et encore moins intimidée par son attitude quelque peu hostile.
Au contraire, elle lui semblait incroyablement détendue.

Aylen leva les yeux au ciel en rejetant brièvement la tête en arrière quand Harriet lui dit qu'elles se verraient tout de même deux fois par semaine. Elle ne voyait pas vraiment l'intérêt de si peu espacer ses visites chez la psychomage : elle ne pouvait pas tant changer que ça en si peu de temps.
Le petit discours l'amusa intérieurement et elle se lassa à peine glisser dans son fauteuil, croisant cette fois-ci les bras, sentant l'arrogance la gagner alors qu'elle se retenait de répondre que la plupart des gens qui travaillaient sur son cas étaient des idiots et qu'elle était probablement la mieux placée pour trouver une solution. Ce qui n'était pas vrai, mais Aylen n'était pas de ceux qui accordaient une confiance sans faille à autrui, surtout quand elle ne les connaissait pas.
Et actuellement la plupart de ceux qui voulaient lui venir en aide ne voyaient que celle qu'elle était avant. Donc ça ne l'aidait pas à leur accorder sa confiance.

Elle resserra ses bras autour d'elle et rentra un peu la tête dans les épaules lorsqu'une question fut enfin posée.
Le voilà donc le moment inconfortable.
Est-ce que oui ou non elle voulait qu'ils réussissent dans leur entreprise ?

Elle haussa les épaules, tenta de relâcher un peu ses muscles.
« Oui. » La réponse était énoncée clairement et elle faisait partie de ces vérités qu'on se répétait sans cesse comme si cela permettrait de les rendre plus juste. « Après tout je n'ai pas ma place ici, pas à cet âge là en tout cas. Et pour ma part j'aimerai bien retourner d'où je viens, en supposant que toute cette histoire soit issue d'un dérèglement temporel et non pas biologique. » Auquel cas la situation se compliquait. « De ce fait je vois encore moins l'intérêt de ces séances puisque bientôt je ne serai sans doute plus qu'un souvenir dans l'esprit de ceux ayant croisé ma route. »
Si tout se passait bien.
Ou mal, ça dépendait des points de vue.
Mais comme elle ne comptait pas s'attacher à quiconque dans Poudlard, il ne devrait pas y avoir de problème si elle disparaissait. Le problème étant qu'elle ne pouvait pas empêcher les autres de s'attacher à elle – quoique son comportement odieux ne devait pas encourager – et que si elle devait être honnête elle avait déjà commencé à former des liens.
« Je n'aurais été qu'une gêne passagère pour tout le monde. »
Elle posa son coude sur le bord du bureau et son menton reposa sur le dos de sa main alors qu'elle affichait une expression de neutralité dérangeante. C'était comme si elle ne se rendait pas compte de sa situation, que si une solution était trouvée elle disparaîtrait complètement et ne serait pas renvoyée où que ce soit puisque dans le cas où le problème était temporel elle aurait dû disparaître dans le passé et ne jamais exister adulte.
Alors qu'en réalité elle en avait une conscience aiguë.
Mais ça ne l'empêchait pas de mentir ouvertement en regardant Harriet droit dans les yeux. Sans doute parce qu'elle n'avait pas conscience de donner bien plus à la femme face à elle qu'elle le pensait.



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Sujet: Re: Living Just to Breathe || Harriet
Dim 24 Avr - 13:03
Harriet s'était attendue à une telle réponse, mais elle n'en ressentit pas moins une satisfaction mêlée d'excitation. Comme c'était intéressant.

L'attitude de la jeune fille était ambiguë, et Harriet ne savait pas vraiment quoi en tirer. Son expression était parfaitement lisse, assurée, et sa posture s'était relâchée au fil de son discours. Soit elle était absolument sincère, soit elle essayait de se convaincre en adoptant les signes extérieurs de la sincérité. Pour le moment, il était difficile de trancher.

Etait-elle vraiment persuadée qu'elle retournerait d'où elle venait si le sort était inversé ? Harriet en doutait - plus que ça, même, elle était prête à parier du contraire. Mais son rôle n'était pas de débattre de ces questions avec l'adolescente, encore moins de la priver du réconfort que devait lui apporter cette certitude d'avoir un endroit où retourner lorsque tout serait terminé.

Non, ce qui l'intéressait particulièrement, c'était le reste de ses propos. Un souvenir dans l'esprit de ceux qui ont croisé ma route... Édifiant. Aylen avait-elle conscience de tout ce qu'elle révélait par cette simple petite phrase ? Elle réalisait que celle qu'elle était, telle qu'elle était, était condamnée à disparaître, d'une façon ou d'une autre. Quelle terrible situa...

Non, quelle hypocrisie ! En vérité, Harriet ne ressentait pas de compassion pour la jeune fille. De la fascination, certainement ; de l'intérêt, tout à fait ; mais pas de tristesse, pas de pitié, pas de désir de la réconforter ou de la sauver.

Elle fonctionnait ainsi avec tous ses patients, mais bien que certains tentassent de la faire culpabiliser de son manque de sensibilité, elle restait persuadée qu'elle n'avait rien à se reprocher. Elle était une professionnelle, et c'est avec un regard de professionnelle qu'elle considérait ses patients. À ses yeux, non seulement l'empathie n'était pas nécessaire dans son métier, mais elle était à éviter au maximum. Combien de ses collègues lui parlaient avec tendresse de leurs patients et finissaient eux-mêmes par bouffer des ISRS trois fois par jour lorsque l'un d'entre eux se foutait en l'air ?

Une gêne passagère pour tout le monde. Sentiment de dévalorisation... Harriet aurait bien pris des notes si elle n'avait pas été presque certaine qu'à la moindre mention d'une plume Aylen partirait en courant pour ne jamais revenir. Son petit discours dans lequel elle lui avait dit qu'elle n'avait pas le choix de se présenter ou non à leurs rendez-vous, c'était du bluff, après tout ; si Aylen le décidait elle pouvait très bien demander à changer de thérapeute et à part par des méthodes tout à fait illégales (elle n'était pas fondamentalement contre, mais ce ne serait pas prudent), il n'était rien que Harriet pourrait faire pour l'en empêcher.

Ce qu'Aylen lui décrivait, Harriet l'avait déjà rencontré, du temps où elle travaillait à Sainte-Mangouste, chez des patients atteints de maladies incurables. Chez presque tous, la conscience aiguë de leur mort prochaine et inévitable provoquait le même refus de créer de nouveaux liens, le même détachement émotionnel obstiné par rapport à leur situation. Mais elle ne savait pas à quel point l'attitude d'Aylen était sincère, à quel point elle n'était que façade.

- Une gêne, répéta Harriet. C'est ce que les gens pensent de toi ?

Elle attendit patiemment qu'Aylen réponde si elle le désirait.

- Est-ce que tu t'es rapprochée de certaines personnes, depuis que tu es revenue à Poudlard ?
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Sujet: Re: Living Just to Breathe || Harriet
Mar 26 Avr - 16:37


Living Just to Breathe


Aylen resta interdite face à la question de la psychomage,la fixant comme s'il s'agissait de l'évidence même.
Est-ce que les gens la voyaient vraiment comme une gêne ? Personne ne lui avait dit depuis le moment où elle était réapparu comme ça. Mais il n'y avait pas toujours besoin de mots. Tout était dans l'attitude, dans la façon dont les gens bougeaient autour d'elle, dans leurs regards, dans leur surprise, leur tristesse, la façon dont ils évitaient son regard.
Personne ne voulait d'elle ici.
Pas en tant qu'elle en tout cas.
Elle releva la tête en se redressant, s'agitant nerveusement dans le fauteuil dans une inspiration qui se voulait profonde afin de ne pas penser à tout ça. Surtout que lorsqu'elle y pensait...
Il y avait peut-être au moins une personne qui ne portait pas ces marques dans ses gestes et au fond de son regard.

La question suivante la rappela à l'ordre et elle étendit les bras le long des accoudoirs, dessinant des formes évanescentes du bout des doigts, leva les yeux au ciel et força un grognement de dédain à franchir ses lèvres. Puis elle les ouvrit, prête à répondre – sans doute à mentir un peu ce qui ne servait à rien mais qu'en savait-elle ? - puis elle se ravisa. Elle rattrapa ses mots, les ravala si vite qu'elle en oublia presque qu'elle était sur le point de les dire.

« Ma propre sœur jumelle ne me regarde plus dans les yeux, pourquoi pensez-vous que je voudrais me lier avec les idiots qui peuplent ces murs si la personne qui a toujours été là pour moi et pour qui j'ai toujours été là ne veut même plus de moi ? »
Elles s'écrivaient régulièrement pourtant, mais chaque lettre était plus difficile à envoyer que la précédente quand désormais douze ans les séparaient. Dire qu'avant elles n'avaient jamais été séparées plus d'une semaine.
Enfin, d'après ce qu'elle avait compris Enora était plus habituée qu'elle à cette distance : l'avantage d'être entrée dans la vie d'adulte et d'avoir eu le temps de faire les choses. Autant dire qu'Aylen le vivait beaucoup moins bien, surtout que pour elle cette femme était une toute autre personne que la fille rousse qui lui ressemble tant avec son esprit vif et son sourire de petit démon.
Elle lui manque.
Elle poussa un soupir.

« Toutefois ce serait mentir que de dire que je ne me suis liée à personne. Il y a cette fille... hm... Charlie Williams. » Elle détourna le regard en passant une main dans ses cheveux, les gardant en arrière quelques secondes avant de les laisser retomber dans l'espoir que le mouvement masque la légère rougeur qu'elle pouvait sentir envahir ses joues. « Elle est mignonne, dans le genre un peu stalker mis... je me suis un peu habituée à elle. J'imagine qu'elle pourrait qualifier pour les personnes dont je me suis rapprochée. Complètement contre ma volonté, je tiens à préciser. »
Quoi ?
C'était vrai, elle n'était pas celle qui l'avait abordée à l'origine ! Ce n'était pas un mensonge. Elle avait même essayé de la repousser. Quoiqu'elle aurait sans doute se montrer un peu plus claire dans sa façon de la repousser puisqu'au final elle avait fini par passer des heures avec elle.
Elle regrettait déjà ce temps où d'un regard les élèves s'écartaient sur son passage et où les premières années se racontaient des histoires d'horreur dont elle était le monstre.
Bon, d'accord, c'était un peu exagéré, mais vous aurez saisi l'idée.
« Et après il y a la ribambelle de gens qui veulent m'aider. Poufley numéro une me coince dans les toilettes pour me dire à quel point elle veut m'aider parce que visiblement elle avait un crush sur moi, celle qui me remplace comme prof me prend pour un cobaye, la bibliothécaire insiste aussi pour aider... »
Aylen pousse un long soupir, croise les bras, un peu inconfortable.
« Je ne vais pas m'amuser à faire toute la liste, parce que au mieux tout ça est ennuyeux. » Elle fronça un peu les sourcils. « Pas que j'en ai quoi que ce soit à faire de toute façon, c'est à peine s'ils pourraient me faire gagner du temps. »
Et elle y revenait encore.



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