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La peur de l'étrange | Absolan Lestrange [Terminé]

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Sujet: La peur de l'étrange | Absolan Lestrange [Terminé]
Jeu 14 Avr - 22:45

La peur de l'étrange





La plume grattait le parchemin. Traits pincés, le gamin s'appliquait autant qu'il le pouvait pour garder le contrôle de son écriture et que pour toute sa colère et toute sa tristesse n'y transparaisse pas.

Citation :
Cher Ludwig,
Désolé si je ne suis pas parfait : je ne suis qu'un Dubois après tout.

On sait bien que la perfection n'existe pas chez nous. Papa est jamais là, maman n'arrive jamais à se faire écouter et elle passe sa vie dans ses écrits. Klaus passe sa vie en Angleterre parce qu'il ne jure que par ce pays, on se demande pourquoi. Toi t'as jamais fait que le frapper pour des conneries. Qu'est ce que tu voulais qu'Ulricht et moi on fasse ?
Les exemples à suivre sont foireux.

Alors si tu te fais taper sur les doigts, tu pourrais pour une fois assumer comme un grand.
Quant au quidditch, je suis sûr que papy et mamy auront encore pitié de moi.

Cordialement espèce de troll mal garni, éclate toi bien parce que toi au moins tes potes sont de notre pays !

Crétin.

Nik'

A la fois fier de lui et terriblement triste, le gamin déposa sa lettre sur le côté à l'instant ou miraculeusement on lui amenait le fameux livre qu'il attendait depuis des mois. Malheureusement, vu sa sinistre réputation il ne pouvait pas l'emmener hors de la bibliothèque. En attendant il pouvait déjà le lire, cela aurait au moins le mérite de le distraire.

Se plongeant dans « Le quidditch à travers les âges », Niklaus essayait de penser à autre chose qu'à Ludwig. C'était bien le seul à lui envoyer une lettre. C'était sinistre au final. Genre au lieu de lui dire directement ce qu'il pensait, son père l'avait dit à Klaus et Klaus l'avait dit à Ludwig... Bonjour la communication. Des fois, et il regrettait ces fois là, le jeune gryffon en venait à espérer être né dans une autre famille ou alors ne pas avoir de famille. Évidemment il savait que c'était dur... Mais ne disait t-on pas « Vaut mieux être seul que mal accompagné » ?

Relevant la tête de son bouquin, Niklaus se figea un moment. Bon il avait rien pensé, il retirait tout. Parce que s'il y avait bien une famille qu'il n'aurait pas voulu avoir c'était une famille de mangemort...comme celle du Lestrange qu'il avait face à lui. Il le connaissait pas, mais il avait déjà entendu son nom... Et il avait toujours une étrange impression quand il était dans les parages. Etait-il le fils de Bellatrix ? De Rodolphus ? Dans tous les cas il devait avoir des neurones grillées... En plus il était à Serpentard... Et tout le monde savait comment finissait la majorité des serpentards... ! En attendant... Il était là juste en face de lui.

Tétanisé, le première année restait là à le fixer, la bouche entrouverte et les yeux écarquillés. Son cœur avait manqué un battement. Était-ce donc cela la vraie peur ?


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Dernière édition par Niklaus C. Dubois le Sam 16 Avr - 12:32, édité 1 fois
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Sujet: Re: La peur de l'étrange | Absolan Lestrange [Terminé]
Jeu 14 Avr - 23:14

scaring stranger.
J'ai tué la mort en lui parlant de ma vie.


Cela devait bien faire deux heures qu'il était là, à gratter. Le temps passait à une vitesse dérisoire. Il était inspiré pour sa nouvelle rédaction en défense contre les forces du mal. Son professeur leur avait donné un sujet qui l'inspirait autant qu'il lui donnait des frissons : qu'est-ce qu'un Détraqueur ? Il devait élaborer un plan détaillé et ponctuer son écrit de plusieurs exemples précis, et il se servait actuellement de livres qui semblaient tout droit sortis d'une tombe tant ils était poussiéreux et fragilisés par le temps. Il ne faisait pas du tout attention à ce qui se passait autour de lui. Il avait juste conscience qu'il n'était pas seul, que d'autres personnes étaient assises à la même table que lui, pour travailler ou faire d'autres choses. Dont il se moquait complètement, d'ailleurs. Il avait tenu à faire ce devoir seul, ce thème l'inspirant d'autant plus que sa famille avait été directement liée à ces créatures de l'ombre. Il se sentait donc concerné par le sujet, et souhaitait le traiter de façon correcte et juste. Certes, ce n'était pas un exploit que d'expliquer ce que sont ces créatures, surtout que l'on ne connaissait pas tout d'eux. Ils faisaient partie des mystères du monde de la magie. Absolan parla dans son écrit de théories sur ces créatures, qui étaient très variées et pour certaines, originales.

Il était passionné par ce qu'il écrivait, bien que cela ne se voit pas de l'extérieur. Si on observait le jeune homme en ce moment même, on devinait une mine sérieuse, un visage très fermé. Il s'agissait de ce genre d'expression qui repoussaient les moins téméraires, car cela lui donnait un air fort peu commode. En réalité, il était rare que Absolan soit abordé par des étrangers, que cela soit à cause de son nom ou à cause de son visage fermé. Il ne dégageait pas d'aura chaleureuse comme pouvaient l'avoir Dominique ou Charlie, par exemple. Il n'avait rien de tout ça, et en plus, il n'avait rien à dire aux autres qui puisse les flatter, les intéresser. Pourtant, c'était souvent ce que recherchaient les gens. Il fallait creuser bien loin pour découvrir autre chose qu'une épaisse couche de glace en lui. Et cela, ce n'était pas donné à tout le monde.

En bref, notre jeune Lestrange était très absorbé par sa copie, bien que parfois sa concentration soit mise en berne par un petit bruit. Car oui, malgré le silence, tout était propice à servir de distraction. Absolan devait faire preuve d'une volonté immense pour ne pas se détourner de sa feuille, même si ce sujet l'intéressait énormément. Il souffrait tout bonnement d'un trouble de l'attention non diagnostiqué depuis maintenant des années. Certainement à cause des traumatismes qui ont mouvementé son enfance, entre les quelques visites à Azkaban, les contrôles du Ministère et le tempérament de sa propre génitrice. Et c'était à cause d'elle, surtout, qu'il peinait à se concentrer. Les vacances arriveraient rapidement, ce qui signifiait rentrer chez lui, dans leur manoir aujourd'hui délabré par le manque d'entretien. Il vivait là-bas dans le vrai stéréotype des familles de sang-purs actuelles : démunies et honteuses.

Une main maintenait son front, ses doigts se fondant dans ses cheveux bruns tout simplement impossible à dompter. Il allait commencer à être tard, et il songea à arrêter pour aujourd'hui, et une désagréable sensation parvint à le distraire pour de bon : celle d'être observé. Alors, dans un geste nonchalant, il reposa la main qui était contre son front sur la table, et redressa son regard ainsi que son regard sur la silhouette fluette d'un première année assit juste en face de lui. A ce qu'il pouvait voir, il s'agissait d'un Gryffondor. Il croisa son regard et le soutint sans peine, cachant comme un professionnelle ce que ça lui faisait de voir la peur dans les yeux du jeune griffon. Il le fixa un long moment de cette façon, puisque le petit blond ne semblait pas baisser le regard non plus. Il n'était pas difficile de deviner pourquoi la peur du chérubin était née dans ses yeux et y restait : il devait probablement connaître le nom de l'adolescent. Chose qui suffisait à le rejeter, à avoir peur de lui, d'un déraillement, d'un gène qui reprendrait le dessus sur son calme apparent. Il ne savait pas si il était exaspéré plus qu'amusé par cette attitude, car le jeune homme en face avait l'air de s'être figé comme un Troll au soleil.

« Bouh. »
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Sujet: Re: La peur de l'étrange | Absolan Lestrange [Terminé]
Jeu 14 Avr - 23:37



Leurs regards se croisèrent. Longuement. Le petiot était tellement effrayé et captivé à la fois qu'il ne détourna pas celui-ci. Puis soudain, quelque chose d'inattendu survint. Tellement inattendu qu'au son du « bouh », le jeune gryffon poussa un cri strident digne d'une fillette avant de reculer brusquement et tomber de se chaise.

Le dos en compote, la tête douloureuse, le gamin tenta de se dépêtrer de sa chaise avant de se relever soudainement. Nombreux étaient les regards qui étaient désormais sur lui et il se sentait alors terriblement stupide. Les joues rougeoyantes, le gamin qui était si souvent fier s'était pris d'admiration pour le parquet.

A la fois apeuré et honteux, Niklaus se ressaisit brusquement en redressant la tête et en remettant sa chaise à sa place, espérant faire mine de rien devant les autres. Se rasseyant, il lâcha un léger
« Roh c'est bon j'm'étais endormi et j'ai fait un cauchemar, ça arrive... » où son accent allemand était brusquement ressorti. Il osa ensuite un bref regard vers le serpentard comme pour le supplier de pas le discréditer. Et pourtant... C'était un serpentard... Et un Lestrange. Il était sans doute inconcevable qu'il le ridiculise pas. Qui sait, il allait peut-être se vexer et le torturer ? Paraît que les Lestrange étaient des rois de la torture ! Qu'avait-il donc fait ?

Tremblant légèrement sous ces pensées, le gamin rattrapa son livre et le mis entre eux deux comme pour s'en faire une barrière. Ainsi il se protégeait au moins de son regard. Qui sait, peut-être qu'il savait manipuler les gens rien qu'en les regardant ! En tout cas il avait l'air de le pouvoir... Frissonnant, Niklaus essaya de se concentrer pour avoir moins peur en se replongeant dans sa lecture. Et là ! Horreur ! La page qu'il était alors en train de lire s'était déchirée dans sa chute ! Par Merlin ! La bibliothécaire allait le tuer !

Livide, le gamin referma le livre brusquement, croisant à nouveau le regard de grand et n'osant à nouveau plus bouger.


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Sujet: Re: La peur de l'étrange | Absolan Lestrange [Terminé]
Ven 15 Avr - 0:34

scaring stranger.
J'ai tué la mort en lui parlant de ma vie.


La réaction fut surprenante, mais surtout immédiate. Le vert et argent vit le visage du jeune garçon se crisper en une expression mêlant surprise et terreur. Un petit cri dont il ne soupçonnait pas le décibel strident dans ses oreilles s'accompagna d'un basculement en arrière du jeune griffon. La chaise, en bois massif, fit un bruit si lourd qu'il résonna dans toute la pièce qui s'était tue d'un coup. La bibliothèque était déjà silencieuse, mais désormais une ambiance de suspens s'était installée. Tous les regards se tournèrent uniformément vers le chérubin, certains lui lançant un coup d’œil réprobateur, d'autres étaient plus amusés, certains même semblaient se réjouir de ce qui venait de se produire sous leurs yeux. Le Gryffondor s'était étalé sur le sol, victime de sa propre inertie. Au passage, il venait de soulever un léger nuage de poussière qui vint s'ajouter au ridicule de la scène, qui aurait très bien put être placée dans un vieux film comique ou une pièce de théâtre pour enfants. Une fois la surprise passée, Absolan jeta un regard autour de lui, notant ces différences dans les regards à l'encontre du première année. Il les dévisagea, et les regards se détournèrent un à uns, lassés par la scène, et quelques rares personnes parce qu'ils croisèrent le regard du Lestrange. C'était malin, désormais certains ne se priveraient pas de dire dans toute la Grande Salle que le fils Lestrange avait volontairement fait tomber un première année de sa chaise. Parce qu'il était mauvais. Indigne de confiance. Bizarre. Il imaginait déjà le groupe d'imbéciles qui s'amusaient de son impopularité lui faire de nouveaux sales coups en parodiant ce qui venait de se passer.

Le jeune Lestrange entreprit de se redresser pour aider le griffon à se relever, mais celui-ci l'avait déjà fait, s'étant empressé de mettre fin à cette situation embarrassante, ce que Absolan pouvait tout à fait comprendre. Il aurait bien apprécié, lui aussi, de n'avoir qu'à se relever pour se sortir d'une situation honteuse. A voir comment le jeune garçon se comportait, il y avait eu plus de peur que de mal, car il se rasseyait déjà sur sa chaise après avoir redressé la lourde chaise en chêne. Visiblement, il n'avait rien de cassé et le vert et argent demeura finalement sur le bois de son siège, de son côté de la table. Il rangea sa plume qu'il avait laissée sur la table, sans pouvoir retenir un sourire amusé de naître sur ses lèvres à la phrase du garçon. Malgré qu'il ne soit empreint d'aucune animosité, son sourire paraissait malheureusement plus froid qu'il ne l'aurait voulu.

Le griffon imposa une barrière entre eux avec son livre, de sorte à ce qu'il ne voyait plus le visage du jeune garçon. Se cachait-il de lui, vraiment ? Absolan avait passé l'âge de jouer à cache-cache, mais le principe ne faisait qu'ajouter de l'improbable à cette situation. Ceci dit, il demeurait perplexe. Il côtoyait rarement des premières années, surtout que la dernière fois cela lui avait coûté cher, sa main s'en rappelait encore... Et cette fois encore, il n'était pas déçu. Le petit garçon avait réellement l'air terrorisé par sa personne, et Absolan trouva cela vraiment exagéré, comme à chaque fois d'ailleurs. Ça n'arrivait plus aussi souvent qu'autrefois, mais cela le blessait toujours, quelque part au fond de lui. Au lieu d'en montrer quoi que ce soit, à qui que ce soit, il se blindait encore et encore face à ces comportements. « Je ne pensais pas faire autant d'effet à un première année. » cingla-t-il, ne se voulant pas très chaleureux cette fois-ci. Ce genre de comportement l'exaspérait plus qu'autre chose, à la longue. N'y avait-il que si peu de personnes capable de voir au-delà d'un nom de famille ? Si il fallait il le brûlerait ce papier sur lequel il est inscrit. Si seulement il pouvait. Si seulement ils étaient moins stupides.

Absolan commença à rassembler ses affaires, roulant délicatement le parchemin sur lequel il avait quasiment achevé sa rédaction pour le lendemain. Il attrapa son sac au pied de sa chaise et y fourra ce parchemin ainsi que son encrier – dont il vérifia l'étanchéité comme à chaque fois. Il glissa sa plume dans une petite boîte adaptée à sa taille et la rangea également dans son cartable.
Sursaut. Le jeune garçon en face de lui venait de fermer le livre, et quelque chose sur son visage lui indiquait qu'il était paniqué pour autre chose que sa présence, cette fois. Il ne tarda pas à comprendre de quoi il retournait en voyant le bout de page joncher le sol de la bibliothèque. Bon, il allait très certainement écoper d'une colle si il ne l'aidait pas. Ce qui, il fallait l'avouer, était très tentant. C'était puéril, mais cela pourrait très bien faire office de petite vengeance personnelle.
« Tu n'es pas un première année pour rien, toi. » soupira-t-il d'un ton éloquent, à la fois rétrograde et moqueur. Il attrapa le bout de page en se penchant vers le sol et le posa sur le bois lisse de la table. Il ne se priva pas non plus de prendre des mains le livre que tenait le rouge et or. En parallèle, le jeune Serpentard avait sortit sa baguette en bois d'If, contenant une plume de phénix à l'intérieur. Particulièrement rigide, elle demeurait puissante pour l'utilisation des sortilèges. D'un simple coup de baguette, le jeune Serpentard retrouva la page dont un gros morceau avait été arraché. « Reparo. » souffla-t-il calmement, laissant ses doigts très souples sur la baguette, pointée vers le morceau de papier qui revint se coller au reste de la page. Posant sa baguette sur la table, Absolan referma le livre en le laissant tomber de son propre poids sur lui-même. Puis, il le fit glisser vers le petit blond après avoir rangé sa baguette magique. « Tu devrais faire plus attention à ce que tu fais, à l'avenir. »

Sur ce, le jeune Lestrange se redressa et ferma les livres sur lesquels il étudiait quelques minutes auparavant. Il connaissait bien la bibliothèque car il était souvent collé ici. Il se dirigea vers les étagères et rangea les bouquins. Un bruit de talons se fit entendre dans la salle et de nouveau, un silence plus intense se fit. Il s'agissait de l'une des employées de la bibliothèque qui venait d'arriver à la table du jeune griffon.
« Que s'est-il passé ici ? » s'enquit-elle, d'un ton qui impliquait d'avoir une réponse expressément. De son petit coin d'ombre, Absolan observant la scène en rangeant les livres, guettant les réactions du rouge et or.
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Sujet: Re: La peur de l'étrange | Absolan Lestrange [Terminé]
Ven 15 Avr - 12:27



Niklaus restait interdit. Protégé par son livre, il s'abstint de répondre au grand. Peut-être savourait-il l'effet qu'il lui faisait ? Et pourtant... La colère dans sa voix était déroutante. Le jeune Dubois s'était attendu à de la jubilation, de l'amusement...mais pas cette colère vive.

Peu importait, cela restait un Lestrange et le jeune gryffon ne voulait pas y penser ! Alors qu'il entendait le grand s'affairer à rassembler ses affaires, le petiot regarda son livre avec concentration en essayant de se couper du monde. Et c'est là qu'il vit son état et le referma brusquement.

Et là. A cet instant précis. Le Lestrange fut vraiment étrange. Alors que leurs regards se croisèrent, plusieurs sentiments semblèrent passer dans les yeux du serpentard. Il était difficile de dire lesquels mais le jeune gryffon se demanda à quelle sauce il allait le manger. Peut-être allait-il se charger de son cas lui-même, peut-être appellerait-il la bibliothécaire ? Mais non. Il n'y eut que de la condescendance, et pas inhabituelle en plus. Cela eut le don de désarçonner le jeune garçon qui dévisagea son aîné avec intensité. Mais qui était-il au final ? Il ne l'avait pas encore tué, voire même giflé. Et en plus il venait d'attraper son livre et de sortir sa baguette. Il voulait peut-être le brûler ? Non ! Il devait empêcher ça ! Mais le gryffon s'était à peine redresser que le livre réparé s'écrasait dans un bruit sourd mais feutré sur la table.

Bouche bée, le gryffondor était tellement surpris qu'il ne trouvait pas les mots. Pas même celui du simple merci. Pour l'instant, il y avait tellement d'idées qui parcouraient son cerveau qu'il en avait du mal à faire le tri.  En attendant le livre glissait désormais vers lui, sous l'impulsion du Serpentard qui lui conseilla de faire plus attention avant de partir.

Interdit et toujours silencieux, Niklaus ne le quittait pas des yeux. Mais pourquoi un Lestrange l'avait-il aidé ? Personne ne l'aidait en général, il fatiguait les gens. Même ses frères l'auraient laissé dans l'embarras. Bon peut-être que les grands de sa maison auraient eu pitié... Mais là... Il n'y comprenait plus rien.

Soudain, des bruits de pas précipités se firent entendre ainsi que la voix d'une des employées de la bibliothèque. Elle n'avait pas l'air contente. Penaud, le gryffondor se redressa de sa chaise.


« Monsieur Dubois, j'aurai dû m'en douter ! Qu'avez-vous donc fait ? »

Niklaus tenta bien de la regarder un instant, mais il eut curieusement le réflexe de chercher le serpentard du regard, mais sous la pression il ne le retrouva pas. Déglutissant douloureusement, le jeune rouge et or allait répondre mais un condisciple de maison de troisième année pris le relais.

« C'est Lestrange m'dame, il a fait tomber le gamin, j'ai tout vu ! »

Quoi ? Mais non c'était faux ! Pourquoi il disait ça lui ? La surprise pouvait se lire sur le visage du gryffondor qui balança sa tête de gauche à droite vigoureusement en regardant son condisciple avant de se retourner vers l'employée.

« Mais non ! M'dame j'suis tombé tout seul. J'étais dans la lune et puis... euh... y a une araignée qui est montée sur ma main et j'ai été surpris et j'suis tombé ! Le Lestrange il m'a rien fait... Il a même réparé le livre qui s'était un tout petit peu abîmé en tombant !...  »

Dit comme ça, le Lestrange il avait presque l'air gentil... C'était à ne rien y comprendre. En attendant Niklaus ne pouvait pas les laisser dire des choses fausses même si c'était sur l'une des personnes qui l'effrayait le plus...

« Je ne vous croit pas une seule seconde monsieur Dubois. Absolan Lestrange ferait mieux de se montrer avant que je retire des points à sa maison. »

Entendant cela, les serpentards montrèrent où se "cachait" le Lestrange sans vergogne, en beau délateurs qu'ils étaient. Pour la peine, Niklaus était outré.

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Sujet: Re: La peur de l'étrange | Absolan Lestrange [Terminé]
Ven 15 Avr - 13:27

scaring stranger.
J'ai tué la mort en lui parlant de ma vie.


Le jeune homme s'étira pour replacer l'un des livres au milieu de ses congénères poussiéreux, sur la bonne étagère. Ce n'était pas du tout qu'il était une petite personne, mais les étagères dominaient n'importe quel individu de Poudlard, même les plus grands. Il y a avait facilement une quinzaine d'étagère sur le même meuble, ce qui donnait du fil à retordre pour attraper les bouquins les plus hauts perchés sans échelle. Autrement, il fallait faire usage d'un sortilège. De ce que savait Absolan, les bibliothécaires n'aimaient pas du tout que les élèves utilisent des sortilèges dans l'enceinte de ce lieu de savoir. Il se débrouilla donc avec un peu d'huile de coude. Seuls les sortilèges lancés par les responsables de cet endroit étaient tolérés et quiconque faisait usage de magie ici se faisait sérieusement remonter les bretelles. Et une bibliothécaire en colère, ce n'était jamais beau à voir, un peu comme celle qui se tenait près du jeune Gryffondor.

Son nom résonna dans la pièce, et il sentit plusieurs regards se tourner vers lui en même temps. Il venait de terminer de ranger ses livres et s'apprêtait à reprendre ses affaires pour quitter la pièce quand il entendit des accusation à son encontre. « C'est Lestrange m'dame, il a fait tomber le gamin, j'ai tout vu ! » Le vert et argent tiqua, mais il s'en était douté après tout. A chaque fois qu'il était mêlé de près ou de loin à quelque chose, cela finissait par lui retomber dessus. Ce qui ne l'avait pas empêché de participer à nombres d'événements qui lui avait coûté cher, à lui et sa maison. Le jeune Lestrange orienta ses iris d'acier vers la silhouette d'une personne qu'il reconnut facilement. Il s'agissait d'un garçon de Serdaigle, de troisième année, qui participait parfois aux petites séances tyranniques du groupe d'imbéciles qui avaient prit le Serpentard en grippe depuis des années. Il lui lança un regard assassin, mais il comprit à l'attitude du bleu et argent que cela l'amusait plus qu'autre chose d'assister une nouvelle fois à ce genre de scène qui n'aidait pas à améliorer la réputation du jeune homme. Une boule pesait sur l'estomac du vert et argent, accentuant la bataille interne qui se déroulait en lui actuellement.

« Je ne vous croit pas une seule seconde monsieur Dubois. Absolan Lestrange ferait mieux de se montrer avant que je retire des points à sa maison. » Il y avait bien quelque chose à saluer dans cette pièce : la façon dont le première année avait essayé de le disculper de cette histoire. Absolan n'était pas directement responsable de cette chute, même si c'était à cause de lui que le petit Dubois avait sursauté et basculé. Un soupir résigné franchit la barrière de ses lèvres et il sortit de l'ombre des étagères vers lesquelles il rangeait ses livres. Il y avait un certain nombre d'élèves qui regardaient ce qui se passait, et le brun aurait voulu pouvoir disparaître tout d'un coup. Pourtant, chose incroyable, il ne montrait rien de ses émotions, n'en laissant pas filtrer une seule. Il était doué pour conserver un masque de neutralité totale, froide. Même si au fond de lui, la honte lui brûlait la conscience et la colère ruinait sa patience. « Ce n'est pas très digne pour un élève de cinquième année de s'en prendre ainsi à plus jeune que soit. Peut-être faut-il que je retire cinquante points à Serpentard pour que vous cessiez de faire parler de vous monsieur Lestrange ? »

Il n'avait pas eu de chance de tomber sur cette femme-ci. Elle faisait partie des personnes les plus pincées du château, des plus désagréables aussi. Il avait rarement croisé un être aussi intolérant, et cela l'agaçait de voir dans son regard une sorte de jouissance quand elle criait sur des élèves pour tout et n'importe quoi. Seulement cette fois-ci, elle semblait réellement satisfaite de pouvoir rabrouer un élève pour une raison plus ou moins valable selon le point de vue adopté. Le coin des lèvres du jeune garçon frémit brièvement, et il fixait la mégère sans baisser les yeux. Il n'en menait pas large et imaginait cet imbécile de Serdaigle rire dans sa barbe, de là où il était. « Je n'ai rien fais. » articula-t-il d'une voix sans aucun relief. Il accusait le coup. Il avait déjà fait perdre bien assez de points à sa maison.

« Sottises ! Le seule témoignage de toutes les personnes présentes suffit à vous placer en porte à faux. J'en toucherais quelques mots au directeur de votre maison. » déclara-t-elle avec froideur, sa voix s'étant quelque peu brisée sur ses premiers mots tant elle donnait dans le théâtral. Absolan ne l'appréciait guère, mais elle venait de passer dans la liste des personnes qu'il ne portait définitivement pas dans son cœur. Autant de rancune à l'égard de l'espèce humaine n'était pas quelque chose de normal pour son âge. Il devrait profiter de la vie, de ses amis, de sa famille, pouvoir étudier en toute sérénité. Mais visiblement, le hasard en avait décidé autrement et il avait beau lutter contre tout ça, cela ne faisait qu'aggraver la situation, alors il préféra laisser couler, ne pas en rajouter. Ne pas faire perdre davantage de point à sa maison si elle mettait ses paroles à exécution. Il avait complètement zappé la présence du jeune griffon pourtant juste à côté de lui, s'étant enfermé dans une bulle protectrice de mutisme. Pourtant la vieille femme ne semblait pas en avoir finit avec lui, et grâce à la proximité qu'il avait avec elle, il pouvait facilement lire le sourire cruel et sévère qui se dessinait sur le coin de ses lèvres. En fond, il entendait le bruit de quelques murmures passés entre les étudiants. Ils le jugeaient. Encore.

Et lui les haïssait tous.
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Sujet: Re: La peur de l'étrange | Absolan Lestrange [Terminé]
Ven 15 Avr - 14:57



Personne ne les croyait. C'était dingue ça quand même. Soudainement, le serpentard lui sembla moins effrayant. Peut-être parce que lui aussi était jugé coupable d'office ? Sauf que lui il avait réellement rien fait pas comme Niklaus qui accumulait les bêtises. En attendant, la situation était vraiment en train de leur échapper. Et ils n'avait rien fait de mal ! Puis cinquante points, c'était quand même énorme... Pour le coup, le jeune gryffon dévisagea le serpentard sans comprendre. Et d'un coup, alors qu'il était là, la mine indescriptible, il paraissait moins effrayant. Il était certes plus grand que Niklaus mais il ne le surplombait pas de plusieurs têtes, ses cheveux bruns en bataille n'étaient pas bien différents de ceux de certains autres élèves. Par contre il avait des yeux perturbants ça ok... Mais il ne dégageait pas vraiment de colère, ni de joie d'ailleurs... On aurait presque dit qu'il était imperturbable.

A sa place, Niklaus aurait déjà fait voler quelques livres. Comment pouvait-il supporter de telles accusations avec un tel calme ? Surtout que bon les Lestrange paraît qu'ils étaient fous, surtout Bellatrix... Bon après c'était peut-être le fils de Rodolphus... Ou alors un homonyme ? Genre il s'appellerait Lestrange mais serait né moldu ? En attendant, Lestrange ou pas, la sinistre et acariâtre employée était en train de le démonter en puissance sous les regards de jubilation de certains... Dont celui qui avait accusé le serpentard de l'avoir fait tombé de sa chaise.

Tête penchée et bras croisée, le gryffondor se mit à observer avec dédain cette employée. Se mordant les lèvres, se fut un ricanement dans leur dos qui le poussa à finalement réagir.


« Ok mais je viens avec alors. J'irai expliquer votre incompétence. Vous êtes même pas fichue de comprendre que certains vous mentent effrontément. Non vous juger coupable comme ça juste parce que c'est nous. Vive la pédagogie. En attendant même sous Véritaserum je vous redirai la vérité : il ne m'a rien fait !! »

L'employée bouillonnait devant tant d'insolence, cela se voyait dans son regard. Elle respira longuement comme pour se calmer avant de fusiller du regard nos deux compères.

« Je pense qu'une retenue pourrait vous apprendre la politesse et le respect. En plus de 50 points en moins pour Gryffondor bien entendu. Vous verrez alors qui est incompétent monsieur Dubois. »

Niklaus ouvrit la bouche prêt à se défendre mais il se résigna devant un regard entendu que lui lança une gryffondor de quelques années de plus que lui. C'était juste terriblement injuste ! Comment pouvaient-ils se défendre si personne n'osait les aider ? Il devait bien y avoir un moyen de s'en sortir ! En attendant l'employée semblait vraiment vouloir faire de leurs vies un enfer et en plus elle savourait vraiment ça... Le goût du pouvoir cela faisait des ravages, et c'était vachement pathétique à voir.

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Sujet: Re: La peur de l'étrange | Absolan Lestrange [Terminé]
Ven 15 Avr - 21:31

scaring stranger.
J'ai tué la mort en lui parlant de ma vie.


Le sadisme était clairement visible au fond des yeux de la vieille bibliothécaire. C'était cette lueur qui le dérangeait, bien plus que tout le reste. Certes, ce n'était pas comparable en totalité, mais cela lui rappelait cette même lueur sadique qui brillait si souvent dans les yeux de sa propre mère. Sauf que chez Lycia Lestrange, cela trahissait une folie bien plus grande, un désir de destruction et une soif de pouvoir qu'elle exerçait sur son fils unique lorsqu'il était à portée. Peut à tort, il eut une sensation s'insécurité face à cette femme, dont l'attitude rigide lui rappelait celle de sa génitrice. Et il n'était pas venu à Poudlard pour ça. Ce château était son foyer, là où les choses étaient les moins abominables. Si il le souhaitait, il pouvait se cacher dans un coin et ne plus en bouger pendant des heures. Si il le voulait, il pouvait s'enfuir par la Forêt Interdite et ne plus jamais revenir – en théorie. Mais ici, face au regard de la mégère, il se sentait harponné par une autorité qui le dépassait, un abus de pouvoir même. Cela, il avait de plus en plus de mal à le supporter, avec le temps.

La femme aux cheveux gris s'apprêtait à parler à nouveau, seulement c'est à ce moment précis que le jeune Gryffondor sortit de son silence. Sa petite voix d'enfant s'éleva dans la bibliothèque qui s'était tue de nouveau, et l'insolence qui perçait dans sa voix allait probablement mettre l'employée dans tous ses états. Absolan haussa un sourcil, quelque peu étonné que celui qui était terrorisé face à lui il y a quelques minutes soit finalement en train de prendre sa défense. En plus de ça, il s'exposait aux risques de faire perdre des points à sa maison, mais le jeune brun ne le connaissait pas assez pour savoir que c'était monnaie courante chez le petit griffon. Le regard océanique de la femme s'était détourné de celui de l'adolescent, et elle fusillait le jeune Gryffondor du regard. Même Absolan n'aurait pas voulu être à sa place à ce moment là. Il redoutait le pire, bien que la maison du garçon soit menacée de perdre cinquante points elle aussi.

Voilà pourquoi le jeune Lestrange ne voulait pas qu'on l'aide, quel que soit la situation dans laquelle il est. Dès qu'on essaye de le défendre, dès qu'on prend partie pour lui d'une quelconque façon, cela se retourne contre la personne aussi vivement que si c'était au brun que l'on s'en était prit. « N'insiste pas. » souffla-t-il au jeune garçon, avant qu'il n'ouvre de nouveau la bouche. Son ton était froid, sans appel. Il ne voulait pas qu'on l'aide.

A chaque fois que quelqu'un l'avait aidé, cela lui avait coûté cher.
Parfois très cher.

Ceci dit, il n'essaya en rien de réduire la menace qu'elle avait formulé à l'égard du petit garçon. Ce serait encore une très bonne idée afin d'alourdir le nombre de points que perdraient leurs deux maisons respectives. Tant qu'elle n'avait pas formulé distinctement qu'elle leur retirait les points, les compteurs resteraient intacts. Alors autant se la jouer fine si ils ne souhaitaient pas subir les râleries de leurs camarades de maison respectives. La bibliothécaire eut un léger mouvement des lèvres, une sorte de pincement dont la mimique était pathétique à regarder. Le genre de petit détails qui pouvaient se montrer agaçant. « Bien. Quoi qu'il en soit, vous vous expliquerez auprès de vos directeurs de maison. Je ne tolérerais pas de violences ici, suis-je bien claire monsieur Lestrange ? » Sa voix était désagréable à entendre, et le brun réprimait une grimace à l'entente de celle-ci. Il hocha le visage, signalant ainsi qu'il avait bien comprit le message. Autant acquiescer, de toute façon il ne parviendrait pas à la faire changer d'avis. « Maintenant fichez le camp de cette bibliothèque. » ronronna-t-elle presque, et Absolan entendit un léger rire venir des élèves attablés plus loin. Se faire virer de la bibliothèque ? C'était une première pour lui.

Il ajusta la bretelle de son sac sur son épaule et ne prit pas la peine de faire le moindre signe de politesse à l'égard de cette femme qui visiblement s'en contrefichait aussi. Tout ce qui semblait l'intéresser était de paraître sévère et autoritaire, comme si elle s'amusait elle aussi d'une nouvelle humiliation du jeune Lestrange qui se dirigea vers la sortie, évitant soigneusement de croiser les regards. La journée avait trop bien commencé pour que ça se termine de la même façon.
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La peur de l'étrange | Absolan Lestrange [Terminé]

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