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À la recherche de la salle commune des Serpentards | Absolan Lestrange & James S. Potter [Abandonné]

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Sujet: À la recherche de la salle commune des Serpentards | Absolan Lestrange & James S. Potter [Abandonné]
Mer 2 Sep - 18:45
Suite de mon message au banquet.




Lorsque ses sens purent enfin reprendre le contrôle de son corps, les tremblements qui l'avaient agitée - il y avait mille ans de cela semblait-il - s'étaient estompés. Les larmes qui menaçaient d'inonder son long visage s'étaient taries, refluant vers ses jambes, et l'enfant était désormais occupée à reprendre son souffle et à calmer les battements affolés de son coeur. Inspire, expire, inspire, expire. L'air creusait ses poumons en la brûlant, et sa cage thoracique, en se soulevant de façon désordonnée et excessive, réveillait une pointe qui s'enfonçait profondément dans son côté.
Inspire, expire, inspire, expire.
Elle passa sa langue sur ses lèvres sèches. Elle mourait de soif, et des petits cheveux roux collaient à son front moite. Où était-elle, au juste? À tatons, elle se détacha peu à peu de la conscience de son corps douloureux pour se reporter vers celle des alentours. Mais ceux-ci ne révélèrent qu'une opacité pesante et glauque, qui tatouait sur son esprit une vague impression d'abandon sordide et mortifère.

- Lumos!

Pour la première fois en cette journée, Ishbel Eilidh Allaway était soulagée d'être de naissance dite pure. Grâce à cela, elle avait pu, au cours de ces onze dernières années, bénéficier d'éducation sorcière de la part de ses parents, et bien que ses pouvoirs ne se soient réellement manifestés qu'un an auparavant, elle avait pu apprendre quelques sortilèges basiques des compétences du sorcier moyen, qui lui seraient bien utiles maintenant qu'elle était perdue dans ce méandre vorace.
Sa baguette, toutefois, ne lui révéla que toiles d'araignées, poussière, parquets de bois à la fiabilité toute relative. Était-il possible qu'un tel lieu put encore exister dans une école de magie à la réputation pourtant internationale...? Ou était-ce une illusion d'optique, un trompe l'oeil pour décourager les personnes indésirables, pour révéler, qui savait en fait.. une salle commune? La première année jeta un coup d'oeil dans son dos. L'escalier qui l'avait conduite ici avait tout bonnement disparu, elle n'était même plus capable de revenir sur ses pas. Autant s'aventurer dans cette voie.
Un pas. Deux pas.
À chaque nouvelle avancée, le plancher grinçait un peu plus, et elle le vit en train de s'effondrer, l'entraînant dans un tourbillon de planches pourries où elle tombait, sans fin.

*Non, ressaisis-toi*, se morigéna-t-elle.

Il arrive parfois que l'on tente de chasser une image de son esprit, mais que ce faisant, l'effet inverse se produise, et cette image occupe tous nos sens, la moindre parcelle de notre corps, jusqu'au bout des doigts, au bout des oreilles, au bout de notre champ de vision. La jeune Allaway était dans un de ces moments-là lorsque sa baguette se tendit pour qu'elle se retrouve nez à nez avec une silhouette voûtée, aux traits torturés, recouverte de loques et les doigts recourbés vers elle, comme pour lui arracher le coeur de la poitrine.
Elle hurla à s'en arracher les cordes vocales, suffisamment pour que sa baguette réponde automatiquement et l'envoie se projeter vivement dos au mur face à la statue qui lui avait causé telle frayeur. Sa tête heurta la cloison et elle s'écrasa au sol dans un bruit sourd, comme un petit tas de chiffon. C'est alors qu'il lui sembla qu'elle n'était plus seule.

- Qui... qui est là? lança-t-elle à la cantonade, désorientée, tout en se massant l'arrière du crâne de sa main droite.


Dernière édition par Ishbel E. Allaway le Lun 7 Sep - 0:43, édité 1 fois
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Sujet: Re: À la recherche de la salle commune des Serpentards | Absolan Lestrange & James S. Potter [Abandonné]
Jeu 3 Sep - 19:37
Les escaliers étaient devenus au fil des années une sorte de terrain de jeu pour moi. J'avais toujours été fasciné par leur imprévisibilité, et ne me laissais que rarement avoir par leur malice. Désormais, je parvenais toujours à retrouver mon chemin dans ce large dédale. Tant que l'on restait dans les sentiers connus, bien évidemment. J'étais conscient de ne connaître que certains itinéraires par cœur, à savoir les salles de classe, la salle commune des parures vertes et argentées, la Grande salle, la bibliothèque, les sanitaires ainsi que les cachots. Rien de bien compliqué tout de même, pour un élève de cinquième année. J'avais beau avoir exploré, je ne connaissais pas tous les recoins du château, à savoir les endroits dont l'accès nous étaient interdits de base. Je ne me souciais pas de ces lieux, même si une certaine curiosité cherchait à m'y pousser de temps à autre, quand mon regard tombait sur un couloir un peu plus sombre.

Je revenais de la Grande Salle où se tenait encore le repas de la cérémonie de répartition. Autrement dit, c'était une soirée qui durera un peu plus que d'ordinaire, puisque c'était la première nuit des nouveaux arrivants, aujourd'hui. Dès le lendemain, la machine se mettra en marche, et nous serons tous pris dans le courant des études. Autant dire que pour ce soir, j'avais encore un peu de temps avant de voir du monde affluer dans les couloirs.

Je me souvins qu'en sortant, j'avais crus apercevoir la première année. Alowi ? Allewu ? Je ne savais plus vraiment, en fait. Je n'avais franchement pas la mémoire des prénoms. Il n'y avait que les visages qui s'ancraient parfaitement dans mon crâne. Et puis peu importait, son nom. Elle était partie du repas, et je doute que ce soit juste pour aller aux petits coins. Elle semblait bouleversée. Je ne sais pas pourquoi, mais inconsciemment je cherchais à la retrouver. Lorsqu'elle reviendra à la Grande Salle, toutes les maisons auront regagné leurs dortoirs, et elle demeurera perdue un bon bout de temps si elle s'est aventurée un peu trop loin.

Je l'aperçus enfin, mais nous avions un étage de différence. Estimant rapidement la direction dans laquelle elle allait, je fronçais mes arcades sourcilières. Elle était au troisième étage, et semblait prendre la direction du Couloir Interdit ? What ?
Je pris le prochain escalier, qui d'ailleurs faillis partir sans moi, ce qui me força à faire un petit bond comme je le faisais souvent.
« Eh non mon gros, c'est pas aujourd'hui que tu vas réussir à me paumer. » Murmurais-je en montant les escalier en même temps qu'il se dirigeait exactement là où je le souhaitais.

A peine arrivé, j'entendis un cri qui résonna dans tout le couloir. Faisant une petite moue, je reconnaissais bien là le cri d'une fille, mais surtout d'une fille qui avait prit peur. Mon réflexe fut immédiat : je serrais les doigts sur ma baguette et accélérais le pas dans le couloir. Qui sait sur quoi elle aurait pu tomber, ici ? Ce couloir n'était pas interdit pour rien, après tout.

Une fois arrivé sur les lieux, je ralentis en voyant qu'elle semblait aller bien. Elle se massait simplement l'arrière du crâne.
« Qui.. qui est là ? » Demanda-t-elle, petite poupée de cire tombée au sol dans un nid de plis de sa cape de sorciers.
« Heureusement pour toi, pas quelqu'un qui te veut du mal. » Je me privais de la réprimander pour s'être aventuré dans un endroit du château potentiellement dangereux. C'est ce qu'aurait fait tout élève responsable. Visiblement, c'était une qualité qui me manquait. Je jetais un coup d'oeil à la statue en face d'elle. Etait-ce cela qui était à l'origine de sa peur ? J'aurais pu en rire, mais je m'en abstins également. Seul un léger sourire amusé trônait sur mes lèvres.

Je lui tendis la main, sans trop m'avancer dans ce geste. Elle pouvait très bien le décliner.
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Sujet: Re: À la recherche de la salle commune des Serpentards | Absolan Lestrange & James S. Potter [Abandonné]
Dim 6 Sep - 9:46
[Suite de mon message au banquet.]


Ce soir là, après le banquet, j'avais décidé de partir explorer un peu plus le château pendant que tous les professeurs étaient occupés en bas. Il était encore tôt et peu d'élèves devaient avoir quitté la table. Je pris donc la direction du troisième étage, que j'avais moins eu l'occasion d'explorer durant mes deux précédentes années à l'école. Il faut dire que le château était quand immense et je ne doutais pas qu'il me faudrais viennes sept années d'études pour pouvoir le connaître dans les moindre détails. Et puis j'espérais arriver à compléter la carte si jamais des lieux manquaient ou quelque chose dans ce goût là. Heureusement pour moi, ce soir, les escaliers ne semblaient pas trop se prendre la tête et je n'eus aucun mal à arriver au troisième étage, plus précisément dans le couloir interdit. Une fois que je fus sur d'être seul. Je glissais la cape prêtée à Albus sur mes épaules. Et attrapais la carte volée dans le bureau de papa.

« Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises. »

Visiblement, j'étais seul. Mais autant la cape, on ne sait jamais sur qui on peut tomber. Je pris la direction du couloir interdit. Mon père m'avait raconté que c'était là que la pierre philosophale avait été cachée quand il était lui même élève à l'école. Bon, je n'espérais pas trouver quelque chose d'extraordinaire, mais quand même un petit truc au moins. Et puis ce couloir, pourquoi était-il interdit au fait. Tandis que je jettais un nouveau coup d'oeil sur la carte, deux noms hors de la Grande Salle étaient apparus : "Ishbel Allaway" et "Absolan Lestrange". Absolan ? Qu'est-ce qu'il faisait là lui ? Quand à cette "Ishbel ", je ne l'avais jamais vue. Soit je ne la connaissais pas, soit c'était une nouvelle. Mais je dirigeais tout droit vers elle et elle vers moi. Par précaution, je murmurait un petit : « Méfaits accomplis. ». Je gardais cependant la cape. C'est alors qu'il y eut un cri. Un cri à vous glacer le sang. Aussitôt, je retirais la cape que je fourrais dans ma poche à la va-vite, allumais ma baguette, et me mis à courir vers l'endroit où la personne venait de crier.

« Heureusement pour toi, pas quelqu'un qui te veut du mal. »

Bon ok, visiblement, Absolan était arrivé avant. Une première année était par terre, contre le mur et paraissait terrifiée.

« Mais qu'est-ce que vous faites ici ? »

Ici, dans le couloir interdit. Bon c'est vrai que moi aussi, à la base, j'étais pas sensé être là, et visiblement là première année devait être perdue. Mais Absolan, pourquoi donc était-il là ?
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Sujet: Re: À la recherche de la salle commune des Serpentards | Absolan Lestrange & James S. Potter [Abandonné]
Dim 6 Sep - 15:01



Une voix relativement grave lui répondit, ou plutôt, une voix en pleine mue qui oscillait entre les accents de l'enfance et ceux, plus posés, du jeune adulte. Un garçon plus âgé qu'elle, à n'en pas douter. Ses yeux se plissèrent dans l'obscurité, tentative nulle pour tenter d'y voir plus clair, maintenant que sa baguette n'émettait plus de lumière. D'ailleurs, en parlant de ça...

- Ma baguette..., paniqua-t-elle, en tâtonnant sur le sol à côté d'elle pour tenter de la retrouver.

Dans le choc, elle avait lâché celle-ci, et son instrument se trouvait Merlin seul savait où. Elle secoua la tête, exaspérée. Cette journée finirait-elle jamais? Elle enchaînait les mésaventures depuis la matinée! Que diraient ses parents quand ils l'apprendraient...? Dire qu'ils avaient cru qu'au moins elle serait au chaud et pourrait manger à sa faim ici!
Ses yeux gris acier commençaient à mieux distinguer les formes, dans l'obscurité. Debout face à elle, l'ombre du garçon lui semblait immense, et il s'avéra vite qu'il lui tendait la main. Ishbel hésita, puis finit par accepter cette aide. Les paumes s'effleurèrent d'abord maladroitement, puis elle sentit une peau lisse à la chaleur rassurante, et bientôt de longs doigts fins emprisonnèrent son poignet fermement pour la remettre sur pieds comme si elle n'avait guère plus pesé qu'un ballotin de paille.
Son sauveur la dépassait de vingt bons centimètres, et, très mince, semblait être en pleine croissance. Dans les ténèbres, elle distingua également une chevelure épaisse et négligée. Quelqu'un qui attachait peu d'importance à son physique semblait-il, en contraste saisissant avec les soins tyranniques que Catherine Allaway apportait à la chevelure de son aînée. Aussi éprouvante qu'avait pu être la journée, cette pensée manqua de peu de la faire rire.

- Merci, dit-elle simplement à l'aide de son interlocuteur.

Elle se sentit obligée d'ajouter quelque chose, elle ne savait trop quoi, mais une seconde voix l'en dispensa. Celle-ci était beaucoup plus aiguë, un garçon bien plus jeune à n'en pas douter. D'ailleurs, quand il se rapprocha, Ishbel put constater qu'il était légèrement plus petit qu'elle.

- Je me suis perdue, rétorqua-t-elle, non sans une certaine froideur, incommodée par une question qu'elle jugeait indélicate.


Dernière édition par Ishbel E. Allaway le Lun 7 Sep - 0:42, édité 1 fois
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Sujet: Re: À la recherche de la salle commune des Serpentards | Absolan Lestrange & James S. Potter [Abandonné]
Dim 6 Sep - 22:43
« Ma baguette... l'entendis-je dire à voix basse, sa détresse se démarquant dans sa voix infantile. »

Mes pupilles s'étaient dilatées afin de capter le plus de lumière possible. Ainsi ma vision s'était adaptée à la luminosité ambiante, très faible d'ailleurs. J'observais la silhouette de la jeune fille, murmurant un léger « Lumos » afin que le bout de ma baguette s'embellisse d'une source de lumière à la fois douce et forte. Cela me fit ciller à plusieurs reprises le temps que mes yeux s'habituent à cette nouvelle clarté. Grâce à cela, elle pourra plus facilement retrouver sa baguette magique. Une légère moue sur le visage, j'observais la jeune fille directement dans les yeux. Je me noyais alors dans un mélange d'acier et de coton, assaisonné d'une touche de peur. J'avais envie de lui demander pourquoi elle avait quitté le banquet si précipitament alors que d'autres première année en auraient profité pour se familiariser avec le plus de personnes possible. L'avait-on importunée ? On avait beau prôner la solidarité entre verts et argents, il en était tout autre lorsque l'on y était. J'avais des raisons de penser cela. De mon point de vue bon nombre étaient des hypocrites, qui se servaient soit de ta célébrité pour se mettre en valeur, soit de ta mauvaise réputation pour te discréditer davantage. Le juste-milieu, il n'existait pas vraiment, chez les Serpentards.

Elle s'était redressée, avait accepté l'aide que je souhaitais lui apporter. Elle me remercia brièvement, mais je n'en attendais pas plus. Je n'étais pas en quête de gratitude. Ni d'ingratitude, mais cela, c'était encore un autre récit.
La jeune brune semblait prête à ajouter autre chose, mais s'interrompit tandis qu'une nouvelle voix se faisait entendre dans le couloir interdit, se répercutant en un léger écho sur les murs.

« Mais qu'est-ce que vous faites ici ? »

La voix était jeune, mais le ton revêche. Un mélange subtil de surprise et de méfiance. Je contractais la mâchoire en reconnaissant la voix d'un Gryffondor un peu trop populaire. M'orientant dans sa direction, je vis qu'il nous observait avec un regard plutôt suspicieux. Je tentais de contenir ce qui grouillait en moi. Peut-être pensait-il que j'étais en train de la soudoyer ? De lui apprendre des sortilèges impardonnables ou même de lui proposer de rejoindre la relève des mangemorts ? J'aurais presque pu grincer des dents, tant ma mâchoire s'était serrée sous l'assaut des sous-entendus que cachait le ton qu'il avait employé.
Bien évidemment, il s'agissait d'un Potter. Mère m'avait longtemps dit qu'il fallait se méfier d'eux, qu'ils étaient arrogants, sans gènes, qu'ils ne cherchaient que la célébrité. Qu'il fallait que j'évite de les fréquenter au maximum, qu'ils n'étaient pas bons pour moi et qu'ils étaient faibles, sans aucun intérêt. Que la famille Potter avait préféré devenir des traîtres à leur sang que de continuer d'entretenir leur lignée de sang-purs.
Bien que je n'aie jamais adhéré à la philosophie de ma mère à propos de sa théorie sur les sang-purs, je ne pouvais m'empêcher de ressasser ses paroles à cet instant, quand je lus cet éclat insolent dans le regard de l'aîné de la petite famille parfaite. Un regard que je lui rendis, d'ailleurs. Cette envie irrépressible de l'envoyer paître me démangeait les lèvres, tant et si bien que je m'étais mis à les mordiller nerveusement.

« Je pourrais te retourner la question, lançais-je tout d'abord, d'un ton plus réprobateur que je ne l'aurais voulu – en tout cas davantage que la façon dont je m'étais adressé à la jeune fille. Après une courte pause pendant laquelle je soutenais fixement le regard de mon cadet, je repris d'une voix plus posée, après que la jeune Serpentard ait rétorqué qu'elle s'était perdue. Je crois bien qu'en tant que cinquième année, il est de mon devoir d'aider une première année en détresse, et qui plus est se trouve être de la même maison que moi. »

Je n'avais pas de rancoeur à l'égard des Potter, bien au contraire. Dans les récits que l'on m'avait conté, suite à l'enseignement plutôt spécial que l'on m'avait offert avant mes onze ans, on mentionnait le courage dont avait fait preuve Harry Potter. Avec quelle ruse lui et ses amis Hermione Granger et Ronald Weasley étaient parvenus à vaincre le Seigneur des Ténèbres. Voldemort. Celui auquel mes parents avaient confié leur loyauté. J'essayais souvent de m'imaginer comment se seraient passé les choses si ils avaient été du côté du bien.
Beaucoup de personnes vivraient encore.

Le mal comptait sur moi.
Mais moi je comptais faire le bien.
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Sujet: Re: À la recherche de la salle commune des Serpentards | Absolan Lestrange & James S. Potter [Abandonné]
Lun 7 Sep - 7:05
Je fus légèrement surpris d'entendre là première année me parler de façon aussi froide, lorsqu'elle expliqua qu'elle s'était perdue. Quelque chose de courant en première année. Je mourrais d'envie de lui demander pourquoi elle était partie avant les autres au banquet, puisque après un petit regard sur ma montre, il me parut évident que les autres étaient encore en bas, et devaient probablement en être au dessert. Lorsque Absolan me vit,  je remarquais rapidement qu'il ne devait pas être content de me voir. Il me répondit avec un ton tout aussi froid que celui d'Ishbel. J'avais beau avoir toujours essayé de ne pas juger les gens sur le noms de famille et leur maison, il fallait reconnaître que j'étais en compagnie d'un sang pur, je n'avais aucune idée de la nature du sang d'Ishbel, et que ces deux personnes étaient toutes deux chez les verts et argent. Mais mon père m'avait toujours répété de ne pas juger les gens sur les apparences, aussi j'essayais de prendre sur moi un minimum et renonçais à l'heure renvoyer une réplique cinglante.

« Je posais simplement la question. Reconnais qu'il n'est pas courant de se balader dans un couloir le soir de la rentrée alors tout le monde est encore en bas, d'autant plus s'il s'agit du couloir interdit. »

J'avais essayé d'employer un ton le plus neutre possible, voir même amical, mais vu comment Absolan et Ishbel venait de me parler, je doutais fortement de les voir rire d'un seul coup et que nous repartions d'ici comme les meilleurs amis du monde. Mais était-il seulement possible que deux personnes avec un passé si différent puissent s'entendre ? Presque aussitôt, je regrettais ma pensée, en pensant au professeur Nott qui avait bien réussi à devenir une grande auror et même si je ne l'appréciais pas en tant que professeur, il fallait bien reconnaître que c'était quelqu'un qui avait fait de grandes choses et avait réussi à redorer son nom.

« Et si tu veux savoir pourquoi je suis ici, j'allais tout simplement dans mon dortoir quand j'ai entendu crier, alors je suis venu, c'est tout. »

Il était hors de question que je dise la vérité aux deux Serpentard. Je n'aimais pas mentir, mais dans ce cas là, dire la vérité ne me paraissais vraiment pas envisageable.
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Sujet: Re: À la recherche de la salle commune des Serpentards | Absolan Lestrange & James S. Potter [Abandonné]
Lun 7 Sep - 22:52
Alors que les jeunes gens entraient dans une discussion qui s'avérait pour le moins tendue et ne se profilait pas à l'avantage du Gryffondor, des craquements sinistres se firent entendre, comme des pas. Tournant au bout du couloir, une personne apparut. Ou plutôt, une forme humaine. Un hologramme avec trois apparences différentes.

Pour Ishbel:

Pour Absolan:

Pour James:

HJ/:
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Sujet: Re: À la recherche de la salle commune des Serpentards | Absolan Lestrange & James S. Potter [Abandonné]
Lun 7 Sep - 23:48



Alors que son aîné lançait un sort de lumière, telles quatre papillons se miroitant respectivement, leurs paupières se mirent à battre gauchement, comme pour en chasser le trop plein d'éclat qui les emplissait. Ils se trouvèrent à se fixer l'un l'autre, s'étudiant non sans une certaine méfiance, semblables à deux loups se reniflant la truffe avec crainte, incertains des intentions de son camarade. Le garçon qui se tenait face à elle n'était pas déplaisant - un visage poupin et glabre encore, un petit nez d'enfant. Une bouche fine, qui devait probablement le rajeunir plus encore lorsqu'il souriait, mais surtout de très beaux yeux céruléens dont le regard, pourtant, laissait apparaître un contraste tel qu'il en faisait presque peur. Il y avait quelque chose de profondément naïf et pur dans l'apparence même de cet individu, à laquelle toutefois quelque facteur sombre venait non pas se mêler délicatement, mais se déchirer, torturer même. On aurait dit une âme en peine qu'on aurait précipitée dès la naissance dans l'abysse de l'âge adulte.
Les sourcils de la jeune Allaway se froncèrent subrepticement alors que, par politesse, elle baissait enfin le regard, qui se posa sur son insigne. Le noeud dans sa poitrine se détendit alors qu'elle se rappelait les paroles de Kyle un peu plus tôt dans la soirée: "S'il t'arrive quoi que ce soit et que l'un des nôtres passe par là, tu peux être certaine qu'il te viendra en aide!" Ces paroles s'étaient révélées vraies bien plus vite qu'elle n'aurait pu le penser lorsqu'elle les avait entendues, et si le professeur Nott ne l'en terrorisait pas moins, Serpentard lui semblait à présent la plus accueillante et chaleureuse de toutes les maisons de Poudlard. Ce qui ne semblait pas être de même pour Gryffondor, d'où était issu le troisième individu...

Alors que les deux garçons parlaient, le ton semblant monter, Ishbel en profita pour chercher sa baguette des yeux, qu'elle trouva juste aux pieds de la statue qui lui avait tant fait peur auparavant. Inspirant profondément pour se donner du courage, elle s'en approcha à pas de chat échaudé pour s'en saisir, et ne releva la tête que pour interrompre le Rouge et Or:

- Ce couloir est interdit?

Ses prunelles allèrent de l'un à l'autre, ses sourcils auburns se fronçant légèrement. Si elle croyait volontiers que le Serpentard était effectivement venu la secourir, l'excuse du Gryffondor lui semblait moins plausible, car après tout, s'il avait vraiment entendu crier, la moindre des choses aurait été de s'enquérir de leur état avant même de leur demander la raison de leur présence ici, n'est-ce pas...? Elle n'eut pas le temps d'y songer davantage. Des pas se firent entendre, inquiétants, et pourtant bientôt une voix et un visage familiers lui apparurent.

- Papa...

Les larmes lui montèrent aux yeux. Ils n'étaient partis que depuis le matin, mais elle avait tant prié pour être à nouveau de retour chez elle, à Ab'haile, son lac immense, ses vastes prairies, le meuglement apathique des angus, les chants traditionnels des paysans écossais se rendant aux champs à l'aube... Elle avait prié cent, non, mille, non, un milliard d'années. Elle avait passé l'éternité, et plus encore, à prier pour sortir d'ici. Et voilà que son père revenait enfin la chercher.
Ishbel ne chercha pas à réfléchir davantage, à savoir si cette situation était trop belle pour être vraie ou non. Elle se précipita vers son père avec un immense cri de libération.
Qui mourut dans sa gorge.
Son géniteur s'écroula dans un gémissement en se tenant le coeur.

- Papa...!

Elle se retourna, ne comprenant pas d'où cela venait. Derrière elle, les deux garçons se tenaient debout avec un sourire narquois. Le Gryffondor avait les poings sur les hanches et semblait prêt à éclater de rire, tandis que le second avait la baguette dirigée droit sur la poitrine de son paternel.

- Qu... Qu'est-ce que vous faites?!

Nouveau gémissement douloureux de son père. Son corps bondit sur ses pieds et se lança sur le cinquième année. Furieusement, ses crocs allèrent se planter droit dans la main qui l'avait relevée quelques minutes plus tôt, et qui à présent pour une raison inconnue suppliciait Wulfric Allaway.
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Sujet: Re: À la recherche de la salle commune des Serpentards | Absolan Lestrange & James S. Potter [Abandonné]
Mar 8 Sep - 12:44
« Je posais simplement la question. Reconnais qu'il n'est pas courant de se balader dans un couloir le soir de la rentrée alors tout le monde est encore en bas, d'autant plus s'il s'agit du couloir interdit. »

Je ne parvenais pas à me dépêtrer de ce mauvais sentiment à l'égard du jeune sorcier. Il avait une façon de se tenir et de s'exprimer qui faisait clairement penser à un petit je-sais-tout. Cela m'agaçait fortement et il m'était bien difficile de ne pas lui renvoyer une réplique cinglante dans les dents. Je parvins encore une fois à ne pas céder à mon côté impulsif. A force des années, j'avais très souvent été sollicité par des imbéciles à répliquer de façon violente, parce qu'ils n'attendaient que ça. Ils attendaient que je révèle la part sombre de ma personnalité – imbécile d'héritage familial - ressortir afin de m'accabler davantage.
Je ne leur avais jamais laissé le plaisir de me voir me mettre véritablement en rogne.

Diverses expressions disaient qu'ils ne fallait pas réveiller l'eau qui dort, grossièrement. Je ne savais pas d'où je tenais ce self-control, mais je l'avais maintenu jusqu'ici. Il était évident que garder son calme n'était pas un trait franchement connu chez les Lestrange. Autant de la part de Rabastan ou de Bellatrix, les mémoires parlent d'une grande impulsivité et d'un goût fin pour le meurtre, sans parler de Rodolphus. Ma famille n'étaient qu'une bande de loups conduit dans une arène pour s'entretuer. Le seul moment où ils s'entendaient, selon Mère, c'était sur le champ de bataille, quand il s'agissait de torturer leurs victimes jusqu'à ce que folie s'en suive. Cela conduisit plus d'une personne à la mort, à savoir le couple Londubat, il y a bien des années maintenant. J'essayais vainement de me dire que quelque part dans mon arbre généalogique, il existait un ou une Lestrange de qui j'aurais pu tenir ma patience et ma volonté de sortir des sentiers battus. Peut-être ma tante Narcissa, qui bien qu'elle ait fait partie des mangemorts, était avec son époux de la famille Malefoy à faire passer leur fils, Draco, en premier lieu. Chez elle, l'attrait de la noirceur n'avait pas complètement rongé sa raison.

« Et si tu veux savoir pourquoi je suis ici, j'allais tout simplement dans mon dortoir quand j'ai entendu crier, alors je suis venu, c'est tout. »

Etrange alors qu'il ne se soit pas manifesté de façon plus brave. Etrange que l'arrogance ait prônée sur l'inquiétude de voir une première année se faire attaquer par un Serpentard de quatre ans son aîné. Je poussais un faible soupir, lassé par l'attitude pour ainsi dire accusatrice du jeune Potter. J'espérais sincèrement que son petit frère, Albus, ne sera pas comme lui à l'avenir. Autrement, il me faudra encore supporter deux années consécutives leur surdose d'énergie tout juste bonne à agacer leur monde.

« Bizarrement, ta version des faits n'est pas très différente de la mienne. » Renvoyais-je avec un léger sourire narquois, presque pour me moquer de son attitude sûre de lui. Dans mon regard, on pouvait presque lire : Eh oui Potter, il n'y a pas que toi qui puisse te changer en sauveteur alarmé.

J'avais presque oublié la présence de la petite Serpentard près de moi. Elle demanda si ce couloir était interdit, et je laissais tout le loisir au Gryffondor de lui donner sa réponse, puisqu'il semblait avoir un fort attrait pour tout ce qui était de gérer la situation.

« Absolan...? » M'appela une voix douce et féminine, incertaine. Il s'agissait là d'un timbre bien trop connu, que j'aurais pu reconnaître entre beaucoup d'autres. Je vis sa silhouette s'avancer dans la pénombre, puis son visage m'appru, souriant et enchanteur.

« Dominique ? » Appelais-je en retour, hébété. Sur mon visage se lisait toute la surprise de croiser mon amie à cet instant. Moi qui la pensais encore dans la Grande Salle. M'avait-elle suivi, elle aussi ? Se retrouver à autant de sorciers dans un endroit aussi peu fréquenté commençait à devenir louche.

« Je t'ai cherché partout, pas moyen de te trouver ! Tu me fais faux bond ou quoi ? Quelle mouche t'a donc piqué ? Allez viens, je t'ai ramené tout un tas de bonbons que j'ai acheté à des sorciers français cet été... ! »

Comme d'habitude, je ne pouvais pas en placer une quand elle était partie dans ses myriades de questions. Ma gourmandise me persuada d'aller à sa rencontre, ce conflit idiot entre Serpentard et Gryffondor commençant sérieusement à me lasser. Tout d'un coup, je sentis quelque chose se planter dans ma main et poussais un cri de douleur. La petite Serpentard me mordait la main ! Et ma parole qu'elle avait des dents à l'effigie de sa maison ! Ma peau céda à ses canines, et une marque rouge apparu sur ma main gauche.
Un autre cri attira mon attention. Il s'agissait de Dominique, que je voyais au sol, agitée par un sortilège visiblement lancé depuis la baguette du jeune Potter. Mon sang ne fit qu'un tour, et je contemplais avec effroi la scène qui se jouait sous mes yeux. Cédant à la panique comme à la colère, je sentis des maléfices tenter mes lèvres. Les serrant à tout rompre, je finis par brandir ma baguette vers le jeune sorcier.

« Expeliarmus ! »

Le désarmer sera certainement plus malin que de lui infliger un autre sortilège. Et au moins il ne pourra plus en lancer. Le fait que je sois en cinquième année me donnait un avantage sur les sortlièges enseignés. De plus, l'entraînement au club de duel m'avait permis d'améliorer considérablement mes réflexes. J'essayais de me dépêtrer de l'enfant, luttant contre la colère qui grouillait sous ma peau.

« Mais lâche-moi pauvre folle ! » Beuglais-je à son intention, complètement désorienté à la fois par la douleur qu'elle m'infligeait mais aussi par la panique qui m'avait envahit à l'idée que mon amie soit blessée.
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Sujet: Re: À la recherche de la salle commune des Serpentards | Absolan Lestrange & James S. Potter [Abandonné]
Mar 15 Sep - 20:06



"Mais lâche-moi pauvre folle !

Folle, folle, folle...
- Qu... quoi?

Plongée dans une abysse de son cerveau engourdi, Ishbel Eilidh Allaway entr'ouvrit un oeil. Difficile de lutter contre le sommeil. Elle fit un pas: s'enfonça jusqu'à la rotule dans une boue flasque. Impossible de la ressortir. Elle tira sa jambe coincée, faiblement d'abord, puis avec un peu plus de conviction. Piqua du nez, se laissa aller à une douce torpeur. Pourquoi se donner tant de mal? Après tout, c'était... tellement dur... Oui, tout... était... trop... dur...
Expiration profonde et paisible.


La mâchoire était accrochée, plantée dans la main. La tête volait littéralement, dans une tempête de cheveux blonds vénitiens, sous les à-coups de plus en plus violents et répétés qui cherchaient à s'en débarrasser, mais il semblait que plus l'énorme proie se débattait, plus l'étau se resserrait. Bientôt les chairs cédèrent sous la rage des crocs, et un goût âpre et métallique emplit le palais, imbibant la petite langue rose. Un hurlement de douleur se fit entendre, loin, très très loin. Tout prenait désormais une singulière teinte rouge.
Quelque part, une voix d'enfant débitait un flot de palabres qu'elle ne comprenait pas. Et les yeux d'acier virent un crâne brun et bouclé s'approcher de la personne aimée. Commencer à l'étrangler à mains nues.
La mâchoire relâcha sa première victime, ou plutôt non: elle s'en sépara, arrachant la peau à cet endroit. Les jambes se ruèrent vers le second ennemi. La bouche voulut s'exprimer: il n'en sortit qu'un grognement rauque. Et, à l'autre bout de l'univers, comme l'impression d'un léger picotement à l'arrière de ses membres inférieurs.
La main droite agrippa la tignasse de cheveux bruns pour obtenir ce qu'elle cherchait: un appui. Les pieds donnèrent une impulsion, le bras gauche se propulsa et, tel un serpent, s'enroula autour de la nuque de la seconde victime. Une suffocation: parfait, il était plus facile à neutraliser que l'autre. Ils restèrent ainsi une infinité de minutes, puis il s'écroula sur elle, et bientôt des griffes sortirent de dessous le corps inanimé pour s'extirper de sa masse et ramper vers un mourant.
- Pa...pa...
La serre se tendit pour agripper un bras chéri. Ne trouva que du vide. Cri de surprise.


- PAPA! PAPA! PAPA? PAPAAAAAAAAAAAAA!!!... PAPA... Papa... papa...
Ishbel s'éveilla à nouveau, en sursaut. Combien de temps avait-elle dormi? Cette fois-ci, elle en était sûre, elle était bien alerte. Il fallait trouver la sortie. Mais comment? Sortir sa jambe. Un pas. Puis l'autre. Il fallait continuer. Papa...

Les yeux s'ouvrirent grand. La poitrine se gonfla dans la panique, en haletant. Elle était à genoux, les cheveux défaits sur son visage, et son corps n'était plus qu'un sarcophage de douleur. La jeune Allaway tâtonna sur le sol, pour tenter d'y trouver une personne qui se situait désormais à trois cent kilomètres d'elle. Elle comprit, et sa gorge se noua.
- Papa...
Les larmes lui montèrent aux yeux, menacèrent de couler. Ses bras se croisèrent sur sa poitrine, l'enlacèrent, et elle se balança doucement de l'avant vers l'arrière, répétant avec hébétude: "Papa".
Derrière elle, sans qu'elle semblât le remarquer, James Potter était étendu, inconscient.
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Sujet: Re: À la recherche de la salle commune des Serpentards | Absolan Lestrange & James S. Potter [Abandonné]
Mer 16 Sep - 11:49

A la recherche de la salle commune des Serpentards.
Je me confondis dans une grande vague de douleur. Petit à petit, ma peau cédait sous l'emprise des dents, ou plutôt des crocs de la jeune Serpentard. Je sentis la fraîcheur sur ma peau, mais aussi la brûlure. Je saignais. Mais pas qu'un peu. Cette saleté de gamine m'avait littéralement arraché un morceau de peau. Enfin, elle me relâcha et mon autre main vint automatiquement se plaquer contre la première pour arrêter le saignement qui certes n'était pas très abondant mais relativement douloureux. La mâchoire serrée, je fis quelques pas en arrière, jetant un coup d'oeil là où se trouvait quelques instants plus tôt le corps de Dominique. A la place, gisait celui de James Potter, que cette gamine avait sauvagement attaquée. Il avait l'air inconscient. Mais je n'allais pas me précipiter à son chevet, l'esprit dérangé par je-ne-savais quel voile qui m'empêchait d'écouter ma raison.

Cependant, la douleur m'avait littéralement rouvert les yeux. La douleur m'avait relié en une vitesse express à mon corps, et désormais je n'apercevais plus le corps de Dominique, n'entendant que de faibles gémissements dont la source était introuvable. J'avais beau observer autour de moi, les yeux écarquillés, je ne trouvais pas l'origine de ce son qui m'embrumait les sens, qui me plaçaient dans un état d'angoisse puissant. Je m'accrochais à la douleur, me concentrant de toutes mes forces sur cette dernière, et petit à petit, mon esprit retrouva un brin de lucidité. Me rendant compte du ridicule de la situation mais aussi de sa gravité, je me redressais soudainement, m'étant inconsciemment replié sur moi-même. Désormais détaché de l'illusion, j'oubliais littéralement la douleur qui me lançais au niveau de  ma main. Je trouverais un moyen de la soigner sans pour autant passer par l'infirmerie.

« Par Merlin... » Entonais-je à voix basse, me représentant enfin la véritable scène qui se passait dans le couloir Interdit. James Potter était bel et bien inconscient au sol, et la première année semblait au chevet de quelque chose. Mais de quelque chose que je ne pouvais voir. Ou du moins, que je ne pouvais voir à travers ses yeux.

« Papa... » L'entendis-je geindre près d'une masse noire difforme aplatie au sol. Elle s'était voutée, à genoux au sol et veillait sur cette ombre comme on veillait un mort ou un blessé. Soudain, quelques vagues souvenirs de mes cours de Défense contre les Forces du Mal me revinrent. Cette forme était un cousin de l'Epouvantard, dont on pouvait se déjouer grâce à un choc physique important, qui nous reliait soudainement à la réalité et non au monde d'illusion que cette chose créait. Cette créature se nourissait sadiquement des peurs de ses victimes, et cela ne faisait qu'amplifier les illusions si cela durait trop longtemps. Je me souvins dans un livre de témoignages que j'avais pu lire, certaines personnes – et notamment des jeunes – avaient cédé à la folie à force de voir leurs porches se faire faussement torturer. Ils ne parvenaient plus à faire la différence entre le vrai et le faux.

Me campant sur mes positions, je  m'approchais de la petite sans regarder directement l'ombre qui flottait, comparable à un nuage de fumée noire. L'attrapant par l'épaule, je la poussais en arrière, brandissant ma baguette magique vers cette chose qui gisait au sol.

« Réducto ! »

Une étincelle jaillit de mon arme en bois de houx et vint frapper le sol, y laissant une marque noirâtre. L'ombre sembla frissoner, tandis qu'elle se glissait rapidement vers des renfoncement, derrière la statue qui avait effrayé la jeune Serpentard quelques minutes plus tôt. Je jetais un coup d'oeil à ma main qui saignait toujours, décidant que je m'en occuperais plus tard et me dirigeais vers le jeune Potter qui ne s'était toujours pas réveillé.

« Potter, réveille-toi ! Aller, on a pas toute la nuit ! » Je poussais un soupir, continuant de lui parler en le secouant un peu, sans que cela n'y fasse rien. Si un professeur ou un préfet débarquait au même moment, je risquais de gros ennuis. Bon... Il fallait changer de méthode. Ma main fendit l'air avant de gifler sa joue. Là, j'obtins une réaction. Il m'observa avec de grands yeux confus. « Bah quoi ? Tu t'attendais au baiser de la belle au bois dormant ? » Lançais-je avec cynisme, l'aidant à se relever sans trop de ménagement. Je lui rendis sa baguette ramassée plus tôt à quelques mètres de son corps.

Enfin, mon regard se posa sur la petite qui ne semblait pas avoir beaucoup bougé depuis tout à l'heure. Je poussais un soupir, la colère que j'avais ressentie plus tôt grouillant encore sous ma peau. Je lui tendis une main ensanglantée, attendant qu'elle la saisisse. Pour la seconde fois je lui proposais mon aide.
J'allais finir par croire que ça me portait malheur.

« C'était un cousin de l'Epouvantard. Une créature qui lit dans ton esprit tes peurs et apprend qui sont ceux à qui tu tiens le plus. Ils te torturent créant une illusion dans laquelle tu vois tes proches agoniser sans pouvoir les aider. » Ma voix était monocorde, mon regard figé dans le sien. Peut-être étais-je trop brute avec elle, mais je ne me posais pas de questions quant à l'expression que j'arborais en ce moment même. « Bienvenue à Poudlard. » Lançais-je pour relancer un brin de cynisme. Puis je me dirige vers l'entrée du couloir interdit, afin de laisser Potter se reposer un peu. J'hésitais sur la démarche à suivre. Devais-je utiliser un sortilège d'oubli afin de ne pas me retrouver dans de beaux draps ? Si il en parlait à sa famille, il y aura une myriade de parents et d'élèves qui me tomberont dessus. Même si je n'y étais directement pour rien.
Accroupi devant le jeune Potter avachit contre un mur, tout pantelant, je cherchais encore une réponse à mes questions.

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Sujet: Re: À la recherche de la salle commune des Serpentards | Absolan Lestrange & James S. Potter [Abandonné]
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À la recherche de la salle commune des Serpentards | Absolan Lestrange & James S. Potter [Abandonné]

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